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Question

Je voudrais savoir si on peut boire un médicament qui contient de l'alcool ?

Answered by

Salman Ibn Fahd Al-Oadah
Chère sœur, Puisse Allah te bénir et te récompenser ! Il y a une fatwa dans le site islamtoday.net qui ressemble à la question que tu as posée. Voici la question et la réponse. Si tu y rencontres un quelconque problème ou ne trouves pas l’objet de ta demande, renvoie-nous la question, nous te ferons parvenir la réponse Incha Allah. Merci pour ta correspondance et puisse Allah te protéger ! L’utilisation des médicaments contenant un certain degré d’alcool Question (3405) : Que dit la Charia au sujet du traitement de la toux au moyen des médicaments contenant de l’alcool, en sachant que la plupart des médicaments traitant la toux contiennent de l’alcool ? Réponse : Cheikh Dr. Saoud Al-Fanissân (Ancien Membre du Corps Enseignant à l’Université Al-Imam) Il est permis d’absorber le médicament traitant la toux même s’il contient une certaine proportion d’alcool interdit à la base, surtout que cette proportion n’est pas élevée. L’alcool entre dans la composition de la plupart des médicaments. L’utilisation de ce genre de sirop est permise au titre de nécessité juridique avérée. Les hadiths qui interdisent la consommation du vin (l’alcool) ne sont venus que pour l’interdiction de la consommation pour l’ivresse et non pour le traitement. Un grand nombre de savants et d’académies de Fiqh ont émis des fatwas autorisant ce genre de cas. Puisse Allah nous guider tous vers le bien ! Aliments et Boissons contenant de l’alcool Question (8521) Je voudrais poser la question au Cheikh : Il y a certains aliments et boissons qui contiennent un degré très faible d’alcool comme le pain. Sachant que même en consommant une grande quantité de ces aliments, on ne s’enivre pas, est-il permis d’en consommer ? Merci Réponse : Cheikh Dr. Abdou-Rahman ibn Fayee Al-Jar’iy (Membre du Corps Enseignant à l’Université Roi Khaled d’Abha). L’alcool est une substance enivrante ou stupéfiante et la majorité des savants sont d’avis que l’impureté du vin est une impureté matérielle. L’alcool est assimilé au vin à ce sujet. Leur argument est cette parole d’Allah le Très Haut : {O les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en afin que vous réussissiez} [Al-Maïda, 90]. Ils disent que l’abomination c’est l’impureté. Et certains savants estiment que la pureté du vin est matérielle tandis que son impureté est abstraite, car l’abomination dont il est question dans le verset précédent est l’abomination pratique qui implique l’interdiction et non l’abomination matérielle qui impliquent l’impureté. Ils disent : il est connu que le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches de divination évoqués dans le verset ne sont pas une impureté matérielle concrète. Si donc leur impureté est abstraite et non matérielle, il en est de même du vin, car cela fait partie de l’œuvre du Diable et il est cité ensemble avec les trois autres. En outre, le principe de base qui régit les choses est la pureté jusqu’à ce qu’on ait la preuve de leur impureté, or il n’y pas de preuve ici. Ils disent aussi : Lorsqu’on l’interdiction du vin fut révélée, les musulmans versèrent le vin dans les marchés ; or, s’il était une impureté, il ne serait pas permis de le verser dans les marchés, car la pollution des marchés avec des souillures est interdite et non autorisée. Cet avis est le plus plausible incha Allah. Ainsi donc, l’alcool n’est pas une impureté par nature, même s’il est une souillure du point de vue abstrait. Cela signifie donc que si l’alcool atteint l’habit de l’homme ou son corps, il n’est pas obligé de s’en débarrasser comme il se débarrasse des autres substances impures. Il reste à élucider un cas : la présence de l’alcool dans les aliments et boissons ; il est certain que l’alcool est une substance enivrante et un stupéfiant, par conséquent lorsqu’on en trouve dans la nourriture ou la boisson et qu’il y exerce un effet, c’est-à-dire que sa consommation entraîne l’ivresse, la consommation dans ce cas est catégoriquement interdite, parce que la cause de l’interdiction du vin est l’ivresse et elle est présente ici et le principe stipule : « le jugement change selon que sa cause est présente ou absente ». Mais si l’alcool existe faiblement dans une nourriture ou une boisson et en petite quantité sans que son effet apparaisse et qu’il est amorti dans la boisson et autre, l’avis juste est que cette petite quantité d’alcool n’a aucun effet dans l’interdiction de cette nourriture ou boisson car elle est comme l’impureté amortie dans l’eau ; d’après l’avis juste – incha Allah -, tant que l’effet de cette impureté n’apparaît pas dans l’eau du point de vue de sa saveur, de sa couleur ou de son odeur, l’eau conserve sa pureté qu’elle soit en grande ou petite quantité. Dans Sahih Al-Boukhari, Abou Darda dit au sujet de morri : « Le vin et le soleil équivalent pour le poisson à son égorgement » [Le mori ou morri est une préparation du poisson ; elle consiste à mettre le poisson dans du vin avec du sel et de l’exposer ensuite au soleil de façon à laisser évaporer le vin et sa saveur devient différente de celle du vin]. Cette parole d’Abou Darda signifie que lorsqu’on a mis le poisson dans du sel et exposé au soleil, ce dernier a dissipé le vin et la préparation est devenue licite (halal). Une autre chose qui prouve que cela n’est pas interdit est le fait que le vin ait été interdit pour la caractéristique d’ivresse qu’il contient, donc si cette caractéristique disparaît, l’interdiction disparaît aussi. Il convient aussi de relever ici que certains pensent que ce qui est mélangé au vin est absolument interdit, que la proportion du vin soit minime –en sorte qu’il n’ait pas d’effet sur le mélange– ou élevée ; et ils ont cru que c’est cela le sens de cette parole du Prophète –paix et bénédictions d’Allah sur lui- : « Ce qui rend ivre en grande quantité, est interdit [même] en petite quantité ». [Rapporté par Ahmad, Ibn Maja’a et Ad-Dâraqutny. C’est un hadith authentique (Al-Irwa, hadith n° 2375)]. Ils disent : ceci contient une petite quantité de vin qui pris en grande quantité rend ivre, par conséquent, il est interdit. Le Cheikh Ibn Outhaïmine a répondu à cette compréhension dans son Recueil des Fatwas (4/260) en ces termes : Cette petite quantité de vin a été amortie dans une autre chose et n’a donc pas d’effet caractéristique ou juridique, ce que fait que la valeur juridique reste pour la caractéristique prépondérante. Quant au hadith : « Ce qui rend ivre en grande quantité, est interdit [même] en petite quantité », cela signifie : que si une boisson est telle que lorsqu’elle est consommée en grande quantité elle rend ivre, mais lorsqu’elle est prise en petite quantité, elle ne rend pas ivre, la petite quantité est aussi interdite, car la consommation de la petite quantité même si elle ne rend pas ivre est un expédient qui conduit à la consommation de la grande quantité. Ceci est étayé par ce hadith rapporté d’après Aicha –qu’Allah soit satisfait d’elle- qui dit : Le Messager d’Allah a dit : « Toute boisson enivrante est interdite, ce dont la quantité d’al-farq rend ivre, reste interdit même s’il s’agit de la quantité de la poignée » [Rapporté par Abou Daoud, At-Tirmizi, Ahmad, c’est un hadith authentique, (Al-Irwa n° 2376)]. Al-Faraq est une mesure qui contient seize ratl. (un ratl = 2564 grs). Ce hadith signifie : Que si une boisson ne rend ivre qu’après en avoir consommé al-faraq, le contenu d’une poignée de celle-ci est interdit, et c’est la signification de ca parole du Prophète –paix et bénédictions d’Allah sur lui- : « Ce qui rend ivre en grande quantité, est interdit [même] en petite quantité ». Malgré cela, le mieux à mon sens, –et Allah seul sait mieux– est que l’homme évite de consommer les aliments et boissons qui contiennent ces substances enivrantes amorties dans la nourriture et la boisson tant qu’il n’en a pas besoin, juste par piété et non par interdiction. Allah seul sait mieux. Doutes sur les aliments Question (294) : J’implore Allah de vous raffermir dans vos efforts et faire que nous nous aimions seulement pour Sa cause – Amin. Beaucoup de frères qui sont devenus des musulmans pratiquants récemment ou ceux qui ont nouvellement embrassé l’Islam se préoccupent de certains sujets précis. J’ai remarqué – particulièrement dans les milieux des frères vivant en occident – où les savants sont rare à cause de l’ignorance, qu’ils se livrent à des spéculations sur des sujets qu’ils ignorent comme leur interdiction de la consommation de l’aliment contenant des ajouts ou de petites substances à l’origine douteuse. Quels conseils donneriez-vous à ces frères et peut-être aussi aux sœurs ? Réponse : Cheikh Saoud Al-Fanissâny (Ancien Membre du Corps Enseignant à l’Université Al-Imam) La consommation de bonnes choses qu’Allah a permises à Ses serviteurs ne contredit pas la précaution que le musulman prend pour sa religion concernant sa nourriture et sa boisson et vice-versa. Allah le Très Haut dit : {Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise} [Al-Maïda, 5]. Il dit ailleurs : {Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée…} [Al-Maïda, 3]. Allah, décrivant le dernier Prophète Muhammad –paix et bénédictions d’Allah sur lui- dit : {Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux} [Al-A’raf, 157]. Le crime et le péché découlant de l’interdiction des bonnes choses sont comme le crime et le péché découlant du fait de rendre licites les choses interdites, sans aucune différence. Sauf que la piété implique que l’homme évite les choses qui font l’objet de doute, celles-là qui sont entre le permis et l’interdit ou ce qui présage plus d’un sens et fait l’objet de divergence entre les savants. L’homme évite cela pour sa propre personne sans blâmer ou imposer à celui qui a un avis contraire au sien d’adopter son point de vue ou ce qu’il accepte pour lui-même, car blâmer autrui au sujet de ces doutes sans preuve, c’est s’exposer à l’erreur et au blâme. Beaucoup de nourritures, de boissons et de médicaments – mêmes ceux qui ne sont pas indispensables – de nos jours, font partie des choses douteuses au sujet desquelles le Messager d’Allah –paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : « Celui qui s’abstient des choses douteuses met sa religion et son honneur à l’abri et celui qui tombe dans les choses douteuses tombe dans l’interdit », c’est-à- dire : peu s’en faut qu’il ne tombe dans l’interdit comme le prouve ce rapprochement à la suite : « C’est comme le berger qui fait paître aux alentours d’un enclos ; il est bien près d’y pénétrer ». Lorsque la nourriture et la boisson contiennent des ajouts ou des substances formellement interdits, cette présence en rend l’utilisation interdite ; et si ces ajouts ou substances interdits à l’origine sont très infimes, comme le fait de préparer un aliment licite dans un récipient dans lequel on a préparé un aliment illicite comme la chair du porc ; ou dans lequel on a fait frire avec du vin, il n’y a pas de grief à utiliser ce récipient et manger la nourriture licite qui y a été préparée s’il est impossible de le nettoyer, car la substance interdite elle-même (la viande du porc ou une quantité enivrante du vin) n’existe pas dans le récipient. En outre, le feu est censé anéantir les enzymes du porc et les molécules du vin. Il est connu dans la législation islamique que l’impureté se dissipe par l’abondance et la transformation. Nous avons comme exemple de l’abondance, le cas des liquides à l’instar de l’eau au sujet duquel le Prophète –paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : « Rien ne rend l’eau impure sauf ce qui change son odeur, sa saveur et sa couleur ». Même s’il y a à redire au sujet de la chaine des rapporteurs de ce hadith, son sens est juste et les savants sont unanimes pour l’accepter. La transformation se fait par le changement de la substance interdite de façon à faire disparaître son essence ou son appellation. La transformation de l’impureté peut aussi se faire par l’abondance quantitative ou par son exposition au soleil ou à l’air qui la rendent ainsi pure ; ou même par la décomposition chimique qui est l’un des plus solides procédés de transformation de nos jours. Les Fuqahas (jurisconsultes) ont mentionné la décomposition de l’impureté et la transformation de la chose impure en une chose pure, comme la transformation du vin en vinaigre, ou qu’on la brûle et l’impureté se transforme en cendres ; ou qu’elle soit consumée par le sel comme le cas d’un chien ou d’un porc qui meurt dans un marais salant et qui devient complètement du sel et que l’essence interdite même qui est le chien ou le porc se transforme en une autre essence qui est le sel, devenant ainsi une essence licite et pure. En résumé, on ne juge pas les choses seulement par leur origine, mais par leur réalité au moment de la question ou de la réponse, sinon l’origine du vin c’est le raisin ou la date, ou l’orge qui sont pourtant des choses légalement licites dans l'Islam, elles n’ont été interdites que parce qu’elles ont été transformées en une substance enivrante, d’après ce hadith du Messager d’Allah : « Ce qui rend ivre en grande quantité, est interdit [même] en petite quantité » ; c'est-à-dire que la grande ou la petite quantité d’enivrant est interdite, à cause de la présence du motif de l’interdiction qui est le fait de rendre ivre. Mais s’il se décompose par l’eau et devient du vinaigre, tous les savants le jugent licite et pur. Et Allah seul sait mieux. Tu peux également consulter les liens suivants : Utilisation des parfums alcooliques http://www.islamtoday.net/pen/show_question_content1.cfm?id=4121 ********************************************************** Utilisation des parfums contenant de l’alcool http://www.islamtoday.net/pen/show_question_content1.cfm?id=2067 *********************************************************** Le jugement de l'Islam concernant l’utilisation des parfums contenant de l’alcool http://www.islamtoday.net/pen/show_question_content1.cfm?id=3345 Vente des parfums alcooliques http://www.islamtoday.net/pen/show_question_content1.cfm?id=1579.

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