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Israël accusé d’avoir torturé à mort un détenu, les Palestiniens en colère
  • Lu, 02/25/2013

Les tensions sont vives dans les Territoires occupés palestiniens après la mort de Arafat Jadarat, samedi 23 février, dans la prison de Megiddo, situé au nord d'Israël. Ce Palestinien âgé tout juste de 30 ans est mort des suites de tortures que l’administration pénitentiaire israélienne lui a infligées, assure le ministère palestinien des Prisonniers.

L’autopsie du défunt a révélé des fractures sur tout le corps et des contusions au visage de la victime résultant de tortures, a fait savoir son ministre, Issa Qaraqe. Selon Israël, Arafat Jadarat a succombé à « un malaise » cardiaque. Faux selon l’expertise palestinienne : l'homme était en bonne santé avant son incarcération le 18 février.

« Les informations que nous avons reçues jusqu’à présent sont choquantes et douloureuses. L’analyse confirme nos soupçons que M. Jaradat est décédé des suites de la torture, d’autant plus que l’autopsie a clairement démontré que le cœur de la victime était en bonne santé, ce qui réfute l’allégation du communiqué initial présenté par les autorités d’occupation, selon quoi le prisonnier serait mort d’une crise cardiaque », a déclaré M. Qaraqe.

A l’annonce de ce décès, la quasi-totalité des 4 500 détenus palestiniens ont observé une journée de grève de la faim pour protester contre le décès en détention d'Arafat Jaradat, marié et père de deux enfants en bas âge. Des milliers de Palestiniens sont aussi descendus dans les rues en signe de solidarité avec leurs compatriotes prisonniers.

La mort de Arafat Jadarat intervient à l’heure où de nombreux détenus palestiniens, à l’image de Samer Issawi, observent une grève de la faim depuis des mois pour protester contre les arrestations arbitraires et les conditions de détention.

Israël a exigé de l’Autorité palestinienne (AP) qu’elle maintienne le calme en Cisjordanie. Pour amadouer l'AP, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a donné des consignes pour transférer les taxes douanières et impôts du mois de janvier qui reviennent pourtant de droit aux Palestiniens mais dont le versement ont été suspendus après l'adhésion de la Palestine à l'ONU le 29 novembre 2012. Israël espère ainsi que les forces de police puissent être payés et qu'ils contribuent ainsi à restaurer le calme.

« Les Israéliens veulent le chaos, nous le savons, mais nous ne les laisserons pas faire », a déclaré Mahmoud Abbas, en réponse aux autorités israéliennes. « Nous voulons la paix et la liberté pour nos prisonniers et nous ne nous laisserons pas entraîner dans leurs manœuvres malgré leurs tentatives », a-t-il ajouté. De nouvelles manifestations de solidarité sont attendues cette semaine.

Source : Saphirnews.com

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