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Avec l'Elu (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui)
  • Je, 12/05/2013

 

 

 

 

 

Chers frères et sœurs,

Je vous informe que les livres dans la section "Livres islamiques" seront traduits petit-à-petit, et ensuite à la fin de la traduction, ils seront publiés inch'Allah.

 

Les premiers livres seront :

 

1) Avec l'Elu (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

2) Récits de la vie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).    

3) La journée du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l'Elu

(Bénédictions et salutations d'Allah sur lui)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salmaane ibn Fahd Al-'Awdah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l'Elu (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) du Cheikh Salmaane Al-'Awdah.

 

"L'Islam aujourd'hui" pour la publication, 1431 H

Indexation : Bibliothèque nationale du roi Fahd pendant la publication

Al-'Awdah, Salmaane ibn Fahd

Avec l'Elu (bénédictions et salutations d'Allah sur lui)/ Salmaane ibn Fahd Al-'Awdah - T4, Riyadh, 1431 H

1- Biographie du prophète

 

 

 

 

 

t @salman_alodah

F/SalmanAlodah

E-mail: [email protected]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction de la première édition 

 

Louange à Allah Seigneur des mondes, et bénédictions et salutations d'Allah sur notre prophète Mohammed, sur les membres de sa famille et ses compagnons.

 

Ce sont des pauses avec méditation d'aspects resplendissants de la vie de l'Elu (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dont a parlé le cheikh Dr Salmaane ibn Fahd Al-'Awdah (qu'Allah le protège) dans des émissions télévisées qui ont été diffusées et rediffusées, et que les gens ont aimées et suivies.

 

A cause de l'importance de ces pauses et de la beauté de ces scènes, le bureau de science religieuse à l'institut "L'Islam aujourd'hui" a rédigé à nouveau ce sujet, a mentionné ceux qui ont rapporté les hadiths, a corrigé le texte, a revu la formation de certains sujets, tout en préservant l'esprit du texte et en complétant la signification.

 

Et en présentant ces pauses aujourd'hui de cette manière, nous donnons un genre de présentation particulière de la lecture du texte prophétique, et de la pause sur les significations concernant l'éducation et la guidée à travers ces scènes lumineuses.

 

Et nous annonçons la bonne nouvelle que ce livre sera le début d'une production qui se succédera par la grâce d'Allah parmi les livres du cheikh que le bureau de science religieuse prépare afin d'être imprimés.

 

Et je souhaite que les lecteurs de ce livre contactent le Cheikh par E-mail, ou Facebook, ou n'importe quelle autre manière ; et toutes ces manières pour le contacter sont mentionnées au début du livre, afin de lui faire parvenir n'importe quelle remarque, ou proposition, ou critique, ou correction. Et nous remercions toute personne qui passe une partie de son temps pour lire le livre, ou qui ajoute une autre partie pour écrire une correction.

 

Nous demandons à Allah de bénir la vie de notre Cheikh, de prolonger sa vie, et de faire que les gens profitent de sa science.

Et c'est Allah qui accorde le succès et guide au droit chemin.

 

Ecrit par :

Abdel-Wahab ibn Naasser At-Tiriri

Vice-superviseur général de l'institut "l'Islam aujourd'hui"

Rabi'î Awal 1428 H.

        

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme si tu le voyais !

 

* Une page ouverte :  

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a choisi Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et l'a élu pour le sceau de la prophétie, Il a dit : {mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes} [Les coalisés : 40].

Ensuite, Il a fait qu'il soit un modèle pour tous les hommes, Il a dit (qu'Il soit exalté) : {En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier, et invoque Allah fréquemment} [Les coalisés : 21].

 

Par conséquent, ce n'est pas étonnant que la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) soit une page ouverte pour tous ceux qui vécurent avec lui, l'ennemi et l'ami, l'homme et la femme, l'adulte et l'enfant, le proche et l'éloigné ; ils connaissaient les détails les plus précis de sa vie et de son mode de vie, sa personnalité et ses affaires générales, et ce qu'ils ne pouvaient pas voir de ses affaires personnelles, car ses épouses (qu'Allah soit satisfait d'elles) les transmettaient aux gens en détail.

 

Et aujourd'hui, nous connaissons de son mode de vie les détails de sa vie dans la maison, dans la manière de manger et de boire, lorsqu'il voyageait et étant résident, lorsqu'il se réveillait, dormait et avait des rapports avec ses épouses, lorsqu'il faisait ses besoins naturels…et dans beaucoup de choses que ne nous ne connaissons pas à propos des personnes célèbres, plus exactement, que nous ne connaissons pas à propos des pères, des mères et des professeurs ; et je n'exagère pas si je dis que nous connaissons de son mode de vie (qu'Allah prie sur lui et le salue) ce que nous ne connaissons pas à propos de nous-mêmes !

Il se peut que beaucoup parmi nous fassent des actes de manière spontanée, et si on lui disait cela, il dirait : "Je n'ai pas fait attention", et il douterait que ce soit vraiment lui qui ait fait cet acte, mais nous lisons et connaissons les détails du mode de vie de notre prophète Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), ce mode de vie embelli et beau de notre chef, imam et modèle (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

* Un mode de vie préservé :

 

Allah (qu'Il soit glorifié) a permis que ce mode de vie soit préservé en détails, et lorsque tu lis les livres de biographie du prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue), comme le livre "Ach-Chamaa'il Al-Mohammadiyah" de l'imam At-Tirmidhi, et le livre "Moukhtassar Ach-Chamaa'il" de cheikh Al-Albaani, et d'autres livres, tu trouves les détails les plus précis sur lui (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

Ils parlent même des cheveux blancs sur sa tête et dans sa barbe (qu'Allah prie sur lui et le salue), d'après Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) :

-"Je n'ai compté sur la tête du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dans sa barbe que quatorze cheveux blancs" [1]. Dans une autre version : "Et il n'y avait pas sur sa tête et dans sa barbe vingt cheveux blancs"[2]. Et dans une autre version : "Allah (Le Puissant et le Haut) a pris l'âme de son messager et Il ne l'a pas exposé aux cheveux blancs, il n'y avait pas sur sa tête et dans sa barbe le jour où il est mort trente cheveux blancs"[3].

 

Même le nombre des cheveux blancs sur la tête et dans la barbe du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est écrit ; plus exactement, l'emplacement de ces cheveux est déterminé !

 

Ce qui est le plus beau dans ce mode de vie prophétique parfumé, est lorsqu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a permis qu'il soit le modèle pour tous les gens, Il a (qu'Il soit glorifié) apporté les arguments en faisant que ce mode de vie soit préservé, écrit et indiqué d'une façon précise et incomparable, car les savants et les historiens de la communauté ont pris soin de préserver le mode de vie de notre prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) de la meilleure manière, ils ont dépassé en cela les communautés précédentes ; et il n'y a pas de comparaison entre les efforts de nos savants dans ce domaine et ce qui est présent chez les autres communautés concernant ce qu'ils ont écrit à propos de leurs prophètes et de leurs messagers.

 

Si tu interrogeais les juifs, par exemple, à propos de Moïse (paix sur lui), ils apporteraient des récits dispersés et confus, qui n'ont pas de début, ni de fin, ni de chaînes de transmission.

 

Mais les savants musulmans ont écrit les détails les plus précis sur lui (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec les chaînes de transmission les plus précises, ils ont indiqué les noms de ceux qui ont rapporté les hadiths ; et "la science de la critique et de la rectification [Al-Djarh wa At-Tâadil]" contenait environ cinq cent mille noms à cette époque dans le passé, et ces savants n'avaient pas de calculatrices, ni d'imprimantes, ni d'autres appareils pour écrire et vérifier ; mais leurs niveaux de mémorisation, de perfection et d'exactitude atteignirent un degré élevé, jusqu'à ce qu'ils dépassent parfois l'exactitude et la perfection auxquelles est parvenu le progrès scientifique avec ses appareils bien connus ; et ils ont fourni tous ces efforts pour préserver la Sounnah du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et sa guidée.

 

* Un mode de vie purifié :  

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a choisi Son prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avec science, alors Il l'a purifié extérieurement et intérieurement, et Il a purifié sa parole et ses actes.

 

Parmi les choses qui attirent l'attention lorsque nous lisons la vie du prophète : chaque mode de vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pousse à l'aimer, même son apparence extérieure (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), car lorsque tu lis les détails de son apparence, de son aspect, de ses cheveux, de son visage, de sa beauté, de ses vêtements, et de son allure, tu ressens que l'amour se multiplie dans ton cœur ; et avec l'esprit de la foi, ta force et ta conviction augmentent.

 

Et à propos de ses bonnes qualités, son comportement et ses relations avec les gens, c'est une autre chose encore plus étonnante ! Car tout ce qui concerne le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pousse à l'aimer.

C'est la raison pour laquelle l'aimer (qu'Allah prie sur lui et le salue) fait partie des signes de la foi en lui, parce que l'attestation que Mohammed est le messager d'Allah exige que tu ressentes dans ton cœur un amour sincère pour ce noble prophète illettré (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

* Un amour qui se développe avec la lecture

 

Il n'y a aucun doute que cet amour se purifie et se développe en lisant la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; alors, que c'est bon que tu lises une partie de la vie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ! Tu choisis un petit résumé parmi les livres sur la biographie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) que tu lis de temps en temps afin de renforcer le lien de ta relation avec le messager (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), pour que le fait que tu le suives ne soit pas simplement une parole que l'on prononce, mais au contraire tu vis avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dans ses situations et les étapes de sa vie, et tu connais ainsi beaucoup de ses affaires, de ses situations et des événements de sa vie. 

 


De nos jours, certains parmi les jeunes musulmans en connaissent beaucoup sur la vie des stars de la musique, des champions sportifs et des stars du cinéma, à cause du pompage médiatique immense provenant des chaînes télévisées par satellite, de l'Internet et de beaucoup d'autres moyens de communication ! Et ils se préoccupent des informations qui sont publiées à leur sujet, ils les suivent, et plus exactement, ils s'empressent de les imiter !

 

Et il ne faut pas s'étonner de trouver une jeune fille pratiquante d'une bonne famille religieuse, lorsque tu regardes son allure, son apparence, ses vêtements, sa coiffure, sa manière de se comporter, même sa langue, ses mots et les paroles qu'elle répète, tu trouves qu'elle imite une actrice, ou une chanteuse, ou une présentatrice qu'elle a vu sur l'écran et qu'elle a imité ; et elle a ressenti que sa personnalité se réalise à travers l'imitation de cette personne qu'elle admire. Et c'est la situation de beaucoup de jeunes musulmans.

 

* Lier la génération à la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

Il est obligatoire que nous recommencions la rééducation de nos jeunes et que nous les liions à notre histoire islamique, surtout à la vie du prophète Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; si nous exposions sa vie et sa personnalité d'une manière correcte à nos garçons et à nos filles, ils n'auraient pas voulu le remplacer par une autre personne.

 

* La spontanéité sans maniérisme :

 

Quiconque lit la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) remarque la simplicité et la spontanéité directe, son Seigneur (qu'Il soit glorifié) lui a dit :

 

{Dis : "Pour cela, je ne vous demande aucun salaire ; et je ne suis pas un maniéré} [Saad : 86].

 

Il n'y a pas dans sa vie de maniérisme, ni d'injustice, ni de complexité.

 

Mais lorsque tu lis la vie de certains savants et de certaines personnes importantes, tu trouves qu'il se peut que ceux-là s'imposent différents genres de comportements ou de programmes particuliers, lorsque la personne lit leur vie, elle ressent qu'elle est incapable de les mettre en pratique et de les imiter ; mais lorsque tu lis la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) tu ressens qu'elle est proche de toi, et que tu es capable de l'imiter (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

J'ai lu la biographie de beaucoup de savants, comme les quatre imams et d'autres grands savants de l'Islam, de même que les compagnons et les Taabi'înes, alors j'ai trouvé que beaucoup de savants ont un rang élevé et une grandeur dans des domaines particuliers, mais lorsque tu lis la biographie de ce savant, tu ressens qu'il y a entre toi et sa vie un intervalle et une difficulté, et que tu ne pourras pas l'imiter ou le suivre dans beaucoup d'affaires ; tandis que lorsque tu lis la vie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), tu trouves qu'elle est proche de toi, facile à mettre en pratique, que chaque personne peut imiter cette vie, car elle n'est pas particulière pour une catégorie en particulier, ou une classe spéciale parmi les classes de la société.

 

* Le mode de vie pour tout le monde

 

Le dirigeant trouve dans le mode de vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le modèle de la justice, de l'équité, de la modestie, de la protection des droits et des biens, de la défense des opprimés en leur rendant leurs droits, et un modèle pour mettre les choses à leurs propres places.

 

Le savant trouve dans son mode de vie (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) la manière de propager la science de la religion et de la faire parvenir aux gens.

 

Le prédicateur trouve dans son mode de vie (qu'Allah prie sur lui et le salue) la manière de patienter face aux difficultés qu'il rencontre, et la manière de faire parvenir son message et sa voix aux autres.

 

Le père trouve dans son mode de vie (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) la manière de se comporter avec les enfants, et de prendre en considération leurs niveaux et leurs conditions.

 

Le mari trouve dans son mode de vie (qu'Allah prie sur lui et le salue) la manière de se comporter avec l'épouse et de patienter face à tout ce qui pourrait provenir d'elle.

 

De même que l'épouse trouve dans son mode de vie (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), dans ses directives, dans ses enseignements donnés à ses épouses, et dans la manière que ses épouses se comportaient avec lui (qu'Allah prie sur lui et le salue), ce qui l'aide pour avoir de bonnes relations avec son mari.

 

Et ainsi de suite…car le riche, le pauvre, celui qui est en bonne santé, le malade, le résident, le voyageur, celui qui triomphe et celui qui subit la défaite, trouvent ce qu'il désire dans le mode de vie du bien-aimé et de l'Elu (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), parce qu'il a vécu tous les changements de situations, il en a beaucoup souffert ; et dans toutes les situations, il était le modèle du serviteur et du messager qui obéissait à son Seigneur, celui qui considérait qu'il est un modèle pour les autres (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Ce prophète illettré (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est un bienfait d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) et une miséricorde, comme Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

 

{Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers} [Les prophètes : 107].

 

Il n'est pas une miséricorde pour les musulmans seulement, ni une miséricorde pour une catégorie particulière comme les arabes seulement, par exemple ; mais il est une miséricorde pour l'univers avec toute la vérité, toute la guidée et toute la lumière avec lesquelles il est venu ; elles ont sauvé des vies, protégé des droits, et établi de grands intérêts pour l'humanité, grâce à la générosité d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), ensuite grâce à la mission de ce noble prophète illettré (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

* Les bâtisseurs de la civilisation :

 

Cette communauté illettrée qui ne savait pas lire, ni écrire, ni compter, a établi une civilisation qui fait partie des plus grandes civilisations de l'histoire ; elle a pris les civilisations des communautés précédentes, elle les a purifiées, elle les a reformées, ensuite elle les a générées pour l'humanité ; alors l'humanité a été témoin de grandes conquêtes qui n'étaient pas des conquêtes impériales qui reposent sur la rudesse, la tyrannie et l'injustice, mais elles reposaient sur la miséricorde. Elle ouvrait les cœurs avant d'ouvrir les pays.

 

"Le messager de la grandeur, de la générosité, du bien et de la guidée,

Toutes les lignes de la gloire commencent par ton nom,

A tes belles significations, j'ai médité,

Et j'ai entendu mon cœur dire Mohammed,

Et à ton rappel, il frémit d'une grande envie,

Il est alors agité par le désir ardent qui a dépassé la limite,

Et le déluge d'un amour long déborde,

Qui fait émaner de mon cœur un parfum" [Le poète : Walid Al-'Aadhami].

 

* Apparent, même pour les adversaires :

 

"Mohammed a sauvé le monde avec son appel, et de sa guidée pour nous un souffle de vie,

N'était-ce lui, Abou Djahal n'aurait cessé de nous égarer, et 'Absou et Dhoubiyaane auraient versé le sang" [Walid Al-'Aadhami].

 

Il n'y avait pas dans le mode de vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) un secret, mais son mode de vie était un livre ouvert, dévoilé et très clair ; à la Mecque, les polythéistes et les païens étaient autour de lui (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), ensuite à Médine, les juifs, les hypocrites et les païens étaient autour de lui ; et la péninsule arabe représentait une ville pour les terrains de jeu païens, les idoles étaient dressées à côté de la Kâaba, et les ennemis complotaient contre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour le tuer.

 

* Le Coran écrit les reproches :

 

Et on est très étonné de ses affaires personnelles dans la maison lorsqu'elles sont énoncées dans le Noble Coran, Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l'avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Allah", et tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte} [Les coalisés : 37].

 

Imagine si ton père ou ton cheikh te disait dans une assemblée dans laquelle se trouvent vingt jeunes hommes : "O Untel, Tu caches en toi-même des choses qu'Allah rendra public, et tu crains les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte".

Comment seraient ton sentiment et ta sensation ?! Tu ressentirais beaucoup d'indignation et d'embarras, tu considèrerais que ce n'est pas le moment approprié pour cette parole, et tu dirais : "Tu aurais dû me chuchoter cette parole à l'oreille".

 

Mais imagine ce noble prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) à qui son Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) parle d'au-dessus des sept cieux d'un Coran qui est récité jusqu'au jour du jugement, et Il lui dit : {et tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte}.

 

Ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) récite ces versets à ses compagnons parmi les jeunes, les vieux, ceux qui venaient de se convertir à l'Islam et les autres, afin qu'ils soient récités, que l'on prie en les récitant, que les gens en discutent, qu'ils soient écrits dans les copies du Coran, et que les non-musulmans parmi les hypocrites, les polythéistes et les juifs qui complotent contre lui, les entendent ; et malgré cela, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne se soucia pas que les ennemis profitent de cette signification, ou le dénigrent, ou disent du mal de lui.

 

Le mode de vie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est dévoilé et apparent, il ne cachait jamais rien (qu'Allah prie sur lui et le salue) de ce qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) lui révélait, comme Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Si Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) avait caché quelque chose de ce qui lui a été révélé, il aurait caché ce verset : {Quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l'avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Allah", et tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte}" rapporté par Ahmed, Mouslim, At-Tirmidhi, At-Tabaraani, et la même signification de ce hadith a été rapporté par Al-Boukhari, selon Anass (qu'Allah soit satisfait de lui). 


 

L'homme aveugle vint le voir, c'est Abdoullah ibn Oum Maktoum (qu'Allah soit satisfait de lui), il dit :

-"O Messager d'Allah ! Enseigne-moi ce qu'Allah t'a enseigné".

Et le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) était occupé à appeler les notables de la Mecque à l'Islam, et la poitrine du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) se resserra à cause de cela parce qu'il voulait consacrer ce temps-là pour appeler les autres à l'Islam ; ce n'est pas parce qu'il mangeait, ou buvait, ou dormait, ou faisait une chose permise, que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne s'est pas préoccupé de lui, mais il était préoccupé à faire une chose qui a un rapport avec l'appel à l'Islam et les intérêts de l'appel à l'Islam ; alors, le reproche descendit du ciel sur le cœur de Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) et de la langue de Gabriel (paix sur lui), et il le récite (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il prie en le récitant à haute voix dans les prières, et il le lit à haute voix afin que celui qui est proche et celui qui est éloigné l'entende :

 

 

{Il s'est renfrogné et il s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui. Qui te dit : peut-être [cherche]-t-il à se purifier ? Ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ? Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse), tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t'importe qu'il ne se purifie pas (de sa mécréance). Et quant à celui qui est venu à toi plein de ferveur, et plein de la crainte de Dieu, tu ne te soucies pas de lui} ['Abassa : 1-10].

 

    

Allah (qu'Il soit exalté) a appelé cela "insouciance", bien que ce ne fût pas de l'insouciance de sa part (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ! Mais il était occupé à faire autre chose, l'appel à l'Islam et ses intérêts ; alors son Seigneur le corrige et lui enseigne que les gens sont égaux, et que celui qui accepte la vérité et l'aime, est celui qui mérite le plus qu'il s'occupe de lui, qu'il lui réponde et l'écoute.

 

Et pire que cela, il y eut un vol à Médine, les gens divergèrent d'opinions à propos de qui avait commis le vol ; ils accusèrent certains juifs, et d'autres accusèrent certains musulmans qui professaient l'Islam en apparence seulement, et c'est comme si le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) voulut innocenter ces musulmans, alors le Coran descendit :

 

 

{Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens. selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres. Et implore d'Allah le pardon car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux. Et ne dispute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Allah vraiment, n'aime pas le traître et le pécheur} [Les femmes : 105-107].

 

  

Si nous réfléchissons à cette grande signification dans la société de Médine, qui était encore divisée : les juifs, les hypocrites, les païens, les croyants et d'autres qu'eux, et il y a avait aussi plusieurs tribus différentes ; et la loyauté pour la vérité, patienter pour elle et la foi en elle, restait le principe sur lequel Allah (qu'Il soit exalté) éduquait Son prophète Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dans toutes ces situations, jusqu'à ce que le Coran descendit pour lui reprocher cette attitude, et lui expliquer que le vol provient de ces hypocrites qui s'affilient à l'Islam, et ce ne sont pas ces juifs qui furent accusés.

 

Cette clarté dans la personnalité du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est celle qui convient à un homme dont le mode de vie est venu afin d'être un modèle pour toute l'humanité.

 

* La description de ses cheveux (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

 

Tu es étonné lorsque tu lis les détails de la personnalité du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; les savants ont parlé de sa constitution apparente avec des détails très précis, alors ils ont décrit ses cheveux (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), et qu'ils n'étaient pas frisés, ni lisses, mais ils étaient entre les deux ; parfois, ils étaient longs jusqu'à toucher ses épaules, et parfois ils étaient courts jusqu'au milieu de ses oreilles.

 

Et il prenait soin de ses cheveux (qu'Allah prie sur lui et le salue), Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a mentionné que lorsque le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) se peignait avec un peigne, c'est comme s'ils ressemblaient à des chemins dans le sable, et elle se servait du peigne pour les coiffer.

 

Oum Haani la fille d'Abou Taaleb (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Une fois le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) arriva de la Mecque en ayant quatre tresses".

Et dans une autre version : "J'ai vu sur la tête du messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) quatre tresses".

 

* La description de son visage pur (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

Ils ont aussi décrit ce qui concerne le visage du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il avait le visage arrondi, ce n'était pas une rondeur complète mais il ressemblait à la lune complète ; son visage (qu'Allah prie sur lui et le salue) était blanc imprégné de rougeur, comme si le soleil ou la lune y circulait.

 

Son front était large (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Il avait le front large (qu'Allah prie sur lui et le salue), lorsque son front apparaissait entre les cheveux, ou lorsqu'il sortait à l'aube, ou lorsque la nuit arrivait, ou lorsque son visage apparaissait devant les gens, ils voyaient son front comme s'il était la lumière d'une lampe incandescente qui brillait".

 

Ses yeux étaient resplendissants et larges, comme s'il avait mis du khôl (qu'Allah prie sur lui et le salue).

Son nez était droit et élevé au milieu ; et ses joues blanches et droites.

Il avait la bouche large (qu'Allah prie sur lui et le salue), ses incisives étaient séparées, et il nettoyait ses dents avec le siwaak.

Sa barbe était épaisse (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), elle n'était pas grande mais de taille moyenne, et il la peignait, l'enduisait, la nettoyait, et il la parfumait (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

* Son corps béni (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

 

Son corps pur (qu'Allah prie sur lui et le salue) était de taille moyenne, il n'était pas très grand, ni très petit, mais il était d'une taille entre les deux.

 

* Ses vêtements (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :  

 

En ce qui concerne ses vêtements (qu'Allah prie sur lui et le salue) : il s'habillait avec ce qui était disponible, donc il ne s'imposait pas de chercher ce qu'il n'avait pas, ni de refuser ce qui était présent ; il s'est habillé avec une toge romaine [la toge est le vêtement de dessus, de laine épaisse, porté par les citoyens de la Rome antique], il a porté le turban, et il s'est habillé avec le pagne et le "Ridaa" [l'habit qui recouvre la partie supérieure du corps et que l'on porte au-dessus du pagne].

 

Et il aimait les vêtements bons et propres, mais il n'exagérait pas et ne s'enorgueillissait pas ; il ne portait pas des vêtements longs, et il a interdit cela (qu'Allah prie sur lui et le salue), surtout si cela est accompagné de l'orgueil, il a dit (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) : (Allah ne regarde pas quelqu'un qui laisse traîner son vêtement par orgueil).

 

* Sa modestie (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était un modèle de l'homme qui est éloigné du maniérisme, qui est éloigné de la fierté et de l'orgueil, et qui donne beaucoup d'importance à être proche des gens dans sa manière de manger, de boire, de s'habiller, de voyager et de s'asseoir ; un jour, il dormit sur un lit, le bord du lit laissa des traces sur son flanc parce qu'il n'y avait pas entre lui et le lit un matelas confortable ; plus exactement, parfois il s'asseyait sur le sol, il mangeait par terre, et il se couchait sur une natte de paille.

 

Un jour, Moulaykah la grand-mère d'Anass ibn Maalik (qu'Allah soit satisfait d'eux) l'invita à un repas qu'elle lui avait préparé ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint et mangea de la nourriture, ensuite il leur dit : (Levez-vous pour que je prie avec vous) ; Anass a dit : "Je me suis levé pour prendre une natte de paille nous appartenant qui avait noirci car cela faisait longtemps qu'on s'en servait, je l'ai aspergée d'eau, et le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) se mit debout sur la natte de paille, et je me mis en rang derrière lui avec l'orphelin, la vieille femme se mit debout derrière nous, et il pria deux rak'âats avec nous, ensuite il s'en alla".

 

Et s'il avait voulu (qu'Allah prie sur lui et le salue) les montagnes auraient été transformées en or et en argent pour lui, mais il voulut la simplicité et le naturel (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il abandonna le maniérisme, il voulut être proche des gens, il les faisait participer à tout ce qu'il faisait, et il n'était pas dur avec eux, ou il ne leur imposait pas ce qu'ils ne pouvaient pas faire.

 

Abou Taaleb

 

 

*Un secret divin :

 

 

Parmi les choses qu'Allah (qu'Il soit exalté) a réalisées pour Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), le fait qu'il lui ait prédestiné l'aide d'Abou Taleb, il prenait soin de lui, il le protégeait et venait à son secours ; il était sur la religion de son peuple, et il se peut que ce soit parmi les secrets les plus merveilleux, parce que s'il était musulman, il n'aurait peut-être pas pu faire ce qu'il a fait à cause de sa faiblesse, mais le fait qu'il soit resté sur la religion de son peuple fait partie des causes de la force, de la domination pour lui, et les Qouraychites prirent cela en considération.

 

Les Qouraychites vinrent le voir et lui dirent :

-"Cet homme a dit telle et telle chose, et a fait tel et tel acte, alors si tu nous le donnais, et nous te donnions un de nos enfants à sa place", il dit :

-"Je jure par Allah qu'ils n'ont pas été équitables avec moi ; vous me donner votre enfant pour que je le nourrisse pour vous, et je vous donne le fils de mon frère pour que vous le tuiez ; je jure par Allah que cela n'arrivera jamais, ne savez-vous pas que lorsque la chamelle perd son petit, elle n'a pas envie d'un autre que lui".

 

Et un autre jour, ils vinrent le voir et ils lui dirent :

-"O Abou Taleb ! Bien que tu sois parmi nous à un rang élevé avec ton âge, ton honneur et ta place, nous ne laisserons pas le fils de ton frère faire ce qu'il fait jusqu'à ce que nous le fassions périr, ou il nous laisse et arrête de faire ce qu'il fait en insultant nos divinités, en injuriant nos parents, en dénigrant notre religion ; alors si tu veux prépare-toi à nous combattre, et si tu veux, ne le fais pas ; car nous nous sommes excusés auprès de toi, nous avons demandé d'éviter de te combattre et de t'être hostiles, nous pensons que cela résoudra le problème, alors réfléchis, ensuite donne-nous ta décision".

 

Il fit venir le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et lui dit :

-"O Fils de mon frère ! Ton peuple est venu me voir et ils m'ont dit ceci et cela, et ils m'ont nui, alors épargne ma vie et la tienne, et ne me fais supporter quelque chose que je suis incapable de supporter et toi aussi ; et arrête de dire à ton peuple cette parole qui nous a divisés".

Alors le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) crut que son oncle avait changé à son sujet, qu'il l'avait abandonné, qu'il allait le livrer, et qu'il avait faibli dans le secours qu'il lui apportait ; donc, le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dit :

-"O Mon oncle ! S'ils mettaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j'abandonne cette affaire jusqu'à ce qu'Allah la fasse dominer ou que je périsse dans cette affaire, je ne l'abandonnerais jamais".

Ensuite le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) pleura et se leva, lorsqu'il allait partir, Abou Taaleb l'appela et dit : "Viens, fils de mon frère".

Le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avança vers lui, et il lui dit :

-"Va, fils de mon frère, et dis ce que tu veux, Car je jure par Allah que je ne te livrerai jamais pour quelque chose".

 

Et dans une autre version, Abou Taaleb dit : "Les gens de la tribu de ton oncle disent que tu leur nuis dans leur assemblée et leur mosquée, alors arrête de leur nuire". Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) regarda vers le ciel et dit : (Vous voyez ce soleil ?), ils dirent : 'Oui", il dit : (Je ne peux pas abandonner cela tout comme vous ne pouvez pas m'allumez un flambeau du soleil). Et Abou Taaleb dit : "Je jure par Allah que le fils de mon frère ne nous a pas menti, alors partez".

 

Et les Qouraychites vinrent le voir encore une fois, il se mit devant eux et leur expliqua qu'il ne pouvait pas abandonner le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), alors ils le menacèrent de se rassembler et de s'unir contre lui.

Il demanda la protection d'Allah contre le mal de ce peuple qui complote contre lui et le menace ; et ils mirent à exécution leur menace, comme dans le récit de la feuille injuste qu'ils écrivirent et accrochèrent à l'intérieur de la Kâaba, et sur laquelle était inscrite la rupture des relations avec Bani Haachim et ceux qui leur sont alliés : "ils ne leur vendent rien, ils n'achètent rien d'eux, et ils ne se marient pas avec eux".

Cette feuille était le tour d'une guerre injuste, et c'est un plan que se recommandent les ennemis de l'Islam à travers les siècles. 

 

 

Les Qouraychites firent cela et accrochèrent la feuille de rupture des relations, alors ils furent atteints de la faim et de la pauvreté, et ils mangeaient les peaux sèches en les avalant ; ensuite, ceux qui voulurent annuler cette feuille de rupture des relations, se levèrent, mais ils trouvèrent que la termite l'avait mangée, pour indiquer qu'Allah (qu'Il soit exalté) ne fait pas prospérer l'acte des corrupteurs.

 

Les positions nobles d'Abou Taaleb et de ceux qui étaient avec lui de la famille d'Haachim pour secourir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et le protéger, ont de grandes significations.

Et parmi les significations les plus évidentes que nous mentionnons :

 

Ceux qui n'ont pas cru à cette religion sont à des degrés et des rangs différents, et chacun d'entre eux a un rang qui lui convient.

Par exemple, Abou Taaleb a un rang spécial, et le prophète a fait des efforts (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour qu'il soit guidé jusqu'au dernier instant ; et au moment de mourir, il vint (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) le voir et dit : (O Mon oncle ! dis : "La Ilaaha illallah", je témoignerai que tu l'as prononcé le jour du jugement). Alors il dit : "N'était-ce le fait que les Qouraychites se moquent de moi en disant : c'est la peur qui l'a poussé à faire cela, je l'aurais prononcé pour te réjouir".

 

Et il disait :

-"Et je jure par Allah que si ce n'était pas un déshonneur que j'apporterais à nos chefs dans les assemblées, nous l'aurions suivi dans toutes les situations de la vie, sérieusement, ce n'est pas une plaisanterie. Ils ont su que notre fils n'est pas un menteur et il ne prononce pas de fausses paroles. Je me mets devant lui, je le protège, et je le défends".

 

Et il a dit :

-"Je sais que la religion de Mohammed est la meilleur religion des créatures, n'était-ce le blâme ou que je me méfie du déshonneur, tu aurais trouvé que je suis magnanime pour cela".

 

Abou Taaleb n'est pas mort sur l'Islam, et il est mort en disant : "Il est sur la religion d'Abd Al-Mouttaleb". 

 

Donc, cet homme n'est pas mort sur l'Islam, malgré cela, tous les musulmans reconnaissent ces actions importantes qu'il a accomplies, et personne n'a écrit la biographie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) sans qu'elle ne fasse l'éloge de cette attitude honorable ; plus exactement, le Coran a inscrit l'amour du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour lui, un amour personnel et non pas un amour dans la religion, c'est la raison pour laquelle Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

 

{Tu (Mohammad) ne guides pas celui que tu aimes : mais c'est Allah qui guide qui Il veut} [Le récit : 56].

     

Oui, Il l'a aimé (qu'Allah prie sur lui et le salue), et par amour pour lui, il a voulut qu'il soit guidé.

 

A partir de cela, nous devons prendre en considération que parmi les non-musulmans, certains ont un genre d'acceptation de l'Islam ou un désir pour l'Islam, et ils ont de la loyauté, de la conscience et de l'honnêteté.

 

Tandis que d'autres personnes, Allah (qu'Il soit exalté) a dit à propos d'eux :

 

{Ceux qui ont mécru et obstrué le chemin d'Allah, Il a rendu leurs œuvres vaines} [Mohammed : 1].

 

Ceux-là ont mécru, et ils ont ajouté à leur mécréance, le fait qu'ils aient obstrué le chemin d'Allah.

 

Et Il a dit aussi (qu'Il soit exalté) :

 

{Ceux qui ne croyaient pas et obstruaient le sentier d'Allah, Nous leur ajouterons châtiment sur châtiment…} [Les abeilles : 88].

 

Ceux-là sèment la corruption, obstruent le chemin d'Allah et combattent les musulmans.

 

Par conséquent, les mécréants ont des rangs différents ; et nous devons prendre en considération qu'avoir des relations avec ces gens avec justice et sincérité, fait partie des causes les plus importantes pour les faire se rapprocher de la religion ; donc, celui qui annonce sa conversion à l'Islam aujourd'hui, pensait à l'Islam hier, et il y a un mois il a lu ; et il y a un an, il a entendu et a essayé de connaître la religion ; il a alors parcouru un long chemin. Et ainsi, il se peut que ceux que tu rencontres parmi les non-musulmans aient parcouru une étape dans leur chemin vers cette religion ; c'est la raison pour laquelle nous ne devons pas obstruer le chemin d'Allah (qu'Il soit exalté), mais au contraire nous devons être parmi ceux qui rapprochent les gens de cette religion avec les bonnes qualités et les bons comportements, et comprendre que nous devons appeler les non-musulmans à l'Islam.

 

L'année de la tristesse :

 

* L'amour et la tristesse :

 

En l'an dix après le début de la prophétie, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut attristé par la mort de son oncle Abou Taaleb ; Abou Taaleb n'est pas mort sur l'Islam, et ceci augmenta sa tristesse (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), jusqu'à ce que la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) descende :

 

{Tu ne guides pas celui que tu aimes : mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés} [Le récit : 56].

  

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) aima Abou Taaleb et voulut qu'il soit guidé à l'Islam, mais Allah (qu'Il soit exalté) ne permit pas cela pour une sagesse qu'il connait, et Allah (qu'Il soit exalté) fit descende ce verset pour soulager Son prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut attristé par la mort de son oncle bien qu'il fut parmi ceux qui n'attestèrent pas de son appel, ni de sa prophétie, pour plusieurs raisons :

 

Premièrement : il le protégeait, et lorsqu'il mourut, les Qouraychites osèrent lui faire subir ce qu'ils n'osaient pas faire auparavant.

 

Deuxièmement : parce qu'il est mort sur la mécréance, ceci indique la miséricorde et la grandeur de cette religion, et qu'elle n'est pas en contradiction avec les significations honorables de la miséricorde auxquelles l'homme est prédisposé, plus exactement elle la confirme, la fortifie et la purifie ; et parmi ces significations de la miséricorde : le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) nous a dit qu'une femme est entrée au Paradis parce qu'elle abreuva un chien, et il nous a dit qu'une autre femme est entrée en enfer parce qu'elle avait enfermé une chatte ; et il nous a établi (qu'Allah prie sur lui et le salue) une grande règle :

(Pour tout animal vivant, il y a une récompense).

 

Par conséquent, nous ne devons pas oublier cette signification d'humanité et de miséricorde que l'Islam confirme.

 

* Les valeurs élevées dans l'Islam :

 

Nous avons besoin d'une prédication islamique qui montre les valeurs élevées de l'Islam, alors tu dis à la personne en Orient et en Occident : la religion islamique est fondée sur la base qui consiste à honorer l'homme :

 

{Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures} [Le voyage nocturne : 70].

 

Le discours d'origine du Coran à la Mecque était : {O Hommes !}, ensuite on ajouta le discours médinois : {O Vous qui avez cru !}, et les deux discours ensemble :

 

{O Hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux} [Les appartements : 13].

 

Alors, il ne faut jamais oublier cette signification. 

 

Et l'attitude de Khoubayb ibn 'Ady (qu'Allah soit satisfait de lui) n'est pas loin de nous, lorsqu'il patienta face à la mort, et il ne s'est pas vengé d'un enfant des polythéistes qu'il tenait sur ses genoux en ayant un rasoir dans sa main et il pouvait le tuer ; de même que la fille qui fut enterrée vivante, Allah (qu'Il soit exalté) blâmera celui qui l'a enterrée vivante le jour du jugement devant toutes les créatures, c'est une fille qui n'avait pas atteint l'âge de puberté, elle vivait à l'époque de l'ignorance avant l'Islam et ses parents étaient des polythéistes, elle vivait dans un environnement de polythéisme, et si elle avait grandi, elle aurait été parmi les polythéistes. Donc, nous ne devons pas oublier cette grande signification dans l'hostilité que nous portons contre ceux qui combattent l'Islam.

 

L'année de la tristesse confirme la signification de la miséricorde dans cette religion, ainsi que la grandeur de cette religion, alors qu'il faisait face à la guerre et à l'hostilité des gens, il était triste (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour ceux qui ont été privés des bienfaits de la guidée et qui ne sont pas morts sur l'Islam.

 

Le jour de Taa'if

 

* La grande épreuve :

 

Un jour, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entra dans la chambre d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), il s'assit à côté d'elle pour lui parler, il lui raconta des anciens souvenirs ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'interrogea à propos de souvenirs qui lui sont arrivés après la bataille de Badr, d'Ouhoud, et d'autres batailles, elle lui dit :

-"O Messager d'Allah ! Le jour de la bataille d'Ouhoud fut un jour difficile, certains furent tués et d'autres furent blessés, jusqu'à ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut blessé au visage et sa dent fut cassé, alors as-tu connu un jour plus dur que ce jour-là ?". Il dit :

(Oui, ô Aïcha ! J'ai subi beaucoup de préjudices de ton peuple, et le jour le plus dur fut le jour d'Al-'Aqabah, lorsque je me suis présenté à trois frères parmi les chefs de Thaqif, ils sont : Abd Yaalil ibn Abd Koulaal, et Mass'ôud et Houbayb les fils d'Amr ibn 'Oumayr).

 

Ces trois hommes étaient parmi les notables du peuple de Thaqif ; il s'assit (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec eux, et il les appela à Allah (qu'Il soit exalté) et à secourir l'Islam ; un homme parmi eux dit :

-"Allah n'a-t-il pas trouvé un autre que toi pour qu'Il l'envoie ?" ; l'autre dit :

-"J'arrache le tissu de la Kâaba si Allah t'a envoyé" ; et le troisième dit :

-"Je jure par Allah que je ne te parlerai jamais, si tu es un messager, tu es trop dangereux pour que je te réponde".

Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) sortit de chez eux en étant affligé.

Il dit à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) :

(Je partis en étant affligé).

 

Son souci n'était la vie de ce monde, ni le plaisir, ni le pouvoir, mais son souci était l'appel à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), transmettre le message, et que les gens acceptent de lui ; et c'est le signe du prédicateur sincère, comme son Seigneur (qu'Il soit glorifié) lui a dit :

 

 

{Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours !} [La caverne : 6].

   

Il partit en étant affligé (qu'Allah prie sur lui et le salue), et il ne s'arrêta que lorsqu'il arriva à "Qarne At-Tha'âalib" ; il était très attristé, il ne revint à lui-même qu'à cet endroit ; il revint à lui-même alors qu'il y avait un nuage au-dessus de sa tête (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dans lequel se trouvait l'ange Gabriel (paix sur lui), il le salua et lui dit :

_"Allah (Le Puissant et le Haut) a entendu la parole que ton peuple t'a dit et ce qu'ils t'ont répondu, et Il t'a envoyé l'ange des montagnes afin que tu lui ordonnes de leur faire ce que tu veux". Il dit :

(L'ange des montagnes m'appela et me salua, ensuite il dit : "O Mohammed ! Allah a entendu ce que ton peuple t'a dit et je suis l'ange des montagnes, ton Seigneur m'a envoyé à toi afin que tu m'ordonnes ce que tu veux ; si tu veux, je les recouvre avec les deux montagnes".

 

Cet événement indique que cette affaire, c'est-à-dire le combat contre la religion, n'est pas liée à l'histoire de Taa'if seulement, mais elle est liée à un long trajet d'entêtement, de refus et du fait de ne pas croire au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Par conséquent, c'est une longue succession et une histoire ancienne de refus de croire au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), d'entêtement, et de tentatives de salir l'image de l'appel à l'Islam avec toutes les paroles indécentes, et en causant du tort au prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avec tous les actes horribles, même s'ils n'étaient pas connus chez les arabes, car les arabes étaient un peuple généreux qui avaient de bonnes qualités, sauf que lorsque les compagnons émigrèrent en Abyssinie, les Qouraychites envoyèrent en Abyssinie des hommes pour les avertir contre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et ses compagnons, et ils demandèrent au roi d'Abyssinie de chasser les musulmans qui avaient émigré vers lui et de les renvoyer à leur famille, car ils sont ceux qui les connaissent le mieux.

 

* La longue haleine

 

L'ange des montagnes proposa au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) de recouvrir les habitants de la Mecque sous les deux montagnes, alors il dit :

(Je souhaite plutôt qu'Allah fasse sortir de leurs descendances des gens qui adoreront Allah sans rien Lui associer).

 

Ceci grâce à sa perspicacité (qu'Allah prie sur lui et le salue) concernant les conséquences des affaires et le déroulement des événements ; tandis que selon notre opinion déficiente, peut-être que cette proposition était une occasion rare, et si l'un de nous était dans cette situation et qu'on lui faisait ce genre de proposition, il aurait dit : "Quelle belle proposition ! Alors, recouvre-les avec les deux montagnes".

Ceci est l'opinion des gens normaux qui ne discernent pas la portée des choses comme le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) l'a discernée ; et cette opinion des gens normaux vient pour plusieurs raisons :

 

Premièrement : ces gens sont un peuple de polythéistes, de mécréants et de païens, qui associent d'autres choses à Allah (qu'Il soit exalté) devant la Kâaba, car il y avait 360 statues autour de la Kâaba, qui étaient adorées en dehors d'Allah (qu'Il soit glorifié).

 

Deuxièmement : ce peuple à reçu les arguments évidents, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) les a appelés à l'Islam, et ils connaissent sa sincérité, son honnêteté, sa descendance, et son rang parmi eux est connu ; et malgré cela, ils rejetèrent son appel et ils l'accusèrent de mensonges.

 

Troisièmement : ils ont combattu les musulmans et ils les ont pourchassé partout.

 

Quatrièmement : ils ont empêché les tribus arabes de se convertir à l'Islam, car le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se présentait aux tribus des arabes pendant les périodes du pèlerinage et des marchés, alors ils se consultaient et disaient : "Si ce qu'il dit était vrai, son peuple aurait cru en lui, ils sont les chefs des arabes et ceux qui sont les plus doués de raison ; donc, comment pouvons-nous les devancer et croire en lui alors qu'ils n'ont pas cru en lui ? Ceci ne nous convient pas, et ne convient pas à nos coutumes tribales".

Donc, peut-être que la disparition de ceux qui n'avaient pas cru aurait été une cause pour que les gens acceptent l'appel du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ainsi l'obstacle aurait disparu.

 

Cinquièmement : la mort de ceux-là par l'intermédiaire d'un effondrement de terre, ou d'un tremblement de terre, ou les deux montagnes qui les recouvrent, auraient été une histoire magnifique et un événement glorieux ; et à ce moment-là, le proche et l'éloigné dirait : "S'il n'était pas un prophète, ceci ne se serait pas produit, car Allah (qu'Il soit exalté) l'a secouru contre ceux qui l'ont opprimé" ; et peut-être que les gens se seraient empressés de se convertir à la religion d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

Par conséquent, ceci est l'opinion simple au premier abord, comme l'on dit, mais si nous observions la réponse du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors qu'il était très triste lorsqu'il dit : (Je souhaite plutôt qu'Allah fasse sortir de leurs descendances des gens qui adoreront Allah sans rien Lui associer), nous comprendrions la profondeur de son discernement (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

* De grandes leçons

 

Dans cette histoire, nous trouvons des indications :

 

Premièrement : Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait des efforts pour que son peuple soit guidé même s'ils n'ont pas cru en lui, mais il espérait qu'Allah (qu'Il soit exalté) fasse sortir de leurs descendances des gens qui L'adorent et ne Lui associent rien.

 

Deuxièmement : le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ne voulut pas qu'une telle chose se produise, au contraire il demanda à Allah (qu'Il soit exalté) de leur accorder un délai et de les laisser, ceci indique le mérite du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) sur ses frères parmi les prophètes (paix sur eux), parce que parmi eux, certains demandèrent le châtiment contre leur peuple après qu'ils perdirent l'espoir qu'ils croient en eux, comme Noé (paix sur lui) dit :

 

 

{Et Noé dit : «Seigneur, ne laisse sur la terre aucun infidèle} [Noé : 26].

   

Troisièmement : le message du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et sa prophétie sont fondés sur la miséricorde, c'est la raison pour laquelle il eut de la compassion pour ce peuple et il craignit qu'ils meurent sur la mécréance et le polythéisme.

 

Quatrièmement : ceci indique la patience à laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été prédisposé, malgré cette amertume continuelle, ces préjudices, et cette guerre contre lui ; si une petite partie de cela nous était arrivée, nous aurions perdu la maîtrise de nos nerfs et de nous-mêmes, nous nous serions mis en colère, et nous aurions demandé que tout s'écroule ; mais le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était calme et patient même dans les situations les plus périlleuses et les plus difficiles.

 

Cinquièmement : la réponse du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) : (Je souhaite plutôt qu'Allah fasse sortir de leurs descendances des gens qui adoreront Allah sans rien Lui associer), indique que cette religion est basée sur la conviction intellectuelle et l'acceptation de son plein gré, et ceux-là acceptèrent l'appel du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) après la disparition de leur pouvoir et de ce qui les empêchait de croire, ensuite ils virent la vérité clairement, comme Allah (qu'Il soit glorifié) a dit :

 

 

{Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran), la Vérité} [Les versets détaillés : 53].

   

Donc, ils crurent en Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), ils suivirent Son messager (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; et parmi eux, certains furent tués devant le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et d'autres combattirent pour le défendre (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Plus exactement, nous trouvons parmi les plus courageux des Qouraychites, comme Khalid ibn Al-Walid, 'Ikrimah ibn Abi Djahal, et Abou Soufyaane, qui combattirent le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et luttèrent contre son appel, puis ils devinrent des dirigeants, des chefs, des imams et des savants ; Allah (qu'Il soit exalté) leur avança le bien et le soulagement, ils ne sont pas de leurs descendances, mais d'eux-mêmes grâce à la conviction, et la situation devint normale et stable.

C'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut envoyé avec des arguments et des signes, et son plus grand signe est le Saint Coran qui est éternel, il est la plus grande preuve de la sincérité du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ainsi que de la véracité de son message et de sa prophétie ; il renferme beaucoup de signes et de miracles qui poussent les hommes à croire, étant donné que les miracles n'ont pas de rapport avec la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) seulement, mais ceux qui viennent après sa mort (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) y participent aussi.

 

* Conquérir les cœurs avant les pays :

 

Oui, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a patienté et a supporté, avec lui un groupe de croyants parmi ses compagnons, jusqu'à ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) leur ouvrit la terre, il n'est pas mort avant de voir des signes de la victoire et de la conquête, et Allah (qu'Il soit exalté) fit descendre cette sourate :

 

{Lorsque vient le secours d'Allah ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d'Allah, alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c'est Lui le grand Accueillant au repentir} [Le secours : 1-3].

 

Ce ne fut pas une conquête et une victoire basées sur la force et la domination pures, mais elles furent basées sur la conviction, l'argument et la preuve ; ceci est la différence entre la conquête divine qui provient des significations divines et qui est éloignée de l'injustice et de l'hostilité, et les conquêtes impériales dont le souci est l'élargissement des terres, l'acquisition de l'argent et de la richesse, et la réalisation des plaisirs ; Allah (Le Puissant et le Haut) a dit :

 

{Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s'élever sur terre, ni à y semer la corruption. Cependant, l'heureuse fin appartient aux pieux} [Le récit : 83].

 

 

Le voyage nocturne et l'ascension :

 

* Un grand signe :

 

Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Mohammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentours, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient, le Clairvoyant} [Le voyage nocturne : 1].

 

Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) souffrait à la Mecque de l'injustice, du refus de la vérité et de l'entêtement ; il faisait face à plusieurs genres de douleurs et de tristesses, et son Seigneur le protégeait et prenait soin de lui ; c'est ainsi qu'Allah (qu'Il soit exalté) lui prépara l'événement du voyage nocturne, ensuite de l'ascension.

 

 

Le voyage nocturne est confirmé dans le Saint Coran : {Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager}.

"Al-Israa" en arabe signifie marcher [ou voyager] pendant la nuit, et Allah (qu'Il soit exalté) l'a fait voyager pendant la nuit de la Mecque à Jérusalem, de la mosquée sacrée à la mosquée Al-Aqsa ; et il est rapporté dans certains hadiths que ce voyage n'a duré qu'un moment très court, mais il était parmi les grands signes d'Allah. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit le voyage nocturne jusqu'à la mosquée Al-Aqsa un an avant l'émigration, comme 'Ourwah, Ibn Sâad et Ibn Hazm ont dit, plus exactement, Ibn Hazm prétend que les savants sont unanimes à ce sujet. 

 

Le voyage nocturne eut lieu au mois de Rabi'î Al-Awal, c'est ce que beaucoup de savants considèrent être le plus juste ; de nos jours, beaucoup de gens pensent que le voyage nocturne eut lieu au mois de Rajab, mais ce qui est le plus probable est qu'il eut lieu au mois de Rabi'î Al-Awal.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dormait, alors l'ange Gabriel (paix sur lui) vint le voir avec le Bouraaq, qui est une monture qui met son sabot où sa vue se termine ; donc, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) fit le voyage nocturne de la mosquée sacrée jusqu'à la mosquée Al-Aqsa, et là-bas les prophètes furent rassemblés pour lui et il pria avec eux en étant l'imam (paix sur eux) ; il attacha cette monture à l'endroit où les prophètes attachaient leur monture, et cette endroit est toujours présent de nos jours à Jérusalem, on l'appelle "le mur du Bouraaq", et les juifs l'appellent "le mur des lamentations".

Ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit l'ascension au ciel ; les portes du premier ciel, du deuxième ciel et du troisième ciel lui furent ouvertes, jusqu'à ce qu'il arrive à un niveau où il entendit le grincement des plumes, et Allah (qu'Il soit exalté) lui révéla ce qu'Il voulut, et il vit à cet endroit de grands signes de son Seigneur.

 

* Des marques dominantes et des significations

 

Ce grand événement est rempli de marques dominantes et de significations, parmi celles-ci :

 

Premièrement : se contenter des hadiths authentiques confirmés qui indiquent l'ensemble des événements qui sont arrivés au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pendant son voyage, et ce qui est ajouté à cela et que nous trouvons dans certains livres, comme un livre intitulé "Al-Israa wa Al-Mîraaj" qui est attribué à Ibn 'Abbaass, c'est un livre rempli de mensonges et de récits qui n'ont pas de source provenant de la raison, ni des textes de la religion ; par exemple, ces choses représentent aux gens les affaires de la foi et de la prophétie comme si elles sont des légendes, des fables et des exagérations ; nous devons rejeter ces choses de notre religion, et nous ne devons pas suivre ces significations qui ressemblent à de la drogue pour les cerveaux et les compréhensions.

 

Deuxièmement : il est très clair que le voyage nocturne a eut lieu réellement et ce n'était pas un rêve, comme certains prétendent qu'Allah (qu'Il soit exalté) a fait faire au prophète le voyage nocturne à travers un rêve, parce que si le voyage nocturne était un rêve, ce ne serait pas une chose importante, car n'importe qui parmi nous peut aller pendant la nuit à l'extrémité de l'Orient et à l'extrémité de l'Occident, et il se peut qu'il voit qu'il vole dans les airs ou dans les cieux, et alors il n'y aurait aucune particularité pour le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

Ajoutons à cela qu'il est bien connu que les polythéistes ont profité de cet événement et ont fait une campagne médiatique dure contre le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) : comment prétend-il cela ? Comment peut-il en une seule nuit aller à Chaam et à Jérusalem alors que nous prenons plusieurs mois avec les chameaux, et Mohammed prétend qu'en une seule nuit il est allé et il est revenu avant que son lit ne refroidisse ?!

Ainsi, nous découvrons avec certitude que le voyage nocturne et l'ascension se sont réellement produits.

 

Le voyage nocturne a eu lieu avec l'âme et le corps, et ceux qui disent : "il a fait le voyage nocturne avec son âme seulement", c'est une parole faible, même si elle est attribuée à certains compagnons comme l'a mentionné Ibn Kathir, d'après Mou'âawiyah, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et d'autres, mais ce n'est pas vrai qu'ils ont dit cela ; et la réalité est que tous les savants des musulmans disent que le voyage nocturne a eu lieu avec son corps et son âme (qu'Allah prie sur lui et le salue), et en cela réside le secret de la force, du miracle et de la grandeur. 

 

Troisièmement : le voyage nocturne et l'ascension ont eu lieu pendant la période mecquoise et avant l'émigration du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) à Médine, ce qui indique que parmi les buts les plus importants du voyage nocturne : lier la Mecque à Jérusalem, et que les lieux des messages divins se sont unis dans une union qui ne se séparera pas jusqu'au jour du jugement avec le dernier prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; c'est la raison pour laquelle tu lis dans le Saint Coran : : {Par le figuier et l'olivier ! Et par le Mont Sinin ! Et par cette Cité sûre !} [Le figuier : 1-3]. 


Tu peux voir que ce verset a rassemblé les lieux des prophètes (paix sur eux) : les lieux où 'Issaa (Jésus) (paix sur lui) a grandi dans les pays de Chaam, d'An-Naassirah et la Palestine ; les lieux où Moïse (paix sur lui) a grandi dans le Sinaï et ses alentours et en Palestine aussi ; et les lieux où Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) a grandi et dans lesquels il fut envoyé, c'est la Cité sûre qui est la fin de l'affaire [de la prophétie].  


 

* L'union des messages et l'union de la terre :

 

Cette signification confirme l'union entre les messages, et que cette terre est la terre islamique.

 

Cette grande signification indique la connexion entre les lieux saints, et qu'ils sont devenus une partie de l'histoire de cette communauté, plus exactement une partie de sa religion ; c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a mentionné que la prière dans la mosquée sacrée est équivalente à cent mille prières, la prière dans la mosquée de Médine est équivalente à mille prières, et il est rapporté dans certaines versions que la prière dans la mosquée Al-Aqsa est équivalente à mille prières, dans d'autres versions elle est équivalente à cinq cent prières, et dans des hadiths plus justes qu'elle est équivalente à deux cent cinquante prières.

 

Par conséquent, ces lieux ont un mérite, et ils sont les lieux vers lesquels on peut entreprendre un voyage, comme le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(On n'entreprend un voyage que vers trois mosquées : la mosquée sacrée, la mosquée Al-Aqsa, et ma mosquée).

 

Nous devons faire revivre cette signification élevée de nos jours, lorsque nous nous apercevons que la mosquée Al-Aqsa souffre d'un grand malheur depuis des dizaines d'années après être tombée dans les mains des juifs usurpateurs et oppresseurs, qui cherchent à la détruire avec les fouilles qu'ils font autour d'elle, et en permettant aux extrémistes de faire des actes de dévastation et de détérioration, en commençant par brûler la mosquée Al-Aqsa, en creusant les tunnels sous Jérusalem, et en recherchant le temple présumé ou autre chose ; et il est très étonnant que tous reconnaissent cela, parce qu'en recherchant les antiquités juives, à chaque fois qu'ils creusent, ils trouvent encore plus de nouvelles antiquités islamiques étonnantes.

Ce sont les pays islamiques, et l'histoire de l'Islam.

 

* La religion de tous les prophètes :

 

L'Islam n'est pas seulement la religion avec laquelle Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été envoyé, mais tous les prophètes ont été envoyés avec l'Islam, car nous croyons en la religion de Moïse et de Jésus (paix sur eux), et nous considérons que Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a hérité de leur tradition. Et cet événement étonnant, qui est le voyage nocturne, confirme cette signification et la connexion entre ces grands lieux, ainsi que leur importance dans l'histoire des musulmans, et que personne n'a le droit, quel qu'il soit, dirigeant, ou citoyen, ou groupe, ou pays, d'abandonner cette terre, ou de marchander pour elle, ou de faire concession d'une partie de cette terre, parce qu'elle est une partie de l'histoire des musulmans, elle est leur terre, leur grandeur et leur gloire, plus exactement leur religion.

 

Et si les générations présentes ne peuvent pas protéger cette terre, la préserver, et faire revenir la vérité, alors au moins elles doivent admettre la vérité et réfuter le faux, et savoir que l'usurpation et la force ne changent rien aux critères de la vérité ; et peut-être que les générations futures pourront réaliser ce que cette génération n'a pas pu faire ; et nous devons nous souvenir de cette connexion et de cette fraternité entre ces lieux saints.

 

Quatrièmement l'événement du voyage nocturne pendant lequel le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pria en étant l'imam des prophètes dans ce lieu saint et pur, confirme que ce message est le dernier, et que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est l'héritage de tous les prophètes (paix sur eux), et il est venu avec la dernière religion avec laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a complété Sa religion, a parfait Son bienfait sur Ses serviteurs, et qu'Il a agréée pour tous les hommes : {Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants} [Aali 'Imraane : 85].

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est venu avec cette dernière religion et ce dernier Livre, il est venu aussi avec la guidée ; après cela, il est obligatoire que tout le monde écoute le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et suive sa religion ; il n'est pas possible que quelqu'un entre au Paradis après qu'il ait été envoyé (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) qu'en suivant son chemin (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; d'après Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Je jure par Celui qui détient l'âme de Mohammed dans Sa main, personne de cette communauté n'entend parler de moi, que ce soit un juif ou un chrétien, ensuite il meurt sans avoir cru en ce avec quoi j'ai été envoyé, il sera parmi les habitants de l'enfer).

 

Donc, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est le sceau des prophètes, sa religion est la dernière religion et le dernier message divin, et elle prédomine sur toutes les autres religions.

 

* Un espoir qui ne finit pas :

 

Ces significations doivent mettre dans nos cœurs l'espoir que la terre sainte reviendra à ses propriétaires légaux, et que nous ne devons pas nous contenter d'attendre seulement, mais nous devons faire des efforts pour protéger cette terre et secourir ceux qui la gardent dans le chemin d'Allah et qui font partie du groupe qui sera secouru, et à propos duquel le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit qu'ils sont à Jérusalem et à côté de Jérusalem, ils l'emporteront sur leurs ennemis, obéiront à Allah, ceux qui les abandonnent et ceux qui s'opposent à eux ne leur nuiront pas jusqu'à ce que l'ordre d'Allah vienne alors qu'ils sont ainsi.

Et celui qui ne peut pas faire cela, la moindre des choses qu'il puisse faire, comme le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit, est d'envoyer de l'huile pour allumer les lampes de cette mosquée.

 

Nous devons faire des efforts pour réaliser cette signification et interpréter cette information divine que l'événement du voyage nocturne confirme, et qui indique que cette terre retournera à ses propriétaires, que cela prenne beaucoup de temps ou pas : {Et certainement vous en aurez des nouvelles bientôt !} [Saad : 88]. 

 

Entre la croyance à l'invisible et la négation de la légende :

 

* Parmi les leçons tirées de l'événement :

 

Parmi les récits marquants dans l'événement du voyage nocturne et de l'ascension, le fait que des gens soient allés voir Abou Bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) et ils lui dirent :

-"As-tu entendu ce que ton compagnon a dit ?". Il dit :

-"Qu'est-ce qu'il a dit ?".

Alors, ils lui dirent qu'il est allé à Jérusalem et qu'il a fait l'ascension vers le ciel en une seule nuit. Que répondit Abou Bakr As-Siddiq ? Il dit :

-"S'il a dit cela, alors il a dit la vérité".

Depuis ce jour-là, et même avant, il fut nommé "As-Siddiq" [le véridique] ; et Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

 

{Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux} [Les groupes : 33].

  

Il était un véridique, il croyait au prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) à propos des informations qui venaient du ciel, il est le premier qui crut en lui lorsque les gens l'accusèrent de mensonge, et il est celui qui crut en lui en ce qui concerne le voyage nocturne et l'ascension.

 

Mais le plus étonnant est que lorsqu'on lui annonça la nouvelle, il dit :

-" S'il a dit cela, alors il a dit la vérité".

Il lia la croyance à l'authenticité de la nouvelle au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ceci confirme une grande signification, qui est : la religion est fondée sur la croyance en l'invisible, comme Il a dit (qu'Il soit exalté) : {qui croient à l'invisible} [Al-Baqara : 3].

Car les gens ne connaissent ce qui concerne la croyance en la divinité d'Allah, l'au-delà, le Paradis, l'enfer et la résurrection, que par l'intermédiaire de la révélation, c'est la raison pour laquelle la différence entre le musulman et le mécréant, est que le musulman croit à l'invisible, et le mécréant n'y croit pas, mais il croit aux choses matérielles seulement.

 

* Entre la croyance à l'invisible et la légende :

 

Nous devons faire la différence entre la croyance à l'invisible et la légende, parce que la croyance à l'invisible est au-dessus de la raison, la raison ne peut pas la concevoir, ni la comprendre ; même si tous les hommes essayaient de connaitre quelques réalités de la divinité par l'intermédiaire de leurs raisons, ils ne parviendraient pas à le faire, parce qu'ils n'ont pas de preuve, ni d'exemple avec lesquels ils peuvent faire la comparaison, car l'affaire est plus grande que leurs raisons. Et comment cette raison limitée peut-elle comprendre les grandes affaires de la divinité et ce qui la concerne ?

 

Par conséquent, la croyance à l'invisible est au-dessus de la raison ; tandis que la légende et le mythe sont sous la raison, et la raison les refuse et les désapprouve. C'est la raison pour laquelle les mythes et les paroles dont les gens parlent sans qu'ils aient des sources authentiques provenant de la législation islamique, font partie de la légende ; et beaucoup de musulmans de nos jours, peut-être que les choses s'entremêlent pour eux, alors tu trouves que les pays islamiques s'empressent de croire aux informations invalides.

 

 Il y a plus de trente ans, je lisais un livre de cheikh Abdel-'Aziz ibn Baaz (qu'Allah lui fasse miséricorde) à propos de l'avertissement contre la recommandation présumée de cheikh Ahmed concernant le fait qu'il porte les clés de la mosquée sacrée, et qu'il a vu un long rêve qui renferme des détails étranges ; alors je me disais : est-ce que l'affaire a besoin que l'on écrive un livre ?! C'est une affaire claire que tout le monde connait, pourquoi écrire un livre sur ce sujet ?!

Et voilà que je trouve que depuis ce jour-là et jusqu'à aujourd'hui cette histoire se renouvelle chaque année, et les gens commencent à poser des questions à ce sujet à travers les messages de portable, les messages d'Internet, dans les assemblées et les conférences, comme si elle se répandait pour la première fois ; plus exactement, je trouve qu'avant nous, cheikh Mohammed Rachid Ridhaa (qu'Allah lui fasse miséricorde) a écrit sur ce sujet dans ses fatwas, et d'autres savants aussi.

 

C'est vraiment étonnant ! Qu'est-ce qui pousse les gens à accepter ces légendes et ces mythes ?!

Ces légendes se propagent très rapidement chez les gens, ils les font circuler, et ils y croient.

 

* La raison islamique

 

La raison islamique est supposée être un modèle de la pureté, de l'objectivité, de la précision, et de la normalité concernant le fait de n'accepter les informations et les affaires qu'avec le témoignage et la preuve ; et notre Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) nous a enseigné dans le Saint Coran, Il a dit :

 

 

{- Dis : "Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques"} [Al-Baqara : 111].

 

Et Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

 

 

{Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente [de son existence], aura à en rendre compte à son Seigneur} [Les croyants : 117].

 

Alors, Il mentionne que ceux qui ont adoré d'autres choses qu'Allah (qu'Il soit exalté) n'ont pas de preuve ; et sans aucun doute, il n'y a pas de preuve pour le polythéisme ; mais ceci concerne l'affaire de la preuve, de la science et de l'argument ; alors la preuve est selon la situation : soit c'est une preuve de la législation islamique lorsque l'appel est à l'Islam, ou une autre preuve.

 

Cette communauté est supposée être celle qui conduit le monde, mais regarde l'ampleur de la légende [de la fausse croyance] dans sa vie, dans son adoration et dans ses actions.

 

* Entre hier et aujourd'hui :

 

Cette communauté a un besoin urgent de quelqu'un qui appelle à haute voix : "cette communauté n'est pas comme Allah (Le Puissant et le Haut) a ordonné, elle n'est pas comme Allah (qu'Il soit exalté) aime, et elle n'est pas comme son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a éduqué ses premiers compagnons" ; lorsqu'on rapporta du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la nouvelle de l'événement du voyage nocturne à Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui), alors que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était proche de lui à la Mecque, il dit : "S'il l'a dit, alors il a dit la vérité". Donc, il lia l'authenticité de l'affaire au fait que c'est le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) qui l'ait dite, et il prit son temps et il vérifia.

 

Cette raison qui est une pierre précieuse, avec laquelle l'homme est devenu un homme ; nous ne devons pas permettre qu'elle soit un récipient qui renferme des légendes et des mythes ; mais à chaque fois que je me promène dans un pays islamique, je remarque que la légende a fait son nid dans les milieux religieux : lorsque tu vas dans les mosquées, tu trouves les endroits de visite et les tombes, tu trouves les danseuses et les chansons, et ceux qui sont à côté de ces tombes lisent les lignes de la main et prétendent connaitre la science de l'invisible, ils parlent de l'avenir, ils prétendent guérir toutes les maladies et tous les fléaux ; et les gens acceptent cela, ils sont d'accord avec ces choses et ils en sont satisfaits.

 

* La religion combat la légende :

 

C'est étrange ! Cette religion qui est venue combattre les légendes, comment ceux qui professent cette religion en sont-ils venus à accepter ces légendes et à être d'accord avec ces choses, plus exactement à les faire entrer dans leur religion ?

 

Celui qui observe les adorations est étonné de voir comment les légendes se sont infiltrées dans les adorations des gens, dans leurs prières et leur piété ; lorsque tu regardes les affaires de la croyance, tu trouves que les légendes se sont infiltrées dans beaucoup de croyances des musulmans, et elles sont devenues une partie de leur vie et de leur croyance.

 

La véritable religion ne sympathise pas avec les légendes, mais au contraire elle les dévoile et les combat ; les principes du Saint Coran, les principes de la Sounnah prophétique, la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), la vie de ses compagnons, des pieux prédécesseurs, des grands imams et des savants, sont remplis de cette signification ; et un grand imam a dit : "Il arrive que vienne à mon cœur une anecdote parmi les anecdotes des gens, alors je ne l'accepte qu'avec deux preuves justes provenant du Coran et de la Sounnah".

 

Même pour les pensées et les sentiments, ils faisaient attention à ce qui a un rapport à la religion, alors ils ne les acceptaient que s'ils trouvaient une preuve du Coran et de la Sounnah concernant ces pensées et ces sentiments.

 

* Le rôle des réformateurs

 

Nous comprenons que beaucoup de musulmans de nos jours sont naïfs et simples, mais ici la responsabilité est sur les épaules des savants, des prédicateurs et des médias ; de même qu'il faut faire des efforts assidus pour former la raison islamique sage, la raison qui n'accepte pas les légendes et n'y répond pas, mais la raison dont le slogan et le guide sont :

 

 

{Dis : "Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques"} [Al-Baqara : 11].

   

La raison dont l'argument et la loi sont qu'elle n'accepte rien qu'avec deux preuves justes provenant du Coran ou de la Sounnah, et non pas des légendes et des mythes qui sont dans les sociétés et les assemblées des musulmans, et aussi dans leurs sermons ; et beaucoup d'entre eux sont gênés de réfuter ce genre de choses parce qu'ils ne savent pas si elles sont vraies ou fausses, alors ils sont dans l'incertitude.

 

Il est obligatoire que nous apprenions ce que le musulman ne peut pas ignorer de la religion, afin que nous ayons le discernement, et afin que l'affaire ne soit pas confuse pour nous entre les réalités de la révélation descendue du ciel et les mythes, les légendes et les paroles qui sont fausses.

 

De nos jours, l'Islam est caché par les mauvaises actions des musulmans, alors allons-nous être ceux qui corrigent ces mauvaises actions ? J'espère.

 

La prière dans l'Islam

 

* La prescription de la prière :

 

Il est étonnant que lorsqu'il fit le voyage nocturne (qu'Allah prie sur lui et le salue), son Seigneur lui ordonna d'accomplir la prière au-dessus des sept cieux, il entendit alors qu'il était dans les cieux l'obligation que sa communauté accomplisse cinquante prières chaque jour et nuit ; et il passa à côté de Moïse (paix sur lui) qui lui dit :

-"Qu'as-tu reçu l'ordre d'accomplir ?". Il dit :

(J'ai reçu l'ordre d'accomplir cinquante prières).

Alors, Moïse (paix sur lui) se rappela son expérience avec les fils d'Israël, le peuple qui rompit beaucoup ses promesses et critiqua beaucoup ses prophètes, et Moïse dit :

-"Je jure par Allah que j'ai eu de l'expérience avec les gens avant toi, et je me suis occupé des fils d'Israël avec beaucoup de difficultés".

 

Observe le rayonnement de l'expérience, même dans le domaine de la prophétie.

 

Ensuite, il lui dit :

-"Alors, retourne à ton Seigneur et demande-lui de diminuer".

 

Observe aussi le conseil que les prophètes (paix sur eux) se donnent, car ils sont les compagnons d'un chemin unique, c'est la raison pour laquelle ils se donnent des conseils pour eux-mêmes et leurs communautés. 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) retourna à son Seigneur pour lui demander de diminuer ; ensuite il passa à côté de Moïse (paix sur lui) qui lui ordonna la même chose, jusqu'à ce que le nombre de prières soit cinq prières chaque jour et nuit ; et Moïse (paix sur lui) réitéra son conseil :

-"Retourne à ton Seigneur et demande-lui de diminuer, parce que ta communauté ne supportera pas cela". Alors, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dit :

(J'ai honte de mon Seigneur). Et à ce moment-là, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entendit une voix lui dire :

-"J'ai imposé Mon obligation, J'ai diminué pour Mes serviteurs, et Je récompense la bonne action en la multipliant par dix), et Il dit : "Elles sont au nombre de cinq, et elles sont cinquante, la parole ne change pas pour Moi".

 

Des paroles divines qui ont des sens profonds.

 

* Les prières sont au nombre de cinq à l'unanimité :

 

C'est-à-dire : C'est le nombre qu'Allah (qu'Il soit exalté) a voulu à la fin pour cette communauté, et au début elles étaient au nombre de cinquante pour indiquer que c'est la base de l'obligation, et la diminution est venue ensuite, afin que les gens comprennent la générosité d'Allah (qu'Il soit exalté) envers eux et qu'Il a allégé l'obligation pour eux ; et aussi que la base de l'obligation religieuse reste la même en ce qui concerne la récompense, car la bonne action est multipliée par dix dans cette communauté, et les cinq prières sont équivalentes à cinquante prières, c'est la raison pour laquelle Il a dit : "Elles sont au nombre de cinq", et "Et elles sont cinquante", c'est-à-dire : la récompense ; et ton Seigneur augmente et multiplie pour celui qu'Il veut, et Allah a la grâce immense et Il est Omniscient.

 

"J'ai imposé Mon obligation", qui est la base : l'accomplissement de cinq prières ; c'est la raison pour laquelle depuis l'époque de la prophétie jusqu'à nos jours, et jusqu'à ce qu'Allah hérite de la terre et de tous ceux qui s'y trouvent, les musulmans, - les gens communs et les savants -, sont d'un accord unanime que les prières sont au nombre de cinq chaque jour et nuit.

 

* L'ascension de l'âme :  

 

Si le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit l'ascension vers le ciel, s'il est arrivé à un niveau où il entendait le grincement des plumes, et qu'il reçut à cause de cela plus de visions et de révélation, alors Allah (qu'Il soit exalté) a compensé cela à sa communauté en faisant que la prière soit l'ascension de leurs âmes ; c'est la raison pour laquelle la prière n'est pas accomplie pour un autre qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), et personne ne se prosterne ou ne s'incline sauf pour Allah (qu'Il soit exalté) ; ceci fortifie et confirme la foi en Allah l'Unique, l'Eternel, qui pas enfanté et n'a pas été enfanté, et personne n'est égal à Lui ; de même que ceci renouvelle les cellules du cœur, de l'âme, du corps, et fait partir la rouille et les difficultés de cette vie ; plus exactement, ceci donne à l'homme une nouvelle poussée spirituelle jusqu'à ce qu'il sorte de sa prière avec une autre âme que celle avec laquelle il est entré dans la prière.

 

 C'est la raison pour laquelle certains pieux prédécesseurs disaient :

-"Si tu veux connaitre ton rang auprès d'Allah, regarde le rang de la prière dans ton cœur".

 

La reconnaissance de la prière est une obligation ferme pour tous les musulmans, l'Islam n'est valable qu'avec la prière, et accomplir la prière est un des piliers de l'Islam ; de plus, il n'y a pas de menace pour l'abandon d'un acte après la croyance en l'unicité d'Allah comme les menaces qui ont été rapportées à propos de l'abandon de la prière, jusqu'à ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dise :

(Ce qu'il y a entre l'homme, et le polythéisme et la mécréance, est l'abandon de la prière).

 

Et dans un autre hadith, il a dit :

(La protection qu'il ya entre nous et eux est la prière, alors quiconque l'abandonne, a mécru).

 

* La prière forme la personnalité du musulman

 

Gloire et pureté à Allah ! Que cette religion est belle à chaque fois que tu l'observes avec discernement et éveil !

Grâce à cet enseignement fort et à cette persistance divine et prophétique concernant la prière, le musulman a sa personnalité et les sociétés musulmanes ont leur personnalité ; car tout pays dans lequel tu entres, tu connais qu'il est islamique à travers les mosquées, les minbars, les minarets, et la présence claire à cette grande adoration, parce qu'ils sont des points de repères élevés et urbains dans leur construction et dans la persévérance des gens à s'y rendre ; et presque tous les musulmans ont un lien avec la prière ou un lien avec les mosquées, quelle que soit sa situation: il se peut qu'il soit alcoolique, qu'il soit égaré, mais son lien à cette religion reste à travers la base de la foi présente dans son cœur et à travers les aspects pratiques dont le plus important est la prière. Elle est un aspect parmi les aspects de l'éternité, de la continuité et de l'élévation de cette religion, ainsi que sa lutte contre tous les facteurs d'intimidation, de dévastation, et les facteurs de changement qui surviennent dans les sociétés musulmanes.

 

Au travail

 

* Entre le voyage nocturne et l'émigration

 

Lorsqu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) permis à Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) de faire le voyage nocturne jusqu'à Jérusalem, l'ange Gabriel (paix sur lui) vint le voir avec le Bouraaq, et le Bouraaq est une monture qui met son sabot où sa vue se termine, ceci fait partie de la science de l'invisible que nous ne connaissons pas et que nous ne pouvons pas nous représenter, mais nous y croyons et nous nous arrêtons à cette limite ; et il ne sert à rien à la raison de rechercher les détails de choses qu'elle ne comprendrait pas, et la raison doit se préoccuper des affaires qu'elle connait, qu'elle maîtrise et dont elle possède les instruments.

 

Lorsqu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) donna la permission à Son prophète d'émigrer, le Bouraaq n'est pas venu et l'ange Gabriel (paix sur lui) n'est pas descendu, mais son Seigneur (qu'Il soit glorifié) l'a laissé se dévouer à Lui en trouvant les moyens et en les essayant, alors il arrangea les choses en secret, il donna rendez-vous à Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) et il sortit en secret sans en informer sa famille (qu'Allah prie sur lui et le salue), il prit les montures et les chevaucha, il prit un chemin éloigné et une direction opposée afin d'échapper à ceux qui le recherchaient, il se cacha pendant plusieurs jours dans la grotte jusqu'à ce que les recherches s'apaisent, ensuite il partit à Médine en étant exposé à plusieurs dangers, parmi ces dangers :

 

* L'histoire de Souraaqah :

 

L'histoire de Souraaqah ibn Maalik ibn Djôuchoum Al-Moudliji, qui essaya d'obtenir la récompense de cent chamelles pour celui qui ramène le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vivant ou mort, mais il fut surpris par la garde, le secours et la protection divines : les pattes de son cheval s'affaissèrent plusieurs fois, alors il dit au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui était en apparence le fugitif en fuite : "O Messager d'Allah ! Donne-moi la sécurité". Alors, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) lui donna la sécurité, plus exactement il lui fit une promesse en lui disant : (Comment seras-tu, ô Souraaqah, lorsque tu porteras les deux bracelets de Kisraa ?), il dit : "O Messager d'Allah ! Kisraa ibn Hourmouz ?", il dit : (Oui, Kisraa ibn Hourmouz).

Souraaqah fut étonné, et cette promesse se réalisa à l'époque d'Omar ibn Al-Khattaab (qu'Allah soit satisfait de lui et qu'Il le rende satisfait).

 

* As-Siddiq le compagnon

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) continua son voyage après la peur et la fatigue jusqu'à ce que la parole d'Allah (Le Puissant et le Haut) descende en ce qui concerne Abou Bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) :

 

 

{Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous"} [Le repentir : 40].  

 

Car Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) marchait parfois devant le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), parfois derrière lui, parfois sur sa droite, et parfois sur sa gauche, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Que fais-tu, ô Abou Bakr ? Je ne sais pas ce que tu fais ?), il dit :

-"O Messager d'Allah ! Lorsque je me rappelle la garde, je suis devant toi ; lorsque je me rappelle ceux qui nous recherchent, je suis derrière toi, et parfois sur ta droite, et parfois sur ta gauche ; je ne suis pas rassuré pour toi".

 

* L'action humaine et l'action divine

 

Par conséquent, il y a une grande différence entre le voyage nocturne et l'émigration, car l'événement de l'émigration est un événement humain avec un effort et une obligation, et ce n'est pas une affaire parmi les affaires de la croyance à l'invisible comme l'événement du voyage nocturne et de l'ascension ; l'émigration est une adoration avec les actes et le fait de prendre les moyens, parce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est sorti de la Mecque en versant des larmes, il s'arrêta à Al-Hazwarah, - un endroit à la Mecque que l'on appelle aujourd'hui "Souq Al-Layl", il se retourna vers la Kâaba et vers la Mecque qui était une petite ville, et il dit : (Je jure par Allah que tu es la meilleure terre d'Allah et la terre la plus aimée auprès d'Allah, et n'était-ce le fait que l'on m'ait fait sortir de toi, je ne serais pas sorti).

Ensuite il partit vers Médine, et son Seigneur le consola en disant : {Celui qui t'a prescrit le Coran te ramènera certainement là où tu (souhaites) retourner} [Le récit : 85].

C'est-à-dire : tu retourneras à la Mecque comme tu en es sorti, et ce que son Seigneur (Le Puissant et le Haut) lui avait annoncé, se réalisa à la conquête de la Mecque en l'an 8 de l'Hégire.

 

Il y a une grande différence entre les deux événements à laquelle nous devons réfléchir et sur laquelle nous devons méditer ; dans l'événement du voyage nocturne, le Bouraaq vint sans que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne fasse d'effort, et en quelques instants le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) arriva à Jérusalem, plus exactement aux cieux élevés ; tandis que l'événement de l'émigration fut une épreuve et une obligation, c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) organisa, prépara, garda le secret, et il utilisa toutes les possibilités mentales, humaines et matérielles possibles jusqu'à ce que l'événement de l'émigration se produisit de la meilleure manière.

 

Cette grande signification nous fait penser que la biographie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est celle qui mérite d'être méditée, mais que nous nous contentions d'écouter sa belle biographie dans les assemblées et les cérémonies, et que nous nous en réjouissions, ceci seulement ne suffit pas.

La biographie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est un carnet d'explication pour mettre en pratique l'Islam et ses valeurs, et pour implanter l'acte correct et la vue correcte en tous ceux qui croient à ce noble prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

* L'utilisation des moyens

 

Pren style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style= style=∓dr∓∓∓∓∓e et utiliser les moyens [à notre disposition] est une affaire importante dans la religion et dans la vie de ce monde, les anges diront aux habitants du Paradis : {"Paix sur vous ! Entrez au Paradis, pour ce que vous faisiez"} [Les abeilles : 32].

 

 

Ils ne sont pas entrés au Paradis simplement grâce à leurs actions, mais par la miséricorde d'Allah (Le Puissant et le Haut), mais leurs actions leur ont permis d'obtenir la miséricorde d'Allah (qu'Il soit exalté), comme Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {car la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants} [Al-'Aaraaf : 56].

 

Par conséquent, il est très clair que celui qui entre au Paradis, y est entré parce qu'il a accompli de bonnes actions ; et celui qui entre en enfer, y est entré parce qu'il a accompli de mauvaises actions ; celui qui obtient la satisfaction d'Allah (Le Puissant et le Haut), l'a obtenue grâce à son obéissance à Allah ; et celui qui obtient la colère d'Allah, l'a obtenue à cause de sa désobéissance à Allah.

 

En ce qui concerne les affaires de ce monde, l'Islam confirme l'importance des moyens [des causes], alors Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

 

 

{Ceci ne dépend ni de vos désirs, ni des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d'Allah, ni allié, ni secoureur. Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis ; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte} [Les femmes : 123-124].

  

Ceux qui souhaitent qu'Allah leur pardonne alors qu'ils commettent tout le temps les péchés :

 

{Puis les suivirent des successeurs qui héritèrent le Livre, mais qui préférèrent ce qu'offre la vie d'ici-bas en disant : "Nous aurons le pardon". Et si des choses semblables s'offrent à eux, ils les acceptent…} [Al-'Aaraaf : 169].

 

La terre ne rend personne sainte, la descendance ne rend personne sainte, mais ce qui est pris en considération est : "les actions" :

 

 

{Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d'Allah, ni allié, ni secoureur. Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis} [Les femmes : 123-124].

 

* Il est mort en étant prosterné :

 

Le simple fait de souhaiter quelque chose, ne fait rien du tout ; il en est de même pour la vie de ce monde, les musulmans de nos jours, de l'Est à l'Ouest de la terre, parlent beaucoup, ils espèrent beaucoup, et ils blâment beaucoup ; s'ils étaient sincères, ils se seraient blâmés eux-mêmes, et s'ils étaient équitables, ils seraient ceux qui méritent le plus d'être blâmés :

 

 

{Ne me faites donc pas de reproches ; mais faites-en à vous-mêmes} [Ibrahim : 22].

 

C'est ce que le diable dira à ceux qui l'ont suivi le jour du jugement. 

 

De nos jours, le musulman a besoin de savoir que l'appartenance à l'Islam signifie le sérieux et la perfection, et ceci n'empêche absolument pas que le musulman devienne un commerçant ou un scientifique dans les affaires de ce monde, car Celui qui a ordonné la prière et les adorations, est Celui qui a ordonné de réaliser les affaires de ce monde ; et c'est une grande erreur que les musulmans pensent que la religion est venue seulement pour organiser leur relation avec leur Seigneur en ce qui concerne l'accomplissement des adorations avec lesquelles ils se rapprochent d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

Souvent, les musulmans glorifient le fait qu'untel est mort en étant prosterné, il n'y a aucun doute que c'est une belle signification, parce que la prosternation est la situation dans laquelle le serviteur est le plus proche de son Seigneur, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La situation dans laquelle le serviteur est le plus proche de son seigneur est lorsqu'il est prosterné).

 

 

{mais prosterne-toi et rapproche-toi} [l'adhérence : 19].

 

Mais pourquoi les musulmans ne glorifient-ils pas aussi ce musulman qui est mort en s'appliquant à faire son travail mondain, ou en faisait des efforts dans sa fonction, ou en se consacrant à son usine ou à son laboratoire ? Ceci ne fait-il pas partie de la religion ? Ces choses ne sont-elles pas une adoration ?! Ne renferment-elles pas le fait d'être utile et bienfaisant envers les gens ?

Allah (qu'Il soit glorifié) a écrit la bienfaisance sur toute chose et Il donne une récompense pour la bienfaisance, plus exactement le bienfaisant est récompensé même si son intention n'est pas pour Allah ; ces significations ne font-elles pas partie de la religion ? Celui qui nous a enseigné l'inclination et la prosternation, n'est-il pas celui qui a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Allah aime que lorsque l'un d'entre vous accomplit une action, qu'il la fasse à la perfection) ?

Et sa parole (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) : "une action" est indéfini, alors elle englobe n'importe quelle action, grande ou petite, une action faisant partie de la religion ou une action faisant partie des affaires de ce monde ; donc, tout comme il est demandé au serviteur d'être humble dans sa prière, il est demandé aussi au serviteur de faire des efforts dans sa fonction, dans ses études, dans son enseignement, et de faire des efforts dans n'importe quelle action qu'il accomplit tant que cette action est permise et qu'elle lui est utile dans sa vie de ce monde.  

 

Il fait cela afin qu'il réussisse, ou qu'il se distingue, ou qu'il obtienne une promotion, mais il trouve ici un grand motif qui stimule les âmes, qui est "l'amour d'Allah".

 

Cette religion est grande, et ceci confirme toujours à l'homme que le problème de cette religion est la succession de ces nations dont le lien avec leur religion s'est affaibli, et qui ont un besoin urgent de quelqu'un qui leur fasse retrouver cette esprit, qui les ressuscite à nouveau, qui fortifie leur relation avec leur Seigneur, et qui transforme leur foi en cette religion en action, en pratique et en perfection. 

 

Dans cette religion, il n'y a pas de séparation entre les affaires de ce monde et les affaires de l'au-delà ; le chemin vers le Paradis passe par la bienfaisance envers la famille, les voisins, par le respect du dépôt, par l'accomplissement de sa fonction, par l'excellence dans le travail, par la sincérité dans la relation avec les gens, et ce n'est pas seulement en accomplissant les actes d'adoration.

 

Les chrétiens adorent leur Seigneur un seul jour par semaine, et les autres jours ils adorent la banque, mais toute la vie du musulman est une adoration :

 

 

{Dis : "En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre"} [Les bestiaux : 162-163].

 

Alors, que le musulman ressente la signification de l'adoration lorsqu'il prie, se prosterne et s'incline ; et qu'il ressente aussi la signification de l'adoration lorsqu'il accomplit le droit de sa famille, ou il porte son enfant dans ses bras, ou il est sincère dans son travail, ou il fait des efforts dans ses études.

 

Les prisonniers de Badr :

 

* Dans l'assemblée de la consultation :

 

D'après Ibn 'Abbaas (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) qui a dit :

-"Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prit les prisonniers de Badr, il dit à Abou Bakr et à Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) : (Quelle est votre opinion au sujet de ces prisonniers ?).

 

Il avait l'habitude (qu'Allah prie sur lui et le salue) de consulter ses compagnons, et il ne faisait pas le dictateur en ce qui concerne son opinion et il ne l'a préférait pas aux autres opinions, bien que la révélation lui venait matin et soir, mais il consultait ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux).

Alors, le premier qui parla fut As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui et qu'Il le rende satisfait), il dit :

-"O Prophète d'Allah ! Ils sont les fils des oncles et la famille, mon opinion est que l'on prenne d'eux la rançon ; alors nous aurions une force contre les mécréants et peut-être qu'Allah les guidera à l'Islam". 

 

Cette attitude d'As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) exprime le désir de la guidée, même pour un peuple qui a affronté le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec les épées et les lances, qui ont tué ses compagnons, et qui ont été faits prisonniers sur le champ d'une guerre violente entre eux et l'islam après qu'ils aient attaqué les musulmans, qu'ils aient chassé le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et qu'ils l'aient combattu même à Médine où il a émigré. Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) remarqua le côté de la parenté, alors il dit : "Ils sont les fils des oncles et la famille". Et il considéra que cette affaire justifie qu'ils prennent la rançon d'eux et qu'ils ne soient pas tués.

 

Ensuite le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) consulta Al-Faarouq (qu'Allah soit satisfait de lui), celui que le diable fuyait en le voyant, et il ne l'a jamais vu prendre un chemin sans qu'il ne prenne un autre chemin ; alors il dit :

-"Non, je jure par Allah, ô Messager d'Allah ! Je n'ai pas la même opinion qu'Abou Bakr".

 

Et ici apparait la clarté dans les attitudes à avoir, car il eut une autre opinion que celle d'Abou Bakr, il dit :

-"Mais mon opinion est que tu nous permettes de frapper leurs cous, alors tu permets à Ali de frapper le cou d'Ouqayl, et tu me permets de frapper le cou d'untel, - et il mentionna un de ses proches parents -".

 

Ainsi, il mentionna que l'on permette au proche parent de tuer son proche parent, et c'est comme s'il voulait (qu'Allah soit satisfait de lui) que les gens sachent qu'il n'y a pas d'amitié dans les cœurs des musulmans pour ceux qui ont mécru, même s'ils sont les proches parents les plus proches d'eux.

 

Alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) aima ce qu'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) avait dit et il n'aima pas ce qu'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) dit, et il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Vous êtes faibles et pauvres, alors qu'aucun d'eux ne soit libéré qu'avec une rançon).

 

Alors style=, ils apportèrent la ra nçon, et le prophète (qu'Allah 0prie sur ltr style=ui et le salue) leur accorda la liberté, ensuite tbodyAllah (qu'Il soit exalté) descendit Sa parole :

 

 

{Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu sur la terre. Vous voulez les biens d'ici- bas, tandis qu'Allah veut l'au-delà. Allah est Puissant et Sage} [Le butin : 67].

 

 

Quelques pauses de réflexion sur cet événement :

 

Premièrement : la différence d'opinion entre Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) à propos des prisonniers :

 

La différence d'opinion ne corrompt pas l'amour, Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) prit la parenté, la relation familiale et les liens de parenté comme raison pour pardonner à ces gens et prendre la rançon d'eux, et Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) prit un principe contraire au principe d'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui), il considéra que les liens de parenté étaient un justificatif pour être dur envers ces gens et les tuer ; et lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prit l'opinion d'Abou Bakr et ne prit pas l'opinion d'Omar, il est sûr et certain que l'affaire s'est terminée à ce niveau, et il ne nous a pas été rapporté que les compagnons se sont divisés en plusieurs groupes : celui-ci soutient l'opinion d'Abou Bakr, et celui-là soutient l'opinion d'Omar, et celui-ci a pris une troisième position, et celui-là est dans la confusion, et celui-là s'écarte des autres, et ainsi de suite ; mais il nous a été rapporté que l'affaire s'est terminée à ce niveau.

 

Et il est naturel que les gens divergent d'opinions à propos de cette affaire, ensuite l'imam ou le dirigeant choisit une opinion, et ici c'est Mohammed le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), et l'affaire s'est terminée à ce niveau ; car la société musulmane est éloignée des disputes, des discussions chaudes et animées et des conflits intérieurs, qui proviennent du fait que chaque partie prenne parti pour son opinion, et persiste sur cette opinion jusqu'à la fin.

 

Il n'arriva aucun problème entre Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) à cause de la différence d'opinion, et il ne nous a pas été rapporté qu'Abou Bakr appela Omar, qu'il s'assit avec lui en particulier, et qu'il lui dit : "O Omar ! Pourquoi as-tu parlé alors que j'ai donné mon opinion ? Tu aurais du te taire", non pas du tout !

Et Omar n'a pas parlé à Abou Bakr ou chuchoté à son oreille en lui disant : "Ton opinion n'était pas bonne".

 

Parce qu'ils croient tous que le point de départ est la sincérité, l'intention sincère et le désir de secourir cette religion, mais Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) préféra le côté de la guidée, c'est le côté que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui-même préférait, et c'est la raison pour laquelle il prit l'opinion d'Abou Bakr ; tandis qu'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) préféra le côté de la provocation et de la vengeance contre ces gens, ainsi que montrer la gloire de l'Islam et qu'il n'y pas dans les cœurs des musulmans d'amitié pour les mécréants qui les combattent.

Et ceci est un principe et une attitude très importante dans une bataille qui fut la première des batailles de l'Islam. 

 

Deuxièmement : celle qui était sans armes :

 

Nous comprenons que la bataille de Badr est "le jour du discernement", - comme notre Seigneur l'a appelée -, et c'est le premier jour où Allah (qu'Il soit exalté) éleva l'Islam ; elle fut une bataille décisive comme tous les historiens et les écrivains des biographies l'ont appelée, parce qu'elle est la première bataille entre les musulmans et les polythéistes, et la victoire de l'Islam dans cette bataille annonçait qu'il se propagerait dans toute la péninsule arabique, et plus exactement en dehors de la péninsule ; malgré cela, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a inscrit dans le Saint Coran que les compagnons ne désiraient pas affronter ce peuple au début, comme Allah (Le Puissant et le Haut) a dit :

 

 

{(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. "Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier} [Le butin : 7].

 

Ils souhaitaient obtenir la caravane d'Abou Soufiaane pour laquelle ils étaient sortis et récupérer leurs biens qui avaient été pris illégalement, sans qu'il y ait d'affrontement et de combat ; et ceci correspond exactement à ce qu'Al-Boukhari, Mouslim et d'autres ont rapporté que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) disait :

(O Hommes ! Ne souhaitez pas rencontrer l'ennemi, et demandez à Allah la protection ; et lorsque vous les rencontrez, alors patientez, et sachez que le Paradis se trouve sous l'ombre des épées).

 

L'Islam n'est pas une religion qui est assoiffé de sangs et de guerres, c'est une religion de guidée, une religion humaine mondiale, mais si l'on s'oppose à son appel, si on le combat et on l'agresse, alors c'est une religion qui a des griffes et des canines, il ne fait pas face aux obus, aux épées et aux guerres avec des roses et des fleurs ! Non, car le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est le prophète de la miséricorde et le prophète du combat, et celle-ci a ses situations et celui-là a ses situations, c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et ses compagnons lors de la bataille de Badr souhaitaient obtenir celle qui était sans armes, c'est-à-dire qu'ils ne voulaient pas la guerre ; et Allah (qu'Il soit exalté) sut ce qui était le bien, le voulut et le prédestina ; alors les musulmans rencontrèrent leurs ennemis, et les deux groupes se rencontrèrent.

 

Allah (qu'Il soit exalté) donna la victoire aux croyants et Il donna la défaite à leurs ennemis, malgré une période très longue de difficultés auxquelles les musulmans furent confrontés à la Mecque et ensuite à Médine, malgré cela ils combattirent la première bataille sans le vouloir et sans que ce soit leur choix, mais c'est ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) a prédestiné qui les a conduit à cela.

 

Après la bataille, les musulmans avaient ces prisonniers parmi les Qouraychites qu'ils avaient capturé, et la question est : est-ce que les musulmans furent poussées par la vengeance et la victoire, ou était-ce l'esprit de la foi, de l'avertissement, du désir de la guidée, de la miséricorde et de la compassion pour les gens qui fut plus large chez eux ?

C'est ce que nous trouvons dans la discussion entre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et les musulmans, ensuite le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prit l'opinion d'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui).

 

Par conséquent, c'est l'opinion du messager personnellement, et c'est l'opinion d'Abou Bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui), c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prit cette opinion et la mit en application, et il fit qu'elle soit un règle pour ces gens.

 

Troisièmement : le Seigneur blâme Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

Certains s'interrogent et disent : pourquoi la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) est descendu :

{Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu sur la terre} [Le butin : 67].

Est-ce que cela signifie que l'opinion du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et d'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) était probable, et que l'opinion d'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) était préférable [plus juste] ?  

La réponse : ce n'est pas ce qui est apparent, mais les textes du Coran indiquent que ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a fait, était juste ; et Allah (qu'Il soit exalté) ne les a pas blâmé à ce sujet, mais Il les a blâmé pour une autre chose, alors Il leur a dit : {Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu sur la terre}.

 

Il les a blâmé au sujet des prisonniers, c'est-à-dire que c'est comme si Allah (qu'Il soit exalté) disait aux croyants : vous avez rencontré les polythéistes sur le champ de bataille, ils ont levé leurs épées sur vous, alors pourquoi les faites-vous prisonniers ? Pourquoi ne les avez pas tués ? Ceci est une chose très naturelle : {Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous} [Mohammed : 3]. Et cela ne signifie pas : lorsque vous les rencontrez dans la rue, ou au marché, ou dans leurs maisons.

 

Mais lorsque vous les rencontrez sur le champ de bataille, alors qu'ils sont venus et ils se sont préparés pour vous combattre ; et quelle loi dans ce monde, ou quel système, ou quel principe, ou quel pays, peut dire : Ceux-là combattent sans qu'il y ait la guerre ? Un peuple qui vous ont combattu, qui vous ont tué, et se sont préparés pour vous combattre, il faut absolument les affronter de la même manière.

 

Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous}, une guerre pour une guerre, un coup pour un coup, une épée pour une épée, un combat égal ; {Puis, quand vous les avez dominés}, c'est-à-dire : que vous êtes parvenus à les provoquer et à les tuer, alors à ce moment : {enchaînez-les solidement}, c'est-à-dire : faites-les prisonniers.

Le verset indique que capturer les prisonniers ne se fait pas au début de la guerre par convoitise du butin ou de la rançon, mais c'est après les avoir dominés, et ceci ne s'est pas produit le jour de Badr.

Donc, Allah les a blâmé parce qu'ils ne devaient pas les faire prisonniers jusqu'à ce qu'ils les aient dominés, et après qu'ils les aient dominés, ils peuvent les faire prisonniers ; alors s'ils deviennent prisonniers, ils passent de combattants à prisonniers de guerre, c'est la raison pour laquelle Il a dit : {Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu sur la terre}, c'est-à-dire : lorsqu'il aura prévalu sur la terre, il aura des prisonniers, et le jugement concernant ces prisonniers est : {Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés}.

Et après qu'il les ait dominés en les combattant et en les tuant, il passe à l'autre étape, qui est : {enchaînez-les solidement}.

Et après les avoir enchaînés, ils deviennent prisonniers de guerre comme dans les termes connus, ensuite Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon}

 

Et Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) n'a pas mentionné ici le fait de tuer les prisonniers, Il a mentionné "la libération gratuite ou la rançon".

Et c'est ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a fait, il se peut qu'il libère gratuitement certains comme il a libéré gratuitement beaucoup d'entre eux, et l'histoire de Thoumaamah ibn Outhaal (qu'Allah soit satisfait de lui) est un exemple de cela, sans qu'il ne lui demande de rançon, et c'est que Sa parole (qu'Il soit exalté) montre : {soit la rançon}, c'est-à-dire : qu'il leur demande la rançon et ils sont libérés en contrepartie de cette rançon, et certains grands savants de l'Islam ont dit qu'il peut tuer le prisonnier pour une raison particulière, comme : Abou 'Izzat Al-Djoumhi qui a trompé les musulmans plusieurs fois, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Non, je jure par Allah, que tu ne passeras pas tes mains sur tes joues à la Mecque en disant : "J'ai trompé Mohammed deux fois").

 

Quatrièmement : l'Islam, la religion de la miséricorde et de la bataille :

 

L'Islam est la religion de la miséricorde, la religion de la bataille, la religion de la justice, et Allah (qu'Il soit exalté) a donné une mesure à chaque chose ; la guerre a ses règles, la captivité a ses règles, la paix a ses règles ; et de nos jours, beaucoup de musulmans qui se mélangent aux non musulmans et vivent avec eux dans les pays occidentaux et dans d'autres pays, sont dans la confusion à propos de ces affaires, alors ils ne font pas la différence entre les gens, ni entre les endroits. Et ces conditions dans lesquelles les musulmans qui sont allés vivre en Occident, ou ceux qui sont originaires de ces pays en Europe et en Amérique, font qu'ils ont un grand besoin d'apprendre et de perfectionner les méthodes pour bien se comporter avec ces gens-là, pour leur parler et pour les appeler à l'Islam, en les convainquant, en étant un modèle à suivre, et en expliquant les beautés de l'Islam qui les rapprochent de l'Islam, qui font que leurs cœurs soient plus aptes à accepter l'Islam et à y réfléchir.

Car les musulmans sont des prédicateurs avant d'être des percepteurs ou des combattants, et le combat est le remède pour une maladie ou il est l'équivalent de la cautérisation qui est le dernier remède ; et dans tous les siècles de l'histoire, les musulmans n'étaient pas agresseurs, ni injustes, ils ne recherchaient pas non plus l'argent, ou à assouvir leurs envies, ou la renommée, mais ils appelaient les gens à Allah (Le Puissant et le Haut).

 

Il est obligatoire que nous disions que le nombre de ceux qui ont été tués pendant les conquêtes ou les guerres islamiques à l'époque du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne dépassent pas un centaine pendant plus de vingt-trois ans, tandis que nous trouvons que dans une seule guerre parmi les guerres que les forces de l'occident ou de l'est mènent de nos jours contre l'Islam, les victimes sont comptés par milliers ou par dizaines de milliers parmi les combattants, les hommes, les femmes, les enfants, et les vieux innocents ; donc, cette religion est la religion de la miséricorde avec laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a envoyé Son prophète en tant que miséricorde pour l'univers.

 

Khoubayb à la Mecque 

 

 

* Près de l'eau d'Ar-Rabi'î :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) envoya un groupe de ses compagnons dans un détachement sous le commandement d'Assim ibn Thaabet (qu'Allah soit satisfait de lui), alors les polythéistes les firent prisonniers ; certains d'entre eux combattirent jusqu'à ce qu'ils soient tués, et trois parmi eux se rendirent en prenant l'engagement de ne pas être tués, Khoubayb était parmi eux ; ils le prirent et le vendirent à certains polythéistes à la Mecque afin qu'ils le tuent pour venger leurs pères qui furent tués le jour de Badr. Donc, Khoubayb (qu'Allah soit satisfait de lui) fut prisonnier, et il attendait la mort ; et nous avons dans sa captivité de grandes leçons.

 

* La loyauté face à la trahison :

 

Il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques d'Al-Boukhari que Khoubayb (qu'Allah soit satisfait de lui) s'était préparé à la mort alors qu'il était en captivité, il demanda à la femme de la maison un rasoir afin qu'il enlève les poils de son corps, et à ce moment-là un petit enfant parmi leurs enfants entra où il se trouvait.

 

La femme de la maison dit : "Dès que je perdis de vue l'enfant, je ressentis l'angoisse et la peur, où est allé mon fils ? Je regardais et je le vis sur la cuisse de Khoubayb ; je fus effrayée et je me dis : [le couteau est dans sa main, l'enfant est sur sa cuisse, et il est un homme prisonnier qui attend la mort, alors c'est sûr et certain qu'il se vengera tout de suite et il tuera cet enfant lui-même]".

Khoubayb sut ce qu 'eest mèAllah soit satisfait de lui) prit un principe contraire au principe dnent de nos jours contre llle pensamso-ansi-language: FR;it, il sourit et lui dit :

-"As-tu peur que je le tue ? Je jure par Allah que je ne ferai pas cela".

 

* L'honneur du conflit :

 

L'effet de cette religion est dans l'éducation élevée qu'elle implante dans ses partisans, ce n'est pas à travers les revendications larges et les slogans vides, mais à travers la pratique, petite et grande ; car ce compagnon prisonnier n'a fait aucun acte, bien qu'il se peut que le sentiment humain le pousse à faire un acte quelconque, mais cette religion lui a donné une éducation spéciale de telle sorte qu'il ne pensa pas à se venger et à tuer cet enfant innocent.

 

Cette grande signification doit absolument être renouvelée de nos jours dans la vie des musulmans, et elle confirme au monde entier que ces valeurs élevées sont les valeurs de l'Islam ; et les musulmans, même pendant la guerre, la recommandation de leur prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour eux, était de ne pas tuer un nouveau-né, ni un vieil homme, ni une femme, ni les ermites [ou les moines]…et tout ce qui est bien connu dans les recommandations du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), d'Abou Bakr et d'Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux).

 

* Et ne transgressez pas :

 

De nos jours, nous sommes devant ce que l'on appelle la guerre contre le terrorisme, et nous avons trouvé qu'elle a discrédité beaucoup d'allégations qui sont dites à propos des droits de l'homme, surtout lorsque les armées se déplacent dans d'autres pays qui ne sont pas leurs pays, car il se produit alors l'hostilité, la torture, le renversement de l'humanité, le rabaissement du genre humain, et ceci est accompagné d'une campagne vaste, considérable et trompeuse de revendications qui concernent la préservation des droits de l'homme et la propagation de la démocratie, mais l'Islam propage ces droits à sa manière particulière, et cette histoire est l'expression la plus profonde qui doit être transmise aux musulmans et aux non-musulmans.

Un petit enfant sur la cuisse d'un homme qui se prépare pour être tué injustement, par hostilité et par contrainte ; il a été pris par la ruse et avec l'engagement, et malgré cela, il lui dit : "N'aie pas peur pour ton enfant, je ne le tuerai pas".

 

Voilà l'éducation de Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Rends le dépôt à celui qui te l'a confié, et ne trahis pas celui qui t'a trahi).

Où sont les jeunes musulmans en ce qui concerne cette signification : "Ne tue pas un enfant, ni une femme, ni un vieil homme, ni un innocent", - c'est-à-dire parmi ceux qui ne combattent pas -, et ceci lorsque tu es en pleine bataille légale et dont les caractéristiques sont claires contre ton ennemi ; alors que dire lorsque l'affaire est ambigüe ? Que dire lorsque l'affaire renferme l'hostilité ? Et Allah (qu'Il soit glorifié) a dit : {Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n'aime pas les transgresseurs !} [Al-Baqara : 190].

Et Il a dit (qu'Il soit glorifié) dans Son Livre : {Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété} [La table servie : 8]. Et dans l'autre verset : {Et ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à transgresser} [La table servie : 2].

 

Quiconque désobéit à Allah (qu'Il soit exalté) en étant injuste envers toi, tu dois obéir à Allah en évitant d'être injuste envers lui ; alors tu ne dois pas trahir celui qui t'a trahi, tu ne dois pas être injuste envers celui qui a été injuste envers toi, tu ne dois pas tromper celui qui t'a trompé, et tu ne dois pas transgresser l'honneur de celui qui a transgressé ton honneur.

Ce sont des valeurs et des comportements, même pendant la guerre, que l'Islam a établis pour les musulmans.

 

* Il l'aime plus que sa propre personne :  

 

Une autre situation : Khoubayb ibn 'Aady (qu'Allah soit satisfait de lui) sort de la Mecque afin d'être tué, alors on lui dit :

-"Aimerais-tu que Mohammed soit avec nous maintenant à ta place pour que nous frappions son cou, et que tu sois avec ta famille ?". Il dit :

-"Je jure par Allah que je n'aimerais pas que Mohammed soit dans l'endroit où il se trouve maintenant et qu'une épine le pique alors que je suis assis avec ma famille".

C'est-à-dire : je préfère mourir au lieu qu'une épine pique le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) à son pied.

 

Ceci est la foi et le sentiment du bienfait d'Allah (qu'Il soit exalté) sur toi par l'envoi de ce noble prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), comme Il a dit (qu'Il soit exalté) :

{Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu'Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident} [Aali 'Imraane : 164].

 

Il sacrifie sa vie, sa famille, son argent et ses enfants, pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et même dans cette situation dans laquelle le mécréant croit en Allah (qu'Il soit exalté), le poète est fatigué, et le menteur dit la vérité, la parole de Khoubayb (qu'Allah soit satisfait de lui) est une parole concernant tous ceux qui ont aimé le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) du fond de leurs cœurs, qui ont compris son influence importante dans leur vie, et qu'il est le commandement prophétique qu'Allah (qu'Il soit exalté) a choisi pour cette communauté, car il est notre prophète et nous sommes sa communauté, c'est la raison pour laquelle son amour est enraciné au plus profond de nos cœurs, et ceux qui n'ont pas goûté à la douceur de son amour (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'ont pas goûté à la douceur de la foi en Allah (Le Puissant et le Haut) : (Aucun d'entre vous ne sera vraiment croyant jusqu'à ce qu'il m'aime plus que son père, son enfant et tous les gens).

 

* Khoubayb devant l'échafaud

 

Khoubayb (qu'Allah soit satisfait de lui) est sorti pour être tué, alors il eut deux attitudes :

 

Premièrement : il récita un poème comme si on le conduisait à une cérémonie de mariage et à une fête :

 

"Les groupes se sont rassemblés autour de moi, ils ont rallié leurs tribus contre moi et ils ont réuni toutes les assemblées ; ils montrent tous l'hostilité contre moi parce que je suis enchaîné ; ils ont rapproché leurs enfants et leurs femmes, et ils m'ont rapproché d'un tronc long ; je me plains à Allah de mon isolement après mon affliction et de ce que les groupes veulent faire de moi après ma mort ; alors, O Seigneur du trône ! Donne-moi la patience face à ce que l'on veut faire de moi ; ils ont découpé ma chair et je suis découragé ; ils m'ont dit de choisir entre la mécréance et la mort, et mes yeux ont versé des larmes sans que ce soit par peur ; et je n'ai pas peur de la mort parce que je dois mourir de toute façon, et je retournerai à mon Seigneur ; et je ne me soucie pas lorsque je meurs musulman sur quel côté je me coucherai ; et ceci est pour le Dieu et s'Il veut, Il bénira des membres coupés ; et je ne montrerai pas à l'ennemi de soumission, ni de peur ; je retourne à Allah".

 

Il parla avec cette force et cette clarté jusqu'à ce que ce poème fut écrit et mémorisé par un peuple de mécréants, ensuite après cela, ils crurent en Allah (qu'Il soit exalté) et parlèrent de ce poème.

 

Deuxièmement : il leur demanda la permission de prier deux rak'âats ; ils lui donnèrent la permission, alors il se dirigea vers la Qibla et pria deux rak'âats.

 

La maîtrise de soi et la force du cœur sont présentes chez ceux qui ont décidé d'accrocher leurs cœurs à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : (Reconnais Allah dans l'aisance, Il te connaitra dans la difficulté).

 

Donc, il se leva et pria deux rak'âats ; et ce qui est très étonnant, est que lorsqu'il pria deux rak'âats, il pria deux rak'âats légères et il ne prolongea pas sa prière ; ensuite, il se tourna vers eux pour leur donner une leçon sur la grandeur et la force de la foi :

-"Je jure par Allah que n'était-ce le fait que vous pensiez que je prolonge par peur de la mort, j'aurais prolongé".

 

Ces grandes significations et ces pratiques sur lesquelles les premiers croyants ont été éduqués, sont ce que nous avons besoin de nos jours, et elles sont ce que le musulman a besoin afin qu'il connaisse la réalité et la grandeur de sa religion ; et nous avons besoin aussi des qualités morales sur lesquelles les premiers croyants ont été éduqués afin que nous présentions l'Islam avec ces qualités morales aux non musulmans, car beaucoup d'entre eux pensent que l'islam est la religion de la violence, de la barbarie, du meurtre et de la vengeance, mais si nous leur présentions le modèle de la vie du prophète et des comportements des premiers musulmans qui sont la meilleure expression de la réalité de cette religion, il se produirait chez eux un changement important et inattendu.

 

Aujourd'hui, c'est le jour de la loyauté et de la bienfaisance  

  

 

* Le jour de la conquête de la Mecque :

 

Il est rapporté que lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit la conquête de la Mecque, il entra à l'intérieur de la Kâaba dans laquelle se trouvaient 360 statues, il se mit à les transpercer avec un bâton qu'il avait dans sa main, et elles tombaient les unes après les autres alors qu'il disait : (La vérité est venue et le faux a disparu, et le faux devait disparaître ; la vérité est venue et le faux ne se manifestera pas et ne reviendra pas).

 

Ce grand événement historique qui est représenté par la conquête de la Mecque eut lieu la huitième année de l'Hégire, et ce grand événement n'était pas une conquête de la Mecque la ville sacrée seulement, mais c'était le couronnement pour que toute la péninsule arabique embrasse l'Islam, et l'annonce que l'Islam passerait à une autre étape dans l'effort, la conquête et la réforme.

 

La Mecque était la ville qui s'opposait le plus à l'appel de l'Islam et au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; hier, il sortit de cette ville en ressentant de la douleur et de la tristesse à cause de la séparation de sa ville, il se retournait vers elle en disant : (Je jure par Allah que tu es la meilleure terre d'Allah et la terre la plus aimée auprès d'Allah, et n'était-ce le fait qu'on m'ait forcé à sortir, je ne serais pas sorti) ; et son Seigneur (qu'Il soit exalté) le soulagea en disant : {Celui qui t'a prescrit le Coran te ramènera certainement là où tu (souhaites) retourner} [Le récit : 85].  

 

Et voilà qu'il est retourné (qu'Allah prie sur lui et le salue), et voilà que les détachements de l'Islam entre dans la Mecque en étant victorieux ; et bien que cette conquête soit la plus grande des conquêtes, le sang ne fut pas versé, jusqu'à ce que des savants ont dit : "La Mecque fut conquise par conciliation", et d'autres dirent : "Au contraire, elle fut conquise par la force et la guerre". Et quel que soit le cas, le nombre des morts est compté sur les doigts de la main dans cette grande conquête. Ceci indique clairement que le combat de l'Islam n'avait pas pour but de tuer les gens, mais son but était que les gens adorent leur Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) et non pas un autre que Lui. 

 

 

* Le combat dans le chemin d'Allah n'est pas une expansion, ni de l'orgueil :

 

Le combat islamique ne cherche pas à s'emparer de l'argent des gens et à les rendre esclaves, mais il cherche à ce que les gens adorent Allah (Le Puissant et le Haut) et à repousser d'eux l'injustice ; et dans le passé, Kasraa, César, et d'autres rois torturaient les gens, jusqu'à ce que le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) vienne avec cette religion.

 

Alors l'Islam est venu pour libérer l'homme de la tyrannie de son frère l'homme, et pour lui faire adorer son Seigneur l'Unique, et Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

 

 

{Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur"} [Les femmes : 75].

 

  

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) conquit la Mecque et il se mit à tourner autour de la Maison sacrée alors qu'il avait dans sa main un bâton avec lequel il transperçait les statues qui tombaient les unes après les autres, pendant que son muezzin disait : "Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah".

 

L'histoire de la conquête islamique est une histoire blanche et propre, même si à certaines époques tardives elle est mélangée à un peu de convoitise de ce monde et de ses gains, car il ne faut pas prendre en considération l'histoire seulement, mais il faut prendre en considération les pratiques qui suivent le bon chemin et qui représentent la réalité de cette religion ; de plus, la conquête islamique reste la plus élevée et la plus pure, et les ennemis le reconnaissent avant les amis ; des écrivains occidentaux reconnaissent cela, comme un des grands historiens britanniques Arnold Toynbee a dit :

-"L'Histoire n'a jamais connu de conquérant plus juste et plus miséricordieux que les arabes".

 

La conquête de la Mecque fut une grande conquête, parce que Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) était le chef de la marche, il dirigea les gens vers la bonne directive, et il leur expliqua la réalité de l'affaire.

Cette grande conquête dont l'humanité a inscrit la pureté, la clarté et la protection des gens, n'a pas transgressé les droits, n'a fait de tort à personne et n'a été injuste envers personne.

 

* Les systèmes du monde étaient des systèmes de tyrannie et de mépris

 

Beaucoup parmi ceux qui ont écrit à propos de l'Islam, de l'histoire de l'Islam et de ses conquêtes, même parmi les non musulmans, reconnaissent la grandeur de cette religion et la grandeur des bonnes qualités avec lesquelles les musulmans remportèrent la victoire ; car ils faisaient la conquête des cœurs avant la conquête des pays ; et ces nations, ces peuples et ces ethnies qui furent conquis à cette époque-là, pratiquent l'Islam, le défendent, croient à l'Islam, meurent pour lui, participent à sa réalisation comme ils ont participé auparavant à la réalisation de son histoire, parce que la conquête n'était pas de l'hostilité, ni de l'usurpation, ni de la domination, mais elle fut une conquête des cœurs et une protection des peuples.

 

Ces peuples trouvèrent de la conquête islamique et de sa justice ce qu'ils n'avaient pas trouvé de leurs dirigeants qui étaient de la même race qu'eux, alors ils aimèrent les musulmans et les préférèrent, ils témoignèrent de leur mérite, et ils embrassèrent la religion qui triompha.

Cette grande religion conquit les cœurs avec la vérité, la justice et les bonnes qualités avant de conquérir les pays avec l'épée, la force et le pouvoir ; de nos jours, le musulman qui ne possède pas la force, peut conquérir les cœurs avec sa sincérité, ses qualités honorables, sa science correcte, sa pensée modérée, sa parole juste, et en parlant avec le Coran, la vérité et la justice.

 

* Le jour de la loyauté et de la bienfaisance :

 

La responsabilité de la Maison sacrée pendant l'époquhum* Lesenvoi de ce noble prophète (bénédictions et salutations d systèmes du monde étaient des sy/spanstètext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;mes de tyrannie et de méprisanité a insc lang=rit la pureté,Allah (qu l*Allah sur luiFR), comme Il a dit (qumso-ansi-language: FR; Les systèmes lang= du monde étaient des systèmes de tyrannie et de méprisa cl∓arté et la protection des Allah (qugens, ne de l'ignorance avant l'Islam appartenait à Aali Chaybah, lorsqu'Allah (qu'Il soit exalté) ouvrit la Mecque pour Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue), Ali ibn MsoNoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingMsonbsp;NoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingMsoNoSpacingAbi Taaleb (qu'Allah soit satisfait de lui) se mit debout devant lui en ayant la clé de la Kâaba dans sa main, et il dit :

-"O Messager d'Allah ! Rassemble pour nous la responsabilité de garder la clé de la Kâaba et de donner à boire aux pèlerins, qu'Allah prie sur toi !", alors le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Où est Othmaane ibn Talhah ?), on l'appela, et il dit :

(Prends ta clé, ô Othmaane ! Aujourd'hui, c'est un jour de bienfaisance et de loyauté).

 

Cette grande signification que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) établit à cette occasion en fortifiant le sens de la bienfaisance, de la loyauté et du remerciement, confirme que cette religion qui est venue pour administrer toute la vie, est venue avec les situations de bonheur, de gentillesse, de satisfaction, de joie et de gaieté vers lesquelles l'homme penche et avec lesquelles il se réjouit.

 

* Qu'ils se réjouissent

 

 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et les musulmans furent contents de la conquête de la Mecque comme ils ne le furent jamais auparavant ; et avant cela, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait ressentir continuellement aux musulmans que la joie fait partie de la vie, et que le serviteur doit être content, que ce soit pour les profits concernant la religion comme la science, ou les bonnes actions, ou l'adoration, ou le jeûne, ou les prières accomplies la nuit, ou la réussite, ou la lecture du Coran, ou la mémorisation du Coran, ou le bien, ou l'appel à Allah, ou la réussite dans une de ces affaires de l'adoration ; et Allah (Le Puissant et le Haut) a dit à propos de cela : {Dis : "[Ceci provient] de la grâce d'Allah et de sa miséricorde ; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent"} [Jonas : 58] ; ou que ce soit la joie pour les affaires de ce monde aussi, car elles sont comprises dans Sa parole (qu'Il soit exalté) : {que tout ce qu'ils amassent"}.

 

Bien que la première soit meilleure qu'elle, sauf que la joie pour les affaires de ce monde est recommandée aussi tant qu'elle est dans les limites de ce dont Allah est satisfait, comme par exemple : si l'homme est content d'une réussite, ou d'une promotion, ou d'un meilleur niveau dans ces moyens de subsistance, ou pour son mariage, et d'autres choses semblables ; cette joie ne doit pas être blâmée, mais au contraire c'est une joie louable et qui fait partie de la nature de l'homme. 

 

La vie n'est pas toujours une constance dans le travail, ni une affaire stricte, il faut absolument qu'il y ait dans la vie des moments pendant lesquels la personne recherche le repos, la satisfaction, la joie, l'amusement qui est une satisfaction d'Allah (Le Puissant et le Haut), le divertissement du cœur, et l'éloignement du souci et de l'angoisse ; car la vie sans joie ne dure pas et ne continue pas, et le serviteur n'a pas la force de faire face à ses difficultés et à ses douleurs. Alors, réjouissons-nous, parce que la joie dans ce qui ne met pas Allah (Le Puissant et le Haut) en colère est un bien, elle ouvre les beautés de l'âme et ses horizons, elle renouvelle ses capacités et ses énergies, et elle la pousse vers plus de réalisations et de réussite.

 

La joie est nécessaire dans la vie, ainsi que le divertissement, même pour les personnes sérieuses et celles qui travaillent ; Omar (qu'Allah soit satisfait de lui et le rende satisfait) se divertissait, il disait de la poésie, il plaisantait, il riait et il souriait ; et ceci n'est pas étonnant, car il a appris cela du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et lorsque je parle d'Omar, je parle d'Omar Al-Faarouq le strict, celui que l'on pourrait penser qu'il ne sourit pas et dont la joie et le divertissement ne trouvent pas de chemin vers son cœur, alors qu'il est (qu'Allah soit satisfait de lui) l'opposé de cela.

 

Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) portait ses vêtements d'Ihraam et il était sur sa chamelle, alors elle s'élevait et s'abaissait dans sa marche, et les gens disaient à haute voix : "Labbayk Allahoumma labbayk", et Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) disait :

-"C'est comme si celui qui monte sur elle est une branche sur un éventail lorsqu'elle y est accrochée, ou un buveur ivre".

 

Alors il compare cette chamelle et celui qui la monte à une branche qui bouge à droite puis à gauche pendant un jour où il y a du vent, ou à un buveur ivre, c'est-à-dire : il bouge et titube sans savoir ce qu'il y a autour de lui.

 

Et lui et Ibn 'Abbaass plongeaient dans l'eau afin de voir lequel restait le plus longtemps possible sans respirer, - Ibn 'Abbaass était encore jeune, il y avait entre lui et Omar une très grande différence d'âge, Ibn 'Abbaass avait treize ans, et il était proche de l'âge de puberté ou il avait dépassé l'âge de puberté depuis peu -.

 

On interrogea Othmaane (qu'Allah soit satisfait de lui) à propos de celui qui est en état d'Ihraam : "Entre-t-il dans le jardin ?", il dit : "Oui, et il sent le basilic".

 

* Le divertissement est un droit de l'âme :

 

C'est ainsi qu'était la guidée des compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) et la guidée des musulmans, des grands imams et des savants, ils donnaient à l'âme son droit au divertissement, jusqu'à ce qu'Ach-Chaafi'î (qu'Allah soit satisfait de lui) disait :

-"On disait : [L'air grave [l'allure posé] dans le jardin ne fait pas partie de la grandeur d'âme]" ; et lorsqu'il allait au jardin, il enlevait son turban, et il plaisantait, riait, parlait, souriait, et il traitait ceux qui étaient autour de lui avec gentillesse. Car dans la vie, il y a des vieux, des petits, des jeunes, des adolescents, des enfants, des hommes et des femmes, et elle comporte un temps suffisant pour le divertissement et une aisance.

 

Un jour de fête, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était couché dans la chambre d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et au-dessus de sa tête deux jeunes filles avec des tambours chantaient une chanson des arabes de l'époque de l'ignorance avant l'Islam, alors Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) entra, il alla vers elles et dit :

-"Les instruments du diable dans la maison du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ?", alors le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) lui dit :

(O Abou Bakr ! laisse-les, car ce sont des jours de fête).

 

Et lorsque les gens d'Abyssinie jouèrent avec les lances dans la mosquée, il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Jouez, - et dans une autre version : prenez -, ô Banou Arfidah, afin que les juifs et les chrétiens sachent qu'il y a dans note religion un temps pour le divertissement).

 

Oui, il y a dans notre religion un temps pour le divertissement, et nous devons utiliser ce temps de divertissement d'une bonne manière, parce qu'obliger les âmes à être toujours sérieuses et strictes pousse rapidement à la rupture et à l'arrêt des actions, et au fait que l'homme soit incapable de continuer à accomplir les actions.

 

Oui, il y a dans notre religion un temps pour le divertissement, et nous devons tirer profit de ce temps pour le divertissement et le contrôler avec les règles de notre religion afin qu'il ne se transforme pas en transgression ou en déviation.

 

* Le licite et l'illicite dans la réjouissance

 

Souvent, le serviteur connait avec sa nature saine la différence entre le licite et l'illicite, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Le licite est évident et l'illicite est évident, et il y a entre eux des choses douteuses que beaucoup de gens ne connaissent pas), c'est-à-dire que beaucoup de choses licites sont évidentes et beaucoup de choses illicites sont évidentes.

Et dans certaines versions : lorsqu'un homme interrogea le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) à propos du bien et du péché, il dit :

(Le bien est ce qui apaise le cœur et ce qui apaise l'âme ; et le péché est ce qui gêne dans le cœur et est hésitant dans la poitrine, même si les gens te donnent des opinions juridiques).

 

Souvent, la personne sait à partir des indications de son cœur qu'elle se dirige vers l'erreur…une provocation, une incitation, une tentation, l'attachement à une envie sexuelle, répondre aux appels du diable, être éloigné d'Allah (Le Puissant et le Haut), alors ceci signifie que la direction est une erreur, que ce temps de divertissement n'est pas légal dans la législation islamique, et qu'il faut l'éviter et s'éloigner de ses conséquences.

 

Il est suffisant que tu te contentes de ce qu'Allah (Le Puissant et le Haut) t'a rendu licite, et il y a dans le licite ce qui suffit pour éviter l'illicite ; de plus, si les gens se contentaient de ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) leur a rendu licite parmi les différentes bonnes choses et les plaisirs licites, ces choses se réaliseraient pour eux :

 

Premièrement : une vie agréable et sûre, des âmes et des cœurs purs, et le renouvellement continuel des déterminations.

 

Deuxièmement : la pratique de la religion d'Allah (Le Puissant et le Haut) et la réalisation des modèles élevés.

 

* Renfrognement ou sacrilège : 

 

Certaines personnes ne font pas la différence entre le sérieux et la plaisanterie ; j'ai vu des gens pendant les fêtes ou leur mariage, malgré cela le sourire est absent de leurs visages, ils trouvent que la plaisanterie est gênante même si elle est innocente ; et tu trouves que beaucoup parmi eux s'empressent de troubler ces belles réunions avec des problèmes, des questions, des oppositions, des disputes inutiles et des discussions chaudes et animées ; et ceci est très éloigné du temps pour le divertissement.

Et d'un autre côté, tu trouves des gens qui pensent que la joie est une situation exceptionnelle, alors ils transgressent ce qu'Allah a permis pour faire ce qu'Il a interdit, ils commettent des actes qu'Allah (qu'Il soit exalté) n'aime pas et dont Il n'est pas satisfait alors qu'ils le savent ; et si Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) les voyait dans cette situation, ils auraient honte de cela, que dire alors qu'Allah (Le Puissant et le Haut) les regarde.

 

Il y a dans notre religion un temps pour le divertissement, beaucoup de gens n'utilisent pas convenablement ce temps pour le divertissement, et ils se privent eux-mêmes de ce temps ou ils l'utilisent d'une mauvaise manière ; Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui est notre imam et notre modèle à suivre, se réjouissait et permettait aux gens de se réjouir, plus exactement, il enseignait à ses compagnons comment se réjouir ; il fit la course avec Aïcha (qu'Allah soit satisfait de lui) pendant une expédition militaire, elle réussit à le battre une fois et il réussit à la battre une autre fois, et il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Celle-ci est pour la fois où tu m'as battu).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a joué avec Zaahir Al-Aslami, il est un compagnon qui était son ami, il le serra dans ses bras par derrière lui, et il commença à annoncer les enchères : (Qui achète l'esclave ? Qui achète l'esclave ?) ; alors, il se retourna et vit le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), puis il se mit à appuyer son dos sur le corps du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) en disant : "Alors, je jure par Allah que tu me trouveras invendable", et il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Mais auprès d'Allah tu n'es pas invendable).

 

Et une femme vint interroger à propos de son mari, il lui dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Est-il celui qui a du blanc dans ses yeux ?), et c'est comme si elle craignit et eut peur, alors il lui dit : (Chaque personne a du blanc dans ses yeux).

 

Une autre femme vint le voir pour lui demander d'invoquer Allah pour elle pour qu'elle entre au Paradis, il lui dit : (Les vieilles femmes n'entrent pas au Paradis), alors elle partit en pleurant, puis il dit : (Dites-lui qu'elle n'entrera pas au Paradis en étant une vieille femme, Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {C'est Nous qui les avons créées à la perfection, et Nous les avons faites vierges, gracieuses, toutes de même âge} [L'événement : 35-37]).

 

Le maniérisme excessif et le sérieux strict ne font pas partie de la dignité, car le sourire est une aumône, la bonne parole est une aumône ; la sympathie et les bonnes relations avec ceux dont tu es responsable comme l'épouse, ou l'enfant, ou l'élève, est une bienfaisance et une aumône ; donc, nous devons enseigner à ceux-là la guidée de l'Islam concernant la joie et la gaieté.

 

Dans la maison de Khadija :

  

 

* Un amour noble :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se maria avec elle à la Mecque alors qu'il était en pleine jeunesse, et elle avait dépassé l'âge de quarante ans ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne s'est pas marié avec une deuxième femme jusqu'à ce qu'elle meure, et elle est la mère de tous ses enfants sauf Ibrahim qui est de Maria la Copte.

 

Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) aimait Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle), il fit connaissance avec elle à travers une transaction commerciale, étant donné qu'il alla avec une partie de sa richesse à Chaam accompagné de son servant, ensuite il revint avec un gain abondant ; elle vit en lui les signes de l'honnêteté et de la sincérité, alors elle l'honora et le respecta, et il se maria avec elle (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

* Des souvenirs agréables :

 

Après la mort de Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle), le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se rappelait souvent d'elle et faisait son éloge, jusqu'à ce qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) fut jalouse d'elle, bien qu'elle ne l'ait jamais vu, puisqu'elle était une petite fille, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se maria avec Aïcha lorsqu'elle avait sept ans, il consomma le mariage avec elle lorsqu'elle avait neuf ans, et il mourut (qu'Allah prie sur lui et le salue) lorsqu'elle avait dix-huit ans ; malgré cela, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) était jalouse parce que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) mentionnait souvent Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle).

 

* Une loyauté rare :

 

Un jour, une femme demanda la permission d'entrer où le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se trouvait, il entendit sa voix, et sa voix ressemblait à la voix de Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle), mais qui est cette femme ?!

C'est Haala la fille de Khouwaylid la sœur de Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle), alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit en étant très content : (O Seigneur ! Haala), il était content que ce soit sa sœur.

 

Parfois le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) égorgeait une brebis et il l'envoyait aux amies de Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) ; il la mentionnait souvent (qu'Allah prie sur lui et le salue) jusqu'à ce qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) lui dit un jour :

-"O Messager d'Allah ! Tu mentionnes souvent une vieille femme parmi les vieilles femmes de Qouraych dont les coins de la bouche sont rouges et qui est morte, alors qu'Allah te l'a remplacé par une meilleure qu'elle ?!", elle voulait parler d'elle-même ; mais le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne se lassa pas, au contraire il répéta et dit à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) au même moment :

(Allah (Le Puissant et le Haut) ne me l'a pas remplacé par une meilleure qu'elle), et dans une autre version :

(Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle).

Et avec une spontanéité complète, il répéta à nouveau et lui dit :

(On m'a donné son amour). 

 

Avec cette loyauté élevée du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour son épouse, nous faisons plusieurs pauses de réflexion :

 

Premièrement : c'est une grande leçon concernant la loyauté et la préservation de l'amour, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) disait : (la bonne relation d'amour fait partie de la foi).

Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) est morte, mais son amour n'est pas mort dans le cœur du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), plus exactement, il était fier de cet amour, il en parlait à haute voix, et il disait, - comme ceciFR a été mentionné précédemment - :

(On m'a donné son amour).

 

Il considéraitil faut l que son amour pour Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) était un/spane subsistance qu'il avait reçue, dont il MsoNoSpacingdevait être content (qu'Allah prie sur lui et le salue), qu'il ne devait pas le cacher, et il ne devait pas avoir honte de dire en présence de ses compagnons qu'il aimait Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) ; de nos jours, il est nécessaire que les gens apprennent cette grande leçon concernant la loyauté du premier professeur (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Deuxièmement : c'est une leçon importante pour la construction des relations sociales entre les gens, par exemple : avec les deux époux : il se peut que les deux époux vivent au début de leur vie ensemble plusieurs aspects du bonheur, mais on se demande :

"Jusqu'à quand cette situation continuera et durera ? Et est-ce que cette belle relation amoureuse entre eux durera ou elle changera après un moment, et elle se transformera en problèmes, en disputes, en éloignement, et en cris ?".

 

La vie conjugale comporte des charges et des responsabilités, et parmi les causes de la réussite des maisons islamiques : avoir des relations avec un esprit de fraternité et d'amour, ainsi que la pureté et la loyauté entre les deux époux ; ceci est nécessaire pour tout musulman à chaque instant, surtout à notre époque, à l'époque du commerce des médias, où l'homme et la femme voient à travers ce qui est diffusé sur les écrans dans les films, les séries, les chansons des vidéos clips, et beaucoup de choses, ce qui les pousse aux envies sexuelles et à l'impulsion corporelle ; et il se peut que l'homme ou la femme ne trouve pas dans le partenaire de la vie les descriptions qu'ils voient sur l'écran, que ce soit du côté de l'apparence, ni du côté corporel, ni d'autres côtés. Et à ce moment, nous avons un besoin urgent d'apprendre des leçons concernant la loyauté et la préservation de ce contrat de mariage que nous avons conclu entre nous, et que notre Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) a appelé : {un engagement solennel} [Les femmes : 21], afin qu'il ne se transforme pas en apparence et en image, et ensuite le mariage devient un échec, une destruction et un effondrement.

 

Nous avons un besoin urgent d'apprendre ce genre de leçons à l'époux et l'épouse avant et après le mariage, afin de préserver la vie conjugale, et d'avoir des relations d'amitié, d'amour, de patience, de tolérance, et de prise en considération des situations de l'autre. 

 

Troisièmement : il faut absolument être loyal avec les amis, les collègues de travail, et les camarades à l'école ; car nous avons tous vécu des étapes particulières :

A l'école primaire, tu as des amis, ainsi qu'au collège, au lycée et à l'université ; et ces amis ont été séparés, ils se sont dirigés vers des fonctions différentes, dans des pays différents, et peut-être que leurs pensées, leurs efforts, leurs points de vue et beaucoup de choses, sont différents ; mais la loyauté reste la qualité qui gouverne la relation entre eux.

                                                                

De même que le beau visage que tu as aimé un jour, tu étais avec lui sur les bancs de l'école, ou dans les bureaux du travail, ou sur le chemin de l'appel à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), ou dans les domaines de la fonction mondaine, ou même les voisins avec lesquels tu as vécu un jour, tu étais avec eux dans les gradins et les terrains de jeu de l'enfance, ensuite à cause du développement, tu es parti dans un autre quartier, ou à cause des conditions du travail, tu es parti dans une autre ville, mais ces noms restent de beaux souvenirs ; il se peut que tu ne puisses pas toujours être en contact avec ceux-là, mais tu peux leur téléphoner, ou même leur envoyer un message sur le portable de temps en temps, ou les féliciter pour la fête d'Al-Fitr ou d'Al-Ad'haa, ou au début du mois de Ramadan, et d'autres choses semblables.

 

Et qu'est-ce qui empêche qu'il y ait un genre de contact, de visite, de voyage, de travail en commun, qui rassemble les collègues de travail, même si c'est une fois par mois, ou une fois tous les six mois, ou une fois par an ?!

Et la moindre des choses que tu puisses avoir pour eux dans ton cœur est la loyauté ; donc, lorsque tu rencontres cette personne que tu as vu, ou que tu as connu, ou que tu as aimé, ne la rencontre pas avec un visage froid, un petit sourire et des mots flasques ! Non, mais au contraire, renouvelle l'amitié, donne-lui de bons sentiments et des paroles sereines, invoque Allah (qu'Il soit exalté) pour lui sincèrement, exprime ton sentiment et ton regret de la séparation, et que les situations de la vie, du travail, les obligations et beaucoup d'autres choses sont la cause de la rupture du contact entre vous.

 

Il est obligatoire que la relation de bonne amitié et de loyauté soit établie entre nous et nos collègues, nos amis, nos camarades d'enfance, nos camarades de jeunesse, nos camarades de classe, nos amis de quartier, et d'autres personnes que nous avons rencontré un jour.  

 

 

Quatrièmement : parmi les aspects les plus élevés et les plus grands de la loyauté :

 

La loyauté avec ceux qui ont été bienfaisants envers toi ou qui t'ont aidé, parce que l'âme qui fait des efforts pour faire le bien parmi les gens, est une âme élevée. L'Islam exhorte à faire le bien et à être bienfaisant envers les autres, et d'un autre côté, il exhorte à préserver ce bien que l'on nous fait et à ne pas être ingrat, parce que l'ingratitude pousse les autres à ne pas faire le bien ; car lorsque je fais le bien aujourd'hui, ensuite je fais face à l'ingratitude demain, alors je n'aurais pas d'énergie pour recommencer à faire le bien la prochaine fois.

 

Cette personne à qui tu as fait du bien et a répondu au bien que tu lui as fait d'une mauvaise manière, t'a alors donné une leçon pour que tu ne sois pas bienfaisant envers les gens ; et tu trouves souvent des gens qui se plaignent des autres en disant : "Ils ne préservent pas l'amour et le bien qu'on leur fait, par conséquent il ne sert à rien qu'on fasse le bien".

Alors, nous disons : "Non, au contraire, fais le bien et jette-le dans la mer ; ne te rappelle pas de ce bien et n'y pense pas ; et à chaque fois qu'une occasion se présente, tu dis : [J'ai fait ceci, j'ai fait cela !] ; oui, il se peut que tu t'en rappelles à une occasion particulière, mais ne le répète pas en le mentionnant avec ta langue".

 

Tu dois aussi préserver l'amour pour ceux qui t'ont fait du bien en t'enseignant et en t'orientant, il se peut que ce soit un instituteur pendant l'enfance ou à une étape particulière, ou un cheikh, ou un prédicateur, ou un conseiller ; donc, préserve l'amour pour lui, c'est la raison pour laquelle l'imam Ach-Chaafi'î (qu'Allah lui fasse miséricorde), qui est parmi les grands sages de cette communauté qui ont appris à l'école de la prophétie, a dit : "Celui qui est libre est celui qui a donné de l'importance à l'amour d'un instant, ou s'est accroché à celui qui l'a récompensé pendant un instant".

 

Le mot "libre" vient de la liberté, et il signifie : la virilité, la grandeur d'âme, la noblesse et les bonnes qualités ; alors, Ach-Chaafi'î (qu'Allah lui fasse miséricorde) explique que "celui qui est libre" est celui qui donne de l'importance à l'amour d'un instant, par conséquent s'il y a entre toi et une personne l'amour pendant un instant, et peut-être que cet amour s'est interrompu et vous vous êtes éloignés, alors celui qui est libre donne de l'importance à cet instant et la préserve.

 

Et sa parole : "ou s'est accroché à celui qui l'a récompensé pendant un instant", c'est-à-dire : si une personne t'enseigne une lettre, ou un mot, ou un avis, ou une opinion juridique, ou t'a orienté vers une sagesse, alors tu donnes de l'importance à cette personne et tu préserves l'amour pour lui, tu invoques Allah (qu'Il soit exalté) pour lui et tu fais son éloge.

 

Cinquièmement : Parmi les plus beaux aspects de la loyauté envers les êtres humains et les créatures : 

 

La loyauté envers les parents, car la personne imagine son père et sa mère pendant l'enfance, et ceux qui sont devenus des parents ont fait l'expérience des sentiments de l'amour et de la compassion que les parents vivent envers leurs enfants ; et il est rapporté dans l'histoire du peuple de Noé (paix sur lui) qu'une femme avait un enfant, lorsque le déluge et la noyade arrivèrent, à chaque fois que l'eau montait à un endroit, elle montait avec son enfant à autre endroit, jusqu'à ce qu'elle arriva au sommet d'une montagne ; et lorsque l'eau arriva à sa gorge, elle élevait son enfant au-dessus de sa tête en espérant si seulement elle se noyait, elle seulement, et qu'Allah (qu'Il soit exalté) sauve cet enfant ! Comme il est mentionné dans certaines versions :

(Si Allah avait fait miséricorde à quelqu'un du peuple de Noé, Il aurait fait miséricorde à la mère de l'enfant).

 

Et nous devons préserver ce sentiment parental débordant de tendresse continuelle pour nos parents en invoquant Allah (qu'Il soit exalté) pour eux, en demandant la miséricorde pour eux, et en préservant leur rang : {alors ne leur dis point : "Fi!", et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité} [Le voyage nocturne : 23-24] ; et Allah (qu'Il soit exalté) n'a pas ordonné de s'abaisser pour quelqu'un sauf pour eux, Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {abaisse pour eux l'aile de l'humilité ; et dis : "O Mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit"} [Le voyage nocturne : 24].

 

Beaucoup de jeunes disent : "Mon père ne comprend pas mes situations" ; et certaines filles disent : "Ma mère ne me comprend pas".

Oui, il se peut qu'il ne te comprenne pas parce que tu fais partie d'une génération et il fait partie d'une autre génération, et le niveau de culture entre toi et lui est différent, mais tu dois, toi, faire des efforts pour le comprendre et prendre en considération ses situations, et il se peut qu'il te comprenne mais il n'est pas nécessairement d'accord avec toi sur tout ce que tu veux, et il se peut qu'il regarde ton intérêt d'une autre point de vue ; alors, tire profit de l'expérience des vieux, de leur connaissance, de leur science ; et tu ne trouveras personne qui soit plus bienfaisant, plus doux, plus affectueux et meilleur conseiller que les parents. Ceci ne signifie pas que le père a toujours raison, mais sans aucun doute, le père est toujours affectueux, compatissant et conseiller ; et parmi les aspects de la loyauté que nous apprenons de l'école de la prophétie : nous devons donner beaucoup d'importance à la loyauté envers les parents.

 

Et bénédictions et salutations d'Allah sur le prophète Mohammed qui nous a enseigné cette grande qualité.

 

L'inspiration de la vie conjugale  

 

 

La dixième année de l'envoi du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et avant l'émigration à Médine, fut appelée "l'année de la tristesse" ; et la tristesse est une partie de la nature humaine, car les âmes souffrent et sont atteintes par des malheurs, mais le soulagement d'Allah (qu'Il soit exalté), Sa générosité et Son aide sont plus proches.

 

La vie est plus belle et plus agréable, et même les tristesses, avec la patience et la satisfaction, se transforment en joie ; le cœur malade doit être traité avec une dose de satisfaction et de croyance au destin, alors la vie devient agréable et bonne malgré les douleurs qu'elle comporte.

 

O Messager d'Allah ! Qu'est-ce qui t'a rendu triste et a fait couler les larmes de tes yeux ?! Deux malheurs se sont rassemblés pour lui cette année-là : le premier est la mort de Khadija la fille de Khouwaylid (qu'Allah soit satisfait d'elle), son épouse (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et elle était plus que cela, Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) était très importante pour le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il l'a connu avant la prophétie et a fait du commerce pour elle, alors elle aima ses bonnes qualités, son honneur et sa bonté ; elle désira se marier avec lui, ce qui arriva effectivement, ensuite elle fut pour lui le meilleur compagnon, la meilleure amie, une bonne conseillère et un bon soutien jusqu'à l'arrivée de la prophétie, et elle fut la première qui crut en lui.

 

Il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(J'ai reçu l'ordre d'annoncer à Khadija la bonne nouvelle d'une maison au Paradis en fils d'or ou d'argent, dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue).

 

O Allah ! Que cette bonne nouvelle importante a un grand effet et une grande signification !

 

* Le bateau du mariage dans les vagues des problèmes :

 

 

Il se peut que la vie au début du mariage soit remplie de plaisir, mais plus le temps avance, les problèmes commencent à apparaître, et les deux époux commencent à s'éloigner l'un de l'autre, jusqu'à ce que l'affaire se termine par un genre de relation conjugale officielle qui n'a pas de réalité ; alors, les deux époux suivent deux chemins parallèles qui ne se rencontrent pas ; le problème est qu'il se peut qu'ils s'entrecroisent et divergent, mais ils ne se rencontrent pas ; c'est la raison pour laquelle la bonne nouvelle annoncée à Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) fut une maison dans le Paradis en fils d'or ou d'argent dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue.

 

La parole calme, le regard satisfait et la patience sans se plaindre, sont la base de la relation conjugale entre l'homme et la femme ; la maison est remplie de responsabilités, comme les enfants, les travaux, les problèmes, les disputes, les changements dans la fonction et le logement, dans la résidence et le voyage, et les différents programmes, alors s'il n'y a pas un certain degré de patience, de satisfaction et de force de résistance, la vie conjugale est exposée à la disparition.

 

Beaucoup de gens parlent de la relation conjugale avec beaucoup de douleurs des frères et des sœurs, et la vérité n'est pas présente, parce qu'il se peut que chaque partie exige des choses de l'autre partie alors qu'elle ne fait pas d'efforts.

 

Je pense que selon ce que j'ai vu réellement de beaucoup de situations des maisons, que la vie conjugale est comme un bateau qui a besoin d'éveil et de vigilance continuellement, et au moment où celui qui surveille devient insouciant, alors les vents peuvent faire pencher le bateau à droite et à gauche, et plus exactement il se peut que le bateau coule avec tous ses passagers. Nous avons besoin de beaucoup de concessions provenant des deux parties, afin qu'il n'y ait pas de bruit dans la maison, ni de fatigue, comme la maison de la véridique croyante, l'épouse du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle).

 

* Une relation de complémentarité équivalente :

 

 

La relation conjugale ne peut pas être résumée à une relation de corps à corps, car il se peut que cela s'étiole avec le temps et que sa chaleur s'éteigne ; mais lorsque c'est une relation complémentaire, une relation de raison à raison, il y aura entre les deux époux une compréhension avec la raison, une vision commune, ainsi qu'une compréhension avec le cœur dans les sentiments d'amour, de tendresse, d'affection, et de patience ; et ce n'est pas une relation avec une corde dans laquelle chaque partie essaie de tirer la corde vers elle, alors la femme demande tout le temps et fait des reproches, et l'homme réprimande et critique, et à ce moment-là la compréhension entre eux est faible ou inexistante, et la victime est la vie conjugale, ensuite les enfants.

 

Afin que cette vie conjugale soit bonne et stable, nous devons suivre le premier professeur (qu'Allah prie sur lui et le salue), et c'est une grande école, si nous la lisions, nous trouverions des choses étonnantes dans sa manière de se comporter avec ses épouses (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

Notre prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) nous a appris toute chose, même la relation de l'homme avec son épouse, et il nous a expliqué que la vie est agréable en s'éloignant du bruit et des cris ; elle est agréable avec la modestie, en s'éloignant de l'égoïsme, en donnant de la considération au point de vue de l'autre, en évitant la colère et l'emportement…et nous ne devons pas permettre à nos crises passagères d'avoir de l'effet sur notre vie, alors aucun de nous ne doit se permettre, homme ou femme, de prononcer des paroles d'insulte, ou de déshonneur, ou de critique pendant un moment de colère ; et si cela se produit à cause de la nature humaine, alors la porte est ouverte afin que la personne regrette, se corrige et fasse des excuses directes et sincères, en se rattrapant avec des actes sincères qui préservent le rang de la femme chez l'homme ou le rang de l'homme chez la femme.

 

 

* L'insistance et les demandes :

 

(J'ai reçu l'ordre d'annoncer à Khadija la bonne nouvelle d'une maison au Paradis dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue).

 

Une maison dans laquelle il n'y a pas de problèmes, ni de charges difficiles ; c'est un des problèmes qui a de l'effet sur la stabilité de la vie conjugale, car tu trouves beaucoup de demandes et d'insistances alors que chacune des deux parties connait l'autre : l'épouse connait les capacités économiques et financières du mari, ainsi que ses situations de travail, ses rendez-vous et ses obligations, ce qui pourrait l'empêcher de faire beaucoup de travaux et de réalisations à la maison ; il en est de même pour le mari, il connait les situations de l'épouse et ce à quoi elle est exposée comme les règles et l'accouchement, et dans toutes ces situations, l'état d'esprit de la femme change, elle ressent parfois un genre de dépression, ou de tension psychologique ou de problèmes qui exigent un certain degré de tendresse et d'attention.

 

Donc, que Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) soit un bon modèle pour les croyantes pieuses ; et que les hommes pieux prennent comme bon modèle Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue), pour ceux qui désirent rencontrer Allah (qu'Il soit exalté) et le jour du jugement, et évoquent beaucoup Allah (qu'Il soit glorifié).

 

Dans lnbsp style=;a maiso/spann d'Aïcha (qu'Allatext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;h soit satisfait d'elle) :

 

* L'enseignante des hommes :

 

Les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) connaiss/spanaient son grand mérite et son rang, car elle est l'épouse de leur prophète et l'épouse qu'il aimait le plus (qu'Allah prie sur lui et le salue) parmi ses épouses.

 

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) mémorise les hadiths du messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), elle était une grande enseignante dans cette science, jusqu'à ce qu'Abou Moussa Al-Ach'âari (qu'Allah soit satisfait de lui) dise :

-"A chaque fois que nous ne comprenions pas une affaire, et que nous interrogions Aïcha, nous trouvions avec elle une science à ce sujet".

 

Allah (qu'Il soit exalté) l'a créée afin qu'elle soit la bien-aimée de la maison de la prophétie, et qu'elle apprenne la science et la mémorise ; et elle est considérée être celle qui mémorise le plus de hadiths et qui rapporte le plus de la Sounnah du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) parmi les compagnons ; elle reprenait les plus grands compagnons et elle les corrigeait, comme elle a corrigé Abdoullah ibn 'Amr, Abou Houréïrah, Ibn 'Abbaass et d'autres ; plus exactement, un savant "Az-Zarkachi" a écrit un livre spéciale qu'il a intitulé : "La réponse pour mentionner ce qu'Aïcha a corrigé aux compagnons".

 

Et une fille de cet âge, à l'esprit brillant, à l'intelligence flamboyante, et qui fait très attention, dans la maison de la prophétie, indique que derrière cela, il y a une très grande sagesse divine.

 

* Pourquoi s'est-il marié avec Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) ?

 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne recherchait pas les belles femmes, bien qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) soit parmi les plus belles femmes, et il ne recherchait pas les petites filles non plus ; et s'il avait voulu, les Qouraychites lui auraient proposé leurs meilleures femmes, mais il choisit premièrement Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle), et après sa mort, il se maria avec Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui est la seule femme vierge avec qui il se maria ; et ceci, à cause de la relation profonde et la position entre lui et As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui), et par la sagesse d'Allah (qu'Il soit exalté) pour qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) soit une école prophétique qui mémorise pour les musulmans la guidée du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), surtout ce qui concerne les affaires intérieures [à l'intérieur de la maison], par exemple : qui nous a rapporté comment le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait lorsqu'il était au lit avec son épouse ?!

 

Oui, ce sont des secrets et affaires intimes, mais en ce qui concerne le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il était nécessaire que les gens apprennent leurs règles, ce qui est licite et ce qui est interdit, ce qui est prescrit et ce qui ne l'est pas ; et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) était celle qui nous rapportait cela, jusqu'à ce qu'elle dise (qu'Allah soit satisfait d'elle) :

-"Lorsqu'elle avait ses règles, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui ordonnait de s'envelopper de son pagne, ensuite il dormait avec elle et la caressait sans commettre une chose interdite", comme Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues…} [Al-Baqara : 222] [c-à-d : ne pas avoir de coït avec elles].

 

Qui nous a enseigné comment le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prenait son bain dans sa maison ? C'est Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui raconte que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était parfois avec elle dans l'endroit où il prenait son bain, et elle prenait de l'eau et elle la versait sur son corps, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prenait de l'eau et il la versait sur son corps, alors elle disait : "Laisse-moi faire, ô Messager d'Allah !", et il disait : "Laisse-moi faire, ô Aïcha !".

 

Voilà comment était la vie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avec ses épouses, d'une simplicité et d'une spontanéité qui sont absentes dans beaucoup de maisons de nos jours ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était éloigné du maniérisme, de l'exagération, de la simulation et des choses qui empêchent que la relation soit claire, harmonieuse et sincère.

 

* Les maisons de la prophétie :

 

Un soir, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint chez Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) ; sa maison n'était pas un beau palais immense, ni une grande construction ; non, les maisons des épouses du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) étaient un ensemble de chambres très petites ; peut-être que si la personne se levait, sa tête touchait le toit, et lorsqu'elle dormait, son pied arrivait presque au mur. Et lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) priait pendant la nuit alors qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dormait devant lui, et qu'il voulait se prosterner, il touchait son pied, et elle levait ses pieds pour qu'il se prosterne (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; ensuite, lorsqu'il se levait, elle allongeait ses pieds pour continuer à dormir (qu'Allah soit satisfait d'elle). 

 

Les maisons des épouses du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) étaient construites simplement et n'avait pas beaucoup de meubles, mais elles sont immenses en gloire, en science et en civilisation, et elles renferment l'apogée de l'âme et du bonheur.

 

Quand les gens comprendront-ils que le bonheur n'est pas dans les bijoux et les vêtements, ni dans les voitures luxueuses, les palais splendides et les propriétés ; et même si ces choses sont licites et permises, et qu'il n'y a aucun inconvénient à les posséder, nous devons savoir que le bonheur jaillit de l'intérieur du cœur qui est rempli de l'évocation d'Allah (qu'Il soit exalté) et de Son obéissance.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint chez Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) la nuit qu'il devait passer avec elle et il dormit avec elle jusqu'à ce qu'il vit qu'elle dormait, puis il se leva calmement, s'habilla et mit ses sandales, ensuite il sortit petit-à-petit et ferma la porte doucement ; alors Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) se réveilla parce que son sommeil n'était pas encore profond, et elle se mit en colère (qu'Allah soit satisfait d'elle) car elle pensa que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était allé chez une de ses épouses la nuit qu'il devait passer avec elle ; donc, elle s'habilla et sortit dans la nuit noire pour suivre ses pas (qu'Allah prie sur lui et le salue). Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) partir alors qu'Aïcha était derrière lui, elle le surveillait de loin et suivait ses pas, jusqu'à ce qu'il arriva (qu'Allah prie sur lui et le salue) aux tombes d'Al-Baqî [cimetière de Médine], il salua ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui sont morts et sont partis dans l'au-delà, et il invoqua Allah pour eux et demanda à Allah (qu'Il soit exalté) de leur pardonner.

 

Ensuite, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) retourna, enleva son vêtement et ses sandales, puis il s'assit sur le lit, se retourna vers Aïcha et il vit qu'elle dormait, elle avait fermé ses yeux comme si elle dormait vraiment, mais le mouvement de sa poitrine et le fait qu'elle était essoufflée, indiquait qu'elle ne dormait pas ; alors le professeur et mari (qu'Allah prie sur lui et le salue) se retourna vers elle et lui dit :

(O Aïcha ! Que se passe-t-il ?) ; elle ouvrit les yeux comme si elle venait juste de se réveiller et dit :

-"Rien, ô Messager d'Allah !". Il dit :

(Tu vas me le dire, ou le Doux, le Parfaitement Connaisseur me le dira). Elle dit :

-"Je jure par Allah, ô Messager d'Allah, que je t'ai vu sortir, alors je suis sortie derrière toi, j'ai eu peur que tu ailles chez une de tes femmes". Alors il lui dit :

(Penses-tu qu'Allah et Son messager seront injustes envers toi ? Tu es la silhouette noire que j'ai vue devant moi ?). Elle dit :

-"Oui, ô Messager d'Allah". Alors il frappa sa poitrine avec sa main, mais ce n'est pas un coup violent et dur comme certaines personnes le font, mais il la frappa un coup d'amusement pour lui dire : cet acte que tu as fait était une erreur, tu n'aurais pas du avoir cette pensée, et tu n'aurais pas du faire cela.

 

Ensuite, il lui expliqua (qu'Allah prie sur lui et le salue) en disant :

(L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : [Allah (qu'Il soit exalté) t'ordonne d'aller demander le pardon pour les habitants du Baqî]. Alors, j'y suis allé et j'ai demandé à Allah de leur pardonner).

 

* Des leçons dans la correction :

 

 

Cette histoire est étonnante et renferme un aspect parmi les aspects de la maison prophétique :

 

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) la véridique, la jurisconsulte, la savante, a eu ce genre de sentiment envers le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), ensuite elle a dévoilé ce sentiment et qu'elle a suivi ses pas (qu'Allah prie sur lui et le salue), et la situation se termina lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la frappa d'un coup léger pour la corriger, et il lui dit que l'ange Gabriel est venu le voir et lui a ordonné d'aller demander le pardon pour les habitants du Baq'î.

 

Observe comment le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dans sa position élevée, donna de la considération à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dans cette situation et il lui expliqua l'affaire complètement.

 

Les disputes qui se produisent entre les deux époux, pourraient presque anéantir la vie conjugale, plus exactement ces disputes sont ce qui détruit le plus la vie conjugale et provoque la séparation, que ce soit une séparation sentimentale ou une séparation qui conduit au divorce et à la destruction de la maison qui fut fondée sur la foi, la piété et un contrat de mariage légale sacré ; et ces disputes ne sont pas à cause de problèmes énormes et compliqués, et il se peut qu'elles soient à cause de petits problèmes qui s'accumulent et n'ont pas été résolus d'une bonne manière.

 

Par conséquent, nous avons besoin d'apprendre à nous adapter aux autres et à être équitables.

 

Lorsque ce genre de problèmes se produit, le mari doit se mettre à la place de son épouse, car la femme se trouve entre quatre murs ; elle souffre de problèmes, des enfants, de faire la cuisine, de l'absence du mari et de son éloignement, alors il ne faut pas être étonné si elle te blâme lorsque tu viens en retard ; il se peut que tu passes une bonne partie de la nuit avec tes amis, alors ne sois pas étonné si trouves qu'elle est en colère à cause des difficultés avec ses enfants ; et si nous supposions que tu t'occupes de faire la cuisine un jour, peux-tu faire cela ou le supporter ? Non.

Si tu devais t'occuper des enfants, tu les habilles, tu les nettoies, tu les nourris, et tu supportes leurs cris, leurs emportements et leurs disputes entre eux, pourrais-tu supporter cela ou serais-tu capable de le faire ?!

Mais Allah (qu'Il soit exalté) a donné à la femme une capacité à supporter que l'homme n'a pas ; la femme, dans la grossesse, ensuite l'accouchement, supporte une chose que les hommes forts qui combattent dans les batailles ne peuvent pas supporter ; ainsi que s'occuper du mari ; alors elle est responsable d'un très grand royaume, elle mérite de la considération, de l'honneur, du respect, de la transparence, de la franchise, de la clarté, et de la patience face à ce qui provient d'elle.

 

Et d'un autre côté, l'épouse doit comprendre les droits du mari et son rang, et elle doit savoir qu'à la fin il est le chef de la famille, comme notre Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : {Ils trouvèrent son maître (à elle) devant la porte} [Youssouf : 25] (c'est-à-dire : son mari) ; et le mari est celui qui prend la dernière décision.

Donc, si chacun des deux époux connait le rang de l'autre, nous pouvons garantir des maisons heureuses, sûres et tranquilles, qui sont recouvertes par la foi, la bienfaisance et la piété.

 

Ces maisons sûres sont les plus grandes garanties pour la préservation de la société musulmane et de la communauté musulmane, ainsi que pour lutter contre les facteurs de la destruction dans la société islamique.

 

Une autre chose que nous devons préciser : la personne doit avoir la foi en l'au-delà et elle doit se préparer pour l'au-delà, en lisant le Coran et en visitant les cimetières ; et se rappeler de ces choses préserve sa foi et sa conviction.

 

Son comportement était le Coran

  

* Le prophète aux bonnes qualités :

 

Il a été envoyé (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec les bonnes qualités, et ceci n'est pas étonnant, car il est celui qui a dit (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

J'ai été envoyé pour compléter les bonnes qualités).

 

Et les bonnes qualités sont divisées en deux genres :

 

Le premier genre :

 

Des qualités innées, ce sont les qualités auxquelles les gens ont été prédisposés, car tous les gens aiment la sincérité et détestent le mensonge ; ils aiment la loyauté et détestent la trahison ; ils aiment la générosité et détestent l'avarice ; et ils aiment les bonnes qualités en général et ils détestent les mauvaises qualités.

 

Le deuxième genre : ce qui correspond à la purification de ces qualités, à leur fortification, à leur correction, et à exhorter les gens à avoir ces bonnes qualités.

Et c'est ce avec quoi le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été envoyé, afin qu'il complète les bonnes qualités ; c'est la raison pour laquelle sa religion contient les plus grandes qualités, et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est celui qui explique ces qualités et il est le modèle pratique de ces qualités ; il appelle à ces qualités et il y croit.

 

* Le critère pratique :

 

 

Nous savons aujourd'hui dans la vie humaine, - plus exactement depuis tous les siècles de l'histoire -, que beaucoup d'appels, de mouvements et de concepts, parlent de valeurs et de significations qu'ils ne mettent pas en pratique ; donc, si nous regardions le communisme, nous trouverions qu'il parle de l'égalité, de la justice, et des droits des travailleurs ; si nous regardions la franc-maçonnerie, ses règles et ses systèmes, nous trouverions aussi qu'elle parle de la justice et de l'égalité ; si nous regardions tous les concepts qui ont été établis à l'Est et à l'Ouest, comme la démocratie, ou le capitalisme, ou le libéralisme, ou d'autres concepts, qu'ils soient anciens ou nouveaux, nous trouverions que de belles paroles sont dites, des valeurs sont confirmées, et des slogans sont élevés ; mais le critère pratique est ce qui confirme ces choses ou les dément, car combien de peuples ont été exterminés, combien d'argent a été volé, combien d'injustices ont été commises, et combien d'oppressions, d'hostilités et d'injustices se sont produites au nom de la liberté, de la justice et de l'équité ?!

Mais Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était une chose différente.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était modeste et proche des servants et des esclaves qui travaillaient, il écoutait leurs plaintes, jusqu'à ce que la femme venait le voir et il lui disait : (Attends-moi dans n'importe quel chemin jusqu'à ce que je te donne ce que tu as besoin), ensuite il venait la voir et elle lui parlait.

 

Ce grand prophète est le commandant de l'armée, le dirigeant de la communauté, le fondateur de la religion, l'ange Gabriel descendait sur lui matin et soir, malgré cela il va voir une femme à tel endroit, et de quoi cette femme se plaint-elle : de son maître, ou de sa maîtresse, ou de ses enfants, ou du travail et de ses difficultés, ou d'autres choses.

Il se peut que de notre point de vue ce soient des choses futiles ou infimes, mais il donna une partie de son temps (qu'Allah prie sur lui et le salue) par compassion pour le problème de cette femme.

 

* Les soucis des petits et des faibles :

 


 Et plus étonnant que cela, à une époque où le monde faisait du bruit à cause de la tyrannie, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) disait parfois au servant : 

 

(As-tu besoin de quelque chose ?).

Il demandait au servant : (As-tu besoin de quelque chose ?), (Veux-tu dire quelque chose ?), (As-tu danstext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed; ton cœur une chose dont tu veux parler ?).

 

Quand les gens ont-ils connu ce genre de modestie, de simplicité et de proximité des faibles, des servants et des esclaves, et d'autres qu'eux ?!

 

Et aussi : parmi setext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;injustices ont été commises, et combien ds lignes de conduit style=e (qu'Allah prie sur lui et le salue) : les relations avec les petits et les enfants, quiFR sont une partie inséparable de la vie, car ils sont les petits d'aujourd'hIl soit exalté) a dit : style=ui et les grands de demain ; Abou 'Oumayr le frère d'A/pnass était un petit garçon, il avait avec lui un ois lang=e lang=a laéquité ?! ng=u avecMsoNoSpacing lequel il jouait, alors le prop : hète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) vit cet enfant, son union avec l'oiseau et son grand enthousiasme pour lui, comme nous le constatons de nos enfants ; et ceci fait partie de la nature de l'enfance et de leur inclination vers ces choses ; un jour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint le voir alors qu'il était triste à cause de la mort de cet oiseau, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui demanda : (O 'Oumayr ! Qu'a fait le Noughayr ?) [c-à-d : le petit oiseau].

 

Gloire et pureté à Allah ! Ce grand cœur rempli d'affaires importantes et de la mission immense ; ceci ne l'a pas empêché de trouver une place dans son cœur pour le souci d'un petit enfant qui jouait avec un oiseau, et il l'interrogea à propos de l'oiseau et partagea sa tristesse à cause de la mort de l'oiseau !!

 

* Les soucis des femmes :

 

Parmi ses lignes de conduite (qu'Allah prie sur lui et le salue) : sa manière de se comporter avec les femmes, qu'elles soient ses épouses dans sa maison ou les femmes de la société autour de lui, dans les questions qu'elles lui posaient et les nombreux problèmes qu'elles lui exposaient.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était leur refuge, jusqu'à ce qu'un jour il interdit de frapper les femmes, parce que les arabes avaient l'habitude de frapper les femmes, alors le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) interdit cela et ordonna à ses compagnons de respecter les femmes, de ne pas les frapper et de ne pas les agresser.

Après cela, certains compagnons vinrent voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour se plaindre et ils dirent au prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

-"Les femmes sont désobéissantes et elles se rebellent contre leurs maris", alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) donna la permission de les frapper ; le lendemain, des femmes vinrent chez le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour se plaindre de leurs maris, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva pour faire un sermon et dit :

(Beaucoup de femmes sont venues voir les épouses de Mohammed pour se plaindre de leurs maris, ceux-là ne sont pas les meilleurs parmi vous).

Oui, ils ne sont pas parmi les meilleurs hommes, mais les meilleurs hommes sont comme il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Les meilleurs parmi vous sont ceux qui sont les meilleurs envers leurs épouses, et je suis le meilleur parmi vous envers mes épouses).

 

* Les soucis des gens :

  

Toute la vie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était avec les gens, sauf une petite partie ; il était avec les gens dans la mosquée, dans la maison, pendant le voyage, et celui qui lit sa biographie est étonné de la bénédiction dans son temps (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; et combien de voyages a-t-il fait (qu'Allah prie sur lui et le salue) !

Parfois il restait plusieurs jours dans la mosquée, comme ceci est rapporté à propos de sa retraite spirituelle dans la mosquée pendant le mois de Ramadan, et il est rapporté qu'il a fait une retraite spirituelle dans la mosquée pendant les dix premiers jours du mois de Ramadan, ensuite pendant les dix jours du milieu du mois, et ensuite pendant les dix derniers jours du mois.

 

Ainsi, tu trouves que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était avec les gens dans ses déplacements, dans ses allées et venues, dans ses voyages et lorsqu'il était résident ; ils entraient chez lui et ils lui demandaient la permission de les recevoir dans toutes les situations ; malgré cela, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) gardait son calme, sa gentillesse et sa patience, il ne s'énervait contre personne et ne s'emportait pas, malgré tout ce qui se produisait des gens.

 

Par exemple : un bédouin vint avec l'impolitesse et la rudesse de la vie du désert, il attrapa son vêtement par derrière et il le tira vers lui, jusqu'à ce que son cou devint rouge, et il dit :

-"Charge-moi mes deux chameaux car tu ne me charges pas avec ce qui provient de ton argent, ni de l'argent de ton père" ; alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se tut et ordonna qu'on lui donne des provisions.

 

Et un autre à qui le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) devait une dette, vint et dit :

"Vous, Banou Abdel-Mouttaleb, vous êtes des gens qui retardent le paiement des dettes" ; alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) rit et ordonna qu'on lui donne son droit et qu'on rembourse sa dette.

 

Un autre homme vint voir le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il était aussi du désert, et les compagnons étaient rassemblés ; il dit :

-"Qui parmi vous est Mohammed ?", sans aucune présentation ; alors les compagnons lui indiquèrent le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), il dit :

-"O Fils d'Abdel-Mouttaleb !". Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Je te réponds). Alors l'homme dit au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

-"Je vais te demander et je serais dur dans ma demande, alors n'aie aucune rancune envers moi". Il dit :

(Demande ce que tu veux). Il dit :

-"Je te demande par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t'ont précédé, est-ce que c'est Allah qui t'a envoyé à tous les gens ?". Il dit :

(Oui). Il dit :

-"Je te demande par Allah, est-ce que c'est Allah qui t'a ordonné que nous priions les cinq prières le jour et la nuit ?". Il dit :

(Oui). Il dit :

-"Je te demande par Allah, est-ce que c'est Allah qui t'a ordonné que nous jeûnions ce mois de l'année ?". Il dit :

(Oui). Il dit :

-"Je te demande par Allah, est-ce que c'est Allah qui t'a ordonné de prendre cette aumône de nos riches et de la partager à nos pauvres ?". Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Oui). Et l'homme dit :

-"Je crois à ce avec quoi tu es venu, et je suis le messager pour ceux qui sont derrière moi parmi mon peuple".

 


 Il avait un bon comportement avec les gens (qu'Allah prie sur lui et le salue), malgré leurs nombreux mauvais comportements avec lui, comme l'absence d'un genre de politesse et de bonnes manières avec le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), jusqu'à ce que son Seigneur (Le Puissant et le Haut) lui dit : 

 

{Ceux qui t'appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d'entre eux ne raisonnent pas} [Les appartements : 4].

Ce sont des gens qui vinrent voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et crièrent à haute voix devant la maison : "O Mohammed ! Sors pour nous parler".

Cette manière de se comporter et d'appeler est une chose étrange pour quelqu'un, alors que dire si c'est avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui a enseigné à ses compagnons la manière de demander la permission et d'appeler, et Allah (Le Puissant et le Haut) a dit :

{Ne considérez pas l'appel du messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres} [La lumière : 63].

 

Donc, celui qui veut appeler le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne doit pas l'appeler par son nom : "O Mohammed !", mais il doit dire : "O Messager d'Allah !, O Prophète d'Allah !", ou d'autres expressions semblables qui renferment la modération et la politesse.

 

* Même avec l'opposant :

 

Il avait le même comportement avec ses ennemis et ceux qui s'opposaient à lui (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; un homme brandit une épée contre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit :

-"Qui te protège contre moi ?". Il dit :

(Allah). Alors l'épée tomba de sa main, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la prit et dit :

(Qui te protège contre moi ?). Il dit :

-"Sois le meilleur qui l'ai prise". Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Attestes-tu qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah et que je suis le messager d'Allah ?). Il dit :

"Non, mais je te promets de ne pas te combattre et de ne pas être avec des gens qui te combattent". Ensuite, il le laissa partir (qu'Allah prie sur lui et le salue) et ne lui fit rien.

 

Donc, observe son comportement (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avec les ennemis, les opposants et les combattants, et avec ceux qui voulurent le tuer (qu'Allah prie sur lui et le salue) ou l'assassiner.

 

Ce genre de qualités élevées confirment que sa parole (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (J'ai été envoyé pour compléter les bonnes qualités), n'était pas simplement un slogan qui est élevé, mais c'était un modèle pratique que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait dans sa ligne de conduite et son mode de vie, et il éduquait ses compagnons sur ses bonnes qualités afin qu'ils les transmettent à ceux qui viendraient après eux ; c'est la raison pour laquelle l'Islam dans son histoire, son mouvement et son appel, est une miséricorde pour toute l'humanité, comme les gens équitables l'attestent à l'Est et à l'Ouest.

 

Le messager serviteur

  

* Le serviteur d'Allah et Son messager :

 

Bénédictions et salutations d'Allah sur le noble prophète, que son Seigneur a envoyé en tant que miséricorde, alors les gens professèrent sa religion et suivirent sa législation, jusqu'à ce que beaucoup de ses ennemis devinrent des adeptes croyants grâce à la compassion et à la clémence auxquelles il fut prédisposé (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Les signes de sa prophétie brillent comme le soleil au milieu du jour dans un ciel sans nuage ; regarde sa spontanéité (qu'Allah prie sur lui et le salue) et sa servitude pour Allah (qu'Il soit exalté), et son éloignement de toutes les significations de l'orgueil et de la grandeur que les gens prétendent avoir. L'histoire a connu des dirigeants, des rois, des conquérants, des arrogants et des briseurs, et ces biographies ont été écrites et sont connues ; et il y a toujours de nos jours des nations de la terre qui souffrent de grandes forces orgueilleuses qui présentent peut-être aux gens de belles paroles, mais qui leur montrent des actes mauvais et horribles.

 

* Le signe de l'éclipse solaire :

 

Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était un homme tolérant, simple et proche [des gens], et nous pouvons voir cela clairement dans l'histoire de l'éclipse solaire rapportée par les deux auteurs des recueils de hadiths authentiques et d'autres, que lorsqu'il y eut l'éclipse solaire, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) sortit en traînant son pagne effrayé et en craignant que ce ne soit l'heure du jugement dernier, alors il pria avec eux une longue prière de deux rakâats, dans chaque rakâat, il fit deux inclinaisons, et il récita sourate "Al-Baqara" et "Aali 'Imraane" jusqu'à certaines personnes furent sur le point de s'asseoir ; ensuite le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit la salutation finale de la prière et il leur fit un sermon dans lequel il leur dit :

(Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah, ils ne s'éclipsent pas lorsque quelqu'un meurt ou lorsqu'il naît ; et lorsque vous les voyez, invoquez Allah et priez jusqu'à ce que l'éclipse soit terminée), ensuite il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (O Communauté de Mohammed ! Je jure par Allah que personne n'est plus jaloux qu'Allah que Son serviteur commette l'adultère ou que Sa servante commette l'adultère).

 

* Et n'approchez pas les turpitudes :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) profita de l'esprit de peur que les croyants ressentirent à ce moment-là lorsque la situation du soleil changea afin de leur parler de cette affaire importante, qui est : la préservation des honneurs des gens et l'éloignement des choses interdites, surtout l'adultère et ce qu'il renferme comme crime et péché, et notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) a dit : {Et n'approchez point la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin !} [Le voyage nocturne : 32].

 

La turpitude est : l'acte horrible, répugnant et au caractère extrêmement repoussant, à cause de la conséquence néfaste que cela renferme dans ce monde et dans l'au-delà ; et parmi ses conséquences dans ce monde : ce dont les médecins ont parlé en disant que des millions de personnes atteintes du sida ou qui portent le virus qui peut les détruire à n'importe quel moment, et il se peut qu'il soit transmis à l'épouse, ou à l'époux ou aux enfants innocents, ou à d'autres personnes, la cause principale est la relation sexuelle interdite, ou la transmission du sang contaminé ; donc, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a averti contre cette turpitude dont ceci fait partie de ses conséquences.

 

* La réfutation d'une rumeur :

 

Certaines personnes dirent que l'éclipse soleil s'était produite ce jour-là à cause de la mort d'Ibrahim le fils du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), il était son fils de Maria la copte que le Mouqawqasse lui avait offert ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) aimait Ibrahim, il venait le voir chez sa nourrice, il entrait alors qu'il y avait de la fumée dans la maison, il s'asseyait (qu'Allah prie sur lui et le salue), il prenait Ibrahim dans ses bras et le serrait contre sa poitrine, il l'embrassait et l'aimait (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; et notre Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) fit mourir Ibrahim qui était un enfant qui allaitait, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut très touché, il fut triste jusqu'à ce qu'il pleura et les larmes coulèrent de ses yeux alors que les compagnons le regardaient, et l'un d'eux dit :

-"O Messager d'Allah ! Tu es le messager d'Allah et tu pleures !", il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(L'œil pleure, le cœur est triste, et nous ne disons que ce dont notre Seigneur est satisfait, et nous sommes tristes, ô Ibrahim, de nous séparés de toi).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) rassembla entre la perfection humaine qui est la tristesse et l'émotion de la séparation d'Ibrahim, et le fait que cette tristesse reste dans ses limites, et elle ne se développe pas pour devenir de l'affliction, ou de la colère, ou une parole ou une action dont Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) n'est pas satisfait.

Beaucoup de gens ne peuvent pas rassembler les deux, alors soit le côté de la croyance au décret d'Allah et au destin, et le côté de la foi et de la soumission l'emportent, et la tristesse n'apparait pas, ou le côté de la tristesse et de l'émotion l'emportent sur la personne, jusqu'à ce que certaines femmes, lorsqu'un de leurs enfants meurt, restent pendant une longue période sans arrêter de pleurer, elles se rappellent de cet enfant lorsqu'il entrait et sortait, lorsqu'il jouait, ou souriait ou dormait ; et à chaque fois qu'elle voit une chose, elle se rappelle de lui, alors sa tristesse et sa douleur se renouvellent.

   

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) consacra une partie importante du sermon pour expliquer qu'il n'y a pas de rapport entre la mort d'Ibrahim et l'éclipse solaire, alors qu'on trouve que beaucoup parmi ceux qui veulent le pouvoir, la force, l'élévation et la gloire dans ce monde, sont contents que les gens lient certaines affaires à eux ; donc, la pluie tombe grâce à la bénédiction de son arrivée dans un endroit, ou l'éclipse se produit à cause de la mort de son enfant, ou n'importe quel phénomène universel ou n'importe quelle chose divine est lié à cette personne, jusqu'à ce qu'il semble que c'est comme si cette personne avait dépassé les limites humaines pour qu'elle ait une autre influence.

 

Et beaucoup de personnes importantes soutiennent cela et en sont contents, et il se peut que les poètes leur récitent des poèmes à ce sujet.

En ce qui concerne cette exagération et cette intimidation qui peut arriver jusqu'au niveau de la divinité et de la décernation de rangs élevés qui ne conviennent pas à l'homme, il se peut que certaines personnes parmi les gens communs, les gens qui sont au pouvoir, ceux qui ont de l'argent, les notables et d'autres personnes semblables, soient d'accord avec cette exagération, ou ils la refusent pour montrer la modestie.

 

Mais ce prophète qui enseignait aux gens (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) avec sa modestie et sa spontanéité, refusa que les compagnons fassent le rapport entre l'éclipse solaire et la mort de son fils Ibrahim, et l'affaire exigea qu'il sMsoNoSpacinge lève pour leur faire un sermon et qu'il leur dise :

(Le soleil lang=et la lune sont deux s ignes parmi lesspan style= signes d'Allah, ils ne s'éclipsent pas l/por* Le serviteur dsque quelqu'un mmso-ansi-language: FR;euspan styleFR=rt ou lorsqu'il naît).

 

Par conséquent, le soleil n'est pas triste à cause de la séparation d'untel ou à cause de sa mort, ou à cause de la naissance d'une personne en particulier, comme par exemple si c'est une personne malchanceuse ou malfaisante, ou d'autres choses semblables ; mais l'éclipse solaire est un signe parmi les signes d'Allah (qu'Il soit exalté) avec lequel Il fait peur à Ses serviteurs.

 

* L'école de la modestie :  

  

Lorsqu'un homme vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et qu'il lui parla, ses membres se mirent à trembler, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Ne sois pas tourmenté ! Je ne suis pas un roi, je ne suis que le fils d'une femme qui mange de la viande desséchée).

 

Et qui enseigne aux gens ces genres de significations sauf le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), et ceux qui ont suivi sa guidée et sa Sounnah ; sinon certaines personnes qui sont soit directeur d'une compagnie ou d'une école, ou responsable, ou savant, s'entourent d'un genre d'aura de vénération, de grandeur et de glorification dans les relations avec les gens, dans leur fréquentation et la manière de leur parler ; et ils veulent qu'il y ait entre eux et les gens des séparations, des limites et des obstacles, et que personne ne dépasse son rang avec eux ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'était pas ainsi, parce qu'il est un prophète qui a accepté et a choisi d'être un serviteur messager, et non pas un roi messager. Alors, il marchait avec les gens, il raccommodait ses sandales et ses vêtements, il sortait pour aller au marché, il portait ses affaires lui-même, et il était comme Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'a dit :

-"Il était au service de sa famille, et lorsque l'heure de la prière arrivait, il sortait".

 

Ainsi était le messager, - bénédictions et salutations de mon Seigneur sur lui -, avec cette spontanéité, cette modestie et ce rapprochement des gens, jusqu'à que l'homme venait voir les compagnons et il ne connaissait pas le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) parmi eux ; et lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) émigra de la Mecque à Médine avec Abou Bakr As-Siddiq, les Ansaars qui l'ont accueilli, ne le connaissaient pas auparavant, alors ils ne surent pas qui était le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) jusqu'à ce que le soleil toucha le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) se mit à le protéger du soleil, alors les gens surent qu'il est le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Il en était de même pendant le pèlerinage, dans la foule, pendant les tours autour de la Kâaba, pendant les parcours entre As-Safaa et Al-Marwah, à côté d'Al-Djamarate, à Arafat ; les gens étaient nombreux, leur nombre était 114000 pèlerins, ils allaient tous avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; parfois Oussaamah ibn Zayd se tenait derrière lui, et parfois Al-Fadhl ibn Al-'Abbaass ; les gens l'entouraient (qu'Allah prie sur lui et le salue) et entouraient sa chamelle, ils venaient le voir pour l'interroger à propos des règles du pèlerinage, de ce qui est licite et ce qui est illicite, et celui qui avait accompli une action en l'avançant et celui qui l'avait retardée, etc…

 

Et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) n'aimait pas se différencier d'eux, que ce soit pour sa tente, ou ses vêtements, ou son apparence ; et si les gens, les savants et les jurisconsultes essayaient d'être plus proches des gens, s'ils intervenaient plus auprès des gens, s'ils étaient plus spontanés et plus simples, et s'ils abandonnaient le désir des éloges, de la glorification et de l'intimité, ils auraient plus d'influence sur les gens, ils seraient plus proches d'eux, et ils suivraient et imiteraient beaucoup plus le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui a accepté et a choisi d'être un serviteur messager.

 

Il aime la beauté  

 

* La grandeur appartient à Allah :

 

Al-Boukhari et Mouslim ont rapporté d'après Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) mentionna l'histoire d'un homme qui marchait en se pavanant, en laissant traîné son pagne, il était fier de lui-même dans son orgueil, alors Allah (qu'Il soit exalté) l'engloutit dans la terre, et il tombe dans la terre jusqu'au jour du jugement.

 

Ce hadith important indique l'esprit de modestie, il exhorte l'homme à connaître son rang et à se mettre à la place qui lui convient, et il confirme une grande signification qui est : tous les sens et tous les aspects de l'orgueil sont blâmables.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été envoyé en tant que serviteur messager, il est venu pour enlever tous les signes de l'orgueil mensonger et de la prétention illusoire que les gens se donnent à eux-mêmes en étant trompés par leur argent, ou leur rang élevé, ou leur pourvoir, ou leur fonction, ou leur renommée, ou n'importe quelle considération qui pourrait faire sortir l'homme de son humanité, bien que l'homme sache qu'en réalité et au fond de son cœur que son commencement fut un commencement faible, comme Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit :

{Que l'homme considère donc de quoi il a été créé. Il a été créé d'une giclée d'eau, sortie d'entre les lombes et les côtes} [At-Taariq : 5-7].

 

Donc, ce commencement ne prépare pas l'homme et ne le porte pas candidat pour qu'il s'enorgueillisse et se vante, parce que la grandeur est un don d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) ; de même que la fin vers laquelle l'homme se dirige, est la mort et la disparition, et elle ne le porte pas candidat non plus pour qu'il s'enorgueillisse et se vante ; c'est la raison pour laquelle on trouve que les grands rois, les souverains, les arrogants et les grands de ce monde, dans ces situations pendant lesquelles l'ange de la mort prend leurs âmes, ils deviennent très petits et ils souhaitent être différents de ce qu'ils étaient.

C'est ainsi que les grands de ce monde terminent leur vie.

 

Donc, quels que soient les bienfaits d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) dont l'homme jouit, ainsi que la vie agréable et les moyens de subsistance qui lui sont accordés, il ne doit pas être distrait, et ces choses ne doivent pas lui faire oublier sa réalité à partir de laquelle il fut créé et vers laquelle il se dirige.

 

* L'orgueil est dans l'enfer :  

 

Ceci confirme que la fierté, l'orgueil et l'arrogance font partie des plus grands péchés pour lesquels la personne doit être punie dans ce monde et dans l'au-delà, c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Quiconque a le moindre poids d'un atome d'orgueil dans son cœur, n'entre pas au Paradis). Un homme dit :

-"L'homme aime que ses vêtements et ses sandales soient beaux ?". Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dit :

(Allah est beau et Il aime la beauté ; l'orgueil est le refus de la vérité et le mépris des gens).

 

Sa parole "le refus de la vérité" signifie : rejeter la vérité et la nier, il se peut que la raison soit parce que celui qui est venu avec la vérité, est une autre personne que toi, et si l'affaire venait de toi, tu l'aurais acceptée, comme si tu considérais que la vérité ne peut être qu'avec toi ; donc ici, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a définit l'orgueil comme étant le rejet de la vérité et la renier, et mépriser celui qui est venu avec la vérité.

 

Et sa parole "le mépris des gens" signifie : léser les gens et leur causer du tort ; ainsi, tu trouves que des gens ont été éprouvés par le fait de rechercher les erreurs et les défauts des autres, il se peut qu'ils trouvent un très grand plaisir à exposer dans une assemblée un groupe de gens, alors ils les décrivent par des caractéristiques et des défauts dans leur apparence et leur personnalité, ou par des choses concernant les qualités morales ou la constitution corporelle, ou par des situations particulières ; l'essentiel est qu'ils trouvent toujours des défauts pour n'importe quelle personne : celui-ci est avare, celui-là est grand de taille, celui-ci est petit, celui-là est gros, celui-ci est laid…

 

De même que ce qui concerne les qualités morales : certaines personnes disent à propos d'untel : "Il n'est pas savant", et s'il est un savant, ils disent : "Il n'est pas sincère". Et que savent-ils de la sincérité qui se trouve dans son cœur ?!

Et s'il est un adorateur, ils disent : "L'important ce n'est pas d'accomplir beaucoup d'adorations, mais l'important est l'intention sincère et les actions". Et que savent-ils de l'intention et de ce qui se trouve dans les cœurs des gens ?!

 

Pourquoi ne nous habituons-nous pas regarder les côtés positifs des gens, même s'ils sont infimes, et nous faisons leur éloge, et nous prenons de la guidée prophétique pour cela, afin que nous ne nous transformions pas en orgueilleux qui sont atteints de fatuité et de fierté, comme si nous voulions nous accaparer le bien, le conserver pour nous-mêmes et en priver les autres serviteurs d'Allah (qu'Il soit exalté) ; et si nous voyons quelqu'un qui a obtenu le succès dans la religion ou dans les affaires de ce monde, nous essayons de le calomnier, ou nous diminuons l'affaire pour laquelle il a obtenu le succès d'une manière ou d'une autre, que nous le ressentions ou pas.

 

* La législation islamique et la beauté :  

 

L'autre côté du hadith qui est la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Allah est beau et Il aime la beauté).

 

Le hadith ne concerne pas le fait de critiquer l'importance que la personne donne à l'apparence, mais au contraire, l'Islam est venu pour se préoccuper de ce côté, parce que la beauté est un rang élevé dans l'Islam ; l'Islam a enseigné à ses partisans par la parole et les actes de se préoccuper de l'apparence et de la beauté ; et combien de textes de la religion, de preuves, de directives de la législation et d'ordres, se préoccupent du côté de la beauté de l'homme : dans son apparence, ses vêtements, ses cheveux ; la beauté dans son apparence, ses paroles et ses actions.

 

La beauté n'est pas une apparence seulement, et malgré cela, l'Islam s'est préoccupé de l'apparence, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Allah aime que l'on voie l'effet de Son bienfait sur Son serviteur).

 

Donc, si Allah (qu'Il soit exalté) t'accorde l'aisance, habille-toi avec les beaux vêtements, parce que tu n'accapares rien à personne, et l'Islam n'est pas l'ennemi de ces choses, mais au contraire il l'exige de ceux qui les possèdent.

 

L'Islam demande aux musulmans selon l'ordre légal de la religion pour l'adoration d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) de laver leurs corps et de les nettoyer pour les cérémonies et les assemblées ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit à propos du bain le jour du vendredi : (Le bain du vendredi est pour toute personne qui a atteint l'âge de puberté, ainsi que le siwaak, et elle met du parfum selon ce dont elle est capable).

Parce que les gens vont se rassembler, alors il leur ordonne de prendre un bain, de nettoyer leurs corps et de les parfumer.

 

Beaucoup de musulmans sont insouciants de la signification de la nécessité de se préoccuper de la beauté en ce qui concerne leurs vêtements et leurs cheveux, et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) se coiffait les cheveux et les enduisait avec de l'huile, ainsi que les poils de sa barbe, afin que sa barbe semble la plus belle possible. De plus, les savants sont d'un accord unanime qu'il faut enlever ce qui se disperse des poils de la barbe, qui dépasse et déforme l'apparence de l'homme, et ceci est confirmé de certains compagnons, comme Abou Houréïrah, Ibn Omar, et des Taabi'înes comme Sa'îd ibn Al-Moussayyib, et des grands imams comme Ahmed, Ach-Chaafi'î, Maalik, Abou Hanifah, et tous les grands imams.

 

* Se préoccuper de la propreté :  

 

Se préoccuper de la propreté est une chose exigée dans l'Islam, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit à propos des caractéristiques de la nature saine :

(La nature saine est composée de cinq choses : la circoncision, l'épilation des poils du pubis, l'épilation des poils des aisselles, se couper les ongles, et se couper la moustache).

Donc, toutes ces choses sont exigées.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) donna la permission aux femmes de sortir pour aller aux mosquées, il interdit à ses compagnons de les en empêcher, et il ordonna que la femme ne se parfume pas parce que sa sortie pour aller prier à la mosquée est une sortie pour une raison et un besoin, et ce n'est pas pour l'incitation et la tentation, ou pour attirer les regards des autres ; mais le fait de ne pas se parfumer ne signifie pas que la femme sorte en ayant sur elle une mauvaise odeur, au contraire, il lui est demandé d'être propre et d'avoir des vêtements qui recouvrent son corps. C'est ce qui est exigé de tous, leur odeur ne doit pas être mauvaise et leurs apparences ne doivent pas être mauvaises non plus.

 

L'interdiction est mentionnée dans les hadiths de porter un vêtement pour la renommée, il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Quiconque porte un vêtement pour la renommée dans ce monde, Allah lui fera porter un vêtement d'humiliation le jour du jugement, ensuite Il y mettra le feu).

 

Donc, l'exagération dans les vêtements auxquels la personne donne une importance qui n'est pas normale, fait que tous les gens regardent cette personne avec son apparence et ses vêtements qui ne sont pas habituels, et ceci est interdit ; et il se peut que le vêtement pour la renommée soit très médiocre, beaucoup plus que ce à quoi les gens sont habitués, et les gens regardent et disent : quels sont ces vêtements que cette personne porte ?

 

* Entre la parure et la modestie :  

 

Il est rapporté que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La modestie dans l'habillement fait partie de la foi).

C'est-à-dire : être modeste et ne pas exagérer dans les vêtements ; mais il est exigé que les vêtements soient bons et propres, parce qu'Allah (qu'Il soit exalté) a fait descendre cette religion pour tous les gens.

Et parmi les gens, certains aiment beaucoup la beauté dans leur apparence et leur allure, et il n'y a pas d'inconvénient à cela ; de plus, le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit : (Allah est beau et Il aime la beauté).

 

Donc, ceci fait partie des choses qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a rendues licite ; par conséquent, si la personne ne porte pas des vêtements en soie, ne porte pas des vêtements longs qui descendent sous les talons, ne laisse pas traîner ses vêtements par orgueil, et que les vêtements ne sont pas volés ou interdits, alors c'est une chose permise, Allah (Le Puissant et le Haut) a placé pour Ses serviteurs une bonne de bien, et il se peut que leurs beaux vêtements qui sont éloignés de ce qui est interdit, soient la cause d'un bien pour lequel ils seront récompensés.

 

D'autre part, certaines personnes de par leur nature, aiment la modestie et le fait de ne pas exagérer en ce qui concerne les vêtements, la nourriture, la boisson et le logement ; alors ceux-là ont une règle particulière, il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (La modestie dans l'habillement fait partie de la foi).

Alors, cette modestie chez eux fait partie de la foi, de leur connaissance de ce qu'il y a auprès d'Allah (qu'Il soit exalté), et de leur désir d'obtenir ce qu'il y a auprès d'Allah dans l'au-delà.

 

* Etre en harmonie avec les gens en ce qui concerne leurs vêtements :

 

 

Il est très important que le musulman se préoccupe de son apparence, et il se peut qp class=ue cela soit en prenant en compte la société dans laquelle il vit ; alors il s'habille avec les mêmes vêtements qu'eux tant que ce ne sont pas des vêtements interdits, ou qui renferment quelque chose qui s'oppose à la législation islamique, ou qui transgressent les règles légales qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a établies concernant les vêtements ; donc, ce serait plus proche de l'intégration, de l'influence et du sentiment de rapprochement qui sont un moyen et une cause pour appeler les gens à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté). Ainsi ils ne ressentent pas que cette personne est venue d'une autre planète, ouMsoNoSpacing qu'il y a une barrière ou une grande séparation entre elle et eux.

Donc, ceci est obligatoire pour les appeler à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) et pour avoir de l'influence sur eux.

 

L'Islam a approuvé que la personne s'habille avec les vêtements que les gens portent parmi ce qu'Allah (qu'Il soit glorifimso-ansi-language: FR;é et exalté) a rendu licite ; c'est la raison pour laquelle dans MsoNoSpacingle monde islamique, on trouve que chaque pays possède ses genres de vêtements ; et le croyant doit s'habiller avec les vêtements des gens qui sont autouest pasuntel : sincèrer de lui et avec qui il s'assoit, tant que ces vêtements ne s'opposent pas à la législation islamique. Et lorsque le prophète (qu'Allah prietext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed; sur lui et le salue) était à la Mecque, il s'habillait avec lespan style=s vêtements des habitant/ps de la Mecque, il en est de même lorsqu'il était à Médine ; il porta le turban et il marcha sans span style=âge de puberté, ainsi que le siwaak, et elle met du parfum selon ce dont elle est capable). turban, et il sortit un jour devant les compagnons alors que l'eau coulait de sa tmso-ansi-language: FR; ête, ceci indique qu'il ne portait rien sur /psa tête ; parfmso-ansi-language: FR; ois il poMsoNoSpacingrtait unbsp;n bonnet ou les vêtements qu'il possédait ; et même les vêtements que les musulmans obtenaient dans les butins qu'ils prenaient de leurs ennemis pendant les guMsoNoSpacingerres, ils span style=les utilisaient MsoNoSpacinget les portaient.

 

Donc, l'Islam n'a pas stipulé comme conditions de s'habiller avec des vêtements particuliers, mais les conditions et les caractéristiques sont dans le genre de vêtements ; alors comment la personne s'habille-t-elle ?

Elle peut s'habiller avec beaucoup de choses dont la base les concernant est la permission, et la porte de la permission dans la législation islamique est très grande en ce concerne les affaires normales de la vie des gens ; et il n'y a aucun doute que ceci fait partie des choses qu'Allah (qu'Il soit exalté) a élargies pour les musulmans et dont Il les a comblées ; alors il a fait que l'homme s'adapte aux différentes conditions et situations, aux changements et aux bouleversements, et aux environnements proches et éloignés, qu'ils soient des environnements arabes ou non arabes.

 

Le rêve 

 

Allah (qu'Il soit exalté) a ressuscité des ténèbres et de l'ignorance des générations grâce à ce prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et Il a illuminé leurs cœurs avec cette religion et ce Coran, alors ils sont devenus la meilleure communauté qui ait été suscitée pour les gens, et ils se sont transformés de bergers en dirigeants de nations.

 

Abou Bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) était le premier compagnon du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et le premier qui crut en lui : {…deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte…} [Le repentir : 40]. Il est aussi le premier des califes bien-guidés, et il a beaucoup de mérites qui ne peuvent être énumérés ici.

 

* Un rêve futuriste :

 

Il est mentionné dans les deux recueils de hadiths authentiques qu'un homme vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit :

-"O Messager d'Allah ! J'ai vu hier soir en rêve un nuage qui laissait couler du beurre fondu et du miel, et j'ai vu les gens qui en prenaient avec leurs mains, alors certains en prenaient beaucoup et d'autres en prenaient moins ; et j'ai vu une corde qui descendait du ciel jusqu'à la terre, ensuite j'ai vu que tu l'as prise et que tu es monté, ensuite un homme l'a prise après toi et il est monté, ensuite un autre homme l'a prise et il est monté, ensuite un autre homme l'a prise et elle a été coupée, ensuite on lui tendit la corde et il monta". Abou Bakr dit :

-"O Messager d'Allah ! Je donnerai mon père et ma mère en rançon pour toi, laisse-moi l'interpréter". Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Interprète-le). Abou Bakr dit :

-"Le nuage est le nuage de l'Islam ; le beure fondu et le miel qui coulent sont le Coran ; la corde qui descend du ciel jusqu'a terre est la vérité sur laquelle tu es, tu la prends et Allah t'élève grâce à elle, ensuite un homme après toi la prend et il est élevé grâce à elle, ensuite un autre homme la prend et il est élevé grâce à elle, ensuite un autre la prend et elle est coupée, ensuite on la lui tend et il est élevé grâce à elle. Alors dis-moi, ô Messager d'Allah, que mon père soit donné en rançon pour toi, ai-je raison ou ai-je commis une erreur ?". Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Tu as raison pour une partie et tu as commis une erreur pour une autre partie). Il dit :

-"Alors je jure par Allah, ô Messager d'Allah, que tu vas me dire l'erreur que j'ai commise". Il dit :

(Non, ne jure pas).

 

Nous faisons des pauses de réflexion à propos de ce hadith : 

 

 

* Abou Bakr est le meilleur de ceux qui interprètent les rêves :

 

Premièrement : l'importance qu'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui), As-Siddiq, donne aux rêves, parce que le rêve a un rapport avec le monde de l'invisible, avec l'au-delà, avec ce que les gens ne connaissent pas, et Allah (qu'Il soit exalté) a fait que le rêve soit une fenêtre à travers laquelle les gens essayent de découvrir certaines choses qui leur ont été cachées ; c'est la raison pour laquelle il est mentionné dans un hadith :

(Le beau rêve de l'homme pieux est une partie de quarante-six parties de la prophétie).

 

Pour cette raison, Asma la fille d'As-Siddiq reçut de son père l'interprétation des rêves, et à partir de là est venue la science d'Ibn Sirine concernant l'interprétation des rêves parce qu'ils étaient des servants chez Asma (qu'Allah soit satisfait d'elle), et Ibn Sirine était le meilleur de ceux qui interprétaient les rêves parmi les Taabi'înes.

 

L'essentiel est que nous observions comment Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) a interprété le rêve, il dit : "O Messager d'Allah ! Ai-je raison ou ai-je commis une erreur ?", il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Tu as raison pour une partie et tu as commis une erreur pour une autre partie), et il dit : "O Messager d'Allah ! Où ai-je raison et quelle est l'erreur que j'ai commise ?", et il jura sur Allah pour cela ; alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit : (Ne jure pas).

C'est-à-dire : "Je ne te le dirai pas", même s'il fait partie des bonnes nouvelles, qu'il est une partie de la prophétie et qu'il laisse de grands effets.

 

Et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) interprétait les rêves et il voyait des rêves ; et dans le Noble Coran, dans l'histoire de Youssouf (paix sur lui), il est mentionné le rêve du roi que Youssouf (paix sur lui) interpréta.

 

* Le rêve est une issue :

 

Deuxièmement : il se peut que le rêve soit parfois un soulagement, c'est la raison pour laquelle la plupart de ceux qui s'accrochent aux rêves sont ceux qui vivent un genre de difficulté ou d'affliction, comme le prisonnier, car en général il s'accroche aux rêves ; et lorsque les prisonniers ont l'occasion de se rencontrer, ils parlent et s'interrogent : "Qu'est-ce que tu as vu hier ?".

Il est mentionné que Saalih ibn Abdel-Qouddousse, qui avait été emprisonné, disait qu'ils parlaient des rêves lorsqu'ils se réveillaient le matin en prison.

 

Ainsi, nous trouvons dans l'histoire de Youssouf (paix sur lui) le récit des deux hommes qui étaient avec lui dans la prison :

{Deux valets entrèrent avec lui en prison. L'un d'eux dit : "Je me voyais [en rêve] pressant du raisin...". Et l'autre dit : "Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l'interprétation (de nos rêves), nous te voyons du nombre des bienfaisants"} [Youssouf : 36].

 

* Les rêves d'un dormeur :

 

 

Le rêve est lié à la situation critique et à la difficulté, et avant cela il est lié au sommeil, parce que seul le dormeur voit les rêves ; c'est la raison pour laquelle, nous, musulmans, avons de nos jours une inclination maladive vers les rêves et leur interprétation ; tout ce que la personne voit en rêve, elle en parle et interroge à son sujet ; et il y a maintenant des programmes, des livres et de grands sites sur l'Internet pour l'interprétation des rêves. Ceci ne signifie pas que nous critiquons toutes ces choses, au contraire certaines choses sont bonnes et correctes.

 

Mais je dis : les gens exagèrent en ce qui concerne l'interprétation de leurs rêves ; sinon lorsque la personne dort pendant quatre, ou cinq, ou six heures, elle voit un rêve ; il se peut qu'elle le voie avec des détails, de longs événements sauf que cela se produit en quelques secondes ; car il se peut que la personne voie en rêve des choses très longues, beaucoup plus longues que ce temps qui est six heures ; et si la personne se met à se rappeler tout ce qu'elle a vu en rêve, ensuite elle interroge sur ces rêves, ce serait un grand problème, et nous n'aurions pas d'autre temps pour interroger sur les affaires de notre vie dans ce monde, de nos intérêts, de nos fatwas, de notre religion et de nos problèmes ; plus exactement, nous serions complètement plongés dans le sommeil, et c'est peut-être un des secrets de la passion pour les rêves, car le monde islamique fait partie du monde qui dort, c'est la raison pour laquelle il est plongé dans le sommeil, il a beaucoup de rêves et il s'y accroche, parce qu'il ressent la difficulté, la situation critique, et l'incapacité à faire face à la réalité des faits, et à essayer d'inventer les projets de réforme et de développement qui construisent, fondent et corrigent.

Par conséquent, le monde islamique a recours aux rêves qu'il voit, et il se peut que cela représente pour lui un attachement et un soulagement, et bien d'autres espoirs.

 

Alors que le prisonnier ressent la difficulté et la situation difficile, peut-être qu'il se préoccupe des rêves et il y donne beaucoup d'importance, parce qu'il n'a pas de nouvelles, ni de moyens pour connaître les situations ; il ne connait pas les nouvelles de sa famille et de son épouse, de sa mère et de sa fille, de son fils et de son proche parent, de son voisin et de son argent ; c'est pourquoi les rêves viennent parfois en réponse à ces questions, et il se peut que la réponse soit correcte, ou hypothétique, ou autre chose.

 

* La passion pour les rêves :

 

 

Troisièmement : le rêve ne fait pas partie des choses qu'il faut que les gens connaissent, ou qu'ils connaissent où est l'erreur et où est ce qui est juste dans l'interprétation du rêve ; ou que la personne insiste pour connaître l'interprétation de tout ce qu'elle voit pendant son sommeil et qu'elle ait un programme pour cela ; il se peut que parfois cela se transforme en gains matériels en faisant des interprétations pour une somme d'argent, et le problème n'est pas dans le gain matériel seulement, mais aussi dans le fait que la personne s'accroche aux rêves.

 

La femme, à cause de son esprit sentimental et son emportement, s'accroche beaucoup plus aux rêves que l'homme, ceci est une chose remarquable et perceptible, c'est la raison pour laquelle il faut mettre le rêve à sa place correcte ; car il se peut que le rêve soit une bonne nouvelle qui donne à la personne une joie et un soulagement, et il se peut qu'il lui donne une promesse et un optimisme ; ceci est une bonne chose, et celui qui interprète les rêves doit donner à la personne un genre d'issue, de bien et de bénédiction. Et lorsqu'on interrogeait le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) à propos d'un rêve, il disait :

(C'est un bien que tu as vu), ou (C'est un bien pour nous et un mal pour nos ennemis).

 

Donc, l'optimisme est une bonne chose, mais nous ne devons pas transformer le rêve en un programme, une insistance, une exagération et beaucoup de questions, jusqu'à ce que la personne interroge au sujet des rêves beaucoup plus qu'elle n'interroge au sujet des affaires de la législation islamique qui la concernent, ou beaucoup plus qu'elle n'interroge au sujet des problèmes dont elle souffre ; la raison est que les gens attendent une chose habituelle ou attendue, alors tu trouves que certaines personnes prennent des décisions à cause des rêves qu'ils voient, par exemple : "Une jeune femme veut se marier, et lorsqu'elle dort, elle attend un rêve".

 

E la personne voit des choses qui changent et troublent son humeur, et elles ne font pas avancer, ni reculer, et elles n'indiquent rien ; et si la personne prie simplement deux rakâats et demande à Allah (qu'Il soit exalté) de lui faciliter si cette chose est un bien ou de l'éloigner d'elle si c'est un mal, alors l'inquiétude s'en va, et c'est ce qui est exigé, il ne faut pas obligatoirement que la personne voit un rêve qui lui dise : "Fais ou ne fais pas".

 

De plus certaines décisions concernant une compagnie, ou la famille, ou une organisation, et parfois des décisions concernant la communauté, sont prises selon un rêve que la personne voit, ensuite elle se fie à ce rêve et en tire des résultats importants, sans parler de ceux qui en tirent des lois de la religion.

 

Et il est interdit de fonder sur des rêves des lois concernant le licite et l'illicite, la vérité et le faux, l'erreur et ce qui est juste ; ou que la personne déteste untel et aime untel à cause d'un rêve, ou elle pense qu'untel est plus proche d'elle et untel est plus éloigné.

 

* Les conversations en soi-même :

 

 

Quatrièmement : en général, le rêve est le reflet de la situation de la personne ; c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a mentionné qu'il se peut que le rêve provienne d'Allah, ou du diable, ou des conversations intérieures.

 

Et à travers ma lecture et ma recherche sur ce sujet, ainsi que ma connaissance des situations des gens, je remarque que (90%) de ce que les gens voient en rêve provient des conversations intérieures.

 

Donc, quelles que soient les idées et les pensées qui te préoccupent en état de veille, tu les vois en rêve ; et lorsque la personne est préoccupée par un sujet, elle en parle beaucoup, et ainsi pendant le sommeil, la personne continue à se parler elle-même de ces choses qui le préoccupent en état de veille ; et cette conversion intérieure n'indique rien, c'est une conversation neutre qui n'indique pas d'erreur, ni ce qui est juste, ni "Fais ou ne fais pas". Mais ce n'est que le reflet de tes sentiments ou de tes conversations intérieures pendant ton sommeil, et c'est ce qui se produit le plus souvent.

 

Il se peut que la personne voie pendant son sommeil des rêves qui ont un rapport avec des symboles, des gens ou d'autres choses ; à ce moment-là, la personne doit être modérée à propos de ces rêves et elle ne doit pas exagérer, et elle n'a pas besoin d'interroger non plus, parce que nous avons perdu beaucoup de notre temps et du temps des gens que nous interrogeons pour qu'ils fassent l'interprétation de nos rêves.

 

Il se peut que le rêve soit parfois la représentation d'un long film ou d'une histoire, et raconter le même rêve prendra dix minutes ou quinze minutes, et à la fin il se peut que ce rêve n'ait aucune signification, mais ce ne sont que des conversations intérieures.

 

* L'état de veille est meilleur que le sommeil :

 

 

Cinquièmement : l'homme a le Coran, les hadiths, la foi en Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), il a aussi un cerveau qu'il utilise, avec lequel il pense, et il connait l'erreur et ce qui est juste ; que fait-il dans ces situations alors qu'il a ses frères croyants, sa famille, ses parents, ses amis, les conseillers ? Il les interroge dans les situations le concernant et pour ses besoins ; et le rêve reste une bonne nouvelle s'il provient d'Allah (qu'Il soit exalté), il a dit (qu'Il soit glorifié et exalté) :

{En vérité, les bien-aimés d'Allah seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés. Ceux qui croient et qui craignent [Allah]. Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès !} [Jonas : 62-64].

 

Un exégète a dit :

-"Parmi les bonnes nouvelles : le bon rêve, car il annonce une bonne nouvelle à la personne ; il se peut que ce soit un avertissement, ou il interdit à la personne de faire quelque chose, et d'autres choses semblables. Donc, ceci représente une partie des rêves, ils sont présents et réels".

 

* On ne joue pas avec la prophétie :

 

Et enfin : il ne doit pas y avoir de place pour le jeu et la tromperie ; car il est rapporté dans le Noble Coran ce qui indique que le rêve est une fatwa [un avis juridique], comme dans Sa parole (qu'Il soit exalté) : {L'affaire sur laquelle vous me consultez est déjà décidée} [Youssouf : 41].

 

Donc, la personne ne doit pas interroger à propos de tout ce qu'elle a vu en rêve, et celui qui fait l'interprétation du rêve doit se comporter avec indulgence avec les autres, alors il ne doit pas interpréter interroge au sujet des prMsoNoSpacingoblèmes dont /spanelle souffre ; la raison est que les gens attendent une chose habituelle ou attendue, alors tu trouves que certaines personnes prennent des décisions à cause des rêves qule rêve avec des choses qui leur font peur ou les tourmentent.

Combien de personnes ont passé une longue période de leur vie en étant anxieux, parce qu'elles ont vu un rêve qui letext-align: left; directio n: ltr; unicode-bidi: embed;ur a été interprété d'une manière effrayante, elles sont devenues alors inquiètes et tourmentées en attendant que ce moment arrive, jusqu'à ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) leur envoie quelqu'un qui les lang= soulage de cette anxiété et qui leur dit : "Cette interprétation est fausse, et elle est complètement éloignée de la réalité".

 

Beaucoup de gens donnent au rêve une grande importance en pensant que c'est un rêve provenant d'Allah (qu'Il soit exalté) et que ce n'est pas un cauchemar provenant du diable ; ensuite ils interrogent à propos de ce rêve, ensuite ils donnent de l'importance à son interprétation en dépassant les limites normales qui concernent ce rêve ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était le guide sincère lorsqu'il dit à Abou Bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) :

(Tu as raison pour une partie et tu as commis une erreur pour une autre partie).

 

Ne te mets pas en colère  

 

 

Premièrement : les rangs des gens concernant la colère :

 

Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) indiqua que la colère provient du diable, si c'est une colère sans raison légale ; en général, c'est ce qui touche la personne : de la colère et de l'emportement. Et nous pouvons dire : la colère qui touche en général les gens est pour remporter la victoire pour soi-même, car lorsque la personne ressent que son égo ou son amour-propre est exposé à l'usurpation ou à l'irritation, ou qu'un de ses droits va être transgressé, alors elle se met en colère et s'emporte.

 

Et les gens ont des rangs différents concernant la colère :

 

Le premier : celui qui se met en colère lentement et qui est satisfait lentement, alors lorsqu'il se met en colère, il n'est pas satisfait facilement.

 

Le deuxième : celui qui se met en colère rapidement et qui est satisfait rapidement ; alors, il est facile d'avoir des affaires avec celui-là, si la personne lui fait comprendre et lui explique.

 

Le troisième : celui qui se met en colère lentement et qui est satisfait rapidement, alors celui-là est dans les meilleurs degrés, car il ne se met pas en colère souvent ; et lorsqu'il se met en colère, il se calme rapidement, demande pardon à son Seigneur (qu'Il soit glorifié), et il retourne à sa raison.

 

Quatrièmement : celui qui se met en colère rapidement et qui est satisfait lentement ; celui-là est dans le pire des rangs, car il se met en colère rapidement et pour les raisons les plus futiles ; et lorsqu'il se met en colère, il est très difficile de le calmer et de le satisfaire.

 

 

 

Deuxièmement : la colère et le caractère inné :

 

La colère est un caractère humain inné ; sa présence renferme des sagesses, des intérêts et des bénéfices si elle est employée d'une manière correcte, mais le problème est lorsque la colère domine la personne et elle se met à agir selon l'emportement de la colère sans se maîtriser avec l'indulgence, ou la raison ou la patience ; et lorsque Achadj Abd Al-Qaysse vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il lui dit (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

(Tu as deux qualités qu'Allah aime : la tolérance et la patience), il dit :

-"O Messager d'Allah ! Est-ce que je les ai acquises ou Allah m'y a prédisposé ?". Il dit :

(Allah t'y a prédisposé). Alors il dit :

-"Louange à Allah qui m'a prédisposé à deux qualités qu'Allah et Son messager aiment".

 

Troisièmement : le traitement de la colère :

 

La tolérance et la patience sont une école qui a besoin d'entraînement et d'enseignement, car peut-être que tu parles avec une autre personne, mais il se peut que cet interlocuteur oublie tout ce qu'il a appris pour la raison la plus futile, ensuite il se met en colère et gronde, et l'effet de la colère apparait sur les traits de son visage : ses yeux rougissent, sa veine jugulaire gonfle et ses mouvements augmentent ; et il se peut qu'il frappe ou agresse.

 

 

Combien de décisions, d'attitudes et de comportements furent fondés sur une situation de colère que la personne fut incapable de contrôler !

Combien de maisons furent détruites à cause du mot "divorce" qui fut prononcé dans une situation de colère ! Et il se peut que la personne regrette énormément, mais après qu'il soit trop tard !

Et combien de personnes ont perdu, je ne dis pas : leur épouse, ou leur vie ou leur argent seulement, mais je dis : leur religion et leur vie dans l'au-delà, à cause d'un mot prononcé sous l'emprise de la colère !

Car il se peut que certaines personnes insultent et blasphèment sans prêter aucune attention à qui ils insultent et qui ils blasphèment, et cela peut aller jusqu'à ce qu'ils insultent la religion, ou ils insultent le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ou ils insultent le Coran, ou ils insultent Celui qui a fait descendre le Coran…et beaucoup d'autres choses que certaines personnes font à cause de la mauvaise éducation, et à cause de la corruption de la formation, de l'enseignement et des bonnes manières, qui font que la personne s'entraîne depuis son enfance à se maîtriser, à se contrôler, et à ne pas répondre aux causes de la colère et aux provocations qui se présentent à lui.

 

Et un homme vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et lui dit :

-"O Messager d'Allah ! Conseille-moi". Il dit :

(Ne te mets pas en colère) ; et il répéta la question plusieurs fois, alors il lui dit :

(Ne te mets pas en colère).

 

 

Cette recommandation n'est pour cet homme seulement, mais c'est une recommandation pour moi, pour toi et pour nous tous ; car la personne doit apprendre comment se maîtriser et comment éviter la provocation des autres lorsqu'ils se mettent en colère. Donc, lorsque son mari est en colère, il est obligatoire que la femme apprenne comment se comporter avec lui, elle essaie de ne pas le provoquer ou augmenter sa colère ; il en est de même pour l'homme, lorsque son épouse est en colère, il est obligatoire qu'il apprenne comment chercher à la satisfaire et comment la calmer, et ce n'est pas un défaut, ni une déficience dans sa virilité comme certains ignorants pourraient le penser, mais c'est complètement le contraire, ceci fait partie de la perfection de la virilité.

 

Et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a expliqué que la colère provient du diable maudit, et il éduquait ses compagnons à la repousser avec les méthodes suivantes :

 

1- Demander la protection d'Allah (qu'Il soit exalté) contre le diable maudit.

2- Faire les ablutions, parce que les ablutions chassent le diable et refroidissent la colère.

3- Changer de situation, alors si l'homme est debout, il s'assoit ; et s'il est assis, il s'allonge ; parce que changer de situation pendant la colère, aide à faire partir la colère.

 

Et j'ai lu de belles paroles d'un homme sage dans lesquelles il décrit la situation de colère, il a dit :

-"Lorsque tu te mets en colère, regarde ton visage dans le miroir, alors tu verras une chose horrible que tu ne peux pas regarder, tu verras une autre personne".

C'est-à-dire : c'est comme si un diable te possédait, et tu n'es pas untel fils d'untel qui est habituellement calme, gentil, doux, et que les gens connaissent et fréquentent.

 

Par conséquent, il est obligatoire que la personne fasse très attention à ne pas être connu pour la colère et qu'elle répond facilement à ses inclinations, mais au contraire elle doit éviter les situations qui la poussent à se mettre en colère ou qui l'irritent, si elle sait qu'elle peut s'énerver dans certaines situations.

 

Quatrièmement : le prédicateur doit tenir compte des situations de ceux qu'il appelle à l'Islam :

 

 

Dans cette guidée prophétique, nous trouvons que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'est pas allé voir l'homme pour lui dire : "O Untel ! Ne te mets pas en colère, et dis : je cherche protection auprès d'Allah contre satan le maudit" ; mais il parla à ses compagnons qui étaient autour de lui alors que l'homme ne l'entendait pas, il dit : (Je connais une parole, s'il l'avait dite, ce qu'il ressent partirait). Et un compagnon alla et chuchota dans l'oreille de l'homme, il lui dit : "Dis : je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit", alors l'homme s'emporta et sa colère augmenta, puis il dit : "Est-ce que tu vois que je suis fou ?! Va-t-en".

 

Par conséquent, le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne parla pas à l'homme directement, mais il parla à ses compagnons, parce que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) sut que cet homme était dans une situation de colère, et que s'il lui parlait, il lui dirait une mauvaise parole et n'accepterait pas son conseil, et ceci pourrait lui faire perdre sa religion ; de plus, il se pourrait qu'il lui dise la même chose qu'il dit au compagnon : "Est-ce que tu vois que je suis fou ?! Va-t-en". Et le fait qu'il dise cette parole à un compagnon est beaucoup moins grave qu'il ne la dise au meilleur des fils d'Adam (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

Donc, nous remarquons ici la miséricorde du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) envers sa communauté, et sa méthode indirecte pour enseigner.

 

Nous tirons de cet événement que le prédicateur doit prendre en considération les situations de ceux qu'il appelle à l'Islam et ceux à qui il parle ; il doit savoir que la personne qui est devant lui n'est pas seulement des os, de la chair et du sang ; mais elle représente des masses de sentiments, d'inclinations, d'attachements, de significations, d'expériences et d'erreurs qu'elle a peut-être eut pendant l'enfance et dont elle ne peut pas se débarrasser facilement ; donc, lorsque le prédicateur regarde quelqu'un, il ne doit pas le juger simplement à cause d'un acte, ou d'une erreur, ou d'une situation passagère, ou d'une parole accidentelle, ensuite il considère que cette situation représente complètement cette personne ! Ou il la méprise à cause d'un péché et il pense qu'elle fait partie des habitants de l'enfer !

Il se peut qu'il y ait du bien en cette personne, qu'elle ait la foi, que son cœur brûle de regret à cause de ce qu'elle a fait, mais elle a été éprouvée par ce genre de choses ; et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit :

(Tous les fils d'Adam commettent des erreurs, et les meilleurs parmi ceux qui commettent des erreurs sont ceux qui se repentent).

 

Et il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si vous ne commettiez pas de péchés, Allah vous ferait disparaître et Il ferait venir des gens qui commettent des péchés, afin qu'ils Lui demandent pardon, et qu'Il leur pardonne).

 

Et dans un autre hadith :

(Tout croyant a un péché qu'il commet de temps en temps, ou un péché qu'il commet tout le temps qui ne se sépare pas de lui jusqu'à ce qu'il le laisse ; le croyant a été créé en étant prédisposé à la tentation, au repentir et à l'oubli, lorsqu'on lui rappelle, il se rappelle).

 

 

Donc, nous ne devons pas juger les gens à cause d'une situation particulière, ou une erreur ou un péché. Mais nous devons comprendre qu'il se peut que ces gens souffrent de conditions psychologiques, qu'il se peut que la personne parle dans une situation de colère ou de satisfaction ; et il se peut qu'elle parle en étant désorientée, ou triste, ou d'autres choses semblables ; alors nous avons d'être gentils avec eux afin de leur faire parvenir le message et l'appel à l'Islam.

 

Nous ne devons pas les faire passer de la situation dans laquelle ils se trouvent à ce qui est pire à cause de la méthode qui renferme l'ignorance de leurs conditions et de leurs situations ; et que notre souci, notre devoir, notre mission, et toute notre attention, soient de les faire passer de la situation dans laquelle ils se trouvent à une meilleure situation ; et ceci exige beaucoup de miséricorde, de gentillesse, de douceur, de patience, et d'exhortation indirecte.

Donc, il ne faut pas parler à la personne en face de son visage et s'opposer à elle par la parole, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dans beaucoup d'occasions et d'événements, se tenait debout sur le minbar et disait :

(Pourquoi certains disent ceci et font cela ?), ensuite il expliquait l'affaire et l'incident.

 

* La prédication et le dénigrement :

 

Il n'est pas nécessaire que la prédication se transforme en une sorte d'exposition et de dénigrement d'untel ou untel ; et il n'est pas nécessaire non plus que la prédication se transforme en confrontation et en rudesse, tout en ignorant les conditions, les situations, l'environnement et le climat dans lesquels la personne a été éduquée. Ainsi, nous pouvons gagner les cœurs de beaucoup de monde et nous accorder avec beaucoup de gens ; et si nous trouvons qu'une personne n'accepte pas, ou qu'elle se trouve dans une situation dans laquelle elle ne peut rien accepter, alors nous lui donnons l'occasion de réfléchir et un peu de temps, et nous utilisons avec elle la méthode de la prédication indirecte, par exemple :  nous ordonnons à quelqu'un d'autre alors que nous voulons parler d'elle, comme dans la parabole : "C'est à toi que je parle, et écoute, ô ma voisine !".

Nous pouvons faire l'éloge de certains côtés de la personne en voulant attirer son attention sur ses côtés, ou nous blâmons d'autres côtés en voulant l'avertir contre ces côtés, ou nous racontons une histoire, ou nous utilisons une méthode qui renferme l'éducation et l'enseignement, sans ignorer sa situation et ses conditions sociales, psychologiques et mentales.

 

Donc, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été envoyé en taCette interprétation est fausse, et elle est complètement éloignée de la réalitént que miséricorde, et ceux qui le suivent doivent être une miséricorde eux aussi, en prenant en considération les conditions des gens et leurs situations, et nous devons les appeler à Allah (qu'Il soit exalté) avec sagesse et d'une bonne manière.

 

"Et ne vous séparez pas"  

 

  

 

* La séparation provient du diable :

 

Il est confirmé dans "les Sounanes" d'Abou Daawoud, d'après Abou Thâalabah Al-Khouchani (qu'Allah soit satisfaitmso-ansi-language: FR; de lui) qui a dtext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;it :

-"Lorsque le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) s'arrêtait danspan style=p clas s=s un endroit, les gens se séparaient dans défilés et les vallées, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : (Votre séparation dans ces défilés et ces vallées provient du diable).

Alors, après cela, lorsqu'il s'arrêtait dans un endroit, ils se regroupaient jusqu'à ce qu'on dise : si on les recouvrait d'un vêtement, il les recouvrirait tous".

 

Cette éducation et cet enseignement prophétiques a une signification très importante, mais pouvons-nous comprendre cette signification, ou sommes-nous toujours très éloignés de cette signification ?

 

Les arabes, pendant l'époque de l'ignorance préislamique, étaient parmi les nations, celle qui était la plus séparée, qui se disputait et se combattait le plus, et leurs guerres étaient très violentes, jusqu'à ce que l'Islam arrive, et parmi ses bases les plus importantes : le groupe, l'union, et le rapprochement entre les gens ; alors, il les rassembla et unit leur parole.

Et dans la guidée du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), nous trouvons ce qui concerne la fraternité islamique ; la manière dont il établit cette fraternité et la purifia, et plus exactement la manière dont il fixa un lien réel à Médine que l'on appelle : "La fraternisation entre les Mouhaajirines (les habitants de la Mecque) et les Ansaars (les habitants de Médine).

 

* La fraternité de l'Islam :

 

Allah (qu'Il soit exalté) a fait que la fraternité de la religion soit un lien plus solide que les liens de la terre et de ce monde, comme Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres} [Le Repentir : 71].

Et Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Les croyants ne sont que des frères} [Les appartements : 10].

 

Donc, Il a fait qu'ils soient des frères pour l'amour d'Allah : Souhayb, Salmaane, Bilal, 'Ammaar, Abou Bakr, et avant eux, Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue), ainsi que les hommes musulmans et leurs femmes, ceux qui sont proches et ceux qui sont éloignés, les arabes et les non arabes ; Il les a uni dans une seule communauté et Il a enlevé les différences entre eux , Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères} [Aali 'Imraane : 103].

 

Cette grande fraternité que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a fondée, qui a traversé l'histoire et est devenue la communauté islamique conquérante, a inclus en elle les nations kurdes, par exemple, alors les Kurdes ont porté la torche et le drapeau, ils ont conquis des pays, et ils ont une présence importante dans l'histoire islamique et dans la défense des choses sacrées et des possessions ; et il y a parmi eux des héros célèbres.

Les Berbères se convertirent à l'Islam aussi, ils apprirent sa langue [c-à-d : l'arabe], ils pratiquèrent l'Islam, ils eurent une présence importante, ils marquèrent l'histoire et ils obtinrent la gloire ; ainsi que l'Inde, Le Sind, les Perses, et toutes les nations, fondirent et fusionnèrent dans cette religion.

 

 

Il y a de grands principes pour cette fraternité qui doivent être renouvelés à chaque fois que l'homme prie, parce qu'il prie à côté de son frère musulman ; il se prosterne, s'incline et se met debout avec lui ; à chaque fois qu'il récite le Coran, il imagine que des millions de musulmans récitent avec lui maintenant ; et chaque fois qu'il jeûne le mois béni ou qu'il rompt le jeûne alors qu'il sait que le jeûne du mois de Ramadan est obligatoire et un des piliers de l'Islam auquel toute la communauté participe, et à chaque fois qu'il tourne autour de la Kâaba et qu'il sait que cette maison sacrée est celle vers laquelle toute la communauté prie de l'Est à l'Ouest.

 

*Une situation triste :

 

Mais…Quel malheur ! A cause de ce que nous trouvons de nos jours concernant le retour de certains slogans provenant de l'époque de l'ignorance préislamique, ainsi que des significations, des affiliations et des appartenances ethniques, tribales, nationales et régionales qui corrompent cette union.

 

De nos jours en particulier, nous trouvons que toutes les nations de la terre entrent dans ce que l'on appelle "la mondialisation", dans laquelle les forces dominatrices essaient de faire entrer toutes les nations, économiquement, politiquement, médiatiquement, culturellement, etc….

 

Et nous trouvons maintenant ce que l'on appelle les compagnies transcontinentales : les compagnies de pétrole, les compagnies d'ordinateur, les compagnies de voitures, les compagnies des médias, beaucoup de compagnies dont le capital d'une compagnie peut être des milliards de dollars, et malgré cela elles se joignent à d'autres compagnies afin qu'elles soient une unité compacte forte qui peut faire face aux défis, et afin qu'elles aient une influence qui parfois est supérieure à l'influence des pays et des politiques elles-mêmes.

 

Et nous trouvons que des nations et des pays essaient de former un genre d'union, comme par exemple l'union européenne, qui est un groupe d'empires qui essaie de s'unir les uns aux autres ; donc, des pays comme l'Allemagne, ou la Grande-Bretagne, ou la France, et d'autres pays européens, essaient de se joindre à cette union européenne avec une monnaie unique, un système de douane unique, avec une constitution unique, et peut-être dans le futur une armée unique, avec des conventions de sécurité fermes ou l'union de la sécurité… , et bien d'autres facteurs qu'ils considèrent être la garantie de leur présence, de leur continuation et de leur stabilité, et qui garantissent leur part des biens du monde parmi les gains et les situations, et qu'ils aient l'influence et la capacité d'exercer des pressions sur les autres.

 

 

Et si tu observes cette communauté dont Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a établi son unité et sa législation, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'a formée lui-même, tu trouveras une chose étonnante !

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) éduqua ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) sur le fait que le rapprochement des corps est exigé, lorsqu'ils étaient dans la vallée, il leur parla en disant : (Votre séparation dans ces défilés et ces vallées provient du diable). Alors, ils se réunirent et se rapprochèrent les uns des autres ; et le rassemblement ne signifie pas qu'ils soient un seul groupe, ceci est la base pour les choses collectives, mais cela signifie que lorsqu'ils se séparent pour dormir, ou pour se mettre à l'ombre, ou pour autre chose, ils ne doivent pas être éloignés les uns des autres ; ainsi, ils sont éduqués à être proches les uns des autres, et à éviter ce qui pourrait arriver à certains d'entre eux en étant insouciants des autres ; en plus du fait qu'il ait appelé (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) à une unité du cœur, de la foi et à une unité spirituelle entre eux, ainsi qu'au sentiment des droits de l'homme ; et parmi ses droits : tu dois le secourir, qu'il soit oppresseur ou opprimé.

 

* Secourir l'opprimé :

 

Secourir ton frère musulman opprimé fait partie de cette unité : nous voyons que les pays du monde islamique sont les pays du monde qui subissent le plus d'injustice et de tyrannie, à cause de la faiblesse d'esprit, du déchirement et de la séparation, et parce que nous vivons encore en léthargie alors que les autres nations ont parcouru de très longues étapes ; c'est la raison pour laquelle les richesses et les ressources du monde islamique sont pillées, ils sont dépossédés de leur volonté, et les décisions mondiales, -même celles qui ont un rapport avec le monde islamique -, ne prêtent aucune attention aux musulmans ; alors que nous trouvons que les grands pays comprennent que leurs intérêts sont dans le monde islamique et ils ne sont pas dans ce qu'on appelle Israël, et malgré cela ils prennent en considération les sentiments du peuple juif qui occupe la terre de la Palestine, et ils votent pour lui et le soutiennent en secret et en public ; et les présidents élus se font la concurrence pour montrer encore plus de soutien et d'appui à cette entité usurpatrice.

 

 

Alors que le monde islamique qui est rempli de ressources et de richesses, comme le pétrole et d'autres choses parmi les capacités matérielles et les grands nombres de ressources humaines, n'a pas ce genre de préoccupations, plus exactement il n'a pas de regard, ni d'attention, et la cause est : la séparation du monde islamique et ses divisions ; de plus, cette dispersion et cette séparation ne sont pas dans un groupe de pays qui n'ont pas de bonnes relations ou de lien solide, mais tu trouves ce qui est plus éloigné que l'affaire des pays, c'est le déchirement à l'intérieur des pays ; tu trouves que les différentes régions sont séparées les unes des autres, et à l'intérieur d'une même région, tu trouves que cette ville a une certaine aversion pour cette autre ville, ou un genre d'esprit de clan, ou de concurrence qui n'est pas honorable ; et à l'intérieur de la même tribu ou de la même famille, tu trouves différents genres de disputes et de séparations, et je connais des gens qui ne prient pas dans la mosquée dans laquelle ceux qui s'opposent à eux prient, ou pour la prière de l'Eid qui est un jour de joie pour les musulmans et qui renferme un des aspects du rassemblement et de l'union.

 

Comme ceci est le cas de nos frères musulmans en Occident, que ce soit en Europe ou en Amérique, ils divergent d'opinions à propos des jours du Ramadan ; alors, tu trouves une très grande séparation dans un même pays, plus exactement dans une même mosquée ; alors celui-ci jeûne et celui-là ne jeûne pas, parce que celui-ci jeûne en suivant son pays d'origine et celui-là jeûne en suivant le pays dans lequel il réside ; ou celui-ci jeûne en prenant en considération que le mois est complet [c-à-d 30 jours] et celui-là d'une autre manière. Et lorsque l'Eid arrive, certains jeûnent pour compléter le mois de Ramadan et les autres ne jeûnent pas !

 

Jusqu'à quand allons-nous mâcher ces divergences et nous ne nous en lassons pas, au contraire nous les encourageons, et nous recherchons des causes et des justificatifs pour ces divergences, jusqu'à ce que la parole d'une personne s'est avérée vraie en ce qui nous concerne :

"J'ai recherché les religions sur toute la terre, j'ai traversé les pays d'Allah d'Ouest en Est,

Et je n'ai jamais vu comme l'Islam pour l'entente, ni plus divisés que ses partisans".

 

Et une autre personne a dit :

-"Ils se sont divisés en groupes, alors dans chaque tribu il y a un prince des croyants et un minbar".

 

* Les facteurs de la divergence :

 

 

Les facteurs de la divergence sont présents, il est impossible de les ignorer ; parmi eux : le fanatisme tribal :

(Il y a quatre choses dans ma communauté faisant partie de l'ignorance de l'époque préislamique qu'ils n'abandonneront pas : la fierté pour les descendances, la diffamation des liens de parenté, demander la pluie avec les étoiles, et pleurer le mort à haute voix).

 

Beaucoup de gens religieux qui préservent leur religion sont peut-être des gens de bien, mais malgré cela, parfois ils agissent selon le fanatisme tribal ; si la personne est dans un travail ou a une responsabilité, il se peut qu'elle rapproche ceux qui n'ont pas les compétences parce qu'ils sont des proches parents, ou les fils de l'oncle paternel, ou les fils de l'oncle maternel.

Ainsi, dans nos conversations personnelles et dans nos assemblées, peut-être que nous parlons publiquement ou sur le minbar du refus du fanatisme tribal, mais lorsque nous sommes ensemble et que nous sommes du même groupe ou du même parti, il se peut que nous osions parler des autres en disant qu'ils sont ainsi et nous sommes ainsi.

 

Et si ces significations continuent à dominer nos comportements, nos motivations et nos actions, même dans les actions de bienfaisance, et dans les groupes qui appellent à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) et qui éduquent les jeunes au bien, à la foi et à l'union, alors peut-être qu'il y a un genre d'enracinement de la séparation à travers l'approfondissement de l'appartenance à ce groupe ou à celui-là, ou à ce cheikh ou celui-là, ou à ce rite ou celui-là ; alors que nous trouvons que les anciens grands imams et savants étaient dans une grande entente, une harmonie, une union et un amour, même s'ils divergeaient d'opinions à propos d'une question ; Ach-Chaafi'î (qu'Allah lui fasse miséricorde) discuta avec Younas As-Sadafi à propos d'une question, lorsqu'ils se levèrent de l'assemblée, il dit :

-"Je n'ai jamais vu quelqu'un plus raisonnable qu'Ach-Chaafi'î, il prit ma main et la serra contre lui et me dit : [O Younas ! N'est-il pas convenable que nous soyons des frères même si nous ne sommes pas d'accord sur toutes les questions]".

 

Alors, quand allons-nous comprendre la parole de ce grand imam savant et sage ?! Quand pourrons-nous regarder les aspects de l'entente et de l'union : notre union avec le Coran, avec l'Islam, avec la foi, en suivant le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), notre union avec les piliers de l'Islam sur lesquels nous nous sommes rassemblés, avec les affaires de la science religieuse, et avec les principes généraux avec lesquels nous adorons Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) ?!

 

Quand allons-nous redoubler la concentration sur ces significations et diminuer la concentration sur les aspects de la séparation et de la divergence, et leur donner leur importance normale ?!

 

Lorsque la personne donne beaucoup d'importance à certaines choses, elles l'empêchent de voir ; et si une personne mettait un verre devant ses yeux, il n'y a aucun doute qu'il l'empêcherait de voir le monde vaste, mais si elle le met à sa place, elle le verra dans sa grandeur normale.

 

Il est obligatoire que nous soyons éduqués dans nos maisons et dans nos assemblées de prédication publiques et particulières, à donner de la considération aux significations de l'attachement à cette communauté, de l'union et de l'harmonie, et à donner aux aspects de la divergence leur grandeur normale ; et nous ne devons pas les laisser l'emporter sur notre union et notre fraternité.

 

Les romains seront les plus nombreux

 

 

* Une personnification profonde :

 

lang=

Al-Moustawrad ibn Chaddaad (qu'Allah soit satisfait de lui) dit dans une assemblée dans laquelle se trouvait 'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) qu'il a entendu le prophète (qu'Allah prie sur lui et le/span salue) dire :

(Le jour du jp class=ugemtext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;ent arrivera alors que les romains sont les plus nombreux). Alors 'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) lui dit :

-"Fais attention à ce que tu dis, -c'est-à-dire : es-tu sûr que tu as entendu cela du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ?". Il dit :

-"Je dis ce que j'ai entendu du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), il a dit : (Le jour du jugement arrivera alors que les romains sont le plus nombreux). 'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

-"Eh bien si tu dis cela, ils ont quatre qualités : ils sont les gmso-bidi-font-family: Arial; mso- style=ansi-language: FR; mso-fareast-language: JA;ens les plus tolérants pendant les moments de tentation [de trouble] ; ils sont ceux qui reviennent à eux-mêmes le plus rapidement après un malheur ; ils sont ceux qui sont les plus aptes à revenir après avoir fui [dans la lang= bataille] ; ils sont cp class=eux quiFR sont les plus miséricordieux envers le pauvre, l'orphelin et le faible ; et une cinquième qualité bonne et belle : ils sont ceux qui empêchent le plus l'injustice des rois".

 

A chaque fois que je lis la description d'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) des qualités des romains, je suis pris d'étonnement et d'une grande admiration de la vue d'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) !

Et j'imagine les centres de recherches et d'études qui sont présents en général dans le monde occidental, et qui s'occupent de beaucoup de situations, comme l'étude des psychologies des peuples et la manière de se comporter avec eux ; et j'ai trouvé qu'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) a touché le fond de la vérité dans ces descriptions générales des romains.

Et de nos jours, l'expansion des romains est dans le monde occidental en Europe, en Amérique et ailleurs.

 

* Le grand nombre l'emporte sur le courage :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit que le jour du jugement arrivera alors que les romains sont les plus nombreux, c'est une annonce prophétique, et la confirmation est correcte.

Et le grand nombre mentionné dans le hadith n'est pas seulement le grand nombre numérique, mais le grand nombre ici est lié au fait qu'ils ont une autorité et une force.

 

Les musulmans sont caractérisés par le sacrifice, la bravoure et le courage, mais l'autre peuple que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a mentionné, - et qui sont les romains -, est caractérisé par le grand nombre ; et le fait que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ait lié ce grand nombre au jour du jugement, indique qu'ils auront une certaine autorité, une puissance et une autonomie dans leurs positions, leurs décisions, leurs pays et leurs systèmes ; et c'est ce qui est visible de nos jours.

 

* La continuité dépend de la protection des droits :

 

 

'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) dans son éclaircissement précis a lié le phénomène de la continuité des romains et qu'ils seront les plus nombreux jusqu'au jour du jugement à des causes, ceci indique que ces choses prédestinées qui se produisent de nos jours ne sont pas des choses qui sont faites au hasard, mais le décret divin et le destin se produisent selon des lois qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a établies dans l'univers, parce que la justice, l'équité, la sincérité et la science…, sont des choses exigées, celui qui les possède, remportera le succès, tandis que celui qui les abandonne, sera perdant ; il se peut que le musulman les possède, alors il obtiendra le bonheur et le succès, et il se peut qu'il s'en éloigne et il est alors privé de beaucoup de biens. C'est la raison pour laquelle Cheikh Al-Islam ibn Taymiyah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Les gens n'ont pas divergé sur le fait que la conséquence de l'injustice est néfaste et la conséquence de la justice est honorable ; c'est pourquoi il est rapporté : qu'Allah vient au secours du pays juste même s'il est mécréant, et il ne vient pas au secours du pays injuste même s'il est croyant).

Donc, la loi universelle s'applique aux musulmans comme elle s'applique aux autres nations.

 

Nous pouvons déduire l'exhortation du Législateur à prendre ces lois universelles de sa parole (qu'Allah prie sur lui et le salue) selon ce qu'il rapporte de son Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) dans le hadith Qoudsi :

(Allah (Le Puissant et le Haut) dit : [Quiconque se rapproche de Moi d'un empan, Je Me rapproche de lui d'une coudée ; et quiconque se rapproche de Moi d'une coudée, Je Me rapproche de lui d'une brasse]).

Ce hadith englobe le fait de se rapprocher d'Allah (qu'Il soit exalté) en accomplissant de bonnes actions et en se repentant des péchés, car toute personne qui se repent et revient à Allah (qu'Il soit glorifié), Allah (qu'Il soit exalté) se rapproche encore plus vite de lui en acceptant son repentir et en l'aidant dans son nouveau chemin, Il lui remplace ses mauvaises actions par de bonnes actions (qu'Il soit glorifié et exalté), et Il lui facilite pour trouver des gens qui l'aideront sur ce chemin parmi les membres de la famille, ou un époux, ou un ami, ou d'autres personnes.

 

* Se rapprocher d'Allah avec la connaissance et la force :

 

De même que ce hadith englobe le fait de se rapprocher d'Allah (qu'Il soit exalté) en essayant d'acquérir les facteurs de la force que les musulmans n'ont pas, comme : obtenir la technique, l'industrie, la science, l'union, et d'autres buts et intérêts ; alors, Allah (qu'Il soit exalté) aidera rapidement à obtenir cela, Il facilitera pour que des gens aident et assistent, et ceci fait partie de l'aide d'Allah (qu'Il soit glorifié) pour le serviteur.

 

Si le musulman fait des efforts dans ces lois universelles, il se peut que lui soit rassemblé dans ces lois en un seul jour ce qui ne peut être rassemblé pour un autre personne en un mois, à condition que la détermination et la sincérité soient présentes, qu'il emprunte le chemin correct qui conduit à l'obtention de ces choses, et qu'il ne se contente pas simplement des souhaits, des rêves et des pensées, ou d'attende que ces choses lui viennent sur un plateau en or sans effort ou sans travail.

 

Donc, nous remarquons comment 'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) a expliqué la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec ces quatre caractéristiques et la cinquième grâce à auxquelles ils sont devenus les plus nombreux et ils ont mérité cette domination qu'ils ont ; le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) en a parlé et les preuves de la situation de nos jours en ont parlé : {Ton Seigneur, cependant, n'est point injuste envers les serviteurs} [Les versets détaillés : 46].

 

 

Ce qui suit est l'exposé abrégé de ces caractéristiques grâce auxquelles ils ont mérité d'être les plus nombreux :

 

Premièrement : les gens les plus tolérants lors des tentations et des troubles :

 

Les tentations troublent souvent les cerveaux des gens et font partir leur raison ; si la personne se trouve dans une situation de colère, ou d'emportement, ou de compassion envers une situation particulière, elle perd sa capacité à être pondérée, à mettre les choses à leur place, et à étudier les choses d'une manière correcte ; de plus, il lui arrive un genre de trouble et de confusion dans ces décisions et sa pensée, ensuite cette confusion se reflète sur sa réalisation dans le domaine du travail et de la vie.

 

A partir de cela, 'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) a décrit les romains en disant qu'ils sont les gens les plus tolérants pendant les troubles ; donc, lorsque les troubles arrivent, tu trouves chez eux de la patience, de la tolérance, une sage lenteur et de la prudence face à ces troubles ; et il n'y a aucun doute que cela signifie que c'est une qualité exigée que le musulman doit avoir, parce que c'est une éloge pour eux, ce qui indique que c'est une qualité louable ; et le musulman doit avoir les meilleures qualités, il doit les prendre même de ses ennemis.

 

 

Deuxièmement : ceux qui reviennent à eux le plus vite après un malheur :

 

Que ce soit un malheur personnel ou général, et je pense qu'ici cela signifie : le malheur général, et ce n'est pas le malheur qui correspond à la mort d'un époux, ou d'un enfant, et d'autres choses semblables ; bien que ce genre de malheur y soit compris, mais ici cela signifie la description du peuple en entier, il a donc un rapport avec des malheurs généraux.

 

Effectivement, nous trouvons que les romains sortent, - par exemple -, de la fournaise d'une guerre destructrice et violente qui ravage tout ; ensuite malgré cela, ils sont capables de revenir à eux-mêmes rapidement, et ils se redressent en peu de temps.

Et peut-être que leurs systèmes politiques aident à faire cela, car le système chez eux est basé sur des organismes, et il est soumis à des études ; donc, l'erreur est corrigée rapidement, c'est la raison pour laquelle l'erreur ne dure pas longtemps chez eux, et ceci est la signification de sa parole : "revenir à eux après un malheur".

C'est-à-dire que l'erreur ne se prolonge pas et ne dure pas longtemps, mais au contraire cette erreur est corrigée très vite.

 

Et il se peut que ce que nous remarquons dans leurs élections et leurs décisions pour corriger les erreurs commises, indique cette signification ou en fait partie.

 

Troisièmement : ils sont les plus compatissants envers le pauvre, l'orphelin et le faible :

 

C'est l'esprit d'humanité avec lequel l'Islam est venu, c'est une partie de la miséricorde avec laquelle Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été envoyé, et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a disait :

(J'insiste sur le droit des deux faibles : le droit de l'orphelin et le droit de la femme).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était un modèle et un exemple à suivre dans ses qualités pratiques et ses comportements avec les faibles, les pauvres, les orphelins et les veuves ; sa législation (qu'Allah prie sur lui et le salue) est venue pour confirmer cette signification, Djaabir (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Lorsque les émigrés d'Abyssinie revinrent au messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), il dit : (N'allez-vous pas m'informer de la chose la plus étonnante que vous ayez vue sur la terre d'Abyssinie ?), une jeune fille parmi eux dit :

-"O Messager d'Allah ! Pendant que nous étions assis, une vieille femme passa, elle portait sur sa tête une jarre d'eau ; et elle passa à côté d'un jeune homme parmi eux, il mit une de ses mains entre ses épaules, ensuite il la poussa sur ses genoux et sa jarre se cassa ; lorsqu'elle se releva, elle se retourna vers lui et dit : "Tu sauras, ô traite, lorsqu'Allah mettra le trône et rassemblera les premiers et les derniers, et que les mains et les pieds parleront de ce qu'ils faisaient ; tu sauras comment est mon affaire et ton affaire auprès de Lui demain". Alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Comment Allah peut-Il donner la stabilité à une communauté qui ne vient pas au secours de leur faible contre les forts parmi eux ?)".

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a expliqué que la société dans laquelle le faible, le pauvre et le miséreux, peuvent demander leur droit sans hésitation et sans peur, et peuvent prendre leur droit sans être lésés, est une société qui mérite de rester et d'être stable, parce qu'elle préserve la signification de l'humanité [de la compassion] avec laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a distingué les fils d'Adam : {Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures} [Le voyage nocturne : 70].

 

Elle préserve cette signification d'humanité, et par conséquent, la personne est tranquille dans cette société, elle ressent l'appartenance et elle profite de ces sociétés ; et ensuite, elle fait partie de ceux qui la préservent, et elle est éduquée dans un environnement tranquille, sûr, éloigné de la peur et de l'angoisse.

 

Quatrièmement : ils sont les plus aptes à revenir après avoir fui :

 

 

Ceci signifie : s'ils subissent une défaite, ils retrouvent leur force rapidement, et ils retournent attaquer leur ennemi.

 

Cinquièmement : une cinquième qualité bonne et belle : ils sont ceux qui empêchent le plus l'injustice des rois :

 

C'est-à-dire : ils empêchent l'injustice des rois, et il se peut qu'ils empêchent cette injustice sans que ce soit personnel, sinon on pourrait dire que les arabes étaient ainsi, comme par exemple cet arabe, - qui est Qouhayt Al-'Adjli -, un roi voulut prendre son cheval, et il refusa de le lui donner.

 

Mais cela signifie qu'ils empêchent l'injustice des rois à travers leur groupe, car ils ont des actions, des organisations et des programmes qui font que leurs efforts sont collectifs, et ainsi ils empêchent l'injustice ; et par conséquent, ils établissent des organismes et des administrations qui réalisent leurs intérêts et les protègent de l'injustice et de l'hostilité.

 

'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui) a décrit les romains par ces caractéristiques dont nous avons parlé, en comprenant avec son intelligence et son génie le secret dans cette signification qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a rendu un décret divin et une chose prédestinée, et dont le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a parlé en disant :

(Le jour du jugement arrivera alors que les romains sont les plus nombreux).

 

Et enfin, le musulman doit tirer de ces significations et de ces inspirations prophétiques, ainsi que des visions judicieuses d'Amr ibn Al-'Aass (qu'Allah soit satisfait de lui), beaucoup de significations dont il doit suivre l'exemple, et il doit faire en sorte que ces significations soient des faits vivants qu'il vit et avec lesquelles ils marchent parmi les gens.

Et nous devons tous faire des efforts afin de réaliser ces significations et les mettre en pratique dans nos sociétés islamiques.

 

Le prophète prédicateur

  

* Préoccupé à appeler les gens à Allah (qu'Il soit exalté) :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était entièrement engagé à appeler le peuple des Qouraychites à l'Islam : 'Outbah ibn Rabî'âah et son frère Chaybah, An-Nadhr ibn Al-Haarith et d'autres comme eux ; la majeure partie de ses soucis était que leurs cœurs brillent avec la lumière de la guidée et qu'ils répondent à l'appel du ciel ; alors l'homme aveugle Abdoullah ibn Oum Maktoum (qu'Allah soit satisfait de lui) vint le voir et il ne savait pas que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était entièrement engagé à appeler les gens à l'Islam, alors il dit :

-"O Messager d'Allah ! Enseigne-moi de ce qu'Allah t'a appris".

Et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ressentit de l'aversion pour cela dans son cœur, parce qu'il était occupé avec ce qu'il pensait être plus utile, plus important et qui méritait le plus d'attention.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait face à une guerre violente à la Mecque, car ceux qui étaient aux aguets et les ennemis étaient nombreux, les campagnes médiatiques étaient très intenses, et les partisans n'étaient pas nombreux ; alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) retourna chez lui en étant triste, et l'ange Gabriel (paix sur lui) vint le voir, celui qui descend du ciel avec Coran, le soulagement et le réconfort, descendit sur ce prophète blessé et qui souffrait à cause de son peuple, et il dit au prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ce dont son Seigneur l'a chargé dans cette situation :

{Il s'est renfrogné et il s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui. Qui te dit : peut-être [cherche]-t-il à se purifier ? Ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ?} ['Abassa : 1-4].

 

* Un blâme divin :

 

Un blâme, une orientation et une éducation pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour une affaire à propos de laquelle on peut dire : que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a fait le contraire de ce qui était préférable, étant donné qu'il faisait selon son interprétation personnelle ce qu'il considérait être l'intérêt de l'appel à Allah (qu'Il soit exalté) ; malgré cela il est confirmé dans la science d'Allah (qu'Il soit exalté) que ces gens avec qui il était préoccupé ne croiraient pas en Allah (qu'Il soit glorifié) et que l'effort avec ceux-là serait inutile, comme Il a dit (qu'Il soit exalté) à Noé (paix sur lui) :

{"De ton peuple, il n'y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru} [Houd : 36].

 

Il en est de même pour la situation du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec ces gens-là avec qui il était préoccupé, car il a été écrit qu'ils ne croiraient pas, c'est la raison pour laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a dit ensuite : {Eh bien non ! [L'homme] n'accomplit pas ce qu'Il lui commande} ['Abassa : 23] ; ce verset renferme une allusion provenant d'Allah (qu'Il soit exalté) que ces gens notables entêtés et orgueilleux, qui sont fiers de leur force, n'accompliront pas ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) leur commande de croire en Lui, et qu'ils mourront dans la situation de mécréance dans laquelle il se trouvent.

 

Dans ce verset, Allah (qu'Il soit exalté) blâme Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) au début de l'appel à l'Islam à propos d'un homme faible, et l'intensité du blâme et sa force apparaissent dans Sa parole (qu'Il soit glorifié) : {Il s'est renfrogné et il s'est détourné} ['Abassa : 1].

 

* Un discours à la troisième personne

 

 

Le discours ici est à la troisième personne, Il n'a pas dit (qu'Il soit exalté) : "Tu t'es renfrogné et tu t'es détourné", mais Il a dit : {Il s'est renfrogné et il s'est détourné}.

 

Ce discours renferme un genre de détournement qui convient au détournement du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) d'Abdoullah ibn Oum Maktoum, étant donné qu'il était préoccupé à appeler les gens à Allah (qu'Il soit exalté) ; ensuite notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) a expliqué : {Il s'est renfrogné et il s'est détourné} par Sa parole : {parce que l'aveugle est venu à lui} ; et dans ce mot : {l'aveugle}, il y a une allusion à l'excuse de l'homme, l'homme avait une excuse parce qu'il ne voyait pas de ses yeux que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était préoccupé à appeler les gens à Allah (qu'Il soit glorifié) et qu'il était occupé à faire une chose plus importante.

Donc, son excuse était évidente, et il y a en cela une allusion forte et directe au fait que cette religion ne fait pas de différence entre les gens selon leurs moyens financiers, ou leurs capacités, ou leurs intérêts, ou leur rang, ou leur honneur, ou leur renommée, mais la balance dans cette religion est la piété et la purification, c'est la raison pour laquelle Il a dit (Le Puissant et le Haut) : {Qui te dit : peut-être [cherche]-t-il à se purifier ?} ; c'est-à-dire : cet homme de qui tu t'es détourné, peut-être qu'il se purifiera ; {ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ?}.

Alors il est entre deux situations : soit il se purifie, c'est-à-dire qu'il entend de toi le bien, la guidée, la foi, l'adoration et l'obéissance à Allah (qu'Il soit exalté) qui l'orientera, ensuite il le mettra en pratique et son âme sera purifiée, ou il se rappellera, frémira, et abandonnera une mauvaise action ou un péché vers lequel son âme l'a poussé ; alors, il se trouve entre deux biens qu'il prendra de toi.

 

 

Voilà ce qui concerne Abdoullah ibn Oum Maktoum (qu'Allah soit satisfait de lui) ; et ce qui concerne les gens avec qui il était préoccupé, Allah (qu'Il soit exalté) en a parlé par Sa parole : {Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse), tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t'importe qu'il ne se purifie pas} ['Abassa : 5-7].

 

Donc, celui que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) faisait des efforts pour l'appeler à Allah (qu'Il soit exalté), ressentait de la suffisance et qu'il n'a pas besoin de l'appel à l'Islam.

 

Par conséquent, qu'est-ce qui te pousse à fournir avec lui beaucoup plus d'efforts que ce qui est obligatoire et exigé ; plus exactement, tu te préoccupes de lui et tu te détournes de la personne qui s'est dirigé vers toi, a voulu te parler, et est venu te demander la guidée, le conseil et l'orientation ?!

 

* Prendre le parti des pauvres et des faibles 

 

 

Ce blâme direct confirme que l'Islam prend le parti des faibles, des miséreux et des pauvres, et explique que le critère et la balance ne sont pas dans les choses matérielles, mais c'est comme Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur} [Les appartements : 13].

 

Ce qui est pris en considération n'est pas la descendance, ni la noblesse, ni même le fait que la personne soit proche du prophète lui-même (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(La famille Abi, - c'est-à-dire untel -, ne sont pas mes protecteurs, mon protecteur est Allah et les croyants pieux).

 

* Le plus grand but :

 

Le but de l'appel à Allah (qu'Il soit exalté) n'est pas qu'il se transforme en marchandise pour les combats de paroles, les disputes, les discussions et l'orgueil, mais le but le plus élevé des messages divins est la réalisation de la purification de la personne dans les bonnes qualités, les bons caractères, la préservation des valeurs, la construction des sociétés qui suivent le bon chemin et qui sont propres, et l'établissement des civilisations élevées dont le but n'est pas que l'homme rende son frère l'homme esclave, fasse tomber son humanité et son indépendance, mais dont le but est que tous les hommes soient égaux devant la balance de la justice et de la vérité ; et c'est ainsi qu'Allah (qu'Il soit exalté) a parlé aux hommes dès le début par Sa parole : {O Hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez les uns les autres…} [Les appartements : 13].

 

Donc, ce qui est pris en considération est : la purification, la pureté, la piété et le rapprochement d'Allah (qu'Il soit exalté) ; et il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques de Mouslim et d'autres, d'après Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Allah élève avec ce Livre des peuples et en abaisse d'autres).

 

Par conséquent, quiconque prend ce Livre et cette religion, Allah (qu'Il soit exalté) l'élèvera, quel qu'il soit ; et quiconque s'en détourne ou les refuse, son rang descendra même s'il a une haute descendance et une position honorable, parce que la terre ne rend saint personne, la descendance ne rend saint personne, de même que l'histoire ne rend saint personne, mais ce qui rend saint la personne est : ses actions.

 

* Un blâme exposé et perpétuel :

 

 

Une chose étonnante…Ce blâme descend sur le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue)…Malgré cela, l'a-t-il caché ? L'a-t-il murmuré ? Non, mais il rassembla le groupe croyant, ils n'étaient pas nombreux et ils étaient opprimés sur terre, et il leur récita la parole d'Allah (Le Puissant et le Haut) : {Il s'est renfrogné et il s'est détourné} ; et il accueillait avec cordialité Abdoullah ibn Oum Maktoum (qu'Allah soit satisfait de lui) et il disait :

(Bienvenu à un homme au sujet duquel mon Seigneur m'a blâmé).

Il lut cette révélation et la récita afin que l'entendent le pieux, le débauché, le croyant et le mécréant !!

 

Dans ces versets apparaissent la crédibilité du message, parce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne se serait pas blâmé lui-même, mais son Seigneur l'a blâmé au-dessus des sept cieux ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'aurait jamais caché cette signification, mais il la disait à ses compagnons publiquement, il la leur enseignait, il la lisait dans les prières, et il la faisait entendre à ses ennemis qui profitaient de cette situation pour le blâmer (bénédictions et salutations d'Allah sur lui).

 

C'est une grandeur incroyable, et une supériorité qui n'est possible que pour un prophète qu'Allah (qu'Il soit exalté) a choisi et élu ; si ton père, ou un responsable, ou une personne que tu glorifies, te murmurait un blâme à l'oreille, oserais-tu dire en public ce blâme aux autres ? Alors que dire lorsque c'est un blâme fort et intense ?! Et que dire à propos d'un homme qui fait face à une guerre médiatique violente, et malgré cela il annonce ce blâme comme s'il présentait un sujet que les ennemis utiliseraient contre lui ?!

 

Les critères de la terre sont différents des critères du ciel et de la révélation, car le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) récitait et lisait ce Coran aux gens ; il en est de même pour Sa parole (qu'Il soit exalté) : {Quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l'avais comblé : "Garde pour toi ton épouse et crains Allah", et tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public…} [Les coalisés : 37].

Imagine, si on te disait cette parole directement : "Tu caches en toi-même ce qu'Allah va rendre public !!".

 

 

Donc, tu aurais considéré que c'est une humiliation, un blâme et une critique, et peut-être que tu te serais mis en colère, mais le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'a reçu de son Seigneur, il l'enseignait à ses compagnons et il le récitait dans les prières : {et tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public…}. Bien que ce qui vient après cette parole, soit plus dur qu'elle : {Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte}.

 

De même que Sa parole (qu'Il soit exalté) : {Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d'ici- bas, tandis qu'Allah veut l'au-delà. Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]} [Le butin : 67-68].

 

Il récitait ces versets et les enseignait à ses compagnons, tout comme il récitait et leur enseignait Sa parole (Le Puissant et le Haut) : {Et tu es certes, d'une moralité imminente} [La plume : 4].

Et Sa parole (qu'Il soit exalté) : {Ceux qui offensent Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà et leur prépare un châtiment avilissant} [Les coalisés : 57].

 

* Parmi les signes de la prophétie :

 

Ces versets clairs et évidents indiquent la prophé/strongtie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et qu'il ne parle pas sous l'effet de la passion : {ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée} [L'étoile : 4]. Car une personne ne se critiquerait pas ou ne se blâmerait pas elle-même, et encore moins devant les gens.

De plus, tous les critères de ce monde et les critères du cerveau humain, s'ils sont séparés de la révélation, n'aident pas cela, ne le purifient pas et ne le soutiennent pas ; mais ils confirment la réalité de /pla signification du message venant du ciel, et que c'est une révélation provenant d'Allah (Le Puissant et le Haut), de même qu'ils confirment une autre grande signification qui correspond au fait que le musulman qui suit le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) doit s'entraîner à accepter la critique et l'orientation même si c'est en public, tant qu'elles sont appuyées par la preuve et l'argument ; et ces critères implantent la modestie pour Allah (Le Puissant et le Haut) et l'abaissement devant Sa grandeur, ainsi que la connaissance que ceux qui te critiquent ou qui s'adressent à toi en secret et en public/p, tant que leurs motifs sont pures et nobles, contribuent à fortifier ta personnalité, à la construire correctement, et à l'éloigner de toutes les influences négatives ; et Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) il entend de toi le bien, la guidée, la foi, la dit : {Et tu es certes, d'une moralité imminente}.

 

Le prophète mis style=éricorde

  

* Le mouvement de l'hypocrisie :

 

Les gens étaient divisés en deux groupes devant l'appel à l'Islam à la Mecque : croyant et mécréant ; ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) émigra à Médine, et un troisième groupe apparut qui montrait la foi par tromperie, par peur et par ostentation, et il cachait la mécréance, la ruse et le complot contre l'Islam et les musulmans. Le chef de ce nouveau groupe était Abdoullah ibn Oubay ibn Saloul.

 

Un jour, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) passa à côté d'eux, il descendit, les salua et les appela à Allah (qu'Il soit exalté), alors il lui dit :

-"O Homme ! Il n'y a rien de mieux que ce que tu dis si 'ces vrai…".

 

Regardez cette insinuation et ce doute ! Si ta parole est vraie, alors elle est bonne ; et ses paroles blessantes sont nombreuses et ses attitudes sont indignes :

-"Alors, ne nous nuit pas avec ta parole dans nos assemblées, retourne à ta monture, et celui qui vient à toi, raconte-lui).

 

Cet homme connut l'Islam, il crut en lui mais il le détesta, parce qu'il le priva d'un pouvoir et d'un commandement qu'il convoitait, car les gens se préparaient à le nommer roi sur eux à Médine.

 

* Un abandon militaire :

 

Lorsque les musulmans partirent pour la bataille à Ouhoud, il revint avec le tiers de l'armée en disant : "Nous ne considérons pas qu'il y ait un combat". Et il dit pire que cela lorsqu'il revenait de l'expédition militaire de "Bani Al-Moustalik" : {«Si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera assurément sortir le plus humble»} [Les hypocrites : 8].

 

De même qu'il parla à son peuple et leur murmura à l'oreille : {«Ne dépensez point pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah, afin qu'ils se dispersent»} [Les hypocrites : 7].

C'est-à-dire qu'ils sont des mercenaires qui sont venus pour les dirhams, les dinars et l'argent, alors si vous arrêtez les dons que vous leur donnez, ils se disperseront et l'abandonneront ; c'est ce qu'il imaginait.

 

* La bonne compagnie :

 

En ce qui concerne la situation de son fils Abdoullah le croyant sincère ; un jour, il vint voir le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) pour une mission spéciale, il dit :

-"O Messager d'Allah ! Il m'ait parvenu que tu veux tuer Abdoullah ibn Oubay, alors si tu veux le faire, ordonne-moi de le faire et je t'apporterais sa tête ; car je jure par Allah que les Khazradjs ont su qu'il n'y a personne qui soit plus bienfaisant envers son père que moi, mais je crains que tu ordonnes à un homme musulman de le tuer, et je ne pourrais pas regarder celui qui aura tué Abdoullah marcher sur terre vivant jusqu'à ce que je le tue, et je tuerais alors un musulman pour un mécréant, et j'entrerais en enfer". Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Non, au contraire nous nous comportons bien avec lui et nous sommes compatissants envers lui tant qu'il nous accompagne).

 

 

* Sur le lit de la mort :

 

Lorsque l'heure vint et que son père allait mourir, le jeune homme croyant alla voir le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit :

-"O Messager d'Allah ! Donne-moi ta chemise afin que je m'en serve comme linceul pour l'envelopper". Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui donna sa chemise pour qu'il l'enveloppe ; et lorsqu'on vint avec lui pour accomplir la prière funéraire sur lui, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) s'avança pour prier sur lui ; alors, Omar (qu'Allah soit satisfait de lui), l'homme fort et robuste, vint et attrapa le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) par son vêtement, ensuite il dit :

-"O Messager d'Allah ! Pries-tu sur Ibn Oubay, alors qu'il a dit telle et telle chose ?", et il énuméra ses paroles ; le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) sourit et dit :

(Eloigne-toi de moi, ô Omar !). Et lorsqu'il insista en parlant au prophète, il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(J'ai eu le choix alors j'ai choisi, et si je savais qu'en demandant pardon pour lui plus de soixante-dix fois, on lui pardonnerait, j'aurais augmenté plus de soixante-dix fois). Ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pria sur lui.

 

L'affaire s'est-elle terminée ainsi ? Non, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) sortit pour son cortège funéraire, il descendit dans sa tombe, il posa son corps sur ses jambes pures, il souffla de sa salive sur lui, ensuite il l'enveloppa de sa chemise et il le descendit dans sa tombe.

 

* C'est la prophétie :

 

Quelle chose étonnante ! Quelle grandeur ! Quelle prophétie ! Il fit cela avec qui ? Regarde l'histoire de cet homme…lis sa biographie, ce sont des situations noires comme la nuit obscure : {«Ne dépensez point pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah} [Les hypocrites : 7], {«Si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera assurément sortir le plus humble»} [Les hypocrites : 8], et sa parole : "Eloigne-toi de moi, je jure par Allah que la mauvaise odeur de ton âne me nuit".

 

Mais pire que cela, l'affaire parvint à l'honneur, lorsque lui et un groupe de gens avec lui propagèrent la mauvaise parole et le mensonge à propos d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) la fille de la maison de la prophétie ; alors, ceci se propagea dans la société civile, et la maison de la prophétie souffrit pendant un mois de longues douleurs amères, jusqu'à ce que la révélation descendit au début de sourate "La lumière" ; et Abdoullah ibn Oubay était le chef de cette parole et de ce mensonge…et malgré cela, il y avait dans le grand cœur prophétique une tolérance immense qu'aucun homme ne peut faire parmi les rois et les savants ; plus exactement, toutes les catégories des hommes avec leurs rangs et leurs intérêts ne peuvent pas parvenir à ce niveau prophétique noble, avec sa spontanéité, sa sincérité et sa grandeur qui ne peuvent être égalées.

 

Un prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui oublie toutes ces choses, ensuite il fait avec cet homme ce qu'il a fait…et il prie sur lui, demande à Allah (qu'Il soit exalté) de lui pardonner, il l'habille avec sa chemise, et il le fait entrer dans sa tombe.

 

C'est avec cette force immense que les hommes forts n'ont pas, que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) put établir cette religion, unir cette communauté, et avoir une bonne renommée dans l'univers.

 

 

Ceci est un seul exemple de ceux qui ont combattu le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), qui ont comploté contre lui, qui agissaient en secret contre lui en proférant des mensonges, en frappant dans le dos, et en utilisant les moyens les plus vils.

 

Cet homme [Abdoullah ibn Oubay] n'était pas musulman ; même pendant la maladie qui causa sa mort, aucun signe de l'Islam n'apparut sur lui ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint le voir pendant sa maladie en espérant qu'il soit guidé et il ne désespéra jamais, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Je t'interdisais d'aimer les juifs).

Car les juifs sont ceux qui produisirent le mouvement de l'hypocrisie à Médine et l'alimentèrent, ils étaient le bras caché qui essayait à travers l'hypocrisie de frapper l'Islam, de détruire son unité et de transpercer le rang islamique.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint le voir pendant sa maladie et lui dit :

(Je t'interdisais d'aimer les juifs), alors il lui dit :

-"As'âad ibn Zouraarah les a détestés, et à quoi cela lui a servi ?".

 

L'homme n'espérait pas que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) prie sur lui pour qu'il soit rapprocher d'Allah et pour la miséricorde, parce qu'il n'était pas du tout musulman, et il n'avait pas dans son cœur le moindre poids d'un atome de foi comme le Coran a dit à propos de lui, et c'est la raison pour laquelle Allah (Le Puissant et le Haut) blâma le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) par la suite par Sa parole (qu'Il soit glorifié) : {Et ne fais jamais la prière sur l'un d'entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe, parce qu'ils n'ont pas cru en Allah et en Son messager, et ils sont morts tout en étant pervers} [Le repentir : 84].

Allah (qu'Il soit exalté) a écrit contre lui qu'il a mécru en Allah et en Son messager, et il est mort en étant mécréant.

 

Ce qui nous intéresse dans cette affaire, est l'attitude honorable du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), qui est inimaginable, la raison est incapable de la comprendre, alors les paroles et les forces s'arrêtent devant cette grande tolérance et cette miséricorde prophétique pour des gens qui l'ont combattu et ont beaucoup comploté contre lui.

 

* Le grand cœur :

 

Tu trouves dans le monde des musulmans de nos jours beaucoup de gens dont la jalousie bouge dans leurs cœurs, ainsi que l'enthousiasme et la fierté pour cette religion ; alors il résulte de cela le côté de la rancune, de la force et de la domination ; et ceci n'ouvrira pas aux gens la porte du bien et de l'appel à l'Islam, car le côté de la guidée, de la miséricorde, de la tolérance , de la patience et de la clémence, convient à l'appel à l'Islam ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était le meilleur des cléments à la Mecque et à Médine, du début de la prophétie jusqu'à sa fin, et peut-être que l'exemple que nous avons devant nous maintenant est le plus fort et le plus intense des exemples.  

 

Il y a un autre exemple dans l'histoire du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) à la Mecque lorsqu'il dit aux habitants de la Mecque :

(Que pensez-vous que je vais faire avec vous ?). Ils dirent :

-"Le bien, un frère généreux, et fils d'un frère généreux". Il dit :

(Partez, vous êtes libres).

 

Par Allah ! C'est un grand cœur ! Il oublie vingt ans de tort et de guerre, de torture, de poursuite et de sang versé ; au lieu de les juger et de les punir, il est clément envers eux (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et il les laisse pour la satisfaction d'Allah par sa parole :

(Je dis comme mon frère Youssouf a dit : {"Pas de récrimination contre vous aujourd'hui ! Qu'Allah vous pardonne. C'est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux} [Youssouf : 92].

 

 

De même que son histoire (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec Thoumaamah ibn Outhaal, lorsque les musulmans l'attrapèrent et l'attachèrent dans la mosquée, alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) passa à côté de lui plusieurs fois, ensuite il dit :

(Libérez Thoumaamah). Donc, ils le libérèrent ; et il alla prendre un bain, retourna à la mosquée, et dit : "J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Mohammed est le messager d'Allah).

 

J'ai réfléchi à cette attitude que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a eu avec Abdoullah ibn Oubay ibn Saloul, et j'ai vu une chose étonnante qui met la confusion dans les cerveaux, et si seulement toute personne qui croit en Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) prenait conscience de cette exemple.

Oui, son Seigneur lui a interdit de prier après ce jour-là sur quelqu'un parmi eux ; donc, c'est ce que son Seigneur lui a interdit après cela, mais à propos de ce qui ne lui a pas été interdit, son pardon (qu'Allah prie sur lui et le salue), sa clémence, sa patience, et qu'il lui donne sa chemise ; et il ne lui a donné sa chemise que sur la demande de son fils, et peut-être que cela diminuera son châtiment.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) portait dans son cœur le souci de toute l'humanité, le souci de les appeler à Allah (Le Puissant et le Haut) et de les sauver du châtiment d'Allah (qu'Il soit exalté), c'est la raison pour laquelle il disait (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(O Qouraych ! text-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;Sauvez-vous de l'enfer).

 

O Prédicateur ! Suis son chemin (qu'Allah prie sur lui et le salue), parce qu'il est sur la vérité ; éduque-toi toi-même aux significations de la clémencespan style= et des vertus, et fais en sorte que le côté de la rancune ne l'emporte pas sur le côté de la guidée :

{Voilà ceux qu'Allah a guidés : suis donc leur direction} [Les bestiaux : 90].

 

Le prophète confiant

  

* La victoire proche :

 

Il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques d'Al-Boukhari, d'après Khabbaab ibn Al-Arate (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Nous nous sommes plaints au messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors qu'il avait la tête posée sur un vêtement lui appartenant à l'ombre de la Kâaba ; nous dîmes : "Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?". il dit : (Parmi ceux qui vous ont précédés, on prenait l'homme, on creusait un trou dans la terre et on l'y mettait, ensuite on apportait une scie, on la plaçait sur sa tête et on la coupait en deux ; et on déchirait son corps avec des peignes en fer entre sa chaire et ses os, et cela ne le détournait pas de sa religion ; je jure par Allah que cette affaire s'achèvera jusqu'à ce que le cavalier voyage de Sanaa jusqu'à Hadramawt en n'ayant peur que d'Allah et du loup pour ses moutons, mais vous vous empressez)".

 

Je m'arrête souvent devant ce hadith par étonnement, et je suis étonné de ces deux affaires qui semblent contradictoires : les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) vinrent avec des cœurs blessés et souffrants, pour se plaindre au messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dirent : "Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?" ; Alors que le hadith rapporte que le prophète avait la tête posée sur un vêtement lui appartenant à l'ombre de la Kâaba.

 

Gloire et pureté à Allah ! Qui d'autre que le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a une dévotion plus forte, une sincérité, un enthousiasme et un désir plus forts pour que la religion soit secourue jusqu'à ce que Son Seigneur (qu'Il soit glorifié) le soulage et le réconforte : {Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours !} [La caverne : 6].

{Ne t'afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots} [Les abeilles : 127].

 

Et malgré cela, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était souvent calme face aux crises et aux situations difficiles et critiques.

 

* Le calme pendant les crises :

 

 

 Il ya une affaire importante que nous devons apprendre de notre modèle à suivre (qu'Allah prie sur lui et le salue), c'est le fait que la colère, l'emportement, les sentiments négatifs et les surexcitations, pour faire face aux crises ne servent à rien, que cela ait un rapport avec  une crise personnel concernant la personne, comme une crise financière, une crise sociale, psychologique ou une crise à propos de la santé, ou que cela ait un rapport avec une crise concernant toute la communauté.

 

A partir de là, nous comprenons que faire face à la crise avec un bon état d'esprit, avec calme et avec satisfaction est très important ; cette satisfaction ne signifie pas l'acceptation de la situation corrompue, ni la soumission à cette situation, mais cela signifie que la personne préserve son équilibre, son calme et sa raison pour faire face à ces crises ; parce que si l'homme perd son équilibre et sa raison complète, il ne pourra jamais réfléchir convenablement, c'est la raison pour laquelle les savants ont dit :

-"La colère pour la raison est comme l'éclipse pour le soleil".

 

Ce soleil qui inonde l'univers de sa beauté, de sa lumière, de son éclat et de sa chaleur équilibrée, est comme la raison qui fait découvrir à l'homme les secrets des choses et l'aide à se les représenter d'une manière précise ; alors lorsque l'éclipse arrive, elle lui fait perdre sa lumière ou une partie de sa lumière, il en est de même en ce qui concerne la colère face aux crises, elle fait perdre à la personne sa raison, son équilibre et sa vue, alors elle agit d'une mauvaise manière, ensuite elle fait des actions et prononce des paroles qu'elle regrette peut-être un instant après que la colère soit passée ; c'est la raison pour laquelle le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit :

(Qu'aucun d'entre vous ne juge entre deux personnes alors qu'il est en colère).

 

Il est obligatoire d'être calme face aux crises, quelles que ce soient ces crises, et le calme ne signifie pas être satisfait de l'erreur, mais cela signifie que la personne regarde ces problèmes et ces crises avec attention et prudence.

 

* L'éclipse de la raison :

 

La réalité des faits observés qui sont remplis de souffrances et de douleurs, et le nombre immense de problèmes et de crises personnels et généraux, confirment que beaucoup ne se maîtrisent pas lors de ces crises ; alors l'éclipse de la raison, ainsi que la colère et l'emportement, apparaissent chez eux ; et peut-être que la personne parle avec enthousiasme et fureur, ce qui provoque la douleur de celui qui l'écoute, parce qu'il comprend que les paroles de cette personne ne proviennent pas du vide, mais ils proviennent de la souffrance d'un cœur blessé, d'une douleur psychologique intérieure, et de malheurs intenses et douloureux. Mais on souffre plus à cause du fait que ces gens perdent leur équilibre, et par conséquent, la crise s'aggrave ; et si la personne restait calme face à la crise, elle agirait avec elle d'une manière correcte, même en ce qui le concerne lui-même ; mais si elle perd son équilibre, il se peut qu'elle perde ce comportement correct avec la crise et qu'elle devienne une partie de la crise.

 

* Le pacte d'Al-Houdaybiyah :

 

Tu peux dire que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne perdit pas cet état d'esprit et qu'il la surpassa, plus exactement il y a des dizaines d'exemples pour cela ; parmi eux : l'histoire d'Al-Houdaybiyah, lorsqu'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) vint voir le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et dit :

-"N'es-tu pas vraiment le prophète d'Allah ?". Il dit :

(Oui). Il dit :

-"Ne sommes-nous pas sur la vérité et notre ennemi est sur le faux ?". Il dit :

(Oui). Il dit :

-"Alors pourquoi donnons-nous ce qui est bas dans notre religion ?".

Il y avait un genre de plainte chez les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux), et Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) était le plus éloquent des compagnons et celui qui était le plus courageux pour parler de ce sujet, alors il alla voir Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui), ensuite il alla voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour dire : "Ne sommes-nous pas sur la vérité et notre ennemi est sur le faux ?" ; et ensuite, il s'exprima d'une manière étonnante : "Alors pourquoi donnons-nous ce qui est bas dans notre religion ?".

 

Il considéra (qu'Allah soit satisfait de lui) que le pacte de paix était un genre de bassesse, malgré cela, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) accepta cela avec calme, ce n'est pas avec les mots seulement, mais dans son état d'esprit et dans sa personnalité, et il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Je suis le serviteur d'Allah et Son messager, et je ne désobéirai jamais à Son ordre, et Il ne m'abandonnera jamais).

Des paroles concises mais éloquentes et importantes, nous en parlons après 1400 ans, et nous en tirons cette signification élevée dans la personnalité du messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) et de toute personne : le mari, l'employé, le président…tous ceux-là ont besoin de faire apparaitre cette signification et de le développer en eux-mêmes, de telle sorte que la personne garde son calme et son équilibre dans les situations, et qu'elle fasse la différence complète entre la satisfaction de l'action et la satisfaction de ce qui est prédestiné ; c'est-à-dire que la personne est satisfaite de ce qu'Allah (Le Puissant et le Haut) lui a écrit, et qu'elle prenne conscience qu'elle est comme Allah (qu'Il soit glorifié) a dit à Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

{Et si leur indifférence t'afflige énormément, et qu'il est dans ton pouvoir de chercher un tunnel à travers la terre, ou une échelle pour aller au ciel pour leur apporter un miracle, [fais-le donc]. Et si Allah voulait, Il pourrait les mettre tous sur le chemin droit. Ne sois pas du nombre des ignorants} [Les bestiaux : 35].

 

C'est-à-dire : que tu te mettes en colère ou que tu sois satisfait, que peux-tu faire ? Penses-tu que simplement la colère et l'emportement peuvent changer quelque chose de la situation réelle ?

 

* La satisfaction de la situation et la satisfaction de ce qui est prédestiné :

 

 

Beaucoup de gens ont quitté cette vie en ayant dans leurs cœurs des regrets et des douleurs, des souffrances et des souhaits, et des choses étouffées, et il se peut que nous n'en connaissions rien parce qu'elles sont mortes lorsqu'ils sont morts ; alors que nous connaissons ceux qui ont agi avec les réalités de la vie avec équilibre, ils ont patienté et persévéré, ils ont continué à fournir des efforts et ils sont parvenus au but ; et toute personne qui emprunte le chemin, alors Allah (qu'Il soit exalté) l'aide et le fait parvenir à ce qu'il désire par Sa grâce (Le Puissant et le Haut).

 

Donc, il y a une différence entre la soumission à l'action qui peut être une erreur qu'il ne nous est pas permis d'accepter, et il se peut que cette action soit de la mécréance, ou il se peut qu'elle soit une hostilité contre les serviteurs d'Allah, et une affaire pour laquelle nous devons tous faire des efforts pour la repousser et l'enlever le mal.

Nous regardons la compréhension de la croyance au destin et au décret d'Allah, à propos de laquelle les gens se trompent et la comprennent d'une mauvaise manière, en pensant qu'elle signifie la soumission et l'acceptation de la situation.

Non, la croyance au destin et au décret d'Allah signifie faire face au destin avec le destin, comme Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) disait : "Nous fuyons du décret d'Allah pour aller vers le décret d'Allah".

C'est-à-dire : nous faisons face au péché avec les bonnes actions ; nous faisons face à l'injustice avec la justice et en appelant à la justice ; et nous faisons face à la colonisation et à l'occupation en la repoussant, comme Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes} [Al-Baqara : 251].

 

Alors, la personne ne doit pas être atteinte du désespoir, de l'anxiété et de l'emportement excessif.

 

* Le calme accomplit beaucoup de choses

 

 

Ainsi, nous apprenons une signification belle et importante que nous recevons du meilleur des prédicateurs et de l'imam de la guidée Mohammed ibn Abdoullah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), qui correspond au fait que le calme fait beaucoup de choses, et que le bruit et l'emportement ne suffisent pas ; au contraire, nous devons transformer nos sentiments en programme pratique ; et par expérience, ceux qui possèdent des programmes pratiques pour la réforme, qui sont plongés dans un travail positif pour la vie humaine, sont les plus calmes, parce que le travail qu'ils font, leur apportent le calme, leur fait ressentir qu'ils travaillent, qu'ils produisent, et qu'à l'opposé des mauvaises choses qui se produisent, de bonnes choses se produisent aussi. Par conséquent, dans leur cœurs, se trouvent la tranquillité et la sérénité, c'est la raison pour laquelle il est mentionné dans le Coran : {C'est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants} [La victoire éclatante : 4].

 

Donc, la foi est une action qui apporte la sérénité, parce que la personne a accompli une action, alors elle a obtenu le soulagement ; tandis que si la personne est dans la situation de celui qui observe, le problème s'aggrave, la souffrance augmente, et c'est comme si elle disait : "Pourquoi tout le monde travaille et corrompt", pendant qu'elle regarde et ne fait rien.

 

 

L'affaire peut conduire la personne au désespoir, au découragement et à la paresse ; plus exactement, il se peut qu'elle suivre ces actions qu'elle considère être mauvaises, parce qu'elle désespère et considère que ses critères et ses pensées sont des erreurs ; et il se peut aussi qu'elle accomplisse une action pour rattraper la paresse et le long retard, et cette action ne sera pas productive, car qu'elle fait des efforts pour brûler les étapes et dépasser les distances.

 

Donc, le calme pour faire face aux crises, quelles soient des crises individuelles ou des crises collectives, est nécessaire afin de contrôler le cerveau, la pensée et l'observation correcte des affaires ; et cela ne signifie absolument pas l'acceptation de l'erreur, mais c'est le premier pas pour faire face à l'erreur et pour la corriger.

 

Le prophète patient

 

* "Ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous…?" :

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avait la tête posé sur un vêtement dont il se servait comme oreiller à l'ombre de la Kâaba, alors ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) vinrent le voir en se plaignant et en souffrant…mais ce n'est pas avec le langage que nous entendons de nos jours : "La mesure est à son comble ! [L'affaire a atteint son paroxysme]", "La patience n'a plus sa place !", "Il n'y a plus de flèche dans l'arc de la patience"…

Ce n'est pas avec ce langage, car lorsque la vie est exempte de patience, elle n'a pas de sens, et la foi n'est présente qu'avec la patience ; donc, la patience est une leçon que chaque personne doit recevoir.

 

Lorsque les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) se plaignirent au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ils n'avaient pas perdu leur patience comme beaucoup de gens perdent leur patience de nos jours, et ils ne dirent pas dit : "O Messager d'Allah ! Nous n'avons plus la capacité de patienter".

Tout ce qu'ils dirent est : "O Messager d'Allah ! Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?". La parole (Ne vas-tu pas invoquer) fait partie de la présentation polie et douce, car ils n'ont pas dit : "O Messager d'Allah ! Invoque Allah pour nous, demande la victoire pour nous", parce que (Invoque) et (Demande la victoire) sont deux verbes à l'impératif, alors que la présentation des compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) fut beaucoup plus douce que cela ; ceci indique la politesse et les bonnes manières des compagnons de Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) :

 

Premièrement : la politesse avec Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), car ils ne se sont pas mis en colère contre le décret d'Allah (qu'Il soit exalté) et ce qu'Il a prédestiné, et ils n'ont pas voulu que ce qui leur était prédestiné arrive rapidement, mais ils ont patienté, ils ont pris leur temps, et ils ont imité ceux qui les ont précédés parmi les disciples des prophètes et des messagers (paix sur eux).

 

Deuxièmement : leur politesse avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), étant donné qu'ils vinrent se plaindre à lui, car la douleur était intense et l'affaire n'était pas facile, mais elle parvint jusqu'à ce qu'ils se fassent tuer, parce que plusieurs des compagnons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) furent tués sous la torture ; de même que l'affaire parvint jusqu'à la contrainte à la mécréance et à l'apostasie, comme ceci s'est produit pour un groupe parmi eux, et Sa parole (qu'Il soit exalté) descendit : {Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi…} [Les abeilles : 106].

 

Les compagnons étaient confrontés à ces douleurs dures et difficiles, et le maximum qu'ils firent est qu'ils allèrent voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ils lui parlèrent avec gentillesse, d'une manière très polie et calmement : "O Messager d'Allah ! Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?".

Ils utilisèrent cette manière parce qu'ils savaient que la victoire vient selon ce qui est prédestiné, et qu'Allah (qu'Il soit exalté) a créé toute chose selon ce qui est prédestiné et Il ne le retarde que pour un terme fixé, car ce qui est avancé ou retardé, est selon une sagesse d'Allah (Le Puissant et le Haut) ; et chaque chose a un terme fixé, chaque communauté a un terme fixé, alors ils se contentèrent d'exprime leur sentiment humain avec ce langage : "O Messager d'Allah ! Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?".

 

Et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) s'assit pour montrer l'importance de ce sujet, ensuite il leur dit :

(Parmi ceux qui vous ont précédés, on prenait l'homme, on creusait un trou dans la terre et on l'y mettait, ensuite on apportait une scie, on la plaçait sur sa tête et on la coupait en deux ; et on déchirait son corps avec des peignes en fer entre sa chaire et ses os, et cela ne le détournait pas de sa religion ; je jure par Allah que cette affaire s'achèvera jusqu'à ce que le cavalier voyage de Sanaa jusqu'à Hadramawt en n'ayant peur que d'Allah et du loup pour ses moutons, mais vous vous empressez)".

 

* Parmi les aspects de la régression :

 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) leur a donné l'exemple et le modèle des croyants qui les ont précédés, et qu'ils n'ont pas été détournés de leur religion, c'est comme s'il leur disait : "Méfiez-vous que ce que vous voyez ne vous détourne pas de votre religion, parce qu'il se peut que cette affaire puisse détourner la personne de sa religion en apostasiant".

 

Certaines personnes peuvent se détourner de leur religion devant des pressions financières, ou corporelles ou psychologiques ; il se peut que certaines personnes n'abandonnent pas l'Islam en entrant dans une autre religion, mais elles abandonnent certains rites de leur religion, parce que lorsque la personne perd sa patience, elle perd beaucoup de sa religion.

 

Beaucoup de gens, lorsqu'ils subissent des préjudices, s'empressent de se venger ; et cette vengeance ne fait partie de la religion, mais c'est une vengeance pour l'âme humaine ; et lorsque la législation islamique a permis de se défendre, elle a régularisé cette manière de se défendre, et elle a interdit à la personne d'être injuste envers celui qui a été injuste envers elle ; le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit :

(Rends le dépôt à celui qui te l'a confié, et ne trahis pas celui qui t'a trahi).

 

Celui qui te ment, il n'est pas permis que tu lui mentes ; celui qui a enfreint à ton honneur sans raison légale, il n'est pas permis que tu enfreignes à son honneur ; celui qui répands une mauvaise parole contre toi, il n'est pas permis que tu répandes une mauvaise parole contre lui ; celui qui a été injuste envers toi, il n'est pas permis que tu sois injuste envers lui ; celui qui t'a trahi, il n'est pas permis que tu le trahisses ; et ceci fait partie des plus grandes valeurs de l'Islam et de ses bonnes qualités.

 

 

Lorsque la personne s'adonne à cette vengeance en faisant ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) n'a pas légiféré, elle abandonne certaines valeurs et certains rites de la religion aussi.

 

Et parmi les aspects du détournement de la religion devant les pressions des événements dans lesquelles il se peut que la personne vive : le fait que peut-être que la personne abandonne l'effort et la réforme à cause des pressions auxquelles elle fait face ou la faiblesse de l'acceptation des gens, ce qui la pousse à se résigner.

 

La personne sincère ne peut pas jeter le drapeau tant qu'elle a la responsabilité, ceci est la signification des "héritiers des prophètes et des messagers", que la personne fasse des efforts pour la réforme du mieux qu'elle peut, car c'est une partie de la religion et ce n'est une chose complémentaire ou secondaire, parce que Celui qui a ordonné la prière est Celui qui a ordonné l'appel à l'Islam avec sagesse et d'une bonne manière.

 

Par conséquent, la personne doit s'accrocher à sa religion pour faire face à ces situations, elle ne doit pas abandonner la pratique de cette religion à cause des pressions auxquelles elle fait face quelle que soit les situations ; la personne n'est pas excusée si elle abandonne sa religion pour obtenir un intérêt mondain ; bien qu'il y ait des organismes et des associations qui escroquent les gens et profitent de leurs situations financières, ainsi que les situations de pauvreté, de maladie, de faim, de chômage, et ils essaient d'influencer leurs satisfaction, leurs états d'esprit et leur psychologie ; alors le croyant ne doit pas leur obéir.

 

Ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit à ses compagnons : (Mais vous vous empressez).

Il les a décrits par "l'empressement" tout simplement parce qu'ils dirent : "O Messager d'Allah ! Ne vas-tu pas demander la victoire pour nous, ne vas-tu pas invoquer Allah pour nous ?".

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ressentit que derrière cette demande, il y avait un esprit qui trouvait que l'affaire prenait beaucoup de temps, comme s'il voulait que les étapes de la victoire arrivent rapidement.

 

Ne t'empresse pas parce qu'Allah (qu'Il soit exalté) a prédestiné les choses, mais invoque Allah (qu'Il soit exalté) avec un cœur sincère en croyant que ce qu'Allah (qu'Il soit glorifié) retarde, est un bien, et ce qu'Il avance, est un bien ; et ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) écrit à la fin, est un bien ; et Allah (qu'Il soit exalté) est plus jaloux que nous pour Sa religion, plus exactement Il est plus jaloux que nous pour nous-mêmes : {C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas} [Al-Baqara : 216].

 

 

Le prophète est proche d'Allah

 

* {Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté} :

 

Le noble compagnon Djoundoub ibn Soufyaane (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté :

-"Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) fut malade, et il ne se leva pas pendant deux ou trois nuits ; alors une femme vint et dit : [O Mohammed ! J'espère que ton diable t'a laissé, je ne l'ai pas vu près de toi depuis deux ou trois jours]. Alors Allah (Le Puissant et le Haut) fit descendre : {Par le Jour Montant ! Et par la nuit quand elle couvre tout ! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté. La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente. Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait} [Ad-Dhouhaa : 1-5].

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) s'aidait avec les prières accomplies la nuit pour faire face aux difficultés de la vie et sa fatigue, et quelle chose est plus grande que de parler à Allah (Le Puissant et le Haut) !

La prière accomplie la nuit fait partir les douleurs qui se trouvent dans le cœur, parce que les cœurs qui sont liés à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) sont des cœurs qui ne connaissent pas le désespoir, la faiblesse et la lassitude.

 

La vie avec toutes ses difficultés et ses amertumes, devient agréable et belle lorsque le cœur est lié à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), et je ne parle pas obligatoirement de la prière accomplie la nuit, mais je parle de l'attachement du cœur à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) même si c'est la prière obligatoire ; donc, lorsque la personne se prosterne avec son corps, son cœur aussi se prosterne avec son corps pour parler avec son Seigneur, et elle termine la prière en ayant lavé son cœur, renouvelé sa détermination et en ayant demandé l'aide d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) pour poursuivre ce long chemin qu'elle suit, afin qu'elle prenne plaisir de la vie et qu'elle surmonte les difficultés.

 

Il n'est pas étonnant qu'Allah (qu'Il soit glorifié) dise à Son messager (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) au début de la prophétie :

{O Toi, l'enveloppé [dans tes vêtements] ! Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie} [Al-Mouzzammil : 1-2]. Ou qu'Il lui dise : {O Toi (Mohammad) ! Le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage} [Al-Mouddathir : 1-6].

Et ensuite, qu'Il lui dise : {Et pour ton Seigneur, patiente} [Al-Mouddathir : 7].

Ceci ne signifie pas que nous parlons d'une image imaginaire, mais nous parlons d'une législation inimitable dans l'Islam, car il y a des rangs élevés qui sont supérieurs aux rangs des anges qui sont pour les plus rapprochés d'Allah et les véridiques [les saints] ; nous parlons de rangs faciles et simples pour le croyant : que son cœur soit lié à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) au moment de chaque crise, comme l'histoire de l'homme qui dit :

-"O Messager d'Allah ! Les lois de l'Islam sont devenues nombreuses pour moi, alors informe-moi d'une chose à laquelle je m'accroche". Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

(Que ta langue ne cesse jamais d'évoquer Allah).

 

 

L'évocation d'Allah (qu'Il soit exalté) n'exige pas beaucoup d'efforts de la personne, elle n'a pas besoin que l'on soit debout, ni de la pureté rituelle, ni des ablutions ; il est très facile à la personne de dire : "Soub'haanallah, Al-Hamdoulillah, La Ilaaha Illah, Allahou Akbar".

 

Cette femme vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lorsqu'elle n'entendit plus sa voix et son adoration, et elle lui dit :

-"J'espère que ton diable t'a laissé", parce qu'elle répétait ce que les polythéistes répandaient en disant que ce qui lui venait (qu'Allah prie sur lui et le salue) était une révélation des diables ; alors Allah (qu'Il soit exalté) le soulagea avec cette grande sourate qui commence par le serment, et Celui qui fait le serment est Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) au-dessus des sept cieux, et le serment est Sa parole (qu'Il soit exalté) :  {Par le Jour Montant ! Et par la nuit quand elle couvre tout !} [Ad-Dhouhaa : 1-2].

 

* Un serment important :

 

Ce rassemblement du serment entre "le jour montant" et "la nuit quand elle couvre tout", renferme le serment par l'univers, le serment par la vie, le serment par la nuit et le jour d'une manière générale qui sont le dépôt du bien et du mal ; et ceci ressemble au serment d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) par le temps qui est le dépôt des actions de l'homme, mais ici il y a une belle signification : Allah (qu'Il soit exalté) a juré par "la nuit quand elle couvre tout" parce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) trouvait son soulagement dans l'invocation d'Allah (qu'Il soit exalté), l'adoration d'Allah et L'imploration d'Allah pendant les prières accomplies la nuit ; tandis que "le jour montant", le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) priait la prière d'Ad-Dhouhaa comme ceci est bien connu.

Il y a une autre belle signification : si la personne ne se réveille pas pour prier la nuit, elle peut remplacer cela par la prière d'Ad-Dhouhaa ; c'est la raison pour laquelle il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques de Mouslim, que lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dormait toute la nuit ou était malade, il priait douze rakâats pendant la journée. Et il priait les prières en accomplissant deux rakâats en saluant après avoir accompli deux rakâats ; et lorsqu'il manquait la prière d'Al-Witr, il la priait le matin, Abou Daawoud et d'autres ont rapporté que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) a dit :

(Quiconque dort et n'accomplit pas la prière d'Al-Witr ou l'oublie, qu'il la prie lorsqu'il s'en rappelle). 

 

 

Le serment divin par l'heure d'Ad-Dhouhaa et l'heure de la nuit lorsqu'elle recouvre tout, indique l'importance de ces heures et leur mérite ; ensuite Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté} [Ad-Dhouhaa : 3].

Donc, la femme dit : "Ton diable, ô Mohammed, t'a laissé", alors que la révélation dit : {Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté}, c'est-à-dirmso-fareast-font-family: e : Il ne t'a pas abandonné, Il ne s'est pas éloigné de toi et Il ne t'a pas détesté.

Et S a parole : {Qalaa} [détesté], indique la grandeur de cette signification, car ceci est plus marquant et plus général que s'Il avait dit : "Qalaaka" ; par conséquent, cela signifie qu'Il n'a pas abandonné le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), Il n'a pas abandonné ses compagnons, Il n'a pas abandonné son appel et sa religion, et Il n'a pas abandonné ses actions.

 

* Il lui a donné cnbsp;e monde et l'au-span style=delànbsp; :

 

Il a dit (qu'Il soit exalté) : {La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente} [Ad-Dhouhaa : 4].

C'est-à-dire : Allah (qu'Il soit exalté) t'a donné dans la vie présente ; et bien sûr, la bonne nouvelle d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) pour Son prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) qu'Il ne l'a pas abandonné, signifie clairement que son Seigneur (qu'Il soit glorifié) l'aimera, et l'amour d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) est la clé de tout bien pour Son serviteur ; car lorsqu'Il aime un serviteur, il n'a rien à craindre, il ne sera pas dans la perdition et il ne subira pas de perte, dans ce monde et dans l'au-delà ; et le résultat de l'amour d'Allah (qu'Il soit exalté) pour le serviteur, est qu'il vive dans la pureté, la joie, le bonheur, quelles que soient les difficultés qu'il rencontre, étant donné que le bonheur n'est pas pris de la nourriture et de la boisson agréables, des vêtements et du sommeil, bien que ces choses aident à obtenir le bonheur, mais le bonheur se trouve dans le cœur ; donc, si les sources du bonheur jaillissent dans le cœur, la personne peut profiter de toutes ces choses afin d'ajouter du bonheur à son bonheur, et même s'il n'a pas ces choses ou s'il est privé de ces choses, il ressentira le bonheur avec les choses simples qu'il possède.

 

Et Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) confirme cette signification par Sa parole : {La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente}, c'est-à-dire : si Allah (qu'Il soit exalté) t'a donné dans la vie présente ce que tu sais parmi la joie, la réjouissance des yeux et le bonheur à propos desquels nous pouvons dire avec certitude : depuis que la terre a été créée, personne n'est venu sur terre qui ait plus de bonheur, de joie, de satisfaction et de gaieté que notre prophète Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), et ceci grâce à ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) lui a donné dans son cœur, et malgré cela Allah (qu'Il soit exalté) lui a dit : {La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente}, c'est-à-dire : ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) t'a préparé dans l'au-delà est plus vaste et plus abondant ; il t'est venu du bien dans la vie présente, mais l'au-delà est meilleur que ce bien, meilleur que cette générosité et plus grand que ce don, et Allah (qu'Il soit glorifié) a dit ensuite : {Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait} [Ad-Dhouhaa : 5], c'est-à-dire : dans l'au-delà.

 

 

Observe ici Sa parole (qu'Il soit exalté) : {Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait}, c'est-à-dire : tu seras satisfait de ton Seigneur (qu'Il soit glorifié) pour les faveurs qu'Il t'accorera, alors il est satisfait (qu'Allah prie sur lui et le salue), même lorsque les habitants de Taa'if lui firent du tort, il disait (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) dans son invocation bien connue que les biographes ont mentionné :

(Si Tu n'es pas en colère contre moi, alors je ne me soucie pas de ce qui m'arrive, mais Ta miséricorde est meilleure pour moi).

Malgré cela, regarde comment Il lui parle (qu'Il soit glorifié) et Il lui dit : {Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait}, Il te donnera faveur après faveur, et parmi les plus grandes faveurs qu'Il t'accordera dans ce monde et dans l'au-delà : tu seras complètement satisfait de ton Seigneur (Le Puissant et le Haut).

 

* Une promesse future et une énumération antérieure :

 

 

Ici, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) rappelle à Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) plusieurs de Ses faveurs antérieures, Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Ne t'a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors Il t'a accueilli !} [Ad-Dhouhaa : 6].

Le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était orphelin de père et de mère, son oncle Abou Taaleb et son grand-père Abd Al-Mouttaleb le recueillirent, et bien que ceux-là l'aient protégé (qu'Allah prie sur lui et le salue) et se soient occupés de lui, mais Allah (qu'Il soit glorifié) est Celui qui l'a véritablement recueilli, Celui qui a mis les créatures à son service et l'a protégé.

 

Ensuite, Il lui a rappelé le bienfait de la guidée, Il a dit : (qu'Il soit exalté) : {Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré ? Alors Il t'a guidé} [Ad-Dhouhaa : 7], c'est-à-dire : tu ne connaissais pas le chemin ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) cherchait avec soin la religion, et malgré cela Allah (Le Puissant et le Haut) le guida à la vrai religion, comme Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Et c'est ainsi que Nous t'avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n'avais aucune connaissance du Livre, ni de la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs…} [La consultation : 52].

 

Ensuite, Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre ? Alors Il t'a enrichi} [Ad-Dhouhaa : 8].

Car le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) était pauvre, et il est mort aussi en n'ayant rien, il n'a pas laissé de dinar, ni de dirham, ni de biens immobiliers, ni de propriétés, mais il a laissé la science qui est une marchandise disponible pour tous les gens ; et malgré cela, son Seigneur lui a parlé en disant (qu'Il soit glorifié) : {Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre ? Alors Il t'a enrichi}.

La véritable richesse est la richesse du cœur et de l'âme ; et il y a une autre signification, qui est : l'enrichissement de toute la communauté, comme le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Pendant que je dormais, on m'a apporté les clés des trésors de la terre, et elles furent posées dans ma main). Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Et le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) est parti, et vous les prenez" [c-à-d: les trésors de la terre].

 

 

Si nous regardions de nos jours après la révélation de ce verset depuis des centaines d'années, et encore plus que cela, nous trouverions que la plupart des trésors et des richesses de la terre sont présents dans le monde islamique ; ceci est une partie de la richesse et de la faveur, une partie de la promesse divine, et une partie des causes de la protection d'Allah (qu'Il soit exalté) pour cette communauté, étant donné que ces capacités immenses dans le monde islamique sont celles qui ont donné à ce monde un genre de présence, d'efficacité et d'influence malgré le retard technique, économique et politique qui  frappe tout le monde islamique ; malgré cela, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a permis que cette importance demeure pour cette communauté.

 

* Les bienfaits restent avec le remerciement :

 

Allah (qu'Il soit exalté) rappelle à Son prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) cette faveur antérieure sur le plan personnel et sur le plan de toute la communauté, afin de lui expliquer (qu'Allah prie sur lui et le salue) qu'Allah (qu'Il soit exalté) le protégera pour ce qui reste, et Il lui donnera dans l'au-delà beaucoup plus que ce qu'Il lui a donné dans ce monde, Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. Quant au demandeur, ne le repousse pas. Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le} [Ad-Dhouhaa : 9-11].

C'est-à-dire : tu dois remercier pour cette faveur envers toi en t'occupant des pauvres, des orphelins et des miséreux, alors ne les repousse pas parce qu'ils sont faibles, mais au contraire occupe-toi de ceux-là qui ne trouvent personne pour les protéger, et que ton intercession soit pour ces pauvres et ces faibles.

 

Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Quant au demandeur, ne le repousse pas}, c'est-à-dire : celui qui est dans le besoin et demande, ne le repousse pas, ne le réprimande pas et n'élève pas ta voix sur lui, mais si tu as quelque chose, donne-le lui s'il est dans le besoin, et si tu n'as rien à lui donner, alors la moindre des choses est la bonne parole.

 

Alors que la parole rende heureux si la situation ne rend pas heureux !

 

Le prophète et les convenances de la conversation

 

* Laisse-le jusqu'à ce qu'il termine :

 

Mohammed ibn Kâab Al-Qouradhi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a rapporté un récit du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) selon ce qu'a mentionné Ibn Is'haaq, Al-Bayhaqi et d'autres, que les Qouraychites se rassemblèrent à la Mecque et parlèrent de ce qui est apparu de l'affaire du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) qui les a discrédité, qui a critiqué leur religion, et qui leur est venu avec une chose qu'ils ne connaissaient pas auparavant ; alors un homme parmi eux, qui est 'Outbah ibn Rabi'âah dit :

-"O Qouraychites ! Ne devrais-je pas me lever et aller voir Mohammed pour lui parler et lui proposer certaines choses, peut-être qu'il en acceptera certaines, nous lui donnerons ce qu'il veut et il nous laissera tranquille ?". Ils dirent :

-"Oui, ô Abou Al-Walid, Lève-toi et va lui parler".

 

Alors, 'Outbah se leva et alla le voir jusqu'à ce qu'il s'assit à côté du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit :

-"O Fils de mon frère ! Tu es parmi nous, comme tu le sais, d'un rang élevé dans la tribu et dans la descendance, et tu as apporté à ton peuple une affaire d'importante avec laquelle tu as séparé leur groupe, tu les as discrédité, tu as critiqué leurs dieux et leur religion, et tu as accusé de mécréance ceux qui ont précédé parmi leurs ancêtres ; alors écoute ce que je te dis, je vais te proposer des choses afin que tu y réfléchisses et peut être que tu en accepteras certaines". Alors le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Dis, ô Abou Al-Walid, j'écoute). Il dit :

-"O Fils de mon frère ! Si tu désires avec l'affaire avec laquelle tu es venu de l'argent, nous rassemblerons pour toi de notre argent afin que tu sois le plus riche d'entre nous ; si tu désires avec cela un honneur, nous te nommerons chef sur nous afin que nous ne prenions aucune décision sans te consulter ; si tu désires avec cela un pouvoir, nous te proclamerons roi sur nous ; et si ce qui te vient est un génie que tu vois et que tu ne peux pas repousser, nous chercherons un traitement médical pour toi et nous ferons des efforts pour cela, car il se peut que le génie l'emporte sur l'homme jusqu'à qu'il soit soigné à cause de cela…".

 

Et 'Outbah ibn Rabi'âah continua à parler avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec ces paroles, ensuite il lui dit avec le langage de celui qui enseigne à quelqu'un : "Si tu es possédé par un génie qui l'a emporté sur toi et contrôle tes sens, tes pensées et ton cerveau, alors nous allons te soigner".

 

* La politesse avec les impolis :

 

 

Supposons que cette offre te soit présentée, combien détesterais-tu cet homme qui te parle et t'accuse à propos de ton intention en disant que tu veux de l'argent, ou la renommée, ou le mariage, ou la présidence, et que tu n'as pas eu recours aux moyens naturels et aux causes connues que les gens utilisent pour obtenir ces choses, mais tu as essayé d'y parvenir en te servant de la religion à travers l'appel à Allah (qu'Il soit exalté), à travers l'appel aux bonnes qualités, et à travers ces valeurs que tu annonces et que répands.

Si on présentait à l'un d'entre nous cette signification, il se mettrait en colère, et il aurait raison de se mettre en colère, plus exactement il n'aurait pas permis à cet homme d'achever ses paroles, alors que nous remarquons que notre prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) est resté silencieux pendant ce discours et il écoutait avec attention ce qu'Outbah disait ; ensuite le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) leva la tête vers l'homme et lui dit :

(As-tu terminé, ô Abou Al-Walid ?). Il dit :

-"Oui".

 

Ici nous remarquons la grande politesse prophétique, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne commença pas à répondre dès que l'homme se tut, mais il l'interrogea pour être sûr qu'il a dit tout ce qu'il avait à dire.

Ensuite, regarde comment le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui parla d'une belle manière, et il l'appela par son surnom "O Abou Al-Walid", et il n'y a aucun doute qu'appeler l'homme par son surnom a une belle signification, car cela renferme de l'affection, du rapprochement, et le sentiment de satisfaction, de ne pas être en colère et de ne pas s'emporter ; ensuite, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit :

 

(Ecoute ce que j'ai à te dire : {Ha, Mim. [C'est] une Révélation descendue de la part du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux}. Il lui récita le début de la sourate "Les versets détaillés" jusqu'à Sa parole (qu'Il soit exalté) : {S'ils s'en détournent, alors dis-leur : "Je vous ai avertis d'une foudre semblable à celle qui frappa les Aad et les Thamoud". Quand les Messagers leur étaient venus, de devant eux et par derrière [leur disant] : "N'adorez qu'Allah", ils dirent : "Si notre Seigneur avait voulu, Il aurait certainement fait descendre des Anges. Nous ne croyons donc pas [au message] avec lequel vous avez été envoyés"} [Les versets détaillés : 13-14]. Alors 'Outbah se leva vers le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et mit sa mains sur sa bouche en disant : "O Mohammed ! Je te supplie par Allah et le lien de parenté de te taire".

 

* Un changement profond :

 

 

Il fut terrifié tout simplement en entendant ces versets retentissants et forts ; alors 'Outbah s'en alla et c'est comme si le bruit des éclairs étaient dans ses oreilles ; il alla à son peuple, lorsqu'il arriva vers eux, ils dirent :

-"Nous jurons par Allah qu'Abou Al-Walid vous est venu avec un autre visage que celui avec lequel il est parti".

Ils lurent le changement sur les traits de son visage, car il vint en ayant les pas lourds et en étant touché par ce qu'il avait entendu ; lorsqu'il arriva à côté d'eux, il leur dit :

-"J'ai entendu une parole, je jure par Allah que je n'ai jamais entendu une parole comme celle-là ; je jure par Allah que ce n'est pas de la poésie, ni de la sorcellerie, ni de la divination. O Gens de Qouraych ! Obéissez-moi et j'en prends la responsabilité, laissez cette homme et ce qu'il fait, et éloignez-vous de lui ; parce que je jure par Allah que la parole que j'ai entendue de lui aura un écho important ; et si les arabes lui nuisent, vous l'aurez arrêté par d'autres que vous, et s'il domine les arabes, alors son royaume sera le vôtre, sa gloire sera la vôtre, et vous serez les gens les plus heureux avec lui".

 

Il retourna pour les exhorter à la neutralité : "Laissez Mohammed et son appel, parce que si les arabes l'acceptent et croient en lui, alors son appel sera une gloire pour Qouraych" ; comme Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : {C'est certainement un rappel [le Coran] pour toi et ton peuple. Et vous en serez interrogés} [L'ornement : 44].

 

Et si les arabes le dominent et remportent la victoire, d'autres que vous le combattront, et vous n'aurez pas besoin de faire une bataille à l'intérieur de Qouraych entre vous et Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

* Les convenances de la discussion :

 

 

Cette grande attitude renferme beaucoup de leçons et d'exemples, parmi les leçons que nous tirons de l'histoire de la discussion du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec 'Outbah : comment pouvons-nous apprendre les convenances de la discussion ?

Car le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) écouta 'Outbah jusqu'à ce qu'il acheva sa parole, et ceci renferme une grande signification, qui correspond au fait que nous ne devons pas interrompre l'interlocuteur, même si sa parole est mauvaise selon notre point de vue, parce que la victoire ne vient pas avec les cris, ni avec le bruit ; et si la victoire était obtenue avec ce genre de méthodes, les ignorants mériteraient plus d'obtenir la victoire et le succès dans les disputes, alors que les événements et l'histoire témoignent que la victoire dans la dispute est obtenue avec les arguments, la logique et la raison.

 

C'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) laissa l'homme parler et il ne lui répondit pas ; plus exactement, il ne lui a pas dit : "Ce avec quoi tu es venu est de la stupidité", et s'il lui avait dit cela, il aurait dit la vérité (qu'Allah prie sur lui et le salue), mais il l'écouta, ensuite il se contenta de lui réciter un passage du Coran, et il n'a pas ajouté à cela quelque chose provenant de lui-même (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

* La méthode de la concession dans le discours :

 

Ici, nous trouvons que nous sommes devant une grande méthode coranique, car Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit :

{Dis : "Qui vous nourrit du ciel et de la terre ?". Dis : "Allah. Et c'est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste". Dis : "Vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous avons commis, et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites"} [Saba : 24-25].

Vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous avons commis, car chaque personne sera punie pour son péché : {et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites}.

 

Il appela (qu'Il soit exalté) l'affaire provenant d'eux "une action" et Il ne l'a pas appelée "un crime" ; et c'est ce que les savants appellent la méthode de la concession envers l'adversaire ; et ce genre de méthode pour discuter, prendre, donner et réfuter, est la méthode divine et la méthode prophétique qui reposent sur un bon mécanisme dans la discussion, tout en faisant attention à avoir de bonnes manières avec la personne à qui tu parles, ne pas te précipiter et ne pas interrompre.

 

Il est vraiment nécessaire que cette méthode soit répandue dans notre culture, nos assemblées et nos médias.

 

* Les discussions médiatiques :

 

De nos jours, nous assistons à une révolution médiatique, et nous voyons beaucoup de programmes qui parlent de la discussion, du débat, des opinions contradictoires et des parties opposées ; plus exactement, nous voyons différents genres de disputes politiques, intellectuelles et culturelles, et chaque tendance est représentée par quelque chose.

 

Ceux-là essaient de se présenter aux gens, mais nous trouvons que beaucoup d'entre eux dans leurs discussions utilisent le mécanisme qui correspond à attaquer l'autre partie, et le mécanisme correspond à laisser libre cours à sa colère, à élever la voix et à faire du bruit. Et sans aucun doute, les gens regardent ces disputes comme s'ils regardaient des combats, et il se peut qu'ils considèrent que celui-ci a remporté la victoire et celui-là a perdu. Mais quels sont les véritables critères de la victoire ? Et à quel genre de discussion la personne doit-elle participer ?

 

Je pense que la sagesse exige que la participation de la personne à la discussion soit basée sur le genre de cette discussion et son sujet, de telle sorte que son sujet concerne la science correcte, que le domaine de la discussion soit calme, et elle ne repose pas sur les cris et le bruit, mais sur les arguments et les preuves, et que le but de la discussion soit faire apparaître la vérité.

 

L'Islam et les droits de l'homme

 

 

* Le messager demande des comptes à Abou Djahal :

 

Ibn Is'haaq a mentionné dans la biographie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) une histoire très amusante :

Il est rapporté d'après Abdel-Malik ibn Abdoullah ibn Abi Soufyaane Al-Thaqathi qui a dit :

-"Un homme d'Iraachat vint à la Mecque avec ses chameaux, et Abou Djahal ibn Hichaam les acheta et il retarda pour lui donner le montant de la vente ; alors, l'homme d'Iraachat alla et se mit debout devant une assemblée de Qouraych et dit :

[O Qouraych ! Quel homme peut m'aider contre Abou Al-Hakam ibn Hichaam, parce que je suis un étranger en voyage, et il ne veut pas me donner mon droit".

 

A ce moment-là, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était assis dans un autre endroit, et pour se moquer de lui, ils lui dirent :

[Tu vois cet homme ?], il dit :

[Oui]. Ils dirent :

[Va le voir, il t'aidera contre lui].

Et ils connaissaient l'hostilité et la haine qu'Abou Djahal nourrissait contre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; alors l'homme alla voir le messager (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et il lui raconta ce qui s'était passé ; et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva avec lui.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était ainsi, bien qu'il y ait de l'hostilité entre lui et Abou Djahal, il n'a pas dit : "Il n'y a aucune relation ou aucun contact entre cet homme et moi". Mais il se leva avec lui ; et lorsqu'ils virent qu'il s'était levé avec lui, ils dirent à homme qui était avec eux : [Suis-le et regarde ce qu'il fait].

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) alla chez Abou Djahal et frappa à sa porte ; Abou Djahal sortit, et lorsqu'il vit le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il fut étonné ; alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit avec le ton d'une personne qui ordonne : (Donne à cet homme son droit). Il dit :

[Oui, ne pars pas jusqu'à ce que je lui donne ce que je lui dois]".

 

Il dit : "Alors, il entra, ensuite il sortit avec son droit, et il le lui donna. Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) partit et dit à l'homme d'Iraachat :

(Va faire tes affaires)".

 

Il dit : "L'homme d'Iraachat s'en alla jusqu'à ce qu'il s'arrête devant cette assemblée et dit :

[Qu'Allah le récompense, car je jure par Allah qu'il a pris pour moi ce qui m'appartenait]. Et l'homme qu'ils avaient envoyé avec lui vint, ils lui dirent :

[Malheur à toi ! Qu'as-tu vu ?]. Il dit :

[J'ai vu une chose étonnante, je jure par Allah que dès qu'il frappa à sa porte, il sortit sans avoir son esprit avec lui ; il dit : (Donne à cet homme son droit). Il dit :

[Oui, ne pars pas jusqu'à ce que je lui donne son droit]. Ensuite il entra, et il sortit avec son droit et il le lui donna]".

Il dit : "Peu de temps après, Abou Djahal vint à eux. Ils lui dirent :

[Malheur à toi ! Qu'as-tu ? Nous jurons par Allah que nous n'avons pas vu une chose semblable à celle que tu as faite !!]. Il dit :

[Malheur à vous ! Je jure par Allah que dès qu'il frappa à la porte et que j'entendis sa voix, je fus rempli de peur de lui, et je sortis pour le voir ; il avait au-dessus sa tête un chameau, je n'ai jamais vu une taille semblable, ni des dents semblables ; je jure par Allah que si j'avais refusé, il m'aurait mangé]".

Et dans une autre version : "Ils dirent à Abou Djahal : [Tu as eu si peur de Mohammed ?], il dit : [Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa main j'ai vu avec lui des hommes qui avaient des lances qui brillaient, et si je ne le lui avais pas donné, j'eus peur qu'ils ne les enfoncent dans mon ventre]".

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), en appelant à Allah (qu'Il soit exalté) expliquait que parmi les bases et les principes les plus importants de cet appel à Allah : l'appel à la justice, rendre aux gens les droits, être équitables envers les opprimés, et arrêter les agresseurs ; c'est la raison pour laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva avec cet homme et lui prit son droit.

 

* L'alliance d'Al-Foudhoul :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est rapporté dans un hadith authentique que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit à propos de l'alliance d'Al-Foudhoul :

(Si on m'y appelait aujourd'hui, je répondrais à cet appel).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) parlait de ce que nous pouvons appeler dans le langage de notre époque : (Une organisation juridique), représentée par une alliance et un rassemblement réuni dans la maison d'Abdoullah ibn Djoud'âane un des grands chefs de Qouraych, qui était connu pour la justice, la bienfaisance, la générosité, la virilité, et les significations de chef qui conviennent à quelqu'un comme lui dans cette tribu et cette ville qui est une des capitales de la civilisation dans la péninsule arabique. 

 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) parlait de ce que nous pouvons appeler dans le langage de notre époque : (Une organisation juridique), représentée par une alliance et un rassemblement réuni dans la maison d'Abdoullah ibn Djoud'âane un des grands chefs de Qouraych, qui était connu pour la justice, la bienfaisance, la générosité, la virilité, et les significations de chef qui conviennent à quelqu'un comme lui dans cette tribu et cette ville qui est une des capitales de la civilisation dans la péninsule arabique.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) participa à cette alliance avant la prophétie, et elle était établie sur la base de secourir l'opprimé, protéger le droit du faible, repousser les injustices, arrêter ceux qui abusent et les injustes, et faire parvenir les droits à leurs propriétaires.

 

Il est étonnant qu'une telle chose puisse se produire à l'époque de l'ignorance préislamique, comme s'ils savaient que la stabilité de la vie est réalisée en protégeant les droits, et que les nations et les pays restent stables avec la protection des droits aussi ; car le pays avec lequel Allah (qu'Il soit exalté) protège les droits des gens, est une pays qui vivra longtemps, même si c'est un pays qui n'est pas musulman ; tandis que le pays qui est injuste envers les gens et les prive de leurs droits, risque de ne pas vivre longtemps, même si c'est un pays musulman, comme Ibn Taymiyah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans le livre "La politique de la législation islamique" :

-"Allah (qu'Il soit exalté) vient au secours du pays qui est juste, même si c'est un pays qui n'est pas musulman, et Il ne vient pas au secours du pays qui est injuste, même si c'est un pays musulman".

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) parla de cette alliance, il dit :

(Si on m'y appelait aujourd'hui, je répondrais à cet appel).

 

 

Cette parole prophétique nous confirme que la communauté islamique devrait avoir le commandement et l'initiative dans la protection des droits de l'homme, mais si ce n'est pas le cas, alors elle doit répondre à ce que les autres appellent et qui fait partie des droits de l'homme.

 

Les organisations juridiques en Occident parlent beaucoup de la protection des droits de l'homme, alors qu'on ne trouve presque personne qui parle de ces droits dans le monde islamique sauf si c'est un écho de ce qui se passe en Occident, ou pour leur répondre ; et nous confirmons que les droits sont une affaire principale dans la religion islamique, et le musulman devrait être le premier à appeler et à répondre à la protection des droits sur lesquels les législations et les raisons sont d'accord.

 

* Les traités des droits internationaux :

 

 

Oui, nous nous rendons compte que dans ce qu'on appelle "les droits de l'homme" provenant des Nationsa pas appelée pour discuter, prendre, donner et réfuter, est la méthode divine et la méthode prophétique qui reposent sur un bon mécanisme dans la discussion, tout en faisant attention à avoir de bonnes manières avec la personne à qui tu parles, ne pas te précipiter et ne pas interrompre. Unies, des passages ont besoin d'être corrigés, et il se peut qu'il y ait des choses qui s'opposent à la religion et nous faisons des réserves sur ces choses, mais ceci ne signifie pas qu'il faut annuler le principe complètement, cela signifie qu'il faut confirmer ces droits et les protéger, et plus encore, il faut que la personne connaisse ses droits.

 

* Des droits légaux pour le citoyen :

 

Omar ibn Al-Khattaab (qu'Allah soit satisfait de lui) envoyait des messagers aux pays, il disait lang= :

-"Je jure par Allah que je ne vous envoie pas mes gouverneurs pour qu'ils vous frappent, ni pour qu'ils prennent vos biens, mais je vous les lang= envoie pour qu'ils vous enseignent votre religion et votre Sounnah ; aMsoNoSpacinglors, quiconque subit autre chose que cela, qu'il me le fasse savoir, car je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa main qu'à ce moment-là je puniFRrais celui qui aura été injuste envers lui".

 

Donc, il confirma (qu'Allah soit satisfait de lui) cette signification, qui correspond à faire connaître à la personne son droit, et qu'elle doit l'apprendre et le revendiquer".

 

* Les droits et les devoirs :

 

Revendiquer le droit ne se transforme pas en lutte à l'intérieur des sociétés islamiques, parce que la personne revendique son droit après avoir accompli le devoir qui lui est imposé, car il y a une harmonie entre l'accomplissement du droit qui t'est imposé et la revendication du droit qui t'appartient ; et la personne doit être juste, alors elle revendique ses droits, et elle ne doit pas léser les gens de leurs droits.

 

 

Il se peut que certains aient une compagnie dans laquelle travaillent mille employés ; chacun parmi ces employés souffre beaucoup du mauvais comportement de l'administration, ou du retard des salaires, ou de la négligence concernant les soins, et d'autres choses ; et cet homme qui a mille employés qui subissent des injustices, lui aussi se plaint de l'injustice de l'administration gouvernementale à laquelle il est lié ; donc, si la société islamique correspond à un ensemble de succession d'injustices du plus haut niveau jusqu'au plus bas, - et malheureusement, c'est ce dont nous souffrons -, alors cela signifie que nous sommes une communauté qui ne mérite pas la gloire et la continuité ; mais lorsque les gens commencerons à ressentir leurs responsabilités, à essayer d'établir la justice et à protéger les droits à l'intérieur de la famille entre les époux et avec les enfants, à l'intérieur de la classe à l'école, à l'intérieur de l'usine, ou de l'administration, ou de la compagnie, ou de l'organisation, et que l'affaire se prolonge pour la protection des droits à l'intérieur de la société et à l'intérieur du pays, alors à ce moment-là, cette communauté méritera la domination et la continuité.

 

* Les droits dans le monde développé :

 

 

Le monde occidental parle des droits, et il met en application une grande partie de ces droits ; et les différences entre eux et nous concernant la croyance et la religion ne doivent pas nous empêcher d'être justes et équitables, car la justice fait partie des valeurs de l'Islam ; et au moins ils ont la protection des droits de leurs peuples et de leurs citoyens.

 

Oui, lorsqu'ils sont à l'extérieur de ces pays, il se peut qu'ils pratiquent un genre de racisme et d'hostilité, comme nous le voyons dans les cas de colonisation en Europe et dans d'autres pays.

Mais nous voulons les valeurs de l'Islam, nous voulons mettre en application les droits à l'intérieur du monde islamique, et nous voulons encore plus que cela : nous voulons être comme notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) nous a ordonné en disant :

{Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites} [La table servie : 8].

 

Et Il a dit (qu'Il soit exalté) dans un autre verset :

{Et ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à transgresser} [La table servie : 2].

 

Donc, Il nous ordonné (qu'Il soit glorifié), en nous confirmant cela, d'être justes même avec nos ennemis.

 

Et la question est :

Quand allons-nous trouver que cet état d'esprit divin et islamique concernant la justice et la protection des droits est retourné dans le monde islamique ?

Quand les musulmans, - les individus, les groupes et les organisations -, s'allieront-ils pour former des organismes civils qui protègent les droits des gens, qui aident l'individu écrasé ou opprimé à récupérer ses droits, et qui arrêtent l'injuste ?

 

Lorsque cela se réalisera, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) protègera les pays et les serviteurs.

 

Et il est un père pour eux !

 

 * Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes :

 

Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Mohammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient} [Les coalisées : 40].

 

Dans ce verset, Allah (qu'Il soit exalté) réfute le fait que le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) soit le véritable père de quelqu'un, ou qu'il annonce cela par adoption, car il est le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et le dernier des prophètes ; tandis que la paternité dont on parle en général au figuré, signifie qu'il est comme un père, au rang et au degré de l'amour d'un père ; et il disait à beaucoup de musulmans : "O Mon fils !", comme il l'a dit à Ibn 'Abbaass (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) et à Anass ibn Maalik (qu'Allah soit satisfait de lui), et il se peut qu'ils s'expriment en parlant de la paternité, comme dans Sa parole (qu'Il soit exalté) : {Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères} [Les coalisés : 6].

 

 

Kathir a dit : "Il est un père pour eux" ; alors, le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) est un père pour tous les croyants, mais cette paternité n'est pas la paternité de la parenté, ni la paternité de l'adoption, il est (qu'Allah prie sur lui et le salue) au rang de père concernant le fait qu'il les protège, il les aime, il donne beaucoup d'importance à leurs intérêts, et il invoque Allah (qu'Il soit exalté) pour eux, comme ceci est bien connu de sa guidée, de sa Sounnah et de ses grandes qualités (qu'Allah prie sur lui et le salue). Et la description qu'Allah (Le Puissant et le Haut) a faite de lui à la fin de sourate "Le repentir" suffit pour cela :

{Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez} [Le repentir : 128].

 

C'est-à-dire : les difficultés que vous subissez et qui vous dérangent, le dérangent aussi et lui causent de la peine :

{qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants} [Le repentir : 128].

 

Donc, Allah (qu'Il soit exalté) a réfuté le fait que le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) soit le père de quelqu'un, c'est la raison pour laquelle aucun des fils du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'a vécu longtemps, mais ils mourraient avant de parvenir à l'âge de la virilité, comme il est bien connu que son fils Ibrahim qu'il eut avec Maryah la Copte mourut, et Al-Qaassim, At-Tayyib et At-Taahir moururent aussi.

 

* L'annulation de l'adoption

 

 

Allah (qu'Il soit exalté) a annulé l'adoption qui était répandue à l'époque de l'ignorance préislamique, et cela correspond au fait que lorsque la personne prenait un enfant ou l'adoptait, il devenait son fils et il héritait de lui, alors Allah (Le Puissant et le Haut) annula cela par Sa parole : {Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux} [Les coalisés : 5].

 

Alors, on appela Zayd par le nom Zayd ibn Haarithah après qu'on l'appelait Zayd ibn Mohammed ; il était très attaché au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) le maria avec Oum Aymane sa nourrice ; elle accoucha son fils Oussaamah ibn Zayd, et Oussaamah était le bien-aimé du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et le fils de son bien-aimé. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le faisait s'asseoir sur sa cuisse gauche et il faisait s'asseoir Al-Hassan et Al-Housseïn sur sa cuisse droite, et il les serrait dans ses bras ; il annonçait son amour pour lui, et lorsque les Qouraychites furent angoissés à cause de l'affaire de la femme de la tribu de Makhzoum qui avait volé, ils dirent :

-"Qui va parler d'elle au messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ?". Ils dirent :

-"Et qui osera lui parler si ce n'est Oussamah ibn Zayd le bien-aimé du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue)".

 

* Le grand amour pour les grandes qualités :

 

Ici, nous nous posons une question : pourquoi Zayd ibn Haarithah aima le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) d'un amour si intense et il le fit passer avant ses parents, sa famille et sa tribu ? Qu'est-ce qui l'a poussé à cela même avant la mission du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ?

Ce sont les grandes qualités que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) avait qui l'ont poussé à cela, et il n'est pas étonnant que son Seigneur (qu'Il soit glorifié) lui parle en disant : {Et tu es certes, d'une moralité imminente} [La plume : 4].

 

Et il n'est pas étonnant non plus que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) résuma les buts de la prophétie par sa parole :

(J'ai été envoyé pour compléter les bonnes qualités).

 

 

La nature saine sur laquelle le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a été prédisposé concernant les bonnes qualités, est celle que tous les gens aiment, ces ennemis se transformèrent en amis et ils l'aimèrent (qu'Allah prie sur lui et le salue), plus exactement ils se sacrifiaient pour lui.

 

'Ourwah ibn Mass'ôud vint au moment du pacte de paix d'Al-Houdaybiyah, et il vit le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), ensuite il retourna à son peuple en disant :

-"Je jure par Allah que j'ai rendu visite à des rois, j'ai rendu visite à César, à Kisraa et à An-Nadjaachi ; et je jure par Allah que je n'ai jamais vu un roi être glorifié par ses compagnons comme les compagnons de Mohammed glorifient Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue)".

 

Lors de la bataille de Badr, certains musulmans avancèrent pour le duel, il y avait parmi eux : 'Oubaydah ibn Al-Haarith (qu'Allah soit satisfait de lui) qui combattit devant le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), puis il fut porté au prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) en étant ensanglanté et il disait :

-"Je jure par Allah, ô Messager d'Allah, que si Abou Taalib me voyait, il aurait su que je mérite le plus sa parole : [Nous le protégeons jusqu'à ce que nous tombons pour le défendre, et nous oublions nos enfants et nos femmes]".

 

Son sang coulait devant lui (qu'Allah prie sur lui et le salue), ils étaient satisfaits de cela, et ils n'étaient pas satisfaits que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) soit atteint par une épine dans son pied.

 

* Apprends les principes des bonnes qualités :

 

Cette grande signification qui est exprimée par les bonnes qualités fait partie des secrets de sa personnalité (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; il a vécu toutes les situations : la richesse, la pauvreté, la force, la faiblesse, la santé, la maladie, l'éloignement, la stabilité, et toutes les situations par lesquelles tous les gens passent ; et dans toutes ces situations, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était un modèle concernant les bonnes qualités.

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) appelait les gens à Allah (Le Puissant et le Haut), mais son appel était fait avec les bonnes qualités, et c'était parmi les causes les plus importantes de l'acceptation de son appel et de la persévérance des compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) à le défendre et à se sacrifier pour lui ; et son Seigneur (Le Puissant et le Haut) lui a dit :

{C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Mohammad) as éFRté si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage} [Aali 'Imraane : 159].

 

 

Il se peut que beaucoup de gens connaissent l'art de la parole et de la conversation à propos des lois, du licite, de l'illicite, de la vérité, du faux, de l'erreur, de la justesse, de ce qui est bon text-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;et ce qui est mauvais, et ce sont des choses que les gens ont besoin d'apprendre, mais la chose que les gens ont le plus besoin est qu'ils apprennent les principes des bonnes qualités sur lesquelles les prophètes (bénédictions et salutations d'Allah sur eux) sont d'un accord unanime, avec le style=squelles toutes les législations divines sont venues, et dont les Livres saints sont remplis ; et le dernier et le plus complet des FRLivres Saints est le Noble Coran qui a protégé les principes des bonnes qualités.

 

Apprendre les bonnes qualités ne se fait pas à travers les livres ou les définitions, car nous pouvons donner à nos élèves un livre sur les bonnes qualités qui parle de leurs significations, de ce qu'elles indiquent et de leurs catégories, mais ce n'est pas le but recherché ; car les bonnes qualités ne sont pas que des connaissances qui parviennent à l'esprit de l'homme ou des matières mémorisées que l'homme peut répéter.

 

Les bonnes qualités sont des comportements, de la pratique et de la mise en application, parce que le critère des bonnes qualités est la pratique ; de nos jours, parmi les choses les plus importantes dont nous avons besoin dans nos sociétés, c'est trouver le modèle et le guide, parce que beaucoup de gens, lorsqu'ils écoutent une conférence sur les bonnes qualités, comme la bienfaisance, ou la loyauté, et d'autres qualités, ils disent à la fin :

-"Ce sont des paroles bonnes et belles, mais ce qui est pris en considération est la mise en application".

 

La personne ne peut pas avoir de l'influence sur les autres jusqu'à ce qu'elle représente ce dont elle parle et qu'elle le mette en pratique, et l'orateur des prophètes Chou'âyb (paix sur lui) a dit : {Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis} [Houd : 88].

 

 

As-tu vu celui qui interdit !

 

* La menace de l'homme, et la menace d'Allah :

 

Il est rapporté dans un hadith authentique :

"Abou Djahal dit :

-"Mohammed roule-t-il son visage dans la poussière devant vous ?". On lui dit :

-"Oui". Il dit :

-"Je jure par Al-Laat et Al-'Ouzzaa que si je le vois faire cela, je poserais mon pied sur son cou, ou je roulerais son visage dans la terre". Donc, il alla voir le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui priait, il avait prétendu qu'il poserait son pied sur son cou. Alors ils furent surpris de le voir reculer en se protégeant avec ses mains. Et on lui dit :

-"Qu'est-ce qui t'arrive ?". Il dit :

-"Il y a entre lui et moi une tranchée de feu, une chose terrible et des ailes". Alors, le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(S'il s'était approché de moi, les anges l'auraient découpé en morceaux). Et Allah (Le Puissant et le Haut) fit descendre : {Prenez-garde ! Vraiment l'homme devient rebelle, dès qu'il estime qu'il peut se suffire à lui-même (à cause de sa richesse). Mais, c'est vers ton Seigneur qu'est le retour. As-tu vu celui qui interdit, à un serviteur d'Allah (Mohammad) de célébrer la prière ? Vois-tu s'il est sur la bonne voie, ou s'il ordonne la piété ? Vois-tu s'il dément et tourne le dos ?} , c'est-à-dire : Abou Djahal ; {Ne sait-il pas que vraiment Allah voit ? Mais non ! S'il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet, le toupet d'un menteur, d'un pécheur. Qu'il appelle donc son assemblée}, c'est-à-dire : son peuple ; {Nous appellerons les gardiens (de l'Enfer). Non ! Ne lui obéis pas} [L'adhérence : 6-19]".

 

Et Il lui ordonna de faire ce qu'Il lui ordonna. 

 

 

Dans ce hadith, nous voyons l'ampleur de la tyrannie et de l'oppression apparente d'Abou Djahal envers le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et en quoi l'affaire de Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) le concerne-t-il s'il roule son visage dans la poussière ou s'il ne le roule pas ?!

 

C'est l'âme tyrannique, fautive et opprimante qui n'est jamais satisfaite des significations de la sérénité et de la pureté, alors il menace le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), s'il le voit, de poser son pied sale sur son cou ; et Allah (qu'Il soit exalté) empêcha que cela se produise, car le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) est sous la protection d'Allah (qu'Il soit exalté) ; alors Allah l''éprouva par cette affaire, il s'enfuit, il fut déshonoré devant son peuple, et il fut obligé, - puisqu'ils virent la scène de leurs propres yeux et ils la mémorisèrent -, de reconnaitre qu'il a vu entre le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et lui une tranchée de feu, une chose terrible et des ailes, et que s'il s'était approché de lui, il y serait tombé et il aurait brûlé ; et il est très étonnant que le Coran ait mentionné cette histoire avec cet enchaînement étonnant et effrayant : {As-tu vu celui qui interdit…} [l'adhérence : 9].

Etant donné qu'Allah (qu'Il soit exalté) n'a pas mentionné le nom de celui qui interdit, c'est Abou Djahal le Pharaon de cette communauté, et malgré cela, Il a dissimula son nom parce que le but n'est pas de parler d'une personne en particulier, mais le but est de parler d'un phénomène.

 

* La servitude est une prière :

 

Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {à un serviteur d'Allah (Mohammad) de célébrer la prière ?} [L'adhérence : 10].

Allah (qu'Il soit exalté) a décrit Son messager par le terme de la servitude pour indiquer qu'elle fait partie des significations et des qualités les plus élevées, car la plus belle manière de décrire l'homme est qu'il est un serviteur de son Seigneur (qu'Il soit glorifié), Celui qui l'a créé, puis l'a modelé et constitué harmonieusement ; c'est la raison laquelle Al-Foudhayl ibn 'Iyaadh (qu'Allah lui fasse miséricorde) disait :

-"Parmi les choses qui ont augmenté mon honneur et ma fierté, et je pouvais à peine poser mes pieds sur le sol ; le fait que j'entre dans Ta parole "O Mes serviteurs !", et que Tu aies fait que Ahmed soit mon prophète".

 

 

Ici, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : {à un serviteur d'Allah (Mohammad) de célébrer la prière ?} ; c'est-à-dire : comment interdit-il à un serviteur de prier pour Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) ?! Alors que la situation exige qu'il accorde à la personne son droit et sa liberté d'adorer son Seigneur (Le Puissant et le Haut), car il n'a pas commis d'erreur, mais il a adoré son Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté), c'est la raison pour laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Vois-tu s'il est sur la bonne voie} [L'adhérence : 11].

 

Et ceci est un style éloquent, élevé et sublime dans le discours et l'argument, Il n'a pas dit (qu'Il soit glorifié) par exemple : "Il était sur la bonne voie", mais Il a dit : {s'il est sur la bonne voie}, c'est-à-dire : "Suppose qu'il est sur la bonne voie".

 

Donc, si cette supposition est claire pour toi, est-il convenable que tu agisses ainsi ? Ou que tu t'opposes à lui de cette manière ? Ou que tu le prives de son droit ? Ensuite, Il a dit après cela (qu'Il soit exalté) : {ou s'il ordonne la piété ?} [L'adhérence : 12]. Et si ce qu'il ordonne (qu'Allah prie sur lui et le salue) est la piété et l'obéissance à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

 

{Vois-tu s'il dément et tourne le dos ?} [L'adhérence : 13], c'est-à-dire : cet autre homme persista et s'entêta. {Ne sait-il pas que vraiment Allah voit ?} [L'adhérence : 14] ; {As-tu vu celui qui interdit, à un serviteur d'Allah (Mohammad) de célébrer la prière ?} [L'adhérence : 9-10].

Notre Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) a su qu'Abou Djahal mourrait sur la mécréance et l'égarement, et qu'il serait tué pendant la bataille de Badr, étant donné qu'il est sorti en étant hostile à Allah (qu'Il soit exalté) et à Son messager, par ostentation et fierté, pour la renommée et par orgueil, alors Allah (Le Puissant et le Haut) donna la permission qu'il soit blessé et tué à cet endroit ; de plus, il est rapporté qu'il dit à Ibn Mass'ôud (qu'Allah soit satisfait de lui) lorsqu'il allait trancher sa tête :

-"O petit berger ! Tu as fait une ascension difficile".

 

Allah (Le Puissant et le Haut) sut que cet homme allait mourir dans cette situation, malgré cela, tu trouves que le langage du Coran est le langage éducatif élevé : {As-tu vu celui qui interdit, à un serviteur d'Allah (Mohammad) de célébrer la prière ?}.

 

Allah (Le Puissant et le Haut) n'a pas mentionné son nom afin d'indiquer que l'Islam n'est pas une religion pour combattre les gens, mais que l'Islam est une religion pour l'élévation de l'homme, pour former les bonnes qualités et les valeurs, et pour former les liens sociaux entre les gens.

 

 

* La religion ne sert pas à traîner les fronts :

 

Nous devons lire cette signification élevée dans ce contexte, tout comme nous lisons des milliers de cas dans lesquels nous trouvons que lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva dans son peuple et les appela à Allah (qu'Il soit exalté) et à la croyance en l'unicité d'Allah, il fit face à beaucoup parmi eux qui mécrurent et combattirent l'appel à Allah (qu'Il soit glorifié) ; malgré cela, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) patientait énormément face au tort qu'ils lui causaient, il était très tolérant et il accueillait chaleureusement ceux qui croyaient parmi eux ; donc, il n'a pas été rapporté que lorsqu'un homme parmi eux se convertissait à l'Islam, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui faisait un exposé ou une audition, et il le jugeait sur ce qu'il avait fait auparavant ; plus exactement, il est étonnant que lorsque le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et ses compagnons émigrèrent de la Mecque à Médine, ils abandonnèrent leurs maisons, leurs biens et leurs dettes que les gens leur devaient, ils émigrèrent vers Allah (qu'Il soit exalté) et Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue), et les polythéistes s'emparèrent de leurs biens.

Alors le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) considéra qu'ils avaient abandonné leurs biens pour Allah (qu'Il soit exalté) et qu'ils étaient sortis de leurs maisons pour aller dans le chemin d'Allah ; et lorsqu'ils retournèrent à la Mecque et qu'Allah (qu'Il soit exalté) ouvrit cette ville bénie pour Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue), il ne prit rien des biens que polythéistes possédaient, et il ne les jugea pas pour ce qu'ils avaient fait auparavant après qu'ils soient entrés dans la religion d'Allah (Le Puissant et le Haut).

 

Ils disent dans le proverbe étranger : "Construis un pont pour l'ennemi qui fuit". C'est-à-dire : si ton ennemi s'enfuit, n'essaie pas de l'empêcher de s'enfuir ou ne l'encercle pas, mais construis-lui un pont et laisse-le s'enfuir, car la vie n'est pas toujours des règlements de compte ; dans la vie, il faut beaucoup pardonner, oublier et être tolérant ; ainsi, les gens peuvent vivre ensemble, car la vie ensemble a des règles, et ces choses font partie de ces plus grandes et plus importantes règles ; donc, la piété et la conversion à l'Islam ne signifient pas traîner les fronts, et confisquer l'humanité et l'honneur des gens, mais au contraire les gens doivent comprendre que leur conversion à l'Islam signifie pour eux beaucoup plus d'honneur, de liberté, de justice et d'équité.

 

* La protection de leur honneur et de leurs gains :

 

 

Après la conquête de la Mecque, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ordonna à quelqu'un d'annoncer :

-"Quiconque entre dans la maison d'Abou Soufyaane est en sécurité, quiconque jette les armes est en sécurité, quiconque ferme sa porte est en sécurité, et quiconque entre dans la mosquée sacrée est en sécurité".

 

La maison d'Abou Soufyaane était trop petite pour contenir les gens, et peu de gens pourrait y entrer, alors le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) leur donna l'opportunité d'entrer dans leurs maisons et de fermer leurs portes, ou de venir à la mosquée sacrée, mais il mentionna Abou Soufyaane à ce moment-là pour attendrir son cœur à l'Islam, et afin qu'il ne ressente pas que sa conversion à l'Islam signifie faire tomber sa gloire, ou son rang, ou sa position de chef dans sa tribu ; c'est une signification importante que les gens doivent comprendre : la religion d'Allah (Le Puissant et le Haut) ne s'oppose pas à la réussite qu'ils ont obtenue, et que leur conversion à l'Islam et suivre la Sounnah ne signifient pas la destruction des réussites qu'ils ont obtenues.

 

 

Parfois tu entends quelqu'un dire : "Cette personne qui était dans l'erreur et l'a abandonnée, doit annoncer son repentir devant tout le monde, et dire qu'elle était dans l'erreur, ensuite elle l'a abandonnée".

 

Ici, nous posons une question : "Pourquoi doit-elle annoncer à tout le monde qu'elle était dans l'erreur, ensuite elle l'a abandonnée ?".

 

Si Allah (qu'Il soit exalté) a guidé cette personne à une vérité qu'elle ne connaissait pas, et maintenant elle y croit, elle appelle à cette vérité, elle la suit et croit à ce qu'elle renferme, alors ceci est suffisant ; il n'est pas bon que nous imposions encore plus d'obstacles entre les gens et leur conversion à l'Islam, ou entre les gens et leur entrée dans la Sounnah, parce que lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) envoya Mou'âadh ibn Djabal (qu'Allah soit satisfait de lui) au Yémen, il lui dit :

(Tu iras à un peuple parmi les gens du Livre, alors appelle-les à attester qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah et que je suis le messager d'Allah ; s'ils obéissent à cela, alors fais-leur savoir qu'Allah leur a imposé cinq prières chaque jour et nuit ; s'ils obéissent à cela, fais-leur savoir qu'Allah leur a imposé une aumône qui est prise des riches parmi eux et qui est donné aux pauvres parmi eux).

 

* L'appel à Allah se fait progressivement :

 

Nous remarquons ici que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) énumère les choses progressivement en enseignant à son prédicateur Mou'âadh (qu'Allah soit satisfait de lui) les étapes de l'appel à Allah (qu'Il soit exalté) au Yémen ; alors il lui dit qu'ils font partie des gens du Livre, qu'ils soient parmi les juifs ou les chrétiens, ils ont un Livre divin précédent ; donc, il doit les appeler premièrement à attester qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah et que Mohammed est le messager d'Allah, et s'ils croient en cela, on leur parle de la prière ; s'ils y croient, on leur parle de la Zakat ; mais qu'il leur présente un ensemble complet des réalités religieuses, des connaissances, des lois et des qualités morales en une seule fois, alors il se peut que cela n'aide pas la personne à les accepter.

 

Le fait que la personne passe d'une situation à une autre situation en seule fois, est une chose difficile à accepter ; tandis que si le changemetext-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed;nt est progressif, alors ceci est plus facile et plus apte à être accepté.

 

Par conséquent, nous devons faire des efforts afin que les portes de l'Islam soient ouvertes devant tous les gens, et que nous soyons parmi ceux qui appellent les gens à l'Islam et qui leur facilitent l'entrée dans l'Islam ; et nous ne devons pas mettre les obstacles et les difficultés devant eux, que nous le sachions ou pas.

 

L'obligation pour tout musulman

 

 

* Avant la prophétie :

 

Un grand moment historique qui doit être écrit dans toute l'histoire de l'humanité avec une écriture blanche brillante, comme le rayon dans son éclat et sa luminosité, c'est le moment de la prophétie.

 

"Un rappel de l'Invisible a lancé dans l'entrée de la grotte une révélation, et elle est venue dans ce monde avec des secrets ; le rappel de la prophétie a inondé le monde d'une magie et a annoncé la naissance des lumières".

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) sortait avant la prophétie chaque année pour se rendre à la grotte Hiraa, et il s'adonnait au culte d'Allah (qu'Il soit exalté) pendant plusieurs nuits, ensuite il retournait chez lui afin de s'approvisionner pour d'autres nuits.

 

Ce noble prophète élu, à l'époque de l'ignorance préislamique, son Seigneur l'a choisi et Il l'a protégé, alors il n'a jamais fait ce que les gens de l'ignorance préislamique faisaient ; il ne s'est jamais frotté à une idole, il n'a jamais tourné autour d'une idole, il n'a jamais égorgé pour une idole, il ne s'est jamais rendu dans les endroits d'amusement où les jeunes de la Mecque se rendaient, et il n'a jamais participé avec eux à leurs veillées.

 

Il était plus pur que la pureté, et sa disposition naturelle refusait tout ce qui n'est pas en accord avec cette belle signification.

 

Son Seigneur l'a protégé et l'a préparé ; et voilà qu'il ressentait la signification de la divinité, alors il sortait et s'éloignait des gens pour ce qui ressemble à la retraite spirituelle ; il s'asseyait dans la grotte Hiraa pendant plusieurs nuits pour adorer son Seigneur sur la religion du monothéisme, il priait et proclamait la gloire et la pureté d'Allah (qu'Il soit glorifié), il demandait pardon et évoquait son Seigneur (Le Puissant et le Haut) selon ce qu'il pouvait faire à cette époque.

 

Mohammed (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) allait rapidement à la grotte, il y restait éloigné des gens, il parlait à son Seigneur, il renouvelait la pureté de son cœur, et il s'éloignait du bruit de la vie ; car il n'aimait pas ce qui se trouvait à la Mecque comme l'adoration des idoles qui entouraient la Kâaba, le paganisme et les comportements méprisables, l'injustice et l'hostilité ; donc, il s'enfuyait de cela pendant plusieurs jours, et il s'adonnait au culte d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) loin des gens.

 

* Une surprise inattendue :

 

 

Pendant qu'il était (qu'Allah prie sur lui et le salue) dans cette situation dans la grotte, il fut surpris par quelqu'un qui pénétra dans son isolement, et dans une apparence terrible ; il n'était pas humain, c'était un noble ange, Gabriel (paix sur lui). Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le vit pour la première fois et il ne le connaissait pas, alors le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) eut peur de lui ; ensuite, il lui dit :

-"Lis". Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui répondit :

(Je ne sais pas lire).

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était illettré, il ne savait pas lire, ni écrire ; et ceci fait partie de la protection d'Allah et de Son aide pour Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue), car Allah (qu'Il soit exalté) a su que les polythéistes et les ennemis de cette religion causeront beaucoup de problèmes, alors il protégea Son prophète avec l'analphabétisme.

 

"L'analphabétisme du messager a été prédestiné par Allah avec une sagesse évidente,

L'ignorance crie et les ténèbres nagent dans tout autre analphabétisme".

 

Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes. Il consiste plutôt en des versets évidents, (préservés) dans les poitrines de ceux à qui le savoir a été donné} [L'Araignée : 48-49].

Il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Je ne sais pas lire). Alors l'ange Gabriel (paix sur lui) prit le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui), Il le recouvrit et le serra contre lui jusqu'à ce qu'il soit épuisé, ensuite il le relâcha et lui dit encore une fois :

-"Lis". Alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit :

(Je ne sais pas lire).

 

Ensuite, il lui fit la même chose une troisième fois et Il lui dit :

-"{Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas} [L'adhérence : 1-5]".

Alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lut les versets, ensuite il retourna à Khadija (qu'Allah soit satisfait d'elle) avec ces versets en tremblant.

 

 

Il retourna (qu'Allah prie sur lui et le salue) en étant effrayé et en disant : (Recouvrez-moi, recouvrez-moi).

Alors ils le recouvrirent jusqu'à ce que la peur s'en alla, et il dit à Khadija en lui racontant ce qui s'était passé : (J'ai eu peur pour ma vie).

Elle le recouvrit, l'enveloppa, elle eut de la compassion pour lui et elle lui dit d'un langage rassurant :

-"Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais, tu préserve les liens de parenté, tu aides le faible, tu donnes au pauvre, tu accueilles bien l'invité, et tu aides les gens dans les moments malheurs).

 

* Le premier ordre : "Lis" :

 

Ici, nous nous posons la grande question : pourquoi la prophétie a-t-elle commencé avec cet ordre : "Lis" ?

Le premier ordre qui est descendu du ciel pour Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui dit de lire ; à partir de là, les savants ont dit :

-"La première obligation pour ceux qui sont responsables d'accomplir les obligations religieuses est la science : {Sache donc qu'en vérité, il n'y a point de divinité à part Allah, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos activités (sur terre) et votre lieu de repos (dans l'au-delà)} [Mohammed : 19].

 

Toute la vie n'est bonne qu'avec la science ; nous sommes une communauté dont la science est la base de son mouvement et de son progrès ; et la science est la base de l'adoration, la base du travail et du commerce, la base du combat dans le chemin d'Allah (qu'Il soit exalté) et de la politique, et la base de la relation sociale ; plus exactement, la science est le point de départ dans tous les domaines.

 

 

Je suis très étonné et je réfléchis souvent à cette signification facile et grande en même temps, le fait que la communauté de "Lis" soit de nos jours à la queue de la caravane, et parmi les dernières nations dans l'apprentissage de la science et l'importance donnée aux connaissances ; car à l'époque du déchaînement des connaissances, du progrès technique et scientifique incroyable qui nous apporte à chaque seconde encore plus de connaissances, de réalités et de théories extraordinaires, et grâce auxquelles les nations occidentales sont en avance sur le monde et dominent beaucoup de ses capacités et de ses ressources, et la communauté de "Lis" est toujours à la fin de la liste.

 

Combien il est triste de trouver le citoyen en Europe ou au Japon attendre le bus en lisant, et lorsqu'il monte dans le bus pour se rendre d'un endroit à un autre, il a un livre d'une centaine de pages sur lequel sa tête est penchée, combien ceci est triste alors que tu vois que la communauté de "Lis" ne pense pas à la lecture et n'y prête aucune attention.

 

Souvent, je me demande et j'interroge d'autres personnes : comment des nations qui n'ont pas de paroles saintes qui leur ordonnent de lire et qui leur rendent la lecture obligatoire, ont-elles obtenues la supériorité ? Alors que notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) a dit dans le premier verset révélé dans Son Livre : {Lis}.

C'est le premier ordre que la communauté a reçu ; donc, pourquoi abandonnons-nous cette valeur divine sainte, alors que l'ordre nous est adressé ?!

 

* La recherche de la science est obligatoire :

 

Lorsqu'il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(La recherche de la science est une obligation pour tout musulman), nous remarquons qu'il n'a pas dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : pour tout musulman et musulmane, parce que le mot musulman englobe l'homme et la femme, car l'homme et la femme sont égaux à la base concernant la responsabilité d'accomplir les obligations religieuses, le fait qu'ils seront interrogés le jour du jugement, et l'ordre qu'ils ont reçu d'acquérir la connaissance et la science.

 

L'occident n'a pas un livre saint dont le début des textes est "Lis", mais ils ont compris par leur prédisposition naturelle et leur expérience que la lecture est nécessaire à la vie ; donc, ils lurent et obtinrent la supériorité ; alors que la communauté de l'Islam qui a un Livre Saint qui l'oriente et la guide, nage toujours dans les mers de l'ignorance, des ténèbres et de l'éloignement de la connaissance.

 

* Les sciences de la médecine :

 

 

L'étonnement est grand lorsque tu entends la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Allah (Le Puissant et le Haut) n'a pas fait descendre de maladie sans faire descendre un remède pour cette maladie, celui qui le connait l'a effectivement connu, et celui qui l'ignore l'a effectivement ignoré). Et dans certaines versions :

(Et lorsque le remède atteint la maladie, il guérit par la volonté d'Allah (Le Puissant et le Haut)).

 

Ce hadith fait penser à la personne qu'il y a un remède pour n'importe quelle maladie, et qu'il n'y a rien qui soit impossible de traiter, même les maladies pour lesquelles la science n'est pas encore parvenue à trouver des traitements définitifs ; alors le hadith indique d'une manière catégorique qu'il y a des remèdes pour ces maladies, mais quand les gens seront-ils capables de les découvrir ?

 

Je pense que cette grande indication prophétique est une orientation pour les musulmans afin qu'ils fassent des recherches dans la médecine, les remèdes, les maladies, et beaucoup de choses parmi les nécessités de la vie humaine sur cette terre.

 

 

La parole ne concerne pas la médecine seulement, mais tous les genres de sciences mondaines dans l'univers, ainsi que les règles de la nature qu'Allah (qu'Il soit exalté) a placées dans l'univers et sur lesquelles Il nous a donné les pleins pouvoirs, et Il nous a donné les cerveaux qui sont capables de faire les découvertes et d'exploiter, alors où sont les musulmans et leurs cerveaux ? Pourquoi ces sciences seraient-elles le monopole des nations occidentales, et les musulmans en seraient éloignés ? Est-il permis que nous disions : "L'Occident nous prive de la science ou de la technologie ?".

 

 

Cette parole est complètement inacceptable, car même si l'Occident nous privait de la science, nous pouvons l'obtenir ; par exemple, le Japon qui est sorti de la guerre mondiale en ayant subi une défaite, a été capable de surmonter beaucoup de difficultés et à parvenir à un grand niveau de science et de progrès ; plus exactement, le Japon fait concurrence aux nations les plus fortes de la terre de nos jours malgré le fait que si l'Occident pouvait, il l'aurait empêché d'obtenir cette technologie.

 

L'affaire est comme notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) a dit :

{Quoi ! Quand un malheur vous atteint, - mais vous en avez jadis infligé le double -, vous dites : "D'où vient cela ?". Réponds-leur : "Il vient de vous mêmes". Certes Allah est Omnipotent} [Aali 'Imraane : 165].

Et lorsque nous aurons la volonté sincère d'acquérir les sciences, et que nous ressentirons la signification qui réside dans le fait que le premier ordre divin pour notre prophète et pour nous après lui, soit : "Lis", alors nous pourrons parvenir à ces sciences et nous les posséderons.

 

Vers la science :

 

Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé} [L'adhérence : 1].

C'était le premier appel élevé dans les oreilles du messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et ici, nous remarquons que lorsqu'Allah (qu'Il soit exalté) a ordonné de lire, Il l'a lié à Son nom majestueux, alors Il a dit : {Lis, au nom de ton Seigneur}.

 

Donc, cette science à laquelle notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) appelle, n'est pas une science matérielle qui n'est soumise à aucune règle ; ce n'est pas une science qui fait apparaitre chez l'homme la révolte contre Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), contre Ses versets et contre Ses messagers ; ce n'est pas une science qui appelle à détruire la vie humaine, ou à jouer avec elle d'une manière qui aura un effet négatif pour l'homme lui-même ; ce n'est pas une science qui appelle à inventer encore plus d'armes électroniques et destructrices qui anéantissent l'homme, et il se peut qu'elles préservent les bâtiments et les constructions mais elles détruisent l'homme qui est la meilleure de toutes ces créatures, alors qu'on est supposé faire des efforts pour protéger l'homme et rechercher sa prospérité, et non pas le détruire et l'anéantir.

 

La science qui vient de la législation islamique et de la religion, est une science pour l'intérêt de l'homme, sa prospérité et pour qu'il se rapproche de son Seigneur (Le Puissant et le Haut) ; nous avons vu l'homme qui a obtenu la science et qui est éloigné de la guidée divine, comment il a pu aller dans l'espace, et il a posé son pied sur la lune sans être capable de connaitre son chemin sur terre ; et nous avons vu aussi comment cet homme s'enfuit de lui-même, et que le taux le plus élevée de suicide, de destruction, de dépression et de malheur, se trouve dans les pays du monde les plus avancés, les plus prospères, et les plus élevés en ce qui concerne le niveau économique, financier et le revenu individuel.

 

 

Lorsque la science est liée à Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), elle est une science utile à l'homme, que ce soit dans les affaires mondaines et les intérêts de ce monde, ou pour que le cœur soit attaché à son Seigneur (Le Puissant et le Haut), étant donné que cette science n'est pas une révolte contre Allah (qu'Il soit exalté) comme les légendes des grecs le pensent, car ils considèrent que le Dieu, - comme ils le prétendent -, a mis la science en réserve et en a privé les gens, et que les gens ont réussi à casser ces réserves et à obtenir la science ; alors c'est comme si leur acquisition de la science était une révolte contre la volonté du Seigneur ; tandis que dans la législation de l'Islam, nous trouvons complètement le contraire de cela, car notre Seigneur (qu'Il soit glorifié) est Celui qui ordonne à l'homme de rechercher la science, Il lui a donné pleins pouvoirs sur cet univers, Il l'exhorte à faire sortir Ses signes, Ses exemples, Ses lois universelles et Ses règles, et à profiter de ces choses et à les mettre à son service.

 

* L'utilisation de la raison :

 

Allah (qu'Il soit glorifié) a créé l'homme qui ne connaissait rien, comme Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir…} [Les abeilles : 78].

Car l'homme nait en ne connaissant rien, mais il possède l'appareil pour découvrir la science, il possède la raison [le cerveau] et les sens qui accueillent cette science divine représentée par la révélation, et qui est considérée être parmi les sources les plus importantes de la connaissance.

 

La raison peut guider l'homme à connaitre Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), mais elle ne le guide pas à la connaissance des détails de la divinité, aux attributs d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) et à Ses noms, ainsi qu'à Ses droits sur Ses serviteurs ; et encore moins à l'adoration d'Allah (qu'Il soit exalté) comme la prière, le jeûne, la Zakat, le pèlerinage, les adorations et d'autres choses semblables.

Alors, la raison reçoit par l'intermédiaire de la révélation les preuves et les réalités qui confirment à l'homme doué de raison la véracité de ce avec quoi les prophètes et les messagers (bénédictions et salutations d'Allah sur eux) sont venus.

 

 

De même que la raison reçoit à travers les sens les affaires qui ont un rapport avec l'univers, elle en tire profit et elle les utilise d'une manière correcte, en plus de la pensée, de la réflexion, de l'analyse, des essais et des expériences qu'elle obtient avec ces affaires ; car Allah (qu'Il soit exalté) a créé l'homme qui ne connaissait rien, ensuite Il lui a donné l'ouïe, la vue, et le cœur, afin que se concrétise pour lui la compréhension et la science, c'est la raison pour laquelle Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

{Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence} [L'adhérence : 1-2].

 

* La répétition de la lecture :

 

 

Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas} [L'adhérence : 3-5].

 

Allah (qu'Il soit glorifié) a répété l'ordre de lire encore une fois dans le même contexte et au même moment pour des buts élevés :

 

Premièrement : afin que personne ne pense que la lecture est une étape, ensuite elle se termine ; car nous trouvons que certains personnes instruites considèrent qu'ils ont atteint un niveau particulier de science et de lecture, ensuite ils s'arrêtent après cela, alors que la science se renouvelle continuellement, et la personne a besoin d'actualiser ses connaissances et d'y ajouter de nouvelles connaissances jour après jour ; parce que de nouvelles connaissances sortent tous les jours, de nouveaux livres sont écrits, et il y a des théories et des pensées qui ont besoin d'être examinées par les gens, d'être étudiées et d'être annoncées, afin de connaître le vrai du faux, ainsi que ce qui est médiocre et ce qui est important, concernant ces théories et ces pensées .

 

La science ne connait pas le dernier mot ; et ici, nous nous rappelons la parole d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) à Son prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) : {et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude (la mort)} [Al-Hijr : 99].

Et la science est une adoration, plus exactement elle fait partie des plus grandes adorations, et l'Imam Maalik (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"La recherche de la science est meilleure que l'accomplissement des adorations surérogatoires, pour celui qui a une bonne intention".

 

L'imam Ahmed se déplaçait entre les cours de science alors qu'il était âgé, en ayant avec lui une plume et une feuille pour écrire la science, alors on lui dit :

-"Tu fais cela malgré ton âge avancé ?". Il dit (qu'Allah lui fasse miséricorde) :

-"Avec l'encrier jusqu'au cimetière".

 

Ils ne considéraient pas qu'apprendre la science soit une étape temporaire, ou une période particulière, mais c'est l'affaire de toute la vie, comme l'imam Ahmed a dit :

-" Avec l'encrier jusqu'au cimetière".

Tandis que penser que la personne ait terminé l'université ou même ait obtenu le doctorat, ensuite elle considère que sa vie dans la science est terminée après cela, ceci est une grande erreur ; c'est la raison pour laquelle Allah (qu'Il soit exalté) a répété l'ordre de lire, alors Il a dit : {Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé} [L'adhérence : 1] ; ensuite Il a dit : {Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume} [L'adhérence : 3-4].

 

Deuxièmement :

 

 

L'ordre de répéter la lecture indique l'importance de la précision et de la mémorisation, car si la personne lit une seule fois, il se peut qu'elle ne comprenne pas l'information, alors elle a besoin de la répéter encore une fois ; c'est la raison pour laquelle un homme sage disait :

-"Je préfère lire un seul livre trois fois que lire trois livres une seule fois".

 

Certaines sciences ont besoin d'être répétées, c'est la raison pour laquelle Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit :

{Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ?} [Al-Moulk : 3].

Ensuite, Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Puis, retourne ton regard à deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré} [Al-Moulk : 4].

 

Donc, parfois répéter la remarque et la lecture, affermit et implante les connaissances dans la mémoire.

 

Troisièmement : parmi les significations de la répétition de la lecture : le fait que la première lecture soit pour toi et que la deuxième lecture soit pour les gens. C'est-à-dire que tu lis la première fois afin d'apprendre et de savoir ce qui t'est obligatoire, et il se peut que tu prennes simplement du plaisir pour les sciences, tandis que la deuxième lecture, tu lis pour les gens, tu lis pour enseigner et pour orienter.

 

Le musulman n'est pas égoïste, en ayant le souci d'obtenir pour lui seulement, mais ces connaissances qu'il a obtenues, il aime les propager et les diffuser aux autres, c'est la raison pour laquelle nous trouvons l'ordre d'appeler les gens à Allah (qu'Il soit exalté) :

{Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur} [Les abeilles : 125].

Ceci indique que cette science que l'homme a obtenue, doit être transformée en moyen d'être utile aux autres, ainsi que de propager l'esprit de la foi et de la science chez eux ; c'est pour cette raison que les compagnons de Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) furent comme des lumières dans le monde entier, ils ne se sont pas isolés dans leur ville ou dans leur péninsule, mais regarde leurs tombes, tu les trouveras en Turquie, en Irak, en Syrie, en Egypte, en Palestine, et dans le monde entier ; tu trouveras que ces tombes sont dispersées ici et là.

 

Par conséquent, l'ordre de répéter la lecture indique que la personne doit lire pour elle-même premièrement, ensuite elle lit pour les autres deuxièmement.

 

 

* La science et la foi :

 

Le musulman ne doit pas dépasser cette grande signification représentée dans cette sourate qui est la première révélée du Saint Coran, sans se juger lui-même :

Jusqu'à quand allons-nous considérer que ce genre de significations n'est qu'un plaisir ? Quand ces grandes significations se transformeront-elles en programmes pour notre vie afin que nous ressentions le caractère sacré du Coran et le caractère sacré de la science ?

 

C'est un devoir pour chacun d'entre nous d'apprendre et d'éduquer son petit enfant à lire depuis son enfance, car l'enfant qui voit que sa mère joue avec lui en ayant le livre sur ses cuisses, ou voit son père qui lit à côté de lui, cet enfant fera le futur ; tandis que si nous restons éloignés du livre, nous parlerons beaucoup de la science mais sans rien en acquérir.

 

O Musulman, ô Musulmane !

{Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas} [L'adhérence : 1-5].

 

Tu es proche de ton Seigneur en lisant, et n'oublie jamais que cette sourate s'est achevée par Sa parole (qu'Il soit glorifié) :

{Non ! Ne lui obéis pas ; mais prosterne-toi et rapproche-toi} [L'adhérence : 19].

 

Donc, la science est liée à la foi ; la science est un chemin qui mène à l'adoration et à la satisfaction d'Allah (qu'Il soit exalté) ; la science est un chemin qui conduit au Paradis ; et sans la science, nous ne construirons pas ce monde et nous ne réformerons pas la religion ; donc, la première chose qui est obligatoire pour nous est que nous apprenions afin d'établir notre vie dans ce monde et de réformer notre religion.

 

Retiens ta langue !

 

 

* Les aspects du siège et de la persécution :

 

A la Mecque, le lieu bon, pur et béni, notre prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) traçait les premiers commencements de ce grand appel ; la base de ce rayonnement lumineux provenant de la foi à partir de cette ville magnifique, était morale ; et si tu pouvais voir et dépasser les limites du temps, et retourner 1400 ans en arrière, pour observer  ce qui se passait dans la cour qui entourait la Kâaba, tu verrais le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prosterné, les polythéistes complotaient contre lui, et l'un d'entre eux vint pour jeter le placenta de la chamelle sur son dos (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; il resta prosterné car personne n'osait enlever cette saleté de son dos pur (qu'Allah prie sur lui et le salue)  jusqu'à ce que Fatima vint pour enlever cette saleté qui se trouvait sur lui étant donné qu'elle était sa fille et qu'elle était jeune.

Après que le prophète eut terminé sa prière, il leva ses mains vers le ciel et dit :

(O Seigneur ! Punis Qouraych ; O Seigneur ! Punis Abou Djahal ; O Seigneur ! Punis 'Outbah ibn Rabi'âah, Chaybah ibn Rabi'âah, Oumayah ibn Khalaf, 'Outbah ibn Abi Mou'îite et 'Oummaarah ibn Al-Walid). Abdoullah ibn Mass'ôud qui a assisté à l'histoire et l'a rapportée, a dit :

-"Je jure par Allah que je les ai vus morts le jour de Badr, ensuite ils furent traînés au puits de Badr".

 

Ils furent tués les uns après les autres, ils furent traînés jusqu'au puits de Badr, et ils y furent jetés en étant morts en état de mécréance, en persistant sur l'injustice et l'hostilité, et en combattant Allah (qu'Il soit exalté) et Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

 

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) subit cela sans se venger, au contraire il patienta, persévéra, et montra le modèle des qualités morales.

 

C'était une étape et elle est terminée ; les gens l'ont surmontée et elle est devenue une histoire que l'on plie ou que l'on raconte, mais ceux qui ont combattu l'appel à Allah (qu'Il soit exalté) et voulurent éteindre la lumière d'Allah (Le Puissant et le Haut), moururent en état de mécréance et de polythéisme.

 

Ceux-là voulurent tuer le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et ils complotèrent contre lui ; ils tuèrent beaucoup de ses compagnons, comme ils tuèrent Soumayah et Yaassir, ils torturèrent 'Ammaar et Bilal, ils firent du tort aux croyants, ils les chassèrent de la Mecque, ils les poursuivirent en Abyssinie, ils planifièrent des assassinats de groupe qui comprenaient la personnalité du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; ils essayèrent d'encercler l'appel à Allah (qu'Il soit exalté) d'un mur en acier, car le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se présentait aux tribus pendant les cérémonies, sur les marchés et pendant le pèlerinage, et Abou Lahab l'oncle du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et parmi les gens les plus proches de lui, était toujours derrière lui, il le suivait et disait :

-"Ne croyez pas en lui, ne l'acceptez pas ; nous sommes son peuple et nous sommes ceux qui le connaissent le mieux".

 

Et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était comme la montagne élevé dans son inflexibilité, sa persévérance, son calme, et sa manière de traiter la situation fermement avec patience et sage lenteur.

 

* N'insultez pas les morts :

 

 

La chose à laquelle je réfléchis souvent en étant étonné et que je considère comme une chose importante, est que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) disait à ses compagnons et leur recommandait comme ceci est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques d'Al-Boukhari, d'après Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) :

(N'insultez pas les morts, car ils sont parvenus à ce qu'ils ont avancé), et dans une autre version : (N'insultez pas les morts, car vous nuirez aux vivants).

 

Ceci est la prophétie, ceci est la sincérité, ce sont les véritables valeurs qui sont représentés dans des hommes constitués de chair et de sang, qui mangent, marchent dans les marchés et ont des relations avec les gens, mais avec la guidée venant du ciel ; ces morts ne sont pas morts dans l'Islam, leur histoire parle de l'hostilité envers Allah (qu'Il soit glorifié) et Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et parmi ces morts, certains ont causé du tort à la personnalité du messager (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ; plus exactement, certains parmi ces morts sont morts par l'épée de l'Islam, malgré cela, la recommandation du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) est :

(N'insultez pas les morts, car vous nuirez aux vivants).

 

Ces morts ont des enfants, des frères, des épouses, des filles et des proches parents, qu'Allah (qu'Il soit exalté) a guidés, ils se sont convertis à l'Islam et ils ont cru, mais parler de leurs pères et de leurs ancêtres leur nuit, et il n'y a aucun doute que préserver l'honneur des vivants est plus important.

 

Blâmer les morts cause un grand préjudice et une douleur aux vivants parmi les musulmans, même si c'est une douleur à propos d'une affaire qui est vraie, mais ceci ne fait pas partie des exigences de la législation islamique, et ce n'est pas non plus une douleur causée par la mise en application d'une punition parmi les punitions d'Allah qui doit absolue être mise en application, mais c'est une douleur causée par une chose à propos de laquelle il est possible de se taire.

 

* L'adoration en insultant :

 

 

Donc, si quelqu'un meurt sans avoir dit du mal de Pharaon, de Hamaane et de Qaaroun sauf qu'il ait lu le Livre d'Allah (qu'Il soit exalté), ceci ne lui nuira pas ; et si quelqu'un passe une grande partie de sa vie à insulter Pharaon et à le maudire, aucune récompense ne lui sera inscrite, car insulter et maudire ne font pas partie des choses pour lesquelles le serviteur est récompensé ; bien que le croyant sache selon les textes du Coran et de la Sounnah que ceux-là sont dans l'égarement, la mécréance et le polythéisme, mais le but n'est pas de se préoccuper des gens en portant atteinte à leur honneur.

 

Cette signification est importante et grande, beaucoup de gens sont éprouvés de nos jours par le fait de médire des autres, et ils ont trouvé un sujet pour porter atteinte à l'honneur des autres ; et il se peut que certains renvoient cela à la législation islamique et à la religion, alors ils montrent qu'ils combattent les innovations dans la religion, ou qu'ils combattent la déviation du droit chemin, ou qu'ils analysent l'histoire.

 

Ce genre de paroles et les on-dit, augmentent la séparation, la dispersion et la divergence des musulmans, ils engendrent la rancune dans les cœurs et font que beaucoup de gens se préoccupent des défauts des autres au lieu de se préoccuper de se compléter et de se former eux-mêmes.

 

Ceux qui parlaient "de la critique et de la correction" à propos de ceux qui rapportent les hadiths dans la Sounnah prophétiques, étaient des hommes avec des qualités particulières ; Abou Haatim, Abou Zour'âah, Al-Boukhari, Ahmed ibn Hanbal, Yahya ibn Ma'îine, Ali ibn Al-Madini, et d'autres qu'eux parmi les grands savants, ont parlé "de la critique et de la correction" ; tandis que si des gens parlent, on ne les écoute pas et on ne prête aucune attention à eux, car ils ont besoin qu'on les purifie ; alors on ne prend d'eux aucune recommandation, aucune correction et aucune critique, mais au contraire, cela leur nuit avec la perte de leurs actions et de leur vie, la dureté de leurs cœurs, et l'obscurité de leurs esprits parce qu'ils rapportent trop les on-dit.

 

 

Il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques de Mouslim que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit un jour à ses compagnons :

(Savez-vous qui est celui qui fait faillite ?). Ils dirent :

-"Celui qui fait faillite parmi nous est celui qui n'a pas de dirham, ni de biens, [c'est-à-dire : celui qui n'a rien]". Il dit alors :

(Celui qui fait faillite dans ma communauté, viendra le jour du jugement avec des prières, des jeûnes, et des Zakats ; il viendra alors qu'il aura insulté untel, il aura calomnié untel, il aura mangé l'argent d'untel, il aura tué untel, et il aura frappé untel ; alors on donnera à celui-là de ses bonnes actions, et à celui-là de ses bonnes actions ; ensuite, s'il ne lui reste plus de bonnes actions avant qu'il n'ait fini de donner ce qu'il doit, on prendra de leurs péchés, on les jettera sur lui, ensuite on le jettera dans l'enfer).

 

Par conséquent, (N'insultez pas les morts, car vous nuirez aux vivants). Ceci indique que même les morts qui sont des mécréants, il n'est pas nécessaire de les insulter ; c'est la raison pour laquelle lorsque la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) descendit :

{Que périssent les deux mains d'Abou-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes} [Al-Massad : 1-3]. Et que le blâme contre lui, le fait qu'il serait châtié et qu'il aurait une fin malheureuse, furent mentionnés dans le Saint Coran, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) interdit à ses compagnons de trop parler de lui et qu'ils devaient se contenter de lire le Coran, et il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Il ne faut pas nuire à un musulman à cause d'un mécréant), parce que certains de ses fils s'étaient convertis à l'Islam, alors cela leur faisait de la peine que l'on parle en détail de ce qu'il avait dit et de ce qu'il avait fait, et il ne servait à rien d'en parler ; donc, il est suffisant que la personne lise la parole d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), qu'elle adore Allah (qu'Il soit glorifié) en lisant Sa parole, et qu'elle soit récompensée pour cela ; ensuite, elle s'arrête à ce niveau.

 

* Ne t'ingère pas dans les affaires de l'au-delà :

 

La deuxième signification : (N'insultez pas les morts, car ils sont parvenus à ce qu'ils ont avancé), c'est-à-dire : ils sont allés à Allah (qu'Il soit exalté), Celui auprès de qui les secrets sont dévoilés, Celui qui possède la récompense et le jugement, et qui possède le Paradis et l'enfer ; Il est Celui qui punit, qui juge, qui récompense, et qui donne à chaque travailleur selon ses actions, alors ne te place pas dans la position de la divinité, parfois tu juges les gens en disant qu'untel est au Paradis et untel est en enfer. Et j'ai vu de mes propres yeux sur certains sites par exemple, des gens qui se considèrent pieux, plus exactement il se peut qu'ils se considèrent parmi les croyants et les prédicateurs, lorsque certains musulmans qui s'opposent à eux meurent, ils écrivent à propos d'eux :

"Untel est mort, alors il va en enfer et quelle mauvaise destination !".

Gloire et pureté à Allah ! Le serviteur n'a-t-il pas peur que cette parole détruise sa vie dans ce monde et sa vie dans l'au-delà, que ses actions soient annulées auprès d'Allah, et qu'Allah (Le Puissant et le Haut) dise : [Je lui ai pardonné et j'ai annulé tes actions}.

 

* Le sujet et non pas la personne :

 

Pourquoi la personne se glorifie elle-même, s'enorgueillit et s'élève au-dessus des autres, elle pense qu'elle est pieuse et purifiée, et que les autres sont les débauchés, ceux qui dévient du droit chemin et qui sont égarés ? N'a-t-elle pas entendu la parole d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) :

{Les criminels riaient de ceux qui croyaient, et, passant près d'eux, ils se faisaient des œillades, et, retournant dans leurs familles, ils retournaient en plaisantant, et les voyant, ils disaient : « Ce sont vraiment ceux-là les égarés ». Or, ils n'ont pas été envoyés pour être leurs gardiens} [Les fraudeurs : 29-33].

 

Tu n'es pas leur gardien et tu n'es pas responsable d'eux, alors laisse-les à leur Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

Une autre chose qui est très importante : il se peut que la personne parle de certains morts à cause d'une nécessité particulière, parce que certains morts, bien qu'ils soient dans leurs tombes, sont vivants dans leurs actions et les effets qu'ils ont laissés, qu'ils soient mauvais ou bons ; ici, nous parlons d'une action qui a toujours de l'effet sur les gens concernant un comportement, ou une action, ou une position politique, ou une position scientifique dont nous parlons en particulier, et il n'y a aucun mal à cela ; mais ce qui est interdit, est de parler des morts eux-mêmes, avec leurs noms et leurs situations particulières, tandis que parler de certaines affaires étant donné  leurs effets sur nos situations et notre vie, c'est une autre chose ; car le but n'est pas de fermer la discussion sur les expériences que la communauté vit, ou que les pays, ou les individus, ou les groupes vivent, dans leur politique, leur économie, leur science, leur éducation, leurs positions personnelles et générales, et qui font partie de la formation des individus ; alors il n'y a aucun mal à parler d'eux pour cette raison, mais en évitant le langage qui cherche à viser quelqu'un en particulier, car plus la personne s'élève dans la foi, plus elle s'élève dans les valeurs et les qualités morales qui contrôlent ses paroles et ses actions.

 

Le caractère sacré des musulmans :