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Une journée avec le prophète
  • Je, 05/22/2014

 

Une journée avec le prophète

 

Le programme d'une journée complète dans la vie du prophète

 

(Bénédictions et salutations d'Allah sur lui) 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Abdoul-Wahaab At-Tourayri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une journée avec le prophète

 

Le programme d'une journée complète dans la vie du prophète

 

(Bénédictions et salutations d'Allah sur lui) 

 

Dr Abdoul-Wahaab At-Tourayri 

 

 

 

 

 

 

Institut "L'Islam aujourd'hui" pour l'édition, 1433 H.

Index de la bibliothèque nationale du roi Fahd pendant l'édition

At-Tourayri, Abdoul-Wahaab Naasser

Une journée avec le prophète/ Abdoul-Wahaab Naasser At-Tourayri – Ar-Riyaadh, 1433 H

198 pages, 17 × 22 cm

ISBN : 6 – 1 – 90267 – 603 – 978

1 – La biographie du prophète.    2 – "Ach-Chamaa'il Al-Mohammadiyah".       A. Titre

CDD 239                  34/1433

Numéro de dépôt : 34/1433

ISBN : 6 – 1 – 90267 – 603 – 978

 

"L'Islam aujourd'hui"

B.P: 28577 – Code: 11447                                     Abdoul-Wahaab At-Tourayri

[email protected] 

www.islamtoday.net 

Publications de l'Islam aujourd'hui

Troisième édition – Rabi'î Awal 1434 H

 

 

Tous les droits de propriétés littéraires et artistiques sont réservés à "L'Islam aujourd'hui". 

 

 

 

 

 

 

Au nom d'Allah le Tout-Miséricordieux le Très Miséricordieux

 

Dédicace 


A celui que sa vie a croisé ma vie, comme une odeur de parfum ou un éclat de lumière..

A celui qui a disparu de ma vie, et s'est établi dans mon cœur et dans l'horizon de mes yeux..

A celui qui m'a inspiré l'idée de ce travail, et m'y a guidé au point de départ.

A mon frère Abdel-'Aziz ibn Mohammed Al-Maajid (Qu'Allah lui fasse miséricorde)..

Et à son fils Oussaamah..

A ses filles : Amal, Sarah et 'Afaaf..

Dans leur vie, il reste une partie de sa vie..

Et dans leurs souffles, il reste une partie de sa vie..

O Seigneur ! Nous ne nous rencontrerons plus dans la vie de ce monde ; alors Seigneur, donne-nous la meilleure destination dans l'au-delà et dans notre vie éternelle !

Installe-nous dans la demeure de la stabilité par Ta grâce en étant des frères se faisant face les uns aux autres sur des lits ! 

 

 

Remerciement

 

Au début de ce livre, je présente mes sincères remerciements à :

Son éminence cheikh Abdoullah ibn Ach-Cheikh Al-Mahfoudh ibn Bih ; son éminence cheikh Dr Abdoul-Wahaab ibn Ibrahim Abou Soulaymaane ; Dr Ahmed Al-Baraa Al-Amiri ; Dr Abdoullah ibn Mohammed Al-Ghadhaami ; Dr Sâad ibn 'Atiyah Al-Ghaamidi ; Dr Abdoulla ibn Saalih As-Soubayh ; Dr Ahmed ibn Mohammed As-Saqr ; Dr Saami ibn Abdel-'Aziz Al-Maajid ; Dr Abdoullah ibn Hamad As-Sakaakir ; Dr Khalid ibn Fahd Al-Bahlaal ; Professeur Djamil ibn Mohammed Ali Faarissi ; Professeur Saalih ibn Hamoud Al-Fawzaane ; Professeur Yaassir ibn Badr Al-Hazimi ; et cheikh Mahmoud ibn Châabaane Abdel-Maqsoud.

Ce livre est passé devant leurs yeux dans sa première phase de formation, et ils ont corrigé, orienté et encouragé, alors j'ai tiré profit de cela, j'ai corrigé, j'ai ajouté et j'ai complété ; ils sont donc associés à ce qui est écrit entre tes mains…

Alors, qu'ils reçoivent les plus sincères remerciements et les plus sincères invocations !

 

 

Introduction

 

Dans la ville des dattiers, la ville des cœurs purs, son cœur s'apaise, ses yeux restent éveillés, car cet endroit est son endroit, la ville est sa ville, et la famille est sa famille ; il est entré à Médine et il y a tout illuminé ; ses habitants l'ont aimé, ainsi que les aspects de la nature qui s'y trouvent ; et voilà "Ouhoud" une montagne qui l'aime et il l'aime aussi…

 

Ces ruelles connaitront ses pas.. cette mosquée et ces petites chambres à côté d'elle.. ces hommes loyaux se rassemblent autour de lui et l'entourent.. il les aime et ils l'aiment.. il les rencontre, et il reste seul avec Allah (Qu'Il soit exalté)..

 

Dans ce mode de vie journalier, nous voyageons dans les heures de la journée de prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, ainsi que sur les membres de sa famille), et c'est comme si nous vivions avec lui la simplicité de la grande vie, la spontanéité de la vie sérieuse, l'équilibre entre les activités de la vie, et la complémentarité pour satisfaire les besoins. 

 

Tu vois le dynamisme de la vie et son flux dans l'écoulement des heures de cette journée ; les moments dans sa vie ne passent pas en vain sans être exploités.

 

Il tenait ses affaires avec la vie à chaque instant dans sa maison, sa mosquée, dans les ruelles de sa ville, dans les maisons de ses compagnons, sur le tapis sur lequel il s'asseyait, à l'endroit où il mangeait, et sur son lit.

 

Les yeux de ceux qui étaient autour de lui observaient avec précision et attention, même l'obscurité ne recouvrait pas les cœurs de ceux qui aimèrent ce prophète (Qu'Allah prie sur lui et le salue) et qui voulaient connaitre comment il passait sa nuit ; même les murs n'étaient pas assez hauts pour cacher sa vie intime ; les cœurs et les yeux entraient avec lui jusqu'à ce qu'il aille dans son lit, ils le regardaient pendant son sommeil et lorsqu'il se réveillait.

 

 

Il n'était pas habitué à commencer depuis le matin et à s'affaiblir le soir, on ressentait grâce à sa surabondance d'énergie que chaque instant était un commencement pour lui ; il est l'homme qui profitait des opportunités et l'homme de l'instant. Il comprenait grâce à la disposition naturelle du prophète messager que la minute est comptée et qu'elle doit être utilisée pour réaliser quelque chose, de même que l'heure est comptée et qu'elle doit être utilisée pour réaliser quelque chose, et que le jour est compté et qu'il doit être utilisé pour réaliser quelque chose ; et que le terme fixé dresse sa tente sur la vie.

 

 

Dans ces pages, nous vivons avec le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) du matin jusqu'au soir, nous marchons avec lui dans les marchés de Médine, nous mangeons de ce qui lui suffisait pour vivre ; nous entendons sa voix douce qui enseigne et sa voix humble lorsqu'il prie ; nous nous asseyons sur son tapis simple sur lequel il s'asseyait, et nous mangeons de sa petite quantité de nourriture qu'il préférait donner aux autres.

 

Tu peux entrer dans sa maison à partir de la description que ses compagnons ont faite d'elle ; tu peux voir sa tranquillité lorsqu'il dormait, son énergie lorsqu'il était assis ; et il se peut que tu vois un bébé sur ses genoux, ou un enfant sur son dos qui profite de sa chaleur et de sa bénédiction.

 

Alors, comment cet homme important, ce noble prophète, se comportait-il avec son caractère naturel humain et sa mission de messager ?!

 

Comment agissait-il avec le cycle de temps quotidien ?!

Comment le passait-il ?!

 

Ceci est la journée du prophète, du messager, de l'homme, du responsable, du père, du mari, de l'ami…ceci est "la journée avec le prophète", et ce livre est entre tes mains…

 

Abdoul-Wahaab ibn Naasser At-Tourayri.

 

La Mecque, le vendredi à midi, le 20/7/1431 H

 

 

Les lueurs de l'aube

 

La lueur de l'aube fend l'obscurité de la nuit, l'appel à la prière de Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) brise la tranquillité de Médine, et cela arrive alors que le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) est endormi, afin que le noble corps se repose avant l'aube après un long moment de prières accomplies la nuit.

 

Donc, lorsque Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) fait l'appel à la prière, le messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se réveille ; la première chose qu'il fait, est prendre son siwaak et se brosser les dents avec son siwaak, ensuite il dit :

(Louange à Allah qui nous a fait revivre après nous avoir fait mourir, et vers Lui sera la résurrection).

 

 

Ensuite, il répond au muezzin en disant la même chose que lui ; lorsqu'il dit : "Allahou Akbar, Allahou Akbar [Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand]", il dit : (Allahou Akbar, Allahou Akbar). Lorsqu'il dit : "Ach'Hadou An La Ilaaha Illallah [J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah]", il dit : (Wa Ana Ach'Hadou An La Ilaaha Illallah [Et j'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah]). Lorsqu'il dit : "Ach'Hadou Anna Mohammadan Rassouloullah [J'atteste que Mohammed est le messager d'Allah]", il dit : (Wa Ana Ach'Hadou Anna Mohammadan Rassouloullah [Et j'atteste que Mohammed est le messager d'Allah]).

Lorsqu'il dit : "Hayya 'Alaa As-Salaat", il dit : (La Hawla wa la Qouwwata illa Billah [Il n'y a de puissance, ni de force qu'en Allah]). Lorsqu'il dit : "Hayya 'Alaa Al-Falaah", il dit : (La Hawla wa la Qouwwata illa Billah). Lorsqu'il dit : "Allahou Akbar, Allahou Akbar", il dit : (Allahou Akbar, Allahou Akbar). Et lorsqu'il dit : "La Ilaaha Illallah", il dit : (La Ilaaha Illallah).

 

Ensuite, il dit :

(O Seigneur de cet appel parfait, de la prière qui va être célébrée ! Donne à Mohammed "Al-Wassilat" et la supériorité ; et ressuscite-le à la place louable que Tu lui as promis) [Al-Wassilat est l'endroit le plus élevé dans le Paradis et il est réservé au prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; et la place louable est "l'intercession le jour du jugement" parce que personne ne pourra intercéder le jour du jugement, lorsque le soleil sera proche de la tête des gens, pour que les créatures soient jugés sauf le prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue)].

 

Ensuite, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se lève ; s'il a besoin de prendre le bain rituel, il prend le bain ; et s'il a besoin de faire les ablutions, il fait les ablutions.

Et parfois, il se lève et prie sans faire les ablutions, et on l'interroge à propos de cela, alors il dit :

(Mes yeux dorment, et mon cœur ne dort pas).

 

Ensuite, il prie les deux rakâats avant la prière d'Al-Fajr, et il ne s'empressait pas d'accomplir les prières surérogatoires plus rapidement que les deux rakâats avant Al-Fajr, alors il prie une prière légère et courte, jusqu'à ce que l'on dise : "A-t-il lu la mère du Livre [Al-Faatiha] ?", parce qu'il l'accomplissait très vite.

 

 

Il lisait dans ces deux rakâats, après Al-Faatiha dans la première rakâat : {O Vous les infidèles !}, et dans la deuxième rakâat : {Dis : "Il est Allah, Unique}.

Et parfois, il lisait dans la première rakâat : {Dites : "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël, et isaac, et Jacob, et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis"} [Al-Baqara : 136] ; et dans la deuxième rakâat : {Dis : "O Gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah". Puis, s'ils tournent le dos, dites : "Soyez témoins que nous, nous sommes soumis"} [Aali 'Imraane : 64].

Et parfois, il lisait : {Puis, quand Jésus ressentit de l'incrédulité de leur part, il dit : "Qui sont mes alliés dans la voie d'Allah ?". Les apôtres dirent : "Nous sommes les alliés d'Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis. Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et suivi le messager. Inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent"} [Aali 'Imraane : 52-53].

 

Et il n'était autant assidu à aucune prière parmi les prières surérogatoires comme il était assidu à ces deux rakâats avant la prière d'As-Soubh, et il disait :

(Je les aime plus que ce monde et ce qu'il contient).

 

Lorsqu'il terminait sa prière, si son épouse était réveillée, il parlait avec elle avec gentillesse pour la rendre heureuse, alors que penses-tu d'une épouse affectueuse qui commence sa journée avec les paroles d'amour de son mari !

Et si elle dormait, il se couchait sur son côté droit (qu'Allah le bénisse et le salue) jusqu'au moment de l'Iqaamah.

 

Lorsque Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) voyait que les gens se sont rassemblés dans la mosquée, il allait voir le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), et il appelait : "La prière, ô Messager d'Allah !".

 

Alors, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sortait pour les rejoindre ; lorsqu'il sortait de sa maison, il levait les yeux vers le ciel et disait :

(Au nom d'Allah, je place ma confiance en Allah. Il n'y a de puissance, ni de force qu'en Allah. O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi pour que je n'égare personne ou que je ne sois égaré, pour que je ne commette aucune faute ou qu'on ne m'incite à la faire, pour que je ne sois pas injuste ou que je ne subisse une injustice, pour que je n'oppresse personne ou que je ne subisse une oppression).

 

Et lorsqu'il entrait dans la mosquée, il disait :

(Au nom d'Allah, et bénédictions et salutations d'Allah sur le messager d'Allah ; O Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés, et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. Je cherche protection auprès d'Allah le Très-Grand, auprès de Son visage majestueux et Son royaume éternel, contre satan le maudit).

 

Lorsque Bilal le voyait entrer dans la mosquée, il faisait l'Iqaamah ; et lorsque ses compagnons le voyaient, ils se levaient pour accomplir la prière en se mettant en rangs correctement.

 

Parfois, il sortait en ayant des gouttes d'eau qui tombaient de sa tête à cause du bain rituel ; parfois, il sortait, l'Iqaamah était faite, les rangs étaient ordonnés, il se mettait debout à l'endroit où il priait, ensuite il se rappelait qu'il était en état d'impureté majeure et qu'il n'avait pas pris le bain rituel ; alors, il leur faisait signe avec sa main et il leur disait : (Ne bougez pas). Ensuite, il retournait chez lui, prenait le bain rituel, et il les rejoignait en ayant des gouttes d'eau qui tombaient de sa tête.

 

 

Donc, il ne cachait pas ces choses et n'en était pas gêné (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), mais il était un homme comme les autres hommes, et les gens voyaient dans sa vie les événements de leur vie : {Si Nous avions désigné un Ange [comme prophète], Nous aurions fait de lui un homme} [Les bestiaux : 9].

 

Ensuite, lorsqu'il se tenait debout à l'endroit où priait, il arrangeait le rang en disant à ses compagnons :

(Egalisez vos rangs et serez-vous les uns contre les autres, car l'égalisation des rangs fait partie de la perfection de la prière).

 

Ensuite, il faisait "Takbirah Al-Ihraam" [il dit : Allahou Akbar] en levant ses mains devant ses épaules ; il mettait sa main droite sur sa main gauche, et il se taisait le temps de dire à voix basse :

(O Seigneur ! Eloigne de moi mes péchés comme Tu as éloigné l'Orient de l'Occident. O Seigneur ! Purifie-moi de mes péchés comme on nettoie le vêtement blanc de sa saleté. O Seigneur ! Purifie-moi de mes péchés avec la neige, l'eau et la grêle).

 

 

Ensuite, il récitait "Al-Faatiha" à haute voix ; il récitait en détaillant la récitation, lentement, et en coupant la récitation verset par verset : {Louange à Allah, Seigneur de l'univers}. Ensuite, il s'arrêtait.. {Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux}. Ensuite, il s'arrêtait.. {Maître du Jour de la rétribution}.

Et il récitait en allongeant la récitation, il allongeait {Le Tout Miséricordieux}, et il allongeait {le Très Miséricordieux}. Il récitait le Coran de la prière d'Al-Fajr en prolongeant la récitation dans la première rakâat, et en la diminuant dans la deuxième rakâat ; donc, il récitait dans sa prière entre soixante et cent versets :

{Accomplis la prière au déclin du soleil jusqu'à l'obscurité de la nuit, et [fais] aussi la Lecture à l'aube, car la Lecture à l'aube a des témoins} [Le voyage nocturne : 78].

 

Et le jour du vendredi, il récitait dans la première rakâat sourate "La prosternation" : {Alif, Lam, Mim. La Révélation du Livres, nul doute là-dessus, émane du Seigneur de l'univers…}, et dans la deuxième rakâat sourate "L'Homme" : {S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps durant lequel il n'était même pas une chose mentionnable ?...} [l'Homme : 1].

 

Parfois, il invoquait Allah (qu'Il soit exalté) après l'inclination de la deuxième rakâat pendant les malheurs et les adversités qui arrivaient aux musulmans ; alors, il invoquait Allah (qu'Il soit glorifié) en Lui demandant de descendre le soulagement et la victoire.

 

Abdoullah ibn Rawaahah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit pour décrire cette scène et cette récitation :

-"Parmi nous, se trouve le messager d'Allah qui lit Son Livre, lorsque se fend l'aube éclatante". 

 

 

Après avoir accompli sa prière et qu'il ait fait la salutation finale, il dit en restant à sa place et en ayant le visage tourné vers la Qibla :

(Je demande pardon à Allah [trois fois]. O Seigneur ! Tu es la Paix et la paix vient de Toi. Béni sois-Tu, ô Digne de glorification et de munificence).

 

Ensuite, il se tournait vers sa droite, et parfois vers sa gauche ; la première chose que ses compagnons entendaient de lui lorsqu'il tournait le visage vers eux était sa parole :

(O Seigneur ! Protège-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs).

 

Puis, il disait :

(Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose. Il n'y de puissance, ni de force qu'en Allah. Nulle divinité sauf Lui, et nous n'adorons que Lui, la grâce et la générosité sont à Lui. C'est à Lui que vont les belles formules de louange. Nulle divinité sauf Allah. Nous Lui vouons un culte exclusif en dépit de la haine des mécréants. O Seigneur ! Nul ne peut retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection efficace contre Toi). Ensuite, il proclame la gloire et la pureté d'Allah, il Le loue et il proclame Sa grandeur.

 

 

Ensuite, il invoque Allah (qu'Il soit exalté) avec les invocations générales qu'il récite le matin, parmi ces invocations :

 

(Nous voilà au matin et le règne appartient à Allah. Louange à Allah, il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah Seul, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. O Seigneur ! Je Te demande le bien de ce jour et le bien qui vient après. Et je me mets sous Ta protection contre le mal de ce jour et le mal qui vient après. O Seigneur ! Je me mets sous Ta protection contre la paresse et les maux de la vieillesse. Je demande Ta protection contre le châtiment de l'enfer et contre les tourments de la tombe), et il la récitait le soir aussi en disant : (Nous voilà au soir et le règne appartient à Allah…).

 

(O Seigneur ! Je Te demande le pardon et la santé dans cette vie et dans l'au-delà. O Seigneur ! Je Te demande le pardon et la paix dans ma religion, ma vie, ma famille et mes biens. O Seigneur ! Cache mes défauts et mets-moi à l'abri de tous mes effrois. O Seigneur ! Protège-moi devant moi, derrière moi, sur ma droite, sur ma gauche et au-dessus de moi, et je me mets sous la protection de Ta grandeur pour que la terre ne s'effondre pas sous moi), et il ne laissait jamais cette invocation le matin et le soir.

 

 

Pendant qu'il récitait les invocations, il allait voir les servants de Médine qui avaient dans leurs mains les récipients contenant de l'eau ; ils recherchaient la bénédiction en demandant au messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) de mettre sa main bénie dans leurs récipients, alors à chaque fois qu'on lui apportait un récipient, il y plongeait sa main ; et parfois ils allaient le voir un jour où il faisait très froid, et il mettait sa main dans leurs récipients.

 

Que cette scène matinale est belle ! Etant donné que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) illuminé par la lumière de la prophétie, les petites mains se bousculaient devant lui avec la pureté et l'innocence de l'enfance, ils aspiraient à obtenir la bénédiction et la pureté de sa main bénie, pendant que les yeux de leurs familles regardaient la scène splendide ; c'est comme si tu voyais la scène de tes propres yeux, pendant que ton prophète plongeait sa main dans leurs récipients et qu'il remplissait son amour dans leurs cœurs.

 

Des visages qui commençaient la journée en voyant le visage illuminé de leur prophète, ont obtenu le succès !

 

 

La matinée du prophète

 

 

Ensuite, les extrémités des rangs se rapprochaient, les compagnons du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) venaient autour de lui pendant qu'il était assis à l'endroit où il priait, il leur faisait face, et ils voyaient la lumière du matin brillée dans la lumière du visage du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ; son visage était blanc et illuminé, comme si le soleil circulait dans son visage ; celui qui le regardait, voyait dans son aspect les traits de la sincérité, comme Abdoullah ibn Salaam (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Après que j'eus observé son visage, je sus que son visage n'était pas le visage d'un menteur".

 

Parfois, il commençait par un sermon, comme dans le hadith d'Al-'Irbaadh ibn Saariyah (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) nous fit un sermon intense un jour après la prière d'Al-Fajr, les larmes coulèrent des yeux et les cœurs furent effrayés, alors un homme dit : [C'est le sermon d'un homme qui fait ses adieux, alors que nous conseilles-tu, ô Messager d'Allah ?], il dit : (Je vous conseille la crainte d'Allah, et d'obéir au dirigeant, même s'il est un esclave d'Abyssinie, parce que celui qui vivra longtemps parmi vous, verra beaucoup de divergences ; et méfiez-vous des choses innovées, parce qu'elles sont un égarement. Et celui parmi vous qui atteindra cela, doit s'accrocher à ma Sounnah et à la Sounnah des califes bien-guidés après moi, mordez-y avec vos dents)".

Et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ne leur faisait pas beaucoup de sermons, mais il leur faisait un sermon de temps en temps.

 

 

Parfois il se dirigeait vers eux après qu'ils se soient réunis autour de lui et il leur disait :

(Y a-t-il parmi vous un malade afin que je lui rende visite ?), s'ils disaient : "Non". Il disait :

(Quelqu'un parmi vous a-t-il un enterrement afin que je suive le cortège funèbre ?).

 

Et parfois il demandait des nouvelles de ceux qu'il ne voyait pas parmi ses compagnons, car il demanda les nouvelles de la femme noire qui balayait la mosquée ; ils dirent :

-"Elle est morte". Il dit :

(Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenu ?). C'est comme s'ils ne lui avaient pas donné de l'importance, et ils dirent :

-"O Messager d'Allah ! Elle est morte dans la nuit et on l'a atterrée, et nous n'avons pas voulu te réveiller. Alors, il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Montrez-moi où est sa tombe). Ensuite, il alla à sa tombe, pria sur elle et invoqua Allah (qu'Il soit exalté) pour elle.

 

Un jour, lorsqu'il ne vit pas Thaabit ibn Qaysse ibn Chammaasse (qu'Allah soit satisfait de lui), il demanda de ses nouvelles et dit :

(Pourquoi ne voit-on pas Thaabit ibn Qaysse, est-il malade ?). Sâad ibn Mou'âadh dit :

-"Il est présent, et je n'ai pas su qu'il est malade". Alors, Sâad alla le voir, il trouva qu'il était entré chez lui, avait fermé la porte sur lui et qu'il pleurait ; il lui dit :

-"Qu'as-tu ?". Il dit :

-"Un mal ; Allah a dit : {O vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte} [Les appartements : 2]. Et je suis homme qui a une voix haute, j'ai peur que mes actions ne soient devenues vaines, et que je sois parmi les habitants de l'enfer". Alors, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(Tu ne fais pas partie d'eux, mais au contraire tu vivras dans le bien et tu mourras dans le bien, tu es parmi les habitants du Paradis).

 

 

Ainsi, tu le voyais demander des nouvelles de ses compagnons style=, il n'oubliait personne et personne n'échappait à sop class=n regard ; chaque personne qui était présente, recevait sa part de bon accueil et d'attention ; et celui qui était absent, recevait sa part d'attention et de demande de ses nouvelles ; ceci fortifie le lien de la société et approfondit l'appartenance au groupe.

 

Parfois, il les interrogeait dans son assemblée matinale sur leurs rêves, et il disait :

(Quiconque parmi vous a vu un rêve, qu'il me le raconte, je vais l'interpréter). Alors ils lui racontaient leurs rêves, et il les interprétait pour eux, ou il leur disait ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) voulait qu'il leur dise.

 

Comme ceci est rapporté dans le hadith d'Abdoullah ibn Salaam (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Je vis un rêve à l'époque du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ; je vis comme si j'étais dans un jardin, - il mentionna sa largeur et sa verdure -, au milieu duquel se trouvait un pilier en fer, le bas du pilier était dans la terre et son sommet dans le ciel ; et au sommet, il y avait une anse; alors on me dit : [Monte], je dis : [Je ne peux pas]. Et un servant me vint, il souleva mes vêtements dans mon dos, et je montai jusqu'à ce que j'atteigne le sommet du piler, et j'attrapai l'anse. On me dit : [Accroche-toi]. Alors je me réveillai et l'anse était dans ma main. Je l'ai raconté au prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille). Il dit :

(Le jardin est l'Islam ; le pilier est le pilier de l'Islam ; et l'anse est l'anse la plus solide. Donc, tu resteras sur l'islam jusqu'à ce que tu meures).

 

Abdoullah ibn Salaam (qu'Allah soit satisfait de lui), - qui était un rabbin juif qui s'est converti à l'Islam -, vécu après la mort du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) environ trente-cinq ans, pendant lesquels se déroulèrent les événements de l'apostasie et les guerres contre ceux qui avaient apostasié, et Abdoullah ibn Salaam resta ferme sur l'Islam en s'accrochant à l'anse la plus solide jusqu'à sa mort, comme son prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) le lui avait dit le jour où il avait interprété son rêve.

 

Et c'est comme si l'interprétation du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) de ce rêve, indiquait qu'il y aurait une apostasie d'un groupe de gens, mais Abdoullah ibn Salaam ne serait pas parmi eux, et il était ainsi (qu'Allah soit satisfait de lui).

Et ceci est une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille).

 

Et lorsqu'il dit une fois à ses compagnons : (Quiconque parmi vous a vu un rêve, qu'il me le raconte, je vais le lui interpréter). Un homme dit :

-"O Messager d'Allah ! J'ai vu cette nuit en rêve un nuage qui laisse tomber du beurre fondu et du miel ; j'ai vu les gens en saisir au vol avec leurs mains, certains en prenaient beaucoup et d'autres peu ; et j'ai vu une corde qui descendait du ciel jusqu'à la terre ; alors j'ai vu que tu l'as prise et que tu t'es élevé, ensuite un homme l'a prise après toi et il s'est élevé, ensuite un autre homme l'a prise et il s'est élevé, ensuite un autre homme l'a prise et elle s'est coupée, ensuite on la lui a fait parvenir et il s'est élevé".

Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

-"O Messager d'Allah ! Je jure par Allah que tu me laisses l'interpréter". Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(Interprète-le). Abou Bakr dit :

-"Le nuage est le nuage de l'Islam ; le beurre fondu et le miel qui tombent, est le Coran, sa beauté et sa douceur ; ce que les gens saisissent au vol de cela, est celui qui lit beaucoup le Coran et celui qui ne le lit pas beaucoup ; et la corde qui descend du ciel jusqu'à la terre, est la vérité sur laquelle tu es, tu la prends et Allah t'élève grâce à elle, ensuite un homme après toi la prend et il s'élève, ensuite un homme la prend et il s'élève, ensuite un autre homme la prend et il s'élève, ensuite un autre homme la prend, elle se coupe, ensuite on la lui fait parvenir et il s'élève. Alors, dis-moi, ô Messager d'Allah, ai-je raison ou me suis-je trompé ?".  Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(Tu as raison pour une partie, et tu t'es trompé pour une partie). Il dit :

-"Alors je jure par Allah, ô Messager d'Allah ! Dis-moi où me suis-je trompé ?". Il dit :

(Ne jure pas).

 

 

Nous remarquons que les rêves des compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) qu'ils racontaient au prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) concernent leur plus grand souci et leur principale affaire, qui sont leur religion et leur prophète ; car ils vivaient un effort et un combat pendant qu'ils étaient en état de veille et ils vivaient des rêves dans leur sommeil.

Alors, quelles grandes âmes, celles qui entouraient le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), et leur attention qu'ils lui vouaient se prolongeait de leur état de veille à leur sommeil et leurs rêves !

 

Parfois le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) leur parlait d'un rêve qu'il avait vu, alors il le leur racontait et l'interprétait pour eux ; comme ceci est rapporté dans le hadith de Samourah (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Un jour, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) nous interrogea en disant :

(Quelqu'un parmi vous a-t-il vu un rêve ?". Nous dîmes :

-"Non". Il dit :

(J'ai vu cette nuit deux hommes qui sont venus me voir, ils prirent mes mains et m'emmenèrent à la terre sainte…). Ensuite il mentionna le long rêve, dans lequel il y a certaines situations des gens qui subissent un châtiment et la cause de leur châtiment ; et il mentionna aussi certaines situations de l'au-delà.

 

Les compagnons parlaient dans cette assemblée matinale devant le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), il participait à leur conversation et il écoutait ce qu'ils disaient ; parfois, ils parlaient de leur vie à l'époque de l'ignorance préislamique, et des stupidités de l'ignorance qu'ils faisaient et dont ils se sont rendus compte après qu'Allah (qu'Il soit exalté) leur ait accordé le bienfait de l'Islam ; lorsqu'ils s'en rappelaient, ils riaient de leur ignorance pendant l'époque de l'ignorance préislamique, et le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) souriait, et son rire était un sourire.

Et le message d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) restait dans son assemblée jusqu'au lever du soleil.

 

 

Ensuite, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se levait pour aller dans les chambres de ses épouses ; lorsqu'il sortait de la mosquée, il disait :

(Au nom d'Allah, bénédictions et salutations d'Allah sur le messager d'Allah. O Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés, et ouvre-moi les portes de Ta générosité).

 

La première chose par laquelle il commençait en entrant chez lui, est le siwaak, il purifiait sa bouche parfumée avec le siwaak, et il saluait ses épouses en disant :

(Que la paix soit sur vous ! Comment allez-vous, ô habitants de la maison ?).

 

Ensuite, il allait voir ses épouses les unes après les autres, il entrait voir chacune d'elles dans sa chambre, il les saluait, il invoquait Allah pour elles, et il ne restait pas longtemps.

Parfois, il entrait dans la chambre d'une parmi elles alors qu'elle se trouvait à l'endroit où elle priait et il sortait alors qu'elle se trouvait dans la même position, comme lorsqu'il entra dans la chambre de Djouwayriyah (qu'Allah soit satisfait d'elle) alors qu'elle étant à l'endroit où elle priait et elle évoquait Allah (qu'Il soit exalté), puis il sortit alors qu'elle évoquait toujours Allah (qu'Il soit exalté) dans la même position.

 

Parfois il interrogeait à propos de la nourriture, il disait :

(Avez-vous quelque chose ?).

S'il y avait de la nourriture, on la rapprochait de lui ; et en général, c'était une nourriture légère, comme les dattes, Al-Haysse [un mélange de dattes, de lait et de beurre fondu], et le fromage, ou une boisson comme le lait ou le "Nabidh" [de l'eau dans lequel il y a des dattes, ou des raisins secs, ou du miel, sans le faire cuire et sans qu'il parvienne au niveau où cela enivre], et d'autres choses semblables ; parfois, il interrogeait à propos de la nourriture, et elles disaient :

-"O Messager d'Allah ! Nous n'avons rien", et il disait :

(Alors je jeûne).

 

L'assemblée du prophète

 

 

 

Après qu'il ait vu ses épouses (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), il retournait dans la mosquée ; lorsqu'il entrait dans la mosquée, il priait "Tahiyatou Al-Masjid" à côté d'un pilier qu'on appelait : "le pilier des Mouhaajirines" qui se trouvait au milieu du "Noble Rawdah", et il priait souvent à côté de ce pilier.

 

Ensuite, il s'asseyait à l'est de la mosquée dans le "Noble Rawdah", en s'appuyant sur la chambre d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et ses compagnons se rassemblaient autour de lui ; cette rencontre était habituelle, étant donné que celui qui voulait voir le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à ce moment-là, venait le voir ; parfois ses compagnons n'étaient pas nombreux autour de lui et parfois ils étaient nombreux, selon leur temps libre et les situations de leur vie ; alors, s'ils n'étaient pas nombreux, ils se rassemblaient autour de lui ; et s'ils étaient nombreux, ils s'asseyaient en deux rangées à sa droite et à sa gauche, afin que l'émigrant arrive jusqu'à lui et que se rapproche de lui celui qui voulait lui poser une question.

 

 

Lorsqu'il s'asseyait avec ses compagnons, il leur parlait, et il était le plus éloquent des créatures d'Allah (qu'Il soit exalté), celui dont la parole était la plus agréable et la plus claire ; sa parole n'était pas rapide, ni lente et interrompue, mais elle était détaillée et claire, si quelqu'un voulait compter le nombre de mots de sa parole, il aurait pu les compter, comme Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) exposait la parole comme vous l'exposez, mais il parlait d'une parole claire et détaillée, et celui qui s'asseyait avec lui la mémorisait".

 

En général, sa parole prenait le caractère de la conversation qui commençait par une question : parfois, il commençait par leur poser une question afin qu'ils l'interrogent, comme sa parole :

(Ne vous informerais-je pas des plus grands péchés ?), ils dirent :

-"Oui, ô Messager d'Allah !", il dit :

(Associer quelque chose à Allah, désobéir aux parents, et le faux témoignage).

 

Parfois il les interrogeait afin d'attirer leur attention sur une signification plus grande que celle à laquelle ils pensaient, comme sa parole :

(Savez-vous qui est celui qui fait faillite ?). Ils dirent :

-"Celui qui fait faillite parmi nous est celui qui n'a pas de dirham, ni de biens". Alors, il dit :

(Celui qui fait faillite de ma communauté, est celui qui viendra le jour du jugement avec des prières, des jeûnes et des Zakats ; il viendra alors qu'il aura insulté celui-ci, il aura mangé l'argent de celui-là, il aura fait couler le sang de celui-ci, et il aura frappé celui-là. On donnera donc à celui-ci de ses bonnes actions, et à celui-là de ses bonnes actions, et si ses bonnes actions se terminent avant qu'il ne rembourse ce qu'il doit, on prendra de leurs péchés et on les jettera sur lui, ensuite, il sera jeté dans l'enfer).

 

Parfois il stimulait leurs esprits en posant une question afin qu'ils lui répondent, comme il posa une question une fois après qu'on lui ait apporté de la moelle d'un dattier, - c'est la graisse à l'intérieur du dattier -, il dit :

(Informez-moi d'un arbre qui ressemble à l'homme musulman, ses feuilles ne s'usent pas, et il donne ses fruits à chaque moment ?). Alors ils parlèrent des arbres des déserts, ils les énuméraient pour lui, et il disait à chaque fois : (Non…Non). Et Abdoullah ibn Omar ibn Al-Khattaab (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), qui était le plus jeune parmi eux, pensa que c'est le dattier ; il regarda et vit dans l'assemblée Abou Bakr et Omar, et il eut honte de parler. Alors, le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(C'est le dattier).

 

 

Il répétait certaines paroles trois fois, afin qu'on comprenne de lui ou pour montrer leur importance ; parfois, il insistait sur l'importance, comme sa parole lorsqu'il mentionnait les grands péchés :

(Et le mensonge, et le faux témoignage), et il ne cessa de les répéter jusqu'à ce qu'ils dirent : "Si seulement il s'était tu".

Ils dirent cette parole par compassion pour lui lorsqu'ils virent son émotion (qu'Allah le bénisse et le salue).

 

Parfois, il commençait en leur posant une question inattendue pour terminer avec un résultat inattendu, comme il commença en disant :

(Qui parmi vous s'est réveillé aujourd'hui en jeûnant ?). Ils furent surpris par la question, car ils ne s'attendaient pas à cette question, et s'ils avaient su qu'il leur poserait la question, ils auraient tous jeûné ; alors ils se turent tous, et Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) répondit en disant :

-"Moi, ô Messager d'Allah !". Ensuite, il dit :

(Qui parmi vous a rendu visite à un malade aujourd'hui ?). Ils se turent, et Abou Bakr répondit en disant :

-"Moi, ô Messager d'Allah !". Ensuite, il dit :

(Qui parmi vous a suivi un cortège funèbre aujourd'hui ?). Ils se turent, et Abou Bakr dit :

-"Moi, ô Messager d'Allah !". Ensuite, il dit :

(Qui parmi vous a nourri un pauvre aujourd'hui ?). Ils se turent, et Abou Bakr dit :

-"Moi, ô Messager d'Allah !". Alors il dit :

(Si ces quatre actions sont rassemblées pour une personne dans une journée, elle entrera au Paradis).

 

Parfois, il utilisait le moyen de l'explication lorsqu'il parlait, comme il parla une fois à propos de l'élévation de la loyauté, il dit :

(L'homme dormira, alors la loyauté sera enlevée de son cœur, et sa trace restera comme la trace du feu sur la peau ; ensuite, il dormira une autre fois, alors la loyauté sera enlevée de son cœur, et sa trace restera comme la trace du travail sur la main, comme une braise que tu as fait rouler sur ton pied et cela a causé une pustule, alors tu la vois enflée et elle ne contient rien) ; ensuite, il prit une petite pierre et il la fit rouler sur son pied.

 

 

Parfois, il utilisait le dessin illustratif, comme il a dessiné par terre un carré, un trait au milieu et qui sort du carré, et des petits traits à côté du trait du milieu, ensuite il dit :

(Savez-vous ce que c'est ?), ils dirent :

-"Allah et son messager savent mieux". Il dit :

(Le trait du milieu est l'homme, et ces traits sur son côté sont les accidents [les fléaux] qui arrivent à l'homme et qui l'atteignent de partout ; si celui-ci le rate, celui-là l'atteint, et si celui-là le rate, celui-ci l'atteint ; et le carré est son terme fixé qui l'entoure, et le trait qui sort du carré est son espoir [ses souhaits] ; il a des souhaits, et le terme fixé l'empêche de parvenir à ses souhaits).

 

Cette assemblée était une assemblée de science religieuse et d'exhortation, mais les exhortations et l'enseignement n'étaient faits en utilisant une méthode de récitation qui venait d'une seule direction, mais la méthode de la conversation qui fait participer l'élève au processus de l'enseignement, et qui permet le développement intellectuel et mental de l'élève.

 

 

Cette assemblée était remplie du fait de demander beaucoup pardon à Allah (qu'Il soit exalté), car les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) remarquaient que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) n'arrêtait pas de demander pardon à Allah (qu'Il soit glorifié) et de se repentir à Lui ; parfois, ils comptaient qu'il disait dans une même assemblée avant de se lever cent fois :

(O Seigneur ! Pardonne-moi, et je me repens à Toi, Tu es certes Celui qui accepte le repentir et le Pardonneur).

 

Dans son assemblée, on venait avec les enfants de Médine, alors il invoquait Allah (qu'Il soit exalté) pour eux, il mâchait un peu de datte avec sa salive bonne et bénie et il la mettait dans leurs bouches ; ensuite, il leur donnait un nom et il les bénissait.

Comme lorsqu'Abou Oussayd Maalik ibn Rabi'âah As-Saa'âadi (qu'Allah soit satisfait de lui) vint avec son fils Al-Moundhir au messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) après sa naissance, alors le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) le mit sur sa cuisse pendant qu'Abou Oussayd était assis, ensuite le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) fut occupé par une chose, et il ordonna à Abou Oussayd de prendre son fils et on l'enleva de la cuisse du messager d'Allah (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) et on le ramena chez sa famille ; ensuite le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) revint à lui de son occupation et dit :

(Où est l'enfant ?). Abou Oussayd dit :

-"Nous l'avons ramena à la maison, ô Messager d'Allah !". Il dit :

(Quel est son nom ?). Il dit :

-"Untel, ô Messager d'Allah !". Il dit :

(Non, mais appelle-le : Al-Moundhir). Alors, il l'appela Al-Moundhir ce jour-là.

 

 

On apportait dans son assemblée les premières dattes, étant donné que les dattes étaient le fruit des habitants de Médine, ce qui leur procurait leur force et leur nourriture ; alors ils étaient contents lorsqu'ils voyaient les premiers fruits des dattiers, ils les apportaient au prophète (qu'Allah le bénisse et le salue), et lorsqu'il les prenait, il disait :

(O Seigneur ! Bénis-nous nos fruits, bénis-nous notre ville, bénis-nous notre boisseau, bénis-nous notre "Moud" [mesure des grains], bénédiction sur bénédiction ; O Seigneur ! Ibrahim est Ton serviteur, Ton ami intime et Ton prophète, et je suis Ton serviteur et Ton prophète ; il T'a invoqué pour la Mecque, et je T'invoque pour Médine comme il T'a invoqué pour la Mecque, et la même chose en plus).

Ensuite, il appelait le plus petit enfant qui était présent, et il lui donnait ce fruit.

 

Il y avait dans cette assemblée un moment pour l'amusement et la belle plaisanterie, et le sérieux de l'assemblée prophétique, ainsi que le profond respect pour le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ne privaient pas les compagnons de la spontanéité de la vie ; un jour, le prophète parlait à ses compagnons et un homme parmi les habitants du désert était présent, et il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Un homme parmi les habitants du Paradis demandera la permission à Son Seigneur pour cultiver, alors Allah lui dira : [N'es-tu pas dans ce que tu désirais ?!], il dira : [Oui, mon Seigneur, mais j'aimerais cultiver]. Alors, il sèmera, et les plantes pousseront, grandiront et seront récoltées en un clin d'œil, et ce sera comme des montagnes. Alors, Allah dira : [Prends, ô Fils d'Adam, car rien ne te satisfera !]).

Lorsque le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) finit de parler, le bédouin dit :

-"O Messager d'Allah ! Je jure par Allah que trouveras que c'est un Qouraychite ou un Ansaari, car ils sont des cultivateurs, mais nous, nous ne sommes pas des cultivateurs".

Alors, tous ceux qui étaient dans l'assemblée rirent, et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) rit.

 

 

Et il semble que cette assemblée soit une assemblée pour accueillir les délégations ; car en général, les voyageurs dormaient le soir à l'extérieur de Médine, ensuite ils entraient à Médine pendant la matinée, et ils rencontraient le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dans cette assemblée.

 

Comme la délégation des "Moudhariyines" ; ils vinrent voir le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) au début de la journée, et il vit la condition de pauvreté et de misère dans laquelle ils se trouvaient, alors son visage fut rempli de douleur à cause de leur situation ; ensuite, il parla aux gens après la prière d'Ad-Dhouhr, et il exhorta à faire l'aumône jusqu'à ce que furent rassemblées à côté de lui deux piles de nourriture et de vêtements.

 

Et les gens de la délégation d'Abd Al-Qaysse qui vinrent le voir (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) d'Al-Ahsaa, il les accueillit chaleureusement et dit :

(Bienvenu à la délégation, sans qu'ils soient déshonorés et sans qu'ils regrettent !).

 

Et nous pensons que c'est l'assemblée dans laquelle l'ange Gabriel (paix sur lui) est venu dans l'apparence d'un homme aux vêtements très blancs, aux cheveux très noirs, les traces du voyage n'apparaissaient pas sur lui, personne ne le connaissait, et il interrogea le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) sur l'Islam, sur la foi, sur "Al-Ihsaane", et sur les signes de l'Heure [la fin du monde].

 

C'est l'assemblée dans laquelle Dhimaam ibn Thâalabah (qu'Allah soit satisfait de lui) vint, il fit s'agenouiller son chameau dans la mosquée, ensuite il dit au prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

-"Ibn Abdel-Mouttaleb ?". Il dit :

-(Je t'ai répondu). Il dit :

-"Je vais t'interroger, et je vais être dur avec toi dans ma demande, alors ne sois pas en colère contre moi". Il dit :

(Interroge sur ce que tu veux). Alors il l'interrogea sur les piliers de l'Islam, ensuite il dit :

-"Je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité que je n'ajouterai pas sur eux et je ne les diminuerai pas". Lorsqu'il partit, le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(L'homme a compris, s'il est sincère, il entrera au Paradis).

 

Cette assemblée était une assemblée de consultation des musulmans à propos de ce qui leur arrivait ; dans cette assemblée se déroula la consultation et la décision de sortir pour aller à la montagne d'Ouhoud, la décision pour creuser la tranchée, et d'autres choses semblables parmi les événements qui se produisaient dans leur vie ; et personne ne consultait plus ses compagnons que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), comment ne serait-ce pas ainsi alors qu'il a reçu la révélation : {Et consulte-les à propos des affaires} [La famille d'Imraane : 159].

 

Les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) assistaient à tour de rôle à cette assemblée prophétique, comme il est mentionné dans le hadith d'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Nous habitions, un de mes voisins parmi les Ansars et moi, dans les lieux élevés de Médine, et nous descendions à tour de rôle pour voir le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), il descendait un jour et je descendais un jour ; lorsque je descendais, je venais l'informer de la révélation qui est descendue ce jour-là et d'autres choses, et lorsqu'il descendait, il faisait la même chose".

 

 

Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) s'asseyait dans cette assemblée avec ses compagnons comme s'il était l'un d'entre eux, il n'avait pas de signe qui le distinguait d'eux ; alors l'étranger venait et il ne le connaissait pas parmi eux, et parfois il demandait :

-"Qui d'entre vous est Ibn Abdel-Mouttaleb ?".

Donc, ils ne trouvaient rien pour distinguer le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) sauf son rayonnement et sa splendeur, alors ils disaient :

-"C'est ce blanc qui est accoudé".

 

Lorsque les compagnons virent cela, ils proposèrent au prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) de lui fabriquer un banc en argile afin que celui qui arrive le reconnaisse ; alors, il leur donna la permission de faire cela ; et c'était à la fin de sa vie, l'année des délégations en l'an 9 H.

 

 

Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) partageait sa gaieté et sa présence dans son assemblée entre ses compagnons jusqu'à ce qu'ils le quittent, et chacun d'eux pensait qu'il était celui qui avait le plus de privilège auprès de lui.

 

Parfois, on donnait de la nourriture en cadeau au prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant qu'il était avec ses compagnons, alors ils mangeaient tous ensemble ; Samourah ibn Djoundoub (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Pendant que nous étions avec le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue), on apporta un bol contenant de la bouillie, alors il mangea et tout le monde mangea, et les gens se passaient le bol les uns après les autres jusqu'à l'approche de la prière d'Ad-Dhouhr ; chaque groupe de gens mangeait et ensuite ils se levaient, et un autre groupe venait et prenait le bol. Alors un homme lui dit : "Y ajoutait-on de la nourriture ?", Il dit : (De la terre, non ; sauf si on y ajoutait de la nourriture provenant du ciel)".

 

On lui donna en cadeau (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) une brebis, et il y avait peu de nourriture ce jour-là, il dit alors à sa famille :

(Cuisinez cette brebis, prenez ce pain ; ensuite trempez le pain avec la sauce). Et il avait un bol que l'on appelait "Al-Gharaa" que quatre hommes portaient. Lorsqu'ils se réveillèrent et qu'ils prièrent la prière du matin, on apporta ce bol, et les gens se réunirent autour du bol ; lorsqu'ils devinrent nombreux, le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se mit à genoux, alors un bédouin dit :

-"Quelle est cette position ?", il dit :

(Allah (Le Puissant et le Haut) a fait que je sois un serviteur généreux, et il n'a fait que je sois un tyran intransigeant ; mangez sur les côtés du bol et laissez le haut de la nourriture, elle sera bénie). Ensuite, il dit :

(Prenez et mangez, car je jure par Celui qui détient l'âme de Mohammed dans Sa main que les royaumes de la Perse et des Romains vous seront ouvertes jusqu'à ce que la nourriture soit abondante et on ne mentionnera pas le nom d'Allah (Le Puissant et le Haut) sur la nourriture).

 

 

Cette assemblée du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) était longue ou courte selon la situation et selon les affaires qui y étaient traitées ; après que la journée ait commencé, le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se levait, et à chaque fois qu'il se levait de son assemblée, il disait :

(Gloire et pureté à Toi, mon Seigneur, et louange à Toi ; j'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité que Toi, je te demande pardon et je me repens à Toi). La première fois qu'il dit cette parole, ils dirent :

-"O Messager d'Allah ! C'est une parole que nous n'entendions pas de toi auparavant ?". Il dit :

(C'est l'expiation de ce qui est dit dans l'assemblée).

 

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'interrogea en lui disant :

-"O Messager d'Allah ! Je vois que tu termines ton assemblée, ta lecture et ta prière avec ces paroles". Il dit :

(Quiconque dit du bien, ces paroles sont un sceau sur ce bien jusqu'au jour du jugement ; et quiconque dit du mal, elles sont une expiation pour ce mal).

 

Et il se levait rarement d'une assemblée avant d'invoquer Allah (qu'Il soit exalté) pour ses compagnons avec ces invocations :

(O Seigneur ! Accorde-nous de Ta crainte qui nous empêchera de Te désobéir, de Ton obéissance avec laquelle Tu nous feras parvenir à Ton Paradis, et de la certitude avec laquelle Tu nous faciliteras les difficultés de ce monde ; O Seigneur ! Fais-nous profiter de nos ouïes, de nos yeux et de notre force tant que Tu nous feras vivre, fais que nous en profitions jusqu'à notre mort ; fais que notre vengeance soit seulement contre ceux qui ont été injustes envers nous ; viens à notre secours contre ceux qui nous sont hostiles ; ne fais pas que notre malheur soit dans notre religion ; ne fais pas que ce monde soit notre plus grand souci, ni  le but de notre science ; et n'investis pas avec force et autorité sur nous ceux qui ne sont pas miséricordieux envers nous).

Ensuite, les compagnons se séparaient pour aller à leurs travaux ou chez eux pour faire la sieste avant la prière d'Ad-Dhouhr.

 

En ce qui concerne le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), parfois il retournait chez lui pour faire la sieste, et parfois il allait dans les marchés de Médine à pieds pour répondre à une invitation, ou pour rendre visite à quelqu'un, ou pour accomplir une de ses affaires.

 

 

Il marche dans les marchés

 

Lorsque le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) marchait, il marchait avec force et détermination, en étant éloigné de l'allure simulée et non naturelle qu'affectent les orgueilleux ; il levait ses pieds dans sa marche comme s'il les arrachait de la terre, et il ne traînait pas les pieds mais il les levait d'un endroit à un autre comme s'il descendait d'un lieu élevé ; celui qui le voyait, savait qu'il n'était pas handicapé, ni paresseux ; lorsqu'il se retournait, il se retournait complètement ; lorsque ses compagnons marchaient avec lui, il marchaient devant lui et autour de lui, et ils laissaient son dos aux anges, ils ne le suivaient pas par derrière, et deux hommes n'ont jamais marché sur ses talons.

 

Le fait qu'il ne devançait pas ses compagnons en les laissant le suivre par derrière lui comme les tyrans le font, fait partie de sa modestie (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ; il n'acceptait pas pour ses compagnons les aspects de la bassesse ou du mépris, mais au contraire il marchait avec eux et parmi eux.

 

 

Parfois lorsqu'il marchait, il s'appuyait sur une canne en acacia ou en branche de dattier ; parfois il mettait une courbure ou une crosse à la canne pour la tenir avec sa main, et c'était l'habitude des arabes, car souvent ils étaient dans une situation dans laquelle ils avaient besoin de la canne.

 

Parfois, la servante parmi les esclaves de Médine le rencontrait, et elle prenait la main du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), ensuite elle allait avec lui où elle voulait dans Médine pour accomplir ce dont elle avait besoin ; alors il circulait avec elle pour ses affaires sans enlever sa main de sa main jusqu'à ce qu'elle revienne.

 

Il souriait pour tous ceux qu'il rencontrait, Djarir ibn Abdoullah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"A chaque fois que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) me rencontrait, il me souriait".

 

Que ce sourire rayonnant et accueillant est merveilleux ! Ce sourire qui fait ressentir l'amour et la distinction, jusqu'à ce que Djarir (qu'Allah soit satisfait de lui) pensa que le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) faisait cela avec lui et pour lui, il ressentit ceci dans son cœur, alors qu'il faisait cela avec tout le monde (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ; comme Abdoullah ibn Al-Haarith ibn Djaz (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Je n'ai jamais vu quelqu'un qui souriait plus que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille)".

 

Lorsqu'il passait à côté des enfants, il les saluait (qu'Allah le bénisse et le salue), et il passait sa main sur leurs visages ; Djaabir ibn Samourah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sortit, et je sortis avec lui ; alors des enfants le rencontrèrent, et il se mit à passer sa main sur les deux joues de chacun d'eux l'un après l'autre ; en ce qui me concerne, il passa sa main sur ma joue, et je ressentis que sa main était froide et avait une bonne odeur, comme s'il venait de la sortir du sac d'un marchand de parfums ; alors la joue sur laquelle le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) avait passé sa main était meilleure que l'autre".

 

 

Et il rendait visite aux Ansaars ; lorsqu'il arrivait aux maisons des Ansars, les enfants des Ansars venaient le voir et ils tournaient autour de lui, alors il invoquait Allah (qu'Il soit exalté) pour eux, il passait sa main sur leurs têtes, et il les saluait.

 

Un jour, il passa à côté des maisons de Bani An-Nadjaar, alors les servantes des Ansars le rencontrèrent, et elles se mirent à frapper sur les tambourins, à chanter et à dire :

"Nous sommes des servantes de Bani An-Nadjaar, si seulement Mohammed était notre voisin".

Alors il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Allah sait que mon cœur vous aime, O Seigneur ! Bénis-les !).

 

Un jour, il passa à côté de la mosquée, et un groupe de femmes était assis, alors il les salua en faisant signe de sa main.

 

Lorsqu'il rencontrait un homme parmi ses compagnons, il le saluait le premier, il lui serrait la main et il invoquait Allah (qu'Il soit exalté) pour lui ; et lorsqu'il serrait la main de quelqu'un, il n'enlevait pas sa main de sa main jusqu'à ce que ce soit la personne qui enlève sa main ; lorsqu'il rencontrait un homme et qu'il lui parlait, il ne tournait pas son visage jusqu'à ce que ce soit l'homme qui tourne son visage.

 

Il s'arrêtait pour celui qui l'arrêtait sur le chemin ; parfois une servante ou une femme l'arrêtait, alors il s'arrêtait pour elle. 'Aady ibn Haatim At-Thaa'i (qu'Allah soit satisfait de lui) parla de la première fois qu'il rencontra le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), il dit :

-"Pendant que je marchais avec lui, une femme qui avait un garçon avec elle l'appela : [O Messager d'Allah ! Nous avons besoin de toi]. Alors, ils restèrent seuls debout avec lui, jusqu'à ce que j'eus de la compassion pour lui à cause du long moment qu'il resta debout, et je me dis en moi-même : [J'atteste que tu es déchargé [que tu es innocent] de ma religion et de la religion d'An-Nôurmaane ibn Al-Moundhir, et que si tu étais un roi, tu ne serais pas resté debout avec un enfant et une femme aussi longtemps que je le vois]. Alors Allah mit dans mon cœur de l'amour pour lui".

 

 

Il marchait avec spontanéité et rapidement, en étant éloigné de la rigueur et du maniérisme ; une fois, il passa à côté d'un jeune homme qui enlevait la peau d'une brebis, et il n'enlevait pas la peau correctement, alors il changea de direction pour aller vers lui et il lui dit :

(Ecarte-toi pour que je te montre, parce que je vois que tu n'enlèves pas la peau correctement). Alors il fit entrer sa main entre la peau et la chair, et il la fit glisser jusqu'à ce qu'elle disparut et atteignit son aisselle ; puis il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(C'est ainsi que tu dois enlever la peau, ô mon garçon !), ensuite il s'en alla.

 

De cette manière, il plaçait les ponts de la relation entre les générations (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), en s'intégrant à eux dans leurs situations et en étant présent dans les détails de leur vie.

 

Si seulement je savais ! Quel fut le sentiment de ce jeune homme pendant qu'il voyait son prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) s'immerger avec lui dans une de ses affaires personnelles et il l'aidait à l'accomplir !

 

Une fois, il était avec ses compagnons dans la maison d'un homme parmi ses compagnons, et Bilal vint le voir pour lui annoncer l'heure de la prière ; alors il sortit, et sur son chemin, il passa à côté d'un homme qui avait mis sa marmite sur le feu ; il lui dit :

(Ta marmite est-elle bonne ?), il dit :

-"Oui ; je donnerai mon père et ma mère en rançon pour toi, ô Messager d'Allah !". Alors, il en prit une portion et il se mit à la mâcher pendant qu'il marchait jusqu'à ce qu'il commence la prière.

 

C'est la simplicité de la vie, il la vivait avec ses compagnons ; il prit une petite portion de nourriture et il la mâcha pendant qu'il marchait ; que ceci est loin des coutumes des orgueilleux et des tyrans !

 

En ce qui concerne le propriétaire de la marmite, c'est comme si je le voyais ce jour-là parler aux gens du fait que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) lui avait demandé une portion de sa nourriture, ensuite il la mangea devant lui ; c'est comme si la situation était une décoration d'honneur de toute la vie pour lui.

 

A quelle profondeur dans la vie des gens le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) parvenait-il avec ces actes gentils et captivants !

 

Lorsqu'il arrivait devant la porte de la maison de quelqu'un, il ne dirigeait pas son visage vers la porte, mais il se mettait sur le coin droit ou gauche de la porte ; car les maisons étaient petites, et il n'y avait pas à cet époque-là de rideaux sur les portes, et il disait :

(Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous !). S'il n'entendait pas de réponse, il répétait le salut trois fois, ensuite il s'en allait.

 

Comme son histoire avec Sâad ibn 'Oubaadah (qu'Allah soit satisfait de lui) ; il alla le voir (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), et il les salua, il dit : (Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous !). Sâad entendit et il répondit au messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue), mais il ne fit pas entendre au prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sa réponse, alors le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) dit : (Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous !). Et Sâad répondit, et il ne fit pas entendre au prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) sa réponse trois fois ; et le prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) ne saluait pas plus de trois fois, et soit on lui donnait la permission d'entrer ou il partait ; alors le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) s'en alla, Sâad vint rapidement et dit :

-"O Prophète d'Allah ! Je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, j'ai entendu à chaque fois que tu as salué et j'ai répondu à tes saluts, mais j'ai voulu que tu augmentes le salut et la miséricorde sur nous".

 

 

Les visites du prophète

 

Parfois, certains jours pendant la matinée, le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) allait rendre visite à qui il voulait rendre visite parmi ses proches parents et ses compagnons.

 

Comme lorsqu'il alla chez sa fille Fatima pour voir son fils Al-Hassan ibn Ali (paix sur eux) ; Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Un jour, le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) sortit pendant une partie de la journée, il me trouva dans la mosquée, et il prit ma main ; alors je partis avec lui, en m'appuyant sur ma main, il ne me parlait pas et je ne lui parlais pas, jusqu'à ce que nous arrivâmes au marché de la tribu Banou Qaynouqâah ; il tourna dans le marché et regarda, ensuite il partit et je partis avec lui ; il alla dans la cour de la maison de Fatima et s'assit, puis il appela Al-Hassan en disant :

(Où est "Louka'ôu", - c'est-à-dire : le petit - ? Où est Louka'ôu ? Où est Louka'ôu ? Appelez Al-Hassan ibn Ali).

Personne ne lui répondit ; Fatima le garda un peu, alors nous pensâmes qu'elle le lavait et qu'elle lui mettait un collier fabriqué avec un genre de parfum. Alors, il partit et je partis avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à la mosquée ; il s'assit en appuyant ses cuisses et ses tibias sur son ventre en les tenant avec ses bras, puis il dit :

(Où est Louka'ôu ? Appelez-moi Louka'ôu). Alors, Al-Hassan ne tarda pas à venir en marchant rapidement et en portant à son cou le collier fabriqué avec un genre de parfum ; alors le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) tendit ses bras et Al-Hassan tendit ses bras, jusqu'à ce qu'il saute dans son vêtement et tombe dans ses bras ; chacun d'eux serra l'autre dans ses bras, il l'embrassa et le serra contre sa poitrine, et Al-Hassan fit entrer sa main dans la barbe du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) ; ensuite, le prophète ouvrit sa bouche et il posa sa bouche sur sa bouche, et il dit :

(O Seigneur ! Je l'aime, alors aime-le ; et aime ceux qui l'aiment), il répéta cela trois fois.

Alors, Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) se rappelait cette scène, et il disait :

-"Je n'ai jamais vu Hassan sans que mes yeux ne versent des larmes".

 

 

Une fois, il alla chez Fatima (qu'Allah soit satisfait d'elle), il interrogea à propos de son mari Ali (qu'Allah soit satisfait de lui) en disant :

(Où est le fils de ton oncle paternel ?). Elle dit :

-"Il s'est produit quelque chose entre lui et moi, et il est sorti". Alors, il envoya quelqu'un le chercher, et on lui dit :

-"Il dort dans la mosquée".

Il alla le voir alors qu'il était couché dans la mosquée, son vêtement était tombé de son côté et la terre s'était accrochée à son corps ; il se mit à enlever la terre de son corps et il dit :

(Lève-toi, Abou At-Touraab ; lève-toi, Abou At-Touraab).

 

Et il allait voir Oum Aymane (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui était sa nourrice pendant son enfance, il lui rendait souvent visite ; une fois, il alla lui rendre visite, elle lui apporta de la nourriture et de la boisson, et soit il jeûnait ou il ne voulait pas manger, alors il la refusa et ne mangea pas ; et elle se dirigea vers le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pour se disputer avec lui en criant et en protestant parce qu'il n'avait pas mangé.

Oum Aymane (qu'Allah soit satisfait d'elle) se comporta ainsi parce qu'elle fut la nourrice du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue), elle protesta contre lui à cause de l'amour intense qu'elle ressentait pour lui, comme la mère fait avec son enfant ; alors bénédictions et salutations d'Allah sur le noble prophète qui recevait cela d'une bonne manière et avec attention.

 

 

Il rendait visite aussi à ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) ; il allait voir les faibles parmi les musulmans et il leur rendait visite ; il rendait visite à leurs malades, il répondait à leur invitation, et il y allait seul parfois.

 

Comme lorsqu'il répondit à l'invitation de Moulaykah la grand-mère d'Anass ibn Maalik (qu'Allah soit satisfait d'eux) ; elle invita le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à un repas qu'elle avait fait ; alors il en mangea, ensuite il dit :

(Levez-vous afin que je prie avec vous) ; Anass dit :

-"Alors je me suis levé pour prendre une natte de paille qui avait noirci parce qu'elle avait été beaucoup utilisée, et je l'aspergeai d'eau ; le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se mit debout sur la natte de paille, je fis un rang avec l'orphelin derrière lui, et la vieille femme se mit derrière nous ; le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pria pour nous deux rakâats, ensuite il s'en alla".

 

Parfois, il sortait avec certains membres de sa famille ; Anass (qu'Allah soit satisfait lui) a dit :

-"Un voisin du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) qui était perse, faisait un bon bouillon, et son bouillon avait la meilleure odeur ; un jour, il prépara un bouillon pour le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), ensuite il vint l'inviter ; alors il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Et Aïcha avec moi). Il dit :

-"Non". Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Non !). Il retourna pour l'inviter, et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Et celle-ci avec moi). Il dit :

(Non). Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Non !). Ensuite, il retourna pour l'inviter, et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Et celle-ci). Il dit :

"Oui, la troisième fois".

Alors, il se levèrent en s'empressant jusqu'à ce qu'ils arrivent chez lui".

 

 

Une fois un couturier l'invita à un repas qu'il avait préparé, Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Je suis allé avec le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à ce repas ; alors, il approcha du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) du pain d'orge et de la sauce dans laquelle il y avait du potiron [de la courge] et de la viande séché, ensuite il continua son travail. Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se mit à manger du potiron et cela lui plaisait, et je l'ai vu prendre le potiron autour du plat ; lorsque je vis cela, je me mis à lui lancer le potiron et je ne le mangeais pas. Et depuis ce jour-là, je n'ai jamais cessé d'aimer le potiron".

 

 

Parfois, il allait à une invitation avec ses compagnons.

Comme lorsqu'il rendit visite à 'Itbaane ibn Maalik (qu'Allah soit satisfait de lui) ; 'Itbaane l'invita afin qu'il prie pour lui dans sa maison, et il dit :

-"O Messager d'Allah ! Je ne vois pas très bien, et je prie en étant l'imam pour mon peuple ; lorsqu'il pleut, l'eau coule dans la vallée qui se trouve entre eux et moi, et je ne peux pas aller à leur mosquée pour prier pour eux ; et j'ai voulu que tu viennes, ô messager d'Allah, pour que tu pries dans ma maison afin que je l'utilise comme lieu de prière". Alors, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) lui dit :

(Je le ferai, si Allah le veut).

Il alla le voir le lendemain pendant la matinée, accompagné d'Abou Bakr, Omar et certains compagnons ; et il lui dit :

(Où aimerais-tu que je prie dans ta maison ?). Il lui fit voir un côté dans sa maison, il y étala une natte de paille pour lui, il aspergea d'eau le bout de la natte de paille, ensuite il pria deux rakâats avec eux ; et 'Itbaane le fit rester pour qu'il mange de la nourriture qu'il lui avait préparée, alors il s'assit et mangea chez lui.

 

Il égayait ceux à qui il rendait visite ; sa bonté et ses bonnes qualités les englobaient tous, même leurs bébés et leurs petits enfants ; Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était l'homme qui avait les meilleures qualités, il nous fréquentait et se mélangeait à nous ; et j'avais un frère âgé de trois ans qui avait été sevré, que l'on appelait "Abou 'Oumayr" ; et lorsqu'il nous rendait visite, il plaisantait avec lui et il le faisait rire ; un jour, il nous rendit visite, et il le trouva triste, alors il dit :

(O Oum Soulaym ! Pourquoi je vois que ton fils Abou 'Oumayr est triste ?). Elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Son Nourayr [petit oiseau] avec lequel il jouait est mort". Il se dirigea vers lui, il se mit à passer sa main sur sa tête, et il dit :

(O Abou 'Oumayr ! Qu'a fait le Nourayr ? O Abou 'Oumayr ! Qu'a fait le Nourayr ?).

 

 

Mahmoud ibn Ar-Rabi'î (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"J'ai mémorisé du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) un peu d'eau qu'il me lança de sa bouche sur mon visage, qu'il avait pris du seau d'un puits qui se trouvait dans notre maison, alors que j'avais cinq ans".

 

Observez comment cette plaisanterie amusante s'est implantée dans la conscience de Mahmoud ; et nous sommes étonnés de voir comment il est descendu (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) de son souci au souci d'un enfant en l'interrogeant sur son Nourayr, et comment il a plaisanté avec un enfant en lui lançant de l'eau de sa bouche sur son visage.

 

Comme ses enfants se sentaient-ils proches du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) !

Et quel était le sentiment de ses compagnons lorsqu'ils voyaient l'importance que leur prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) donnait à leurs enfants !

 

Et lorsqu'il rendait visite à quelqu'un parmi ses compagnons et qu'il mangeait chez lui, il invoquait Allah (qu'Il soit exalté) pour eux et il demandait la bénédiction pour eux ; il rendit visite à Sâad ibn 'Oubaadah (qu'Allah soit satisfait de lui), et il lui apporta du pain et de l'huile, alors il mangea (qu'Allah le bénisse et le salue), ensuite il dit :

(Les jeûneurs ont rompu le jeûne chez vous, les pieux ont mangé votre nourriture, et les anges ont prié sur vous).

Et il rendit visite à Bousr ibn Abi Bousr (qu'Allah soit satisfait de lui) ; lorsqu'il s'approcha de sa maison, Bousr et son épouse sortirent, ils allèrent à la rencontre du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) et ils lui souhaitèrent la bienvenue ; ensuite, ils posèrent pour lui un matelas qu'ils avaient, il s'assit sur le matelas, et Bousr dit à son épouse :

-"Apporte ta nourriture".

Elle apporta un plat dans lequel il y avait de la farine qu'elle avait mélangé à de l'eau et du sel, elle le posa devant le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) mangea et ils mangèrent avec lui, et il en resta un peu ; ensuite, le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(O Seigneur ! Pardonne-leur, fais-leur miséricorde, Bénis-les, et augmente leurs moyens de subsistance).

 

 

Et il rendit visite (qu'Allah le bénisse et le salue) à Djaabir ibn Abdoullah (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) chez lui, alors Djaabir dit à sa femme :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) vient aujourd'hui au milieu de la journée, alors ne cause pas de tort au messager d'Allah, ne lui parle pas et ne l'interroge pas". Ensuite, il égorgea pour le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) une chevrette grasse qu'il avait ; lorsqu'il l'a posa devant lui, il le regarda (qu'Allah le bénisse et le salue) et il dit :

(O Djaabir ! C'est comme si tu connaissais notre amour pour la viande !). Puis, il mangea, lui et ceux qui étaient avec lui ; et lorsqu'il voulut sortir par la porte, la femme de Allah soit satisfait de lui) a dit : Djaabir l'appela, et elle était cachée dans un côté de la maiso n, elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Prie sur moi et sur mon mari, qu'Allah prie sur toi !". Alors il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Qu'Allah prie sur toi et sur ton mari !). Après cela, Djaabir lui dit :

-"Ne t'avais-je pas interdit de parler au messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ?". Elle dit :

-"Pensais-tu qu'Allah ferait venir le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dans ma maison, ensuite il sortirait sans que je lui demande de prier sur moi et sur mon mari avant qu'il ne sorte ?!".

 

La vie des nobles compagnons était remplie de ses prières, de ses bénédictions et de ses invocations (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), et la générosité d'Allah (qu'Il soit exalté) sur eux, grâce à Son prophète, était grande !

 

 

Ses visites (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) étaient une joie pour leurs cœurs, un honneur pour les adultes et une bienfaisance pour les enfants, ainsi qu'une prière et une bénédiction sur eux ; elles étaient remplies d'enseignement et d'orientation, et elles étaient une formation des valeurs prophétiques dans leurs cœurs avec cette grande méthode d'éducation prophétique dans l'enseignement.

 

Abdoullah ibn 'Aamir ibn Rabi'âah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) est venu chez nous alors que j'étais un enfant ; je voulus sortir pour jouer, et ma mère dit : [O Abdoullah ! Viens prendre]. Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) lui dit : (Et que veux-tu lui donner ?). Elle dit : [Je veux lui donner des dattes]. Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit : (Si tu ne l'avais pas fait, un mensonge aurait été inscrit contre toi)".

 

Cette orientation pour la mère est une inscription profonde de la valeur de la sincérité dans le cœur de l'enfant ; regarde comment il l'a comprise et il l'a rapportée à la communauté de son prophète après cela, jusqu'à ce qu'elle me parvienne, ainsi qu'à toi, aujourd'hui !

 

Il rendit visite (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à Sâad ibn 'Oubaadah (qu'Allah soit satisfait de lui) ; lorsqu'il fut dans son assemblée, Bachir ibn Sâad (qu'Allah soit satisfait de lui) lui dit :

-"Allah nous a ordonné de prier sur toi, ô Messager d'Allah ; alors comment devons-nous prier sur toi ?". Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se tut jusqu'à ce qu'ils souhaitent qu'il ne l'ait pas interrogé, ensuite il dit :

(Dites : O Seigneur ! Prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, comme Tu as prié sur Ibrahim ; et bénis Mohammed et la famille de Mohammed, comme Tu as béni la famille d'Ibrahim, dans l'univers, Tu es certes digne de louange et de gloire ; et le salut est comme vous le savez déjà).

 

Et tu peux être étonné de ce silence du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) en tant que preuve ; les esprits en furent très troublés, et ils devinrent stimulés afin de voir quelle serait sa réponse ; et lorsqu'il leur répondit, ceci fut conforme à un souhait et à un désir qui les empêchèrent d'oublier la réponse après cela ; alors bénédictions et salutations d'Allah sur le meilleur enseignant qui ait enseigné aux gens le bien.

 

 

Et lorsqu'il rendit visite à 'Itbaane ibn Maalik (qu'Allah soit satisfait de lui), beaucoup d'hommes se rassemblèrent dans sa maison, et un homme parmi eux dit :

-"Qu'a fait Maalik ibn Ad-Doukhchoum ? Je ne le vois pas". Un homme parmi eux dit :

-"C'est un hypocrite, il n'aime pas Allah et Son messager". Alors le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(Ne dis pas cela, ne vois-tu pas qu'il a dit : Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, en recherchant avec cela la satisfaction d'Allah). Il dit :

-"Allah et Son messager savent mieux ; mais nous, je jure par Allah que nous voyons que son amour et sa conversation ne sont que pour les hypocrites". Et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Allah a interdit à l'enfer quiconque a dit : Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, en recherchant avec cela la satisfaction d'Allah).

 

Regarde comment il a fait (qu'Allah le bénisse et le salue) que cette assemblée soit une éducation pour la protection de l'honneur du musulman pendant son absence, et pour attirer l'attention sur les côtés positifs de chaque personne, et le plus important est : le fait de franchir la porte de la croyance en l'unicité d'Allah : " ne vois-tu pas qu'il a dit : Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah".

 

Si seulement je savais comment serait la pureté de nos assemblées, si nous n'y mentionnions pas la médisance de celui qui a dit : "Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah" !

 

La visite aux malades

 

Parmi ses visites : la visite aux malades, car la présence de l'Elu (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était soulageante et réconfortante pendant les moments de douleur et les tourments de la maladie.

 

Sâad ibn 'Oubaadah (qu'Allah soit satisfait de lui) se plaignit d'une douleur, alors le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) vint lui rendre visite avec Abderrahmaane ibn 'Awf, Sâad ibn Abi Waqqaasse et Abdoullah ibn Mass'ôud (qu'Allah soit satisfait d'eux) ; lorsqu'il entra dans la chambre où il était, il trouva qu'il s'était évanoui et sa famille était autour de lui, alors il dit : (Est-il mort ?). Ils dirent :

-"Non, ô Messager d'Allah !". Et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) pleura, lorsque les gens virent que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pleurait, ils pleurèrent ; ensuite, il dit :

(N'entendez-vous pas ! Allah ne punit pas pour la larme de l'œil, ni pour la tristesse du cœur, mais il punit pour ceci, - et il montra sa langue -, ou Il fait miséricorde).

 

Voilà la miséricorde de ton prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dont les larmes coulent de ses yeux, parce qu'un de ses compagnons s'est évanoui !

 

Si seulement je savais quelle fut la situation de Sâad ibn 'Oubaadah après qu'il ait repris conscience et qu'il se soit remis de sa maladie, et qu'il ait su que le messager d'Allah avait pleuré à cause de sa condition !

 

 

Quel fut l'effet de cela sur ses enfants, sur ses proches parents et sur ceux qui étaient autour de lui, de voir le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) réagir de cette manière avec eux, et se joindre à eux avec son sentiment et ses émotions, comme si leurs douleurs se trouvaient dans son corps et leurs tristesses se trouvaient dans son cœur ?!

 

C'est la miséricorde du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) par laquelle son Créateur, L'Omniscient, l'a décrit ; Il a dit (qu'Il soit exalté) :

{Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants} [Le repentir : 128].

 

De même que sa visite à Djaabir ibn Abdoullah (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) ; Djaabir a dit :

-"Je suis tombé malade, alors le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) vint me rendre visite avec Abou Bakr en marchant, alors que j'étais dans ma tribu Banou Salimah ; il me trouva évanoui, j'avais perdu connaissance ; le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) fit les ablutions, ensuite il m'aspergea avec l'eau de ses ablutions, alors je repris connaissance et je vis le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ; je dis : [O Messager d'Allah ! Comment dois-je faire en ce qui concerne mon argent, parce que je n'ai pas d'enfants, ni de parents, qui héritent de moi ?] ; alors, il ne me répondit rien, jusqu'à ce que le verset sur l'héritage descende. 

 

 

Il te reste à savoir que Djaabir (qu'Allah soit satisfait de lui) qui interrogea le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sur le partage de son argent, n'est pas mort pendant sa maladie, il vécut après la mort du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) environ soixante-dix ans, et cette scène resta présente dans son cœur !

Et observe : "alors je repris connaissance et je vis le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue)", c'est comme s'il le regardait à ce moment-là et qu'il vivait cette surprise.

 

Il n'y a rien qui ait plus d'effet dans les cœurs des gens que d'être proche d'eux pendant leur douleur et leur faiblesse ; et notre prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était ainsi avec ses compagnons ; il était présent au moment de la douleur pour les conforter, ou au moment de la joie pour les égayer, alors son amour s'imprégna dans leurs cœurs.

 

Dans les jardins de Médine

 

 

Parfois, il allait (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à certains jardins de Médine pendant ses visites, il se mettait à l'ombre sous les arbres de ces jardins, et il s'y asseyait avec ses compagnons les plus proches de lui ; alors, il allait à "Bayrouhaa" qui est un jardin d'Abou Talhah Al-Ansaari (qu'Allah soit satisfait de lui), il y entrait, il se mettait sous l'ombre de ses arbres et il buvait d'une eau douce qui s'y trouvait ; ce jardin faisait face à la mosquée du côté Nord ; il a été enterré à notre époque et il est entré dans l'agrandissement de la mosquée du prophète.

 

Parfois, il allait dans d'autres jardins des Ansars, comme par exemple :

Ce qu'Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté en disant :

-"Nous étions assis autour du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue), Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) étaient avec nous dans un groupe d'hommes ; alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se leva en nous laissant, ensuite il s'attarda, et nous craignîmes qu'il ne subisse un préjudice ; nous fûmes effrayés et nous nous levâmes ; je fus le premier à être effrayé, et je sortis pour chercher le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) jusqu'à ce j'arrive devant un mur des Ansaars appartenant à Banou An-Nadjaar ; alors je tournais autour du mur pour voir si je pouvais trouver une porte, et je n'en trouvais pas ; ensuite, je vis un ruisseau qui entrait à l'intérieur du mur provenant d'un puits extérieur, alors je me suis abaissé afin de pouvoir entrer comme le fait le renard, et je suis entré où se trouvait le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue), et il dit :

(Abou Houréïrah !) ; je dis :

-"Oui, ô Messager d'Allah !". Alors il me donna ses sandales et il dit :

(Va avec mes deux sandales, et toute personne que tu rencontres derrière ce mur qui atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, avec certitude dans son cœur, alors annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis).

 

Parfois lorsqu'il allait à Qoubah, il allait au puits "Arisse" ; c'est un puits qui est situé à l'Ouest de la mosquée de Qoubah, et c'est dans ce puits qu'est tombée la bague du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant le califat d'Othmaane (qu'Allah soit satisfait de lui) ; on ne put pas la sortir du puits, et les générations des musulmans et les pays de l'Islam l'ont préservé, ensuite il fut enterré à notre époque.

Parmi les récits concernant ce puits, ce qu'Abou Moussaa Al-Ach'âari (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté, il a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) entra dans l'endroit où se trouvait le puits "Arisse", et je m'assis à côté de la porte qui était fabriquée en branches de palmier jusqu'à ce que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) finisse ses besoins naturels et fasse les ablutions ; ensuite, j'allais le voir et je le trouvais assis sur le bord élevé autour du puits ; il avait découvert ses jambes, il les avait laissées pendre dans le puits et il avait dans main un bâton avec lequel il frappait entre l'eau et la terre ; alors je l'ai salué, ensuite je suis parti et je me suis assis à côté de la porte, et je dis :

-"Aujourd'hui, je serai le portier du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue)", et il ne me l'avait pas ordonné. Alors, Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) vint pour demander la permission d'entrer, et il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Donne-lui la permission d'entrer et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis).

Il loua Allah, il entra et il s'assit avec le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à sa droite sur le bord du puits. Ensuite, Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) vint pour demander la permission d'entrer, il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Donne-lui la permission d'entrer et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis).

Il loua Allah, il entra et s'assit avec le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) à sa gauche sur le bord du puits. Ensuite, Othmaane (qu'Allah soit satisfait de lui) vint pour demander la permission d'entrer, il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Donne-lui la permission d'entrer et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis, avec un malheur qui l'atteindra).

Je vins et je lui dis :

-"Entre, et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) t'annonce la bonne nouvelle du Paradis, avec un malheur qui t'atteindra".

Il loua Allah, ensuite il dit :

-"Qu'Allah m'aide ! O Seigneur, la patience". Ensuite, il entra et trouva que le bord du puits était rempli, alors il s'assit en face d'eux sur l'autre côté".

 

 

En allant dans les jardins de Médine, il trouvait (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) le repos, la fraicheur sous l'ombre de leurs arbres contre la chaleur brûlante de Médine, l'assouplissement de la vie, le renouvellement du rythme de l'activité quotidienne, la joie pour les propriétaires des jardins de voir le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) venir dans les murs de leurs jardins, alors ils étaient touchés par sa bénédiction et sa pureté, et il est celui qui est béni partout où il trouve (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille).

 

Le repos de la sieste

 

Pendant la matinée, le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) allait à la maison de son épouse chez qui il était pendant sa journée ; lorsqu'il entrait chez lui, la première chose qu'il faisait, était : se brosser les dents avec le siwaak et saluer les habitants de la maison ; ensuite, il priait la prière d'Ad-Dhouhaa en accomplissant quatre rakâats, et parfois il augmentait en priant six ou huit rakâats.

 

Parfois il se trouvait en présence de nourriture, alors il en mangeait ; s'il n'avait pas mangé le matin, et qu'on lui proposait de la nourriture pendant qu'il jeûnait, il rompait le jeûne ; un jour, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) lui dit :

-"O Messager d'Allah ! On nous a offert un cadeau, - ou un visiteur est venu nous voir -, et j'ai caché quelque chose pour toi". Il dit :

(Qu'est-ce que c'est ?). Elle dit :

-"Du (Haysse), - qui est une nourriture faite de fromage, de beurre fondu et de dattes, que l'on mélange -". Il dit :

(Apporte-le). Alors, elle l'apporta, il mangea, ensuite il dit :

(Je m'étais réveillé en jeûnant).

 

 

Une fois, il entra et il vit son épouse Djouwayriyah (qu'Allah soit satisfait d'elle) à l'endroit où elle priait, elle évoquait Allah (qu'Il soit exalté) ; il était déjà entré le matin, et il la trouva dans la même situation, alors il dit :

(Tu es toujours dans la même situation que celle dans laquelle je t'ai laissé ?). Elle dit :

-"Oui". Il dit :

(J'ai dit après toi quatre paroles trois fois, si elles étaient pesées avec ce que tu as dit depuis ce matin, elles auraient pesé plus lourd : "Gloire et pureté, ainsi que la louange à Allah, autant de fois que l'univers compte de Ses créatures, autant de fois pour Le satisfaire, égal au poids de Son Trône et au nombre indéterminé de Ses paroles").

 

 

Et c'était le moment qu'il passait seul avec sa famille chez lui.

 

Parfois, certaines femmes croyantes venaient le voir pour l'interroger à propos des affaires de leur religion, parmi les choses qu'elles n'osaient pas demander devant les hommes, et la question étaient posée en présence des mères des croyants ; alors, elles ont mémorisé pour la communauté ces décisions juridiques prophétiques qui concernent les femmes en particulier.

 

Un jour, une des femmes des Ansaars vint le voir chez Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et elle l'interrogea à propos du bain rituel après les règles, alors il dit :

(Vous prenez votre eau et vos feuilles de sidre ; vous vous purifiez convenablement, ensuite vous versez de l'eau sur votre tête, vous frottez votre tête avec force, jusqu'à ce que vous atteigniez le cuir chevelu ; ensuite, vous versez l'eau sur vous ; ensuite, vous prenez un morceau de coton que vous parfumez avec du musc, et vous vous purifiez avec ce coton). La femme dit :

-"Comment se purifie-t-elle avec ce morceau de coron ?". Alors il dit :

(Gloire et pureté à Allah ! Vous vous purifiez avec ce morceau de coton). Il eut honte et il ne répondit pas ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Lorsque je vis qu'il avait honte, j'ai attiré la femme vers moi et j'ai dit : [Tu le passes sur les traces de sang], il entendit et il ne désapprouva pas".

 

 

Oum Soulaym vint le voir (qu'Allah le bénisse et le salue) pendant qu'il était chez son épouse Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait de lui), et elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Si la femme voit en rêve que son mari a des rapports sexuels avec elle, doit-elle prendre le bain rituel ?". Oum Salamah dit :

-"Que tu deviennes pauvre, Oum Soulaym !".

Et les femmes qui étaient chez le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) rirent ; alors Oum Soulaym dit :

-"Allah n'a pas honte de la vérité, et que nous interrogions le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) à propos de ce que nous ne connaissons pas est meilleur que nous soyons aveugles sans le connaitre !". Et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit à Oum Salamah pour secourir Oum Soulaym :

(Mais que toi, tu deviennes pauvre ! La meilleure d'entre vous est celle qui interroge à propos de ce qui la concerne. Oui, ô Oum Soulaym, elle doit prendre le bain rituel si elle voit l'eau) [c'est-à-dire : si elle a éjaculé]. Et Oum Salamah dit :

-"O Messager d'Allah ! Est-ce que la femme éjacule ?" [A-t-elle du sperme ?]. Alors, le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Et comment son enfant peut-il lui ressembler ? Elles sont les sœurs germaines des hommes).

 

Et les femmes des Ansars (qu'Allah soit satisfait d'elles) osaient poser des questions et recherchaient l'éclaircissement, jusqu'à ce qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dise :

-"Que les femmes des Ansaars sont excellentes ! La pudeur ne les a pas empêché d'apprendre la religion".

 

Parfois, certains parmi ses compagnons les plus proches lui rendaient visite à ce moment-là pour une affaire qui leur arrivait :

 

Un jour, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était couché sur son lit chez lui, il portait un vêtement qui appartenait à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et il avait les cuisses ou les tibias découverts ; alors Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) vint et demanda la permission d'entrer ; il lui donna la permission d'entrer alors qu'il était dans cette situation ; et il lui accomplit son affaire, et il s'en alla. Ensuite Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) vint et demanda la permission d'entrer ; il lui donna la permission d'entrer alors qu'il était dans cette situation ; et il lui accomplit son affaire, et il s'en alla. Ensuite, Othmaane (qu'Allah soit satisfait de lui) vint et demanda la permission d'entrer ; alors il s'assit (qu'Allah le bénisse et le salue), il se couvrit avec ses vêtements, et il lui donna la permission d'entrer ; il entra et le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) lui parla, il accomplit son affaire, et il s'en alla.

Alors, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dit :

-"O Messager d'Allah ! Abou Bakr est entré, tu n'as pas changé de position et tu n'y as pas prêté attention. Ensuite, Omar est entré, tu n'as pas changé de position et tu n'y as pas prêté attention. Ensuite, Othmaane est entré, alors tu t'es assis et tu t'es recouvert avec tes vêtements ?". Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Ne vais-je pas avoir honte d'un homme dont les anges ont honte ! Othmaane est un homme pudique, et j'ai crains que si je lui donne la permission d'entrer dans cette situation, il ne me parle pas de ce dont il avait besoin).

 

 

Et lorsqu'il était seul avec son épouse chez lui, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a décrit sa situation, elle a dit :

-"Lorsqu'il était seul avec sa famille chez lui, il était l'homme le plus doux et le plus généreux ; il était un homme parmi vos hommes sauf qu'il riait et souriait toujours ; il n'était qu'un homme parmi les hommes ; il était au service de sa famille, il raccommodait ses sandales, il cousait ses vêtements, il trayait sa brebis, il s'occupait de ses affaires lui-même, et il travaillait chez lui comme l'un d'ente vous travaille chez lui".

 

C'est un aspect parmi les aspects d'incorporation conjugale dans la vie du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ; il n'y avait pas dans sa maison, qui était une seule chambre dont les côtés étaient proches les une des autres, ce qui nécessitait qu'il aide sa famille afin qu'il soit au service de sa famille, mais ce sont les grandes qualités morales, étant donné qu'il s'associait à sa famille pour leur travail, afin de leur faire ressentir que la maison est leur maison à tous, tout comme la vie est leur vie à tous.

 

Combien de messages ce geste prophétique renferme-t-il concernant l'attention conjugale et le bon accueil de la vie conjugale ! Alors bénédictions d'Allah sur celui qui était le meilleur des hommes pour les gens et le meilleur des hommes pour sa famille !

 

Et tout comme il y avait dans sa maison un espace vaste pour l'amour et la miséricorde, il y avait aussi un espace vaste pour la gentillesse, la gaieté, la spontanéité de la vie et sa distraction.

Un jour Sawdah (qu'Allah soit satisfait d'elle) rendit visite à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dans sa chambre, alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) s'assit entre elle et Aïcha, et il posa une de ses jambes dans les bras d'Aïcha et l'autre jambe dans les bras de Sawdah ; et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) avait fait de la soupe, elle dit à Sawdah :

-"Mange". Elle refusa et dit :

-"Je n'en ai pas envie, et je ne mange pas". Elle dit :

-"Mange ou je vais salir ton visage". Elle refusa, alors elle prit avec sa main quelque chose du plat et elle lui salit son visage ; alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) rit et leva sa jambe des bras de Sawdah (qu'Allah soit satisfait d'elle) afin qu'elle se défende, et il prit le plat avec sa main pour elle et dit :

(Salis son visage). Alors elle prit quelque chose du plat et elle salit le visage d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elles) , pendant que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) riait de ce qu'elles avaient fait ; et pendant qu'ils riaient tous, et que les emportements de la joie bruyante retentissaient dans la chambre du prophète, ils entendirent la voix d'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) qui appelait dans la mosquée :

-"O Abdoullah ibn Omar ! O Abdoullah ibn Omar !". Alors le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dit :

(Levez-vous et lavez-vous le visage, parce que je pense qu'Omar va entrer). Et Omar vint, et dit :

-"Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi, ô prophète ! Que la paix soit sur vous ! Puis-je entrer ?". Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(Entre, entre).

 

 

Cette joie et cette plaisanterie étaient une activité dans l'espace vaste que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) avait établi comme domaine pour la vie ; il y a dans notre religion un temps libre pour l'amusement.

 

Il faisait la sieste jusqu'à l'approche de la prière d'Ad-Dhouhr ; il faisait sa sieste dans ses maisons et chez ses épouses ; et il n'entrait pas où se trouvaient les femmes, il n'entrait que dans les endroits où se trouvaient ses épouses, sauf Oum Soulaym (qu'Allah soit satisfait d'elle), car il entrait où elle se trouvait et il faisait la sieste chez elle, et elle fait partie des femmes dont il est le mahram ; et on lui parla de cela, alors il dit :

(Je suis son mahram, son frère est mort avec moi) [C'est-à-dire qu'il est mort en obéissant au prophète (qu'Allah le bénisse et le salue), car il était parti dans une expédition sur l'ordre du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) ; et il est dit qu'elle est sa tante par allaitement].

 

Parfois, il entrait et dormait sur son lit alors qu'elle n'était pas dans sa maison ; un jour, on vint la voir et on lui dit :

-"C'est le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) qui dort sur ton lit". Elle vint, c'était en été, et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) avait transpiré jusqu'à ce que sa transpiration coule sur un morceau de peau tannée sur le lit ; alors elle se mit à sécher cette transpiration et à l'essorer dans une bouteille ; il se réveilla pendant qu'elle faisait cela, et il dit :

(Que fais-tu, ô Oum Soulaym ?). Elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Je mets ta transpiration dans mon parfum, en espérant obtenir sa bénédiction pour mes enfants". Il dit :

(Tu as bien fait). Et il invoqua Allah (qu'Il soit exalté) pour elle.

 

A Qoubaa

 

Il allait (qu'Allah le bénisse et le salue) pendant la matinée à Qoubaa tous les samedis en chameau ou en marchant, et il priait dans la mosquée ; parfois les habitants de Qoubaa, qui sont Banou 'Awf ibn Al-Haarith, venaient le voir dans la mosquée ; ils le saluaient pendant qu'il priait, et il leur faisait signe de la main. 

 

Lorsqu'il allait à Qoubaa, il faisait la sieste chez Oum Haraam la fille de Milhaane, qui est la sœur d'Oum Soulaym et l'épouse d'Oubaadah ibn As-Saamit (qu'Allah soit satisfait d'eux) ; et elle fait partie des femmes de qui il est le mahram (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille).

 

Un jour, il entra chez elle ; elle lui donna à manger et elle se mit à examiner ses cheveux, alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dormit ; ensuite, il se réveilla en riant, elle dit :

-"Qu'est-ce qui te fait rire, ô Messager d'Allah ?". Il dit :

(Des gens de ma communauté que j'ai vus en rêve dans une expédition dans le chemin d'Allah, ils navigueront au milieu de cette mer comme des rois sur les trônes). Elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il fasse que je sois parmi eux".

Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) invoqua Allah (qu'Il soit exalté) pour elle ; puis il posa sa tête ; ensuite il se réveilla en riant, et elle dit :

-"Qu'est-ce qui te fait rire, ô Messager d'Allah !". Il dit :

(Des gens de ma communauté que j'ai vus en rêve en expédition dans le chemin d'Allah). Comme il avait dit la première fois ; elle dit :

-"O Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il fasse que je sois parmi eux". Il dit :

(Tu fais partie des premiers).

Alors elle navigua sur la mer à l'époque de Mou'âawiyah ibn Abi Soufyaane (qu'Allah soit satisfait de lui), elle tomba de sa monture lorsqu'elle sortit de la mer, et elle mourut en martyr (qu'Allah soit satisfait d'elle).

 

 

Que ces bonnes nouvelles prophétiques sont belles !

Le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) en parle alors qu'il est dans un petit village dans une partie de la péninsule arabique, alors qu'ils n'étaient pas nombreux et dans une situation de pauvreté ; il annonce la bonne nouvelle que sa communauté naviguera sur la mer des Romains (la mer méditerranée), qui est la mer la plus éloignée de Médine ; et ils seront dans une situation de force et de gloire, comme les rois sur les trônes.

 

Et les arabes n'étaient pas des navigateurs, et à plus forte raison ils n'étaient pas parmi ceux qui combattent sur la mer !

 

On ne sait pas de quoi il faut être le plus étonné : de cette bonne nouvelle prophétique qui dépasse les limites des capacités, des perspectives et des conditions des alentours ?! Ou de cette conviction d'Oum Haraam (qu'Allah soit satisfait d'elle) en recevant la bonne nouvelle ?! Car elle n'a pas demandé : Comment cela se produira, et nous aussi ? Et quand cela se produira-t-il ? Mais elle s'est empressée de dire : "Invoque Allah afin qu'Il fasse que je sois parmi eux". Et c'est comme si elle voyait la scène de ses propres yeux.

 

Les après-midis du messager

(Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille)

 

Lorsque le soleil était au zénith, Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) faisait l'appel à la prière d'Ad-Dhouhr ; alors, il se réveillait de sa sieste (qu'Allah le bénisse et le salue) s'il était encore endormi, et il répondait au muezzin en disant la même chose que lui ; il faisait les ablutions s'il avait besoin de faire les ablutions, ensuite il priait quatre rakâats chez lui ; et il disait :

(C'est une heure où les portes du ciel sont ouvertes, et j'aime qu'une bonne action monte pour moi à ce moment).

 

Ensuite, il attendait la prière chez lui ; parfois, certains de ses petits enfants se trouvaient chez lui, comme Al-Hassan et Al-Housseïn les deux fils de Fatima (qu'Allah soit satisfait d'elle), ou Oumaamah la fille de sa fille Zaynab (qu'Allah soit satisfait d'elle) ; et il s'amusait avec eux jusqu'à ce que Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) lui demande la permission de faire l'Iqaamah [l'appel pour le début de la prière], alors il sortait.

 

 

Parfois, il embrassait une de ses épouses en sortant pour accomplir la prière ; après qu'il soit sorti, Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) faisait l'Iqaamah, et les compagnons se levaient lorsqu'ils le voyaient.

 

Parfois, son apparence les surprenait lorsqu'il sortait vers eux en portant Al-Hassan et Al-Housseïn (paix sur eux), ou en portant sa petite-fille Oumaamah, sur son cou ; parfois, il posait l'enfant à côté de lui et il priait.

 

Une fois, il sortit en portant Al-Hassan ou Al-Housseïn ; il avança et le posa, ensuite il fit le Takbir du début de la prière, et il commença la prière ; pendant sa prière, il se prosterna et il prolongea la prosternation ; Chaddaad ibn Haad (qu'Allah soit satisfait de lui) leva sa tête, et il vit que l'enfant était sur le dos du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant qu'il était prosterné ; lorsque le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) termina sa prière, les gens dirent :

-"O Messager d'Allah ! Tu t'es prosterné en faisant une longue prosternation, jusqu'à ce que nous pensâmes qu'il s'était produit quelque chose, ou que tu recevais la révélation !". Il dit :

(Il ne s'est rien passé de cela ; mais mon petit-fils est monté sur moi, et je n'ai pas voulu le faire s'empresser jusqu'à ce qu'il termine de faire ce qu'il voulait).

 

Parfois il priait en ayant la petite fille sur son épaule ; lorsqu'il s'inclinait, il la posait ; et lorsqu'il se levait, il la relevait ; comme il a fait en portant Oumaamah la fille de Zaynab (qu'Allah soit satisfait d'elle).

 

Il priait la prière d'Ad-Dhouhr dès le début de son heure, et il récitait dans les deux premières rak'âats environ trente versets dans chaque rak'âat ; il prolongeait la première rak'âat et diminuait la deuxième ; et il récitait dans les deux autres rak'âats la moitié de ce qu'il récitait dans les deux premières.

 

Parfois, il prolongeait la prière jusqu'à ce que la prière commence, et quelqu'un pouvait aller au Baqî [le cimetière de Médine], faire ce qu'il voulait y faire ; ensuite il allait chez lui, il faisait les ablutions, et il venait à la mosquée alors que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était dans la première rak'âat parce qu'il la prolongeait.

 

Il récitait à voix basse dans sa prière, et ils connaissaient sa récitation en voyant sa barbe bouger ; et parfois, il entendait un verset ou deux de ce qu'il récitait.

 

 

Lorsqu'il terminait la prière, il se dirigeait vers ses compagnons ; s'il était arrivé quelque chose ou qu'un événement s'était produit, il parlait aux gens après la prière d'Ad-Dhouhr, car c'est l'heure où les gens étaient rassemblés, étant donné qu'ils s'étaient réveillés de leur sieste ; donc, le rassemblement à cette heure était plus grand, et les cœurs étaient apaisés et conscients de ce qu'il disait (qu'Allah le bénisse et le salue).

 

Comme son sermon lorsque la délégation des gens affligés vint à Médine ; il vit qu'ils étaient affamés et pauvres, alors il monta sur la chaire et fit un sermon après la prière d'Ad-Dhouhr ; il loua Allah (qu'Il soit exalté), il fit Son éloge, et dit :

(Allah a fait descendre dans Son Livre : {O Hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement} [Les femmes : 1] ; {O Vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu'elle a avancé pour demain. Et craignez Allah, car Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites} [L'exode : 18]. Que chaque homme fasse l'aumône de son dinar, de son dirham, de son vêtement, de son boisseau de blé, de son boisseau de datte), jusqu'à ce qu'il dise : (Et même si c'est la moitié d'une datte).

Alors, il exhorta les gens à donner l'aumône et il les y incita.

 

Et comme son sermon le jour où Ibn Al-Loutbiyah (qu'Allah soit satisfait de lui) vint le voir après avoir accompli un travail dont il l'avait chargé ; il dit :

-"O Messager d'Allah ! Ceci est pour vous, et on m'a donné ceci en cadeau". Alors, il fit un sermon après la prière d'Ad-Dhouhr ; il prononça l'attestation de la foi, loua Allah (qu'Il soit exalté), il fit Son éloge comme il sied à Sa magnificence, ensuite il dit :

(Je confie à l'homme parmi vous un travail dont Allah m'a donné la responsabilité, ensuite il vient et dit : "Ceci est pour vous, et ceci est un cadeau que l'on m'a donné". Ne valait-il pas mieux qu'il reste assis dans la maison de son père et de sa mère jusqu'à ce que son cadeau lui vienne ! Je jure par Celui qui détient l'âme de Mohammed dans Sa main, que si l'un d'entre vous prend quelque chose illégalement, il rencontrera Allah le jour du jugement en portant cette chose, et je reconnaitrai l'un d'entre vous qui rencontrera Allah en portant un chameau qui hurle, ou une vache qui meugle, ou une brebis qui crie).  Ensuite, il leva ses mains jusqu'à ce que l'on voie la blancheur de ses aisselles, et il dit :

(O Seigneur ! Ai-je transmis ? O Seigneur ! Ai-je transmis ? O Seigneur ! Ai-je transmis ?).

 

 

Une fois, il pria Ad-Dhouhr (qu'Allah le bénisse et le salue), et après qu'il ait fait la salutation finale de la prière, il monta sur la chaire, puis il parla de l'Heure [le jour du jugement], et il mentionna que de grands événements se produiront avant l'Heure ; ensuite, il dit :

(Quiconque veut m'interroger à propos de quelque chose, qu'il m'interroge, car je jure par Allah que pour toute chose que vous m'interrogerez, je vous en informerai, tant que je serai à ma place que voici).

 

Alors les gens pleurèrent beaucoup, et le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) ne cessait de dire : (Interrogez-moi).

Abdoullah ibn Houdhaafah  As-Sahmi (qu'Allah soit satisfait de lui) se leva et dit :

-"O Messager d'Allah ! Qui est mon père ?", et lorsqu'il se disputait avec quelqu'un, on l'attribuait à un autre que son père ; Il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Ton père est Houdhaafah).

Lorsque le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ne cessa pas de dire : (Interrogez-moi), Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) se mit à genoux et dit :

-"Nous sommes satisfaits d'Allah en tant que Seigneur, de l'Islam en tant que religion, et de Mohammed en tant que messager". Alors, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se tut lorsqu'Omar dit cela, ensuite il dit :

(Ce que vous détestez, s'approche de vous ; et je jure par Celui qui détient l'âme de Mohammed dans Sa main, le Paradis et l'enfer viennent juste de m'être présentés au milieu de ce mur, et je n'ai jamais vu de bien et de mal comme cela aujourd'hui ; et si vous connaissiez ce que je connais, vous ririez peu et vous pleureriez beaucoup).

Et les compagnons du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ne vécurent pas un jour plus difficile que celui-là, ils se recouvrirent leurs têtes et pleurèrent à voix haute en nasillant.

 

Et Il fit un sermon après la prière d'Ad-Dhouhr le jour où Maa'îz (qu'Allah soit satisfait de lui) fut lapidé ; il monta sur la chaire, il loua Allah et fit Son éloge, ensuite il dit :

(A Chaque fois que nous partons dans une expédition dans le chemin d'Allah, un homme s'occupe de notre famille, il crie comme le bouc crie au moment de l'accouplement, il donne à l'une d'entre elles un peu de lait [pour la tromper et avoir des rapports sexuels avec elle] ; je jure par Allah, je jure par Allah, que si on m'apporte un homme qui a fait cela, je le punirai) [En le lapidant ou en le fouettant]. Et il n'a pas demandé le pardon pour lui, et il ne l'a pas insulté [c-à-d : Maa'îz].

 

Et c'est comme si ce sermon, à ce moment-là, était pour l'affaire accidentelle et immédiate, qui ne pouvait pas être retardée jusqu'au vendredi.

 

Après la prière d'Ad-Dhouhr, il retournait (qu'Allah le bénisse et le salue) chez lui, et il priait deux rakâats, qui sont la sounnah d'Ad-Dhouhr.

 

Ensuite, il sortait (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pour voir ses compagnons ; parfois, il restait assis avec eux jusqu'à la prière d'Al-Asr, comme il est resté avec la délégation d'Abd Al-Qaysse depuis la prière d'Ad-Dhouhr jusqu'à la prière d'Al-'Asr.

 

Parfois, à cette heure-là, il allait accomplir certaines affaires des musulmans ; une fois, la nouvelle lui parvint que les habitants de Qoubaa, Banou 'Amr ibn 'Awf, s'étaient querellés, et ils s'étaient battus jusqu'à ce qu'ils se jettent des pierres les uns aux autres ; alors il pria la prière d'Ad-Dhouhr, ensuite il dit à ses compagnons :

(Venez avec moi afin que nous les réconciliions). Et il dit à Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) :

(Si la prière d'Al-'Asr arrive et que je ne suis pas encore retourné, ordonne à Abou Bakr de prier avec les gens).

 

Lorsque la prière d'Al-'Asr arriva, Bilal fit l'appel à la prière ; et lorsqu'il fut le moment de prière et que le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) n'était pas encore retourné, il alla voir Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) et dit :

-"O Abou Bakr ! Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) a été retenu et c'est l'heure de prier, alors peux-tu être l'imam pour les gens ?". Il dit :

-"Oui, si tu le veux". Et Bilal fit l'Iqaamah, Abou Bakr avança, il dit "Allahou Akbar", et les gens dirent : "Allahou Akbar" ; et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) vint en marchant dans les rangs jusqu'à ce qu'il se mit dans le rang ; alors, les gens se mirent à claquer des mains, et Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) ne se retournait pas dans sa prière ; mais lorsque les gens continuèrent à claquer des mains, il se retourna et vit le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ; il voulut reculer, et le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) lui fit signe de la main pour lui dire de rester à sa place ; et Abou Bakr leva ses mains vers le ciel, il loua Allah et fit Son éloge pour ce que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) lui avait ordonné de faire, ensuite il recula jusqu'à ce qu'il se mit dans le rang ; alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) avança et pria pour les gens ; lorsqu'il termina la prière, il se dirigea vers les gens et dit :

(O Gens ! Pourquoi avez-vous claqué des mains lorsqu'une chose s'est produite pendant votre prière ; le claquement des mains est pour les femmes ; lorsqu'une chose se produit pendant la prière de l'un d'entre vous, qu'il dise : "Soubhaanallah [Gloire et pureté à Allah]", car toute personne qui l'entend dire "Soubhaanallah", se retournera. O Abou Bakr ! Qu'est-ce qui t'a empêché de prier en étant l'imam pour les gens lorsque je t'ai fait signe ?). Alors, Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

-"Il n'était pas convenable qu'Ibn Abi Qouhaafah prie devant le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue)" [Ibn Abi Qouhaafah est le nom d'Abou Bakr].

 

 

Et comme lorsqu'il alla (qu'Allah le bénisse et le salue) à Al-Aswaaf au nord du Baq'î, chez les filles de Sâad ibn Ar-Rabi'î (qu'Allah soit satisfait d'eux), pour partager entre elles leur héritage de leur père ; et elles furent les premières femmes qui héritèrent de leur père dans l'Islam. Il alla chez elles pendant la matinée, et on lui apporta un petit déjeuner fait de pain et de viande qu'on lui avait préparé ; alors le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) mangea et les gens mangèrent avec lui ; ensuite, il fit les ablutions pour la prière d'Ad-Dhouhr et les gens firent les ablutions, puis il pria Ad-Dhouhr avec eux ; ensuite, il s'assit pour partager le reste de l'héritage pour elles jusqu'à ce que la prière arrive et qu'il finisse avec elles ; et ils lui apportèrent le reste de son petit déjeuner fait de pain et de viande, il mangea et les gens mangèrent avec lui ; ensuite, il se leva et pria Al-'Asr avec eux, il ne fit pas les ablutions, et personne parmi les gens ne fit les ablutions non plus.

 

 

Al-'Asr

 

Lorsque l'appel à la prière d'Al-'Asr était fait, il attendait jusqu'à ce que les gens soient rassemblés, et il exhortait à prier quatre rak'âats avant la prière d'Al-'Asr, il disait (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Qu'Allah fasse miséricorde à une personne qui a prié quatre rak'âats avant la prière d'Al-'Asr).

 

Après qu'ils soient rassemblés, il sortait et priait Al-'Asr ; il la priait au début de son heure pendant que le soleil était encore vif, et Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Personne ne s'empressait de prier la prière d'Al-'Asr plus vite que le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille). Et il récitait dans la prière d'Al-'Asr la moitié de ce qu'il récitait dans la prière d'Ad-Dhouhr".

 

Lorsqu'il terminait sa prière, il se dirigeait vers ses compagnons ; s'il voulait leur parler de quelque chose, il leur parlait ; un fois, il se dirigea vers eux après avoir terminé la prière d'Al-'Asr, et il dit :

(Je ne sais pas si je vous parle de quelque chose ou si je me tais ?). Ils dirent :

-"O Messager d'Allah ! Si c'est un bien, alors parle-nous. Et si c'est une autre chose que cela, alors Allah et Son messager savent mieux". Il dit :

(Tout musulman qui se purifie, et il complète la purification qui lui est imposée ; ensuite, il prie ces cinq prières, alors elles seront une expiation des péchés commis entre elles).

 

Et une fois, il pria Al-'Asr ; ensuite il se leva pour leur parler (qu'Allah le bénisse et le salue), et parmi ce qu'il dit :

(Quiconque parmi vous fait les ablutions, en les faisait complètement, ensuite il dit : "J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et que Mohammed est Son serviteur et Son messager", les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, et il entrera par celle qu'il veut. Et tout musulman qui fait les ablutions, en les faisant convenablement ; ensuite, il se lève et accomplit deux rak'âats, en se dirigeant avec son cœur et son visage dans ces deux rak'âats, il entrera au Paradis).

 

Il ne parlait pas beaucoup à ses compagnons après la prière d'Al-'Asr par rapport à la prière d'Ad-Dhouhr, à cause de la fatigue des gens, et parce qu'ils avaient besoin de partir pour achever leurs travaux et préparer leur diner.

 

Après qu'il ait terminé la prière d'Al-'Asr, il entrait chez ses épouses, et il leur rendait visite à toutes ; il approchait chaque femme parmi elles dans sa chambre, il les embrassait et il les caressait sans avoir de relations sexuelles avec elles [coït], jusqu'à ce qu'il termine avec celle avec qui il était ce jour-là, et il dormait chez elle.

 

Et parfois, elles se rassemblaient chez celle avec qui il était ce jour-là ; et il se peut que cela se produisait pendant les périodes où la journée était courte, étant donné que le temps après Al-'Asr n'était pas suffisant pour qu'il aille voir toutes ses épouses ; alors elles se rassemblaient chez celle avec qui il était. 

 

Une fois, elles se rassemblèrent chez Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et Zaynab la fille de Djahch (qu'Allah soit satisfait d'elle) vint ; lorsque le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) entra, il lui tendit sa main, et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dit :

-"C'est Zaynab !". Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) enleva sa main. Ensuite, elles parlèrent jusqu'à ce que leur voix s'élève, et l'Iqaamah fut fait ; Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) passa à ce moment-là, il entendit leur voix, et il dit :

-"Sors pour la prière, ô Messager d'Allah, et jette-leur de la terre dans leurs bouches".

Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sortit, et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dit :

-"Maintenant le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) terminera sa prière, ensuite Abou Bakr viendra et il fera de moi telle et telle chose".

Lorsque le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) termina sa prière, Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) vint la voir, il lui parla sévèrement, et il lui dit :

-"Fais-tu cela ?!".

 

Lorsqu'il entrait chez lui (qu'Allah le bénisse et le salue) après la prière d'Al-'Asr, il priait deux rak'âats, bien qu'il interdisait de prier après la prière d'Al-'Asr ; la raison est que la délégation d'Abd Al-Qaysse vint le voir (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pour lui annoncer leur conversion à l'Islam, et ils l'empêchèrent de prier les deux rak'âats après la prière d'Ad-Dhouhr parce qu'il était occupé avec eux, alors il les rattrapa après la prière d'Al-'Asr, ensuite il les confirma ; et lorsqu'il priait une prière, il la confirmait, jusqu'à ce qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dise :

-"Je jure par Celui qui a pris son âme, il ne les a pas délaissées, - c'est-à-dire : les deux rak'âats après la prière d'Al-'Asr -, jusqu'à ce qu'il rencontre Allah (Le Puissant et le Haut)".

Et en général, il passait la période après la prière d'Al-'Asr chez lui avec ses épouses.

 

Et tout comme dans son assemblée avec ses épouses, régnait la joie conjugale, c'était aussi une assemblée d'étude de science religieuse, de questions et de résolution des ambigüités ; le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) accueillait cela avec indulgence et d'une bonne manière ; une fois, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'interrogea à propos de la situation la plus difficile à laquelle il fit face dans son appel, sa transmission du message et son combat dans le chemin d'Allah, elle dit :

-"O Messager d'Allah ! As-tu connu un jour plus difficile que le jour de la bataille d'Ouhoud ?". Alors, il dit :

(J'ai rencontré beaucoup de difficultés avec ton peuple, et la situation la plus difficile que j'ai rencontrée avec eux fut le jour d'Al-'Aqabah, lorsque je me suis présenté à Ibn Abd Yaalil ibn Abd koulaal, et il n'accepta pas ce que je voulais ; alors je partis en étant affligé la tête baissée, et je ne suis revenu à moi-même qu'à Qarn Al-Tha'âalib [qui est Qarn Al-Manaazil, le Miqaate des habitants de Najd] ; et je levais la tête et je vis un nuage qui me recouvrit de son ombre ; je regardais et je vis l'ange Gabriel (paix sur lui) dans le nuage, il m'appela et dit :

-"Allah (Le Puissant et le Haut) a entendu la parole que ton peuple t'a dite et ce qu'ils t'ont répondu, et Il t'a envoyé l'ange des montagnes afin que tu lui ordonnes de leur faire ce que tu veux". Alors l'ange des montagnes m'appela et me salua, ensuite il dit :

-"O Mohammed ! Ordonne-moi ce que tu veux que je fasses, si tu le veux, j'abats sur eux les deux montagnes". Et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) lui dit :

(Non, j'espère plutôt qu'Allah fera sortir de leurs descendances des gens qui adorent Allah Seul, sans rien Lui associer). 

 

 

Cette conversation entre Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), étant donné qu'elle passa de ses préoccupations à ses soucis, et elle l'interrogea à propos du jour le plus difficile qu'il rencontra, alors que ce mélange sentimental entre deux époux est magnifique !

 

Et ceci fut la réjouissance des yeux de ce prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) que son Seigneur a honoré, alors il n'est pas mort jusqu'à ce qu'il se réjouisse et que son désir se réalise, et il vit les descendants de parents polythéistes qui adorent Allah, ne Lui associent rien, et qui répandent leur sang pour secourir le messager d'Allah et son messager.

 

Une fois, il parla à son épouse Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) en disant :

(Quiconque est jugé le jour du jugement, sera puni). Et tout ce qu'elle entendait et qu'elle ne connaissait pas, elle en parlait jusqu'à ce qu'elle le connaisse ; alors elle posa une question en disant :

-"Allah (Le Puissant et le Haut) n'a-t-il pas dit : {Celui q. ui recevra son livre en sa main droite, seEt ceci fut lAllah le bénisse et le salue), span style=et après quAllah le bénisse et le salue), span style=et après quAllah le bénisse et le salue), et après qua réjouissance des yeux de ce prophète (quEt ceci fut la réjouissance des yeux de ce prophète (qura soumis à un jugement facile} [Al-Inchiqaaspan style=q : 7-8]". Il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Ceci n'est pas le jugement, mais c'est la présentation [devant Allah] ; celui avec qui on discutera du jugement, sera puni).

 

Une fois, il parla à son épouse Hafsa (qu'Allah soit satisfait d'elle) en disant : 

(J'espère que toute personne qui a participé à la bataille de Badr et à Al-Houdaybiyah n'entrera pas en enfer si Allah (qu'Il soit exalté) le veut). Elle dit :

-"Mais si, ô Messager d'Allah !". Alors, il la réprimanda ! Elle dit :

-"Allah n'a-t-il pas dit : {Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [L'Enfer] : Car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable} [Marie : 71]". Et il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Ne L'as-tu pas entendu dire : {Ensuite, Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés} [Marie : 72] !).

 

Et cette révision entre l'Elu (qu'Allah le bénisse et le salue) et ses épouses (qu'Allah soit satisfait d'elles) ne pouvait se produire s'il n'avait pas stimulé l'éveil mental, ouvert les horizons de la réflexion, et fait que la révision et la réaction mentale soient le chemin de la satisfaction et de la conviction.

 

Parfois, certains parmi ses compagnons l'appelaient après la prière d'Al-'Asr à une affaire à laquelle ils voulaient qu'il assiste avec eux (qu'Allah le bénisse et le salue) ; un homme de la tribu Banou Salimah l'appela après la prière d'Al-'Asr, il dit :

-"O Messager d'Allah ! Nous voulons égorger un de nos chameaux, et nous voulons que tu y assistes".

Ceci faisait partie des occasions de joie parce qu'ils n'avaient pas beaucoup de viande. Alors, il dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Oui). Il partit, et certains parmi ses compagnons partirent avec lui ; ils trouvèrent que le chameau n'avait pas encore été égorgé ; alors on l'égorgea, ensuite on le coupa, puis on en cuisina une partie, et ils mangèrent avant que le soleil ne se couche.

 

 

Gloire à Allah ! Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) est parti un jour d'été chaud aux demeures de Banou Salimah, qui sont à l'endroit le plus éloigné au Nord de Médine et le plus éloigné de la mosquée, et je pense qu'il y est allé en marchand, afin qu'il participe avec eux à cette célébration et cette joie en égorgeant un chameau ; alors leur joie augmenta grâce à sa présence et à sa participation, et pour que l'événement se transforme de l'égorgement d'un chameau et le fait de le manger, en la présence du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) pour égorger le chameau et manger avec eux.

 

Combien de temps la tribu de Banou Salimah a-t-elle continué à parler de cet événement après qu'il se soit produit ?!

 

Que cette âme est affectueuse ! Que ces sentiments sont beaux ! Et c'est comme si le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) devançait toute occasion de joie afin qu'il augmente cette joie, et toute occasion de réjouissance afin qu'il augmente cette réjouissance !

 

Que la présence de ce prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était profonde dans la vie de ses compagnons !

 

Après le coucher du soleil

 

Après l'appel à la prière d'Al-Maghreb, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) n'attendait pas longtemps, ensuite il sortait pour accomplir la prière ; lorsqu'il sortait, il trouvait que ses compagnons étaient déjà arrivés et qu'ils priaient deux rak'âats avant Al-Maghreb, étant donné qu'il exhortait à prier ces deux rak'âats en disant :

(Priez deux rak'âats avant Al-Maghreb, priez deux rak'âats avant Al-Maghreb), ensuite il dit la troisième fois : (Pour celui qui le veut).

 

Ce sont deux rak'âats accomplies rapidement, étant donné qu'il y avait peu de temps entre l'appel à la prière d'Al-Maghreb et l'Iqaamah.

 

Lorsqu'il sortait, l'iqaamah était fait et il priait Al-Maghreb ; il priait Al-Maghreb au début de son heure, et il la terminait avant que l'obscurité ne commence, de telle sorte que l'homme sortait, et s'il lançait une flèche, il verrait l'endroit où sa flèche se trouvait, car la lumière était encore répandue.

 

En général, sa prière et sa récitation pour Al-Maghreb étaient courtes, et parfois il prolongeait la récitation, une fois il lut sourate "Al-'Aaraaf", et une fois il lut sourate "At-Tour". Et la prière d'Al-Maghreb fut la dernière prière qu'il pria avec ses compagnons, il lut dans cette prière sourate "Al-Moursalaate".

 

Il ne parlait après Al-Maghreb comme il parlait après les autres prières, parce que les gens avaient besoin de partir pour manger leur diner et pour se reposer.

 

 

Après qu'il ait prié Al-Maghreb, il retournait chez lui et y priait deux rak'âats qui sont "la Sounnah d'Al-Maghreb" ; ensuite il mangeait le diner, et en général c'était l'heure du diner, et parfois ils mangeaient le diner avant de prier Al-Maghreb s'ils jeûnaient ; c'est la raison pour laquelle il a dit (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) :

(Lorsqu'on apporte le diner, commencez par le diner avant de prier la prière d'Al-Maghreb, et ne vous empressez pas de prier en laissant votre diner).

 

Et il ordonnait à ses compagnons de prendre avec eux les pauvres parmi les musulmans pour aller manger leur diner, il disait (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Quiconque parmi vous a de la nourriture pour deux personnes, qu'il prenne avec lui une troisième personne ; et quiconque a de la nourriture pour quatre personnes, qu'il prenne avec lui une cinquième personne…une sixième personne).

 

Parfois, il prenait avec lui dix personnes et il les emmenait chez lui (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) afin qu'il mange le diner avec eux s'il avait un surplus de nourriture ; parfois, il retournait chez lui et il ne trouvait rien à manger sauf les dattes et de l'eau ; et parfois, il passait plusieurs jours sans qu'il n'y ait rien à manger chez lui.

 

Un jour, un homme vint le voir en était épuisé et affamé, son visage était pâle à cause de la faim et de la fatigue, et il dit :

-"O Messager d'Allah ! Je suis très fatigué".

Le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) envoya quelqu'un tout de suite à une de ses épouses pour lui demander si elle avait de la nourriture pour cet invité exténué ? Et elle dit :

-"Je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité que je n'ai que de l'eau". Il envoya quelqu'un à une autre de ses épouses, et elle dit la même chose, jusqu'à ce qu'il envoie quelqu'un à toutes ses épouses, alors leur situation et leur réponse étaient la même : "Je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité que nous n'avons que de l'eau".

Et le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) se dirigea vers ses compagnons et dit :

(Qui donne l'hospitalité à celui-ci ce soir, qu'Allah lui fasse miséricorde !).

Abou Talha Al-Ansaari (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

-"Moi, ô Messager d'Allah !". Ensuite Abou Talha partit avec lui chez lui et lui donna l'hospitalité.

 

On posait sa nourriture (qu'Allah le bénisse et le salue) par terre sur un tapis, et il n'a jamais mangé (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sur une table.

Après qu'on lui ait apporté sa nourriture, il disait "Bismillah", il mangeait devant lui et ses doigts ne dépassaient pas ce qui se trouvait devant lui ; il mangeait avec trois doigts, il ordonnait que l'on mange sur les côtés du plat et qu'on laisse le haut de la nourriture [ou le milieu de la nourriture], il disait :

(La bénédiction s'y trouve).

 

Il ne faisait pas de maniérisme (qu'Allah le bénisse et le salue) en ce qui concerne sa nourriture, il mangeait ce qui était disponible et il interrogeait sa famille en disant :

(Avez-vous quelque chose ?). Parfois elles disaient :

-"Nous n'avons rien". Et parfois elles disaient :

-"Nous n'avons que du vinaigre", et il disait :

(Quel bon condiment, le vinaigre !).

Il n'a jamais critiqué une nourriture ; s'il en avait envie, il la mangeait, sinon il la laissait.

 

Lorsqu'il s'asseyait devant la nourriture avec ses compagnons, il parlait toujours d'une chose qui réjouit, ou de bonnes manières pour éduquer, ou d'une science qu'il répandait.

 

Comme par exemple : Omar ibn Abou Salamah (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) qui était un petit garçon qui était élevé dans la maison du messager (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) car il est le fils de son épouse Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) ; il mangeait avec le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) et sa main allait partout dans le plat, il prenait la viande autour du plat, alors le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) lui dit :

(O Mon garçon ! Dis : "Bismillah", mange de la main droite, et mange devant toi).

Omar ibn Abou Salamah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Je n'ai jamais cessé de manger ainsi après cela". 

 

Un jour, on posa devant le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) un plat de bouillie faite avec du pain et de la viande ; il prit l'épaule, et c'était ce qu'il aimait le plus de la brebis, ensuite il mordit la viande du bout des dents et il dit :

(Je suis le chef des gens le jour du jugement). Ensuite il mordit la viande du bout des dents encore une fois, et il dit :

(Je suis le chef des gens le jour du jugement). Lorsqu'il vit que ses compagnons ne l'interrogeaient pas, il dit :

(N'allez-vous pas dire : comment ?). Ils dirent :

-"Comment, ô Messager d'Allah ?". Il dit :

(Allah rassemblera le jour du jugement les premiers et les derniers dans un même endroit, ils entendront celui qui appelle et ils verront très loin ; le soleil se rapprochera de leurs têtes, sa chaleur sera très intense sur eux, et le fait qu'il soit très proche d'eux leur sera très difficile à supporter ; alors les gens seront dans l'affliction et le tourment qu'ils ne pourront pas tolérer et supporter ; et certaines personnes se diront les unes aux autres : "Ne voyez-vous pas la situation dans laquelle vous êtes ? Ne voyez-vous pas ce qui vous est arrivé ? Ne Rechercherez-vous pas quelqu'un qui ira intercéder pour vous auprès de votre Seigneur ?". Alors certaines personnes se diront les unes aux autres : "Allez voir Adam…"), et il mentionna le long hadith sur l'intercession.

 

Lorsqu'il terminait sa nourriture (qu'Allah le bénisse et le salue), il se léchait les doigts, et il ordonnait de lécher le plat en disant :

(Vous ne savez dans quelle partie de votre nourriture se trouve la bénédiction).

Et après qu'on ait enlevé son plat, il disait :

(A Allah revient la louange abondante, pure et bénie. Louange à Allah qui nous a donné ce qui nous suffit et qui nous a donné à boire. Nul ne peut Te louer et reconnaître Tes grâces comme Tu le mérites, ni ne peut se dispenser de Toi, ô mon Seigneur ! O Seigneur ! Tu as nourri, Tu as donné à boire, Tu as enrichi, Tu as procuré, Tu as guidé, Tu as fait revivre ; ô Seigneur ! Alors à Toi la louange pour tout ce que Tu as donné).

 

Il se lavait la bouche après avoir mangé ; et lorsqu'il buvait du lait caillé, il se lavait la bouche, et il disait :

(Il est de nature graisseuse).

 

Lorsqu'il mangeait le diner (qu'Allah le bénisse et le salue), il buvait après son diner une boisson faite de dattes, ou de raisins, ou de miel, qu'on laissait tremper dans de l'eau depuis le matin et sans que cela ne parvienne au degré d'enivrement ; et lorsqu'il mangeait le déjeuner, il buvait après le déjeuner la même boisson qu'on laissait tremper depuis le soir.

Et s'il mangeait avec une de ses épouses, il la divertissait pendant le repas, et il a dit :

(Même la bouchée que tu élèves jusqu'à la bouche de ton épouse, est une aumône).

 

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) m'appelait, et je mangeais avec lui alors que j'étais en état de menstrues, et il prenait l'os sur lequel il y avait de la viande, il le partageait avec moi ; alors j'y mordais, ensuite je le posais ; et il le prenait, il y mordait, et il mettait sa bouche à l'endroit où j'avais mis ma bouche ; et il demandait à boire, il partageait la boisson avec moi avant qu'il n'en boive, alors je la prenais et j'en buvais ; ensuite il la prenait, il en buvait, et il mettait sa bouche à l'endroit où j'avais mis ma bouche sur le verre".

 

Gloire à Allah ! Combien de messages d'amour parviennent au cœur de l'épouse aimée provenant du mari affectueux avec ce genre de gentillesse agréable ! Et comment le repas se transformera-t-il avec cela en nourriture pour le cœur, tout comme il est une nourriture pour le corps ! 

 

 

La prière d'Al-'Ichaa

 

Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) restait chez lui jusqu'à l'appel à la prière d'Al-'Ichaa, et il ne s'empressait pas de prier Al-'Ichaa, mais il attendait ; s'il voyait qu'ils étaient rassemblés, il s'empressait d'aller prier ; et s'il voyait qu'ils étaient en retard, il retardait la prière ; et il aimait retarder la prière d'Al-'Ichaa, n'était-ce le fait qu'il avait peur que ce soit difficile pour les gens.

 

Une fois, il retarda la prière, alors Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) vint le voir et l'appela :

-"O Messager d'Allah ! Les femmes et les enfants se sont couchés". Il sortit en ayant des gouttes qui tombaient de sa tête, en essuyant l'eau de son côté, et en disant :

(C'est à cette heure, n'était-ce le fait que je ne veux pas rendre les choses difficiles à ma communauté, je leur aurais ordonné d'accomplir la prière à cette heure-là).

 

Une nuit, on fit l'Iqaamah pour la prière d'Al-'Ichaa, et un homme se leva et dit :

-"J'ai besoin de te demander quelque chose". Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se leva avec lui pour lui parler jusqu'à ce que certains somnolent.

 

Et le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était celui qui accomplissait la prière la plus légère et la plus parfaite ; Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Je n'ai jamais prié derrière un imam qui accomplisse une prière plus légère et plus parfaite que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue)".

 

Lorsqu'il entendait les pleurs de l'enfant qui était avec sa mère pendant qu'il priait, il lisait une petite sourate de peur que cela ne soit difficile pour sa mère, et il disait :

(Parfois j'entre dans la prière, et je veux la prolonger, alors j'entends les pleurs de l'enfant, et j'accomplis la prière rapidement parce que je sais ce que sa mère ressent à cause de ses pleurs).

 

AMsoNoSpacingprès qu'il ait prié Al-'Ichaa, il parlait à ses compagnons, s'il y avait une chmso-ansi-language: FFRR;ose urgente dont il voulait leur parler.

Une nuit, il pria Al-'Ichaa à la fin de sa vie ; après avoir fait la salutation finale de la prière, il se leva et dit :

(Vous voyez cette nuit-ci, alors après cent ans, il ne restera personne sur terre parmi les gens qui y sont maintenant).

 

Une fois, il retarda la prière d'Al-'Ichaa, ensuite il pria avec ses compagnons ; ensuite il leur parla en disant :

(Les gens ont prié et se sont couchés, et vous étiez toujours dans la prière tant que vous attendiez la prière).

 

Une fois, il mit le turban pour aller accomplir la prière d'Al-'Ichaa, jusqu'à ce que la moitié de la nuit arrive ; ensuite il sortit (qu'Allah le bénisse et le salue) et il pria avec eux ; après avoir terminé sa prière, il dit à ceux qui étaient présents :

(Prenez votre temps, réjouissez-vous ; parmi les bienfaits qu'Allah vous a accordés, le fait qu'il n'y ait personne d'autres que vous qui prient à cette heure-là), alors ses compagnons retournèrent à leurs maisons avec la bonne nouvelle du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue).

 

Sa conversation après la prière d'Al-'Ichaa était rare et courte, à cause de la fatigue des gens et leur besoin de dormir ; c'est la raison pour laquelle il détestait parler après la prière d'Al-'Ichaa.

 

Après qu'il ait fait la salutation finale de la prière, il restait à sa place jusqu'à ce que les femmes partent, et elles entraient dans leurs maisons avant que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ne parte ; et lorsque le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se levait, les hommes se levaient.

 

 

Les nuits du messager (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille)

 

Ensuite, le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) retournait chez lui, il priait les deux rak'âats de sounnah d'Al-'Ichaa ; ensuite, il s'asseyait une petite heure pour parler avec sa famille, il les divertissait et il parlait avec elles avant de dormir ; parfois, il allait discuter chez certains de ses compagnons, alors il discutait chez les Ansars pendant certaines nuits, et il discutait avec Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) chez Abou Bakr, ils parlaient des affaires des musulmans ; lorsqu'il sortait, ils marchaient avec lui pour prendre plaisir de sa compagnie (qu'Allah le bénisse et le salue) sur le chemin jusqu'à ce qu'ils entrent avec lui dans la mosquée.

 

Parfois, il passait à côté d'un de ses compagnons qui priait en récitant le Coran avec une belle voix, alors il s'arrêtait pour écouter cette belle récitation, comme lorsqu'il passa à côté d'Abou Moussaa Al-'Ach'âari (qu'Allah soit satisfait de lui) un soir, alors il s'arrêta pour l'écouter ; et au matin, il le rencontra et lui dit :

(O Abou Moussaa ! Si tu m'avais vu écouter ta récitation hier soir, on t'a donné une belle voix parmi les belles voix de la famille de Daawoud).

 

Un soir, il entra dans la mosquée et il vit Abdoullah ibn Mass'ôud (qu'Allah soit satisfait de lui) qui était debout en train de prier, il récitait sourate "Les femmes", alors le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) resta debout pour écouter sa récitation, ensuite il dit à Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux) :

(Quiconque désire lire le Coran exactement comme il a été descendu, qu'il le lise comme Ibn Oum Abd le lit) [Ibn Oum Abd est Abdoullah ibn Mass'ôud].

 

Lorsqu'il entrait dans la mosquée, il saluait d'une manière que celui qui était éveillé l'entende, et qui ne réveillait pas celui qui dormait, étant donné qu'il y avait toujours dans la mosquée des pauvres parmi les musulmans qui y dormaient ; ensuite, il priait dans la mosquée avant d'entrer chez lui.

 

Après qu'il soit entré chez lui, s'il voulait dormir, il diminuait ses vêtements et il prenait un morceau de tissu qu'on plaçait à la tête de son matelas, et il s'enveloppait en s'en servant comme pagne ; ensuite, il enlevait ses deux vêtements qu'il portait, et il entrait avec son épouse dans sa couverture. Son matelas était fait de cuir rempli de fibres, il avait un oreiller en cuir rempli de fibres sur lequel son épouse et lui posaient leur tête.

 

Lorsqu'il voulait dormir, il posait son siwaak près de sa tête, afin qu'il s'en serve pour se frotter les dents lorsqu'il se réveillait ; et à chaque fois qu'il dormait pendant la nuit et le jour, lorsqu'il se réveillait, il commençait par se frotter les dents avec le siwaak.

 

 

Lorsqu'il se frottait les dents avec le siwaak (qu'Allah le bénisse et le salue), il donnait son siwaak à Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) pour qu'elle le lave, alors elle commençait par se frotter les dents avec le siwaak afin qu'elle obtienne un peu de sa salive bonne et bénie ; ensuite, elle le lavait et elle le lui donnait.

 

Donc, son siwaak était propre et proche de lui, il le mettait très souvent dans sa bouche bonne et parfumée jusqu'à qu'il eut peur que ses dents tombent parce qu'il se frottait les dents avec le siwaak vigoureusement.

Et c'est comme s'il voulait parfumer sa bouche avec laquelle il parlait aux anges de son Seigneur, tout comme il éloignait de lui les légumes qui avaient une mauvaise odeur, et lorsqu'on l'interrogeait à propos de cela, il disait :

(J'ai honte des anges d'Allah, ce n'est pas interdit, mais je parle à qui tu ne parles pas).

 

C'est la raison pour laquelle il fut assidu à l'utilisation du siwaak, il commençait par le siwaak à chaque fois qu'il se réveillait, et il le rapprochait de sa tête lorsqu'il voulait dormir.

 

Ensuite, il divertissait son épouse en lui parlant pendant une petite heure ; et tu peux imaginer cette conversation entre un mari généreux et affectueux, et une épouse affectueuse et attirante, dans le calme de la nuit et la belle tranquillité de Médine ; c'est un don affectif qui déverse sur l'âme plusieurs sortes de joie et de réjouissance, et qui donne à la relation conjugale une profondeur sentimentale ferme dans le cœur.

 

Après cette belle conversation, s'il ressentait le besoin que l'homme a de son épouse, il assouvissait l'envie conjugale intime ; parfois, son épouse avait ses menstrues, alors il ne la privait pas du bonheur conjugal, il avait un rapport sexuel avec elle en lui ordonnant de mettre un pagne, et il faisait ce que le mari fait avec son épouse sauf le coït [c-à-d : sauf la pénétration].

 

Ceci montre que la femme a un désir sexuel qui doit être assouvi, et que cette prédisposition naturelle n'arrête pas plusieurs genres de relations conjugales agréables.

 

 

Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"J'étais avec le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dans sa couverture, et je ressentis ce que les femmes ressentent au moment des règles, alors je m'esquivai de la couverture ; et le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) dit :

(As-tu tes menstrues ?). Je dis :

-"J'ai ressenti ce que les femmes ressentent au moment des règles". Il dit :

(C'est ce qu'Allah a écrit contre les filles d'Adam). Elle dit :

-"Je m'esquivai et je m'arrangeai, ensuite je retournai". Alors le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) me dit :

(Viens et entre avec moi dans la couverture). Elle dit :

-"Et il me fit entrer avec lui dans la couverture".

 

Et il prenait le bain rituel pour se purifier de l'impureté majeure avant de dormir ; et parfois, il dormait et retardais le bain rituel jusqu'à ce qu'il se réveille.

Parfois, il prenait le bain rituel avec son épouse dans un même récipient, leurs mains se mélangeaient ensemble dans le récipient, et elle disait :

-"Laisse-moi faire, laisse-moi faire !", et il disait :

(Laisse-moi faire, laisse-moi faire !).

Et ceci fait partie du divertissement et du prolongement de l'amusement agréable entre les deux époux.

 

Lorsqu'il se couchait, il disait (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(La louange est à Allah qui nous a procuré à manger et à boire, qui nous a protégés de tout mal et nous a assuré un asile. Or, nombreux sont ceux qui n'ont personne pour les protéger et pour leur assurer le gîte. Louange à Allah qui m'a accordé Ses bienfaits et m'en a comblé ; louange à Allah qui m'a donné avec générosité ; louange à Allah dans toutes les situations. O Allah ! Le Seigneur de toute chose, le Possesseur de toute chose, et le Dieu de toute chose ; Toute chose T'appartient, Je cherche refuge auprès de Toi contre l'enfer).

 

Ensuite, il rassemblait ses deux mains bénies, il y soufflait et il récitait : {Dis : "Il est Allah, Unique}, {Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante}, {Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes}, ensuite il essayait avec ses deux mains sa tête, son visage et son corps trois fois.

Ensuite, il se couchait sur son côté droit, il plaçait sa main droite sous sa joue gauche, et il disait :

(C'est en Ton nom, ô Seigneur, que je meurs et que je vis. O Seigneur ! Protège-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs).

(C'est au nom d'Allah que je me suis couché ; O Seigneur ! Pardonne-moi, éloigne mon diable, rembourse mes dettes, alourdis ma balance, et mets-moi dans les degrés les plus élevés).

 

Et Il avait (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) des invocations qu'il récitait au moment de dormir, parmi ces invocations :

 

(O Seigneur ! Maître des sept cieux et Maître du trône immense, notre Maître et le Maître de toute chose. Celui qui fend la graine et le noyau, et qui a fait descendre la Thora, l'Evangile et le Livre de Discernement (le Coran). Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de toute chose que Tu saisis par le toupet. O Seigneur ! Tu es le premier, nul n'est avant Toi ; Tu es le dernier, nul n'est après Toi ; Tu es l'Apparent, nul n'est au-dessus de Toi ; Tu es le Caché, nul n'est au-dessous de Toi ; accorde-nous le moyen de payer la dette et accorde-nous de quoi éviter la pauvreté).

 

 

(O Seigneur ! Je T'ai soumis mon âme, je T'ai soumis mes affaires, j'ai tourné mon visage vers Toi. Je m'en suis remis à Toi en toute chose. Je me suis adressé à Toi par amour et par crainte. Nul refuge contre Toi sauf auprès de Toi. J'ai cru au Livre que Tu as descendu et au prophète que Tu as envoyé).

 

Parfois, il récitait des sourates du Coran : {Alif, Lam, Mim. La Révélation du Livre…} [La prosternation], {Béni soit celui dans la main de qui est la royauté…} [La royauté] ; et parfois, sourate "Les groupes" et sourate "Le voyage nocturne".

 

Ensuite, il dormait ; et lorsqu'il dormait profondément, il expirait en faisant du bruit ; et lorsqu'il se retournait sur son matelas pendant la nuit, il disait :

(Il n'y a de divinité qu'Allah l'Unique, le Dominateur Suprême, Seigneur des cieux et de la terre, et de ce qu'il y a entre les deux, le Tout-Puissant, le Grand Pardonneur).

 

A chaque fois qu'il se retournait pendant la nuit, il passait le siwaak dans sa bouche, ensuite il recommençait à dormir jusqu'au milieu de la nuit.

Et il semble que ce soit la plus longue période de sommeil que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dormait.

 

La récitation de nuit

 

Lorsque la moitié de la nuit arrivait, ou un peu avant ou un peu après la moitié de la nuit, le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se réveillait, ensuite il s'asseyait et faisait partir le sommeil en passant sa main sur son visage ; ensuite il prenait son siwaak et le passait dans sa bouche bonne et bénie.

 

Ensuite, il levait les yeux vers le ciel et il regardait en méditant dans le calme et la tranquillité de la nuit sur la grandeur d'Allah (qu'Il soit glorifié) dans Sa création, et il récitait Sa parole (qu'Il soit exalté) :

{En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : "Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du Feu. Seigneur ! Quiconque Tu fais entrer dans le Feu, Tu le couvres vraiment d'ignominie. Et pour les injustes, il n'y a pas de secoureurs ! Seigneur ! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi : "Croyez en votre Seigneur" et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien. Seigneur ! Donne-nous ce que Tu nous a promis par Tes messagers. Et ne nous couvre pas d'ignominie au Jour de la Résurrection. Car Toi, Tu ne manques pas à Ta promesse". Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : "En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes pour expiées leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la part d'Allah". Quant à Allah, c'est auprès de Lui qu'est la plus belle récompense. Que ne t'abuse point la versatilité [pour la prospérité] dans le pays, de ceux qui sont infidèles. Piètre jouissance ! Puis leur refuge sera l'Enfer. Et quelle détestable couche ! Mais quant à ceux qui craignent leur Seigneur, ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, un lieu d'accueil de la part d'Allah. Et ce qu'il y a auprès d'Allah est meilleur, pour les pieux. Il y a certes, parmi les gens du Livre ceux qui croient en Allah et en ce qu'on a fait descendre vers vous et en ceux qu'on a fait descendre vers eux. Ils sont humbles envers Allah, et ne vendent point les versets d'Allah à vil prix. Voilà ceux dont la récompense est auprès de leur Seigneur. En vérité, Allah est prompt à faire les comptes. O Croyants ! Soyez endurants. Incitez-vous à l'endurance. Luttez constamment (contre l'ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez !} [La famille d'Imraane : 190-200].

 

Ensuite, il se levait vers une gourde qui était suspendue, il détachait son lien, il versait l'eau de la gourde dans un gobelet qu'il avait ; ensuite, il faisait les ablutions complètement et en étant économe ; puis, il mettait son pagne et son vêtement, et il enlevait le tissu qu'il utilisait comme pagne pour dormir ; ensuite il priait les prières de la nuit.

 

Parfois il parlait à son Seigneur en L'évoquant, en proclamant Sa gloire et Sa pureté, et en Le glorifiant, avant de commencer la prière de nuit, comme si c'était pour se préparer beaucoup plus pour commencer la prière de nuit ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Lorsque le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) se réveillait pendant la nuit pour prier, il proclamait la grandeur d'Allah dix fois, il Le louait dix fois, et il disait : (Gloire et pureté à Allah, et à Lui la louange) dix fois ; et il disait : (Gloire et pureté au Roi le très digne de sanctification) dix fois ; il demandait pardon à Allah dix fois ; il disait : (La Ilaaha Illallah) dix fois ; ensuite il disait : (O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre l'étroitesse de ce monde et l'étroitesse du jour du jugement) dix fois ; ensuite il commençait la prière".

 

 

Il commençait sa prière la nuit avec deux rak'âats légères, tout comme Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : il était (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui,text-align: left; direction: ltr; unicode-bidi: embed; et sur les membres de sa famille) celui qui accomplissait la prière la plus légère lorsqu'il priait avec les gens ; et il était celui dont la prière était la plus longue lorsqu'il priait sspan style=eul ; donc, sa prière la nuit était la plus longue en ce qui conceMsoNoSpac/spaningrne le commencement, la récitation et les invocations, afin d'obéir à la parole de son Seigneur (qu'Il soit exalté) :

{Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie} [L'enveloppé : 2].

 

Celui qui réfléchit à sa situation (qu'Allah le bénisse et le salue) pendant ses prières la nuit, ressent que sa prière pendant la nuit est une prière dans laquelle il est complètement absorbé, et dans laquelle sont rassemblés tous ses sentiments, toutes ses sensations et toute sa conversation intime avec Allah (qu'Il soit exalté), comme si son âme avait fait l'ascension dans les cieux et qu'il était recouvert par les lumières du voile de lumière divine ;

Alors, il regardait le trône éminent de son Seigneur, il Lui parlait en étant seul avec Lui ; donc, sa louange de son Seigneur était la louange la plus importante, son éloge de son Seigneur était la plus grande, et son invocation était celle dans laquelle il était le plus concentré ; ce n'est pas étonnant, car il est celui qui a fait le voyage nocturne jusqu'à ce que les sept cieux furent ouverts pour lui, et il fut élevé à un niveau où il entendait le grincement des plumes.

Il était la créature qui connaissait le mieux Allah (qu'Il soit exalté), il était celui dont la foi était la plus complète et dont la conviction était la plus sincère ; et il a dit la vérité en disant :

(Je suis celui d'entre vous qui est le plus pieux et qui connait le mieux Allah).

 

Lorsqu'il se levait pour prier, il commençait sa prière à la manière de celui qui glorifie son Seigneur, qui L'aime, et qui est plein de désir de Le rencontrer ; donc, il commençait sa prière par la glorification, la louange et l'éloge.

 

Parmi les invocations qu'il disait en commençant ses prières lorsqu'il se levait pour prier pendant la nuit :

 

(O Seigneur ! Maître de Gabriel, de Michaël et d'Israafil, Créateur des cieux et de la terre, Celui qui connait parfaitement le monde invisible et le monde visible, c'est Toi qui jugeras entre Tes serviteurs à propos de ce sur quoi ils divergeaient. Guide-moi dans ce sur quoi on a divergé avec Ta permission car Tu guides certainement qui Tu veux vers le droit chemin).

 

(O Seigneur ! A Toi la louange, Tu es la lumière des cieux et de la terre, et tous ceux qui s'y trouvent. A Toi la louange, Tu es Celui qui administre les cieux et la terre, et tous ceux qui s'y trouvent. A Toi la louange, Tu es le Roi des cieux et de la terre, et tous ceux qui s'y trouvent. A Toi la louange, Tu es la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est vérité, Ta parole est vérité, le Paradis est vérité, l'enfer est vérité, les prophètes sont vérité, Mohammed (qu'Allah le bénisse et le salue) est vérité, et l'Heure [du jugement] est vérité.

O Seigneur ! C'est à Toi que je me suis soumis, je crois en Toi, je place ma confiance en Toi, vers Toi je reviens en toute chose, par Toi je combats, et par Ta loi j'ai jugé. Pardonne-moi donc mes péchés passés et futurs, ceux commis en secret et ceux commis en public, et ce que Tu connais mieux de moi. Tu es Celui qui fais avancer et qui fais reculer, nulle divinité autre que Toi, et il n'y a de puissance, ni de force qu'en Allah).

 

 

(Je tourne mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre en pur monothéiste, et je ne suis point du nombre des associateurs. En vérité, ma prière, mes actes de dévotion (ou sacrifice, immolation), ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'univers. Nul associé avec Lui, voilà ce qui m'a été ordonné et je fais partie de ceux qui se soumettent. O Seigneur ! C'est Toi le Roi, il n'y a point de divinité en dehors de Toi, Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur, je me suis fais du tort à moi-même et je reconnais mon péché, pardonne-moi tous mes péchés, car il n'y a personne qui pardonne les péchés sauf Toi.

Guide-moi vers les meilleurs comportements car il n'y a personne qui m'y conduise sauf Toi ; et éloigne de moi les mauvais comportements car il n'y a personne qui m'en éloigne sauf Toi. Me voilà, ô Allah, tout le bien est entre Tes mains et le mal ne peut provenir de Toi, Je n'existe que par Toi et je retourne vers Toi, soit béni et élevé, je Te demande pardon et je me repends à Toi).

 

Lorsqu'il récitait le Coran, il récitait en prolongeant la récitation et en psalmodiant ; à chaque fois qu'il récitait un verset qui parlait de la miséricorde, il demandait la miséricorde d'Allah (qu'Il soit exalté) ; à chaque fois qu'il récitait un verset qui parlait du châtiment, il demandait la protection d'Allah (qu'Il soit glorifié) ; et à chaque fois qu'il récitait un verset qui comportait la glorification d'Allah (qu'Il soit exalté), il Le glorifiait.

 

Lorsqu'il se levait pour prier, il prolongeait sa prière la nuit ; Ibn Mass'ôud (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

-"Une nuit, j'ai prié avec le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), et il resta debout jusqu'à ce que j'ai voulu faire une mauvaise action". On lui dit :

-"Et qu'as-tu voulu faire ?". Il dit :

-"J'ai voulu m'asseoir et laissé le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue)".

 

Parfois, il prolongeait la récitation et il diminuait les rak'âats ; et parfois, il diminuait la récitation et il augmentait le nombre de rak'âats ; et ses prières la nuit ne dépassaient pas treize rak'âats.

Et il prolongeait son inclination, alors son inclination était proche de sa position debout. Et il disait dans son inclination :

(O Seigneur ! C'est pour Toi que je m'incline, c'est en Toi que j'ai cru et à Toi que je me suis entièrement soumis. Tu es mon Seigneur ; mon ouïe, ma vue, ma chair, mon sang, mon cerveau, mes os, mes nerfs, et tout ce sur quoi mes pieds reposent, sont humbles devant Allah le Seigneur des mondes. Gloire et pureté à Celui qui est digne de détenir le pouvoir absolu, de détenir la souveraineté absolue, digne de détenir la gloire absolue et de détenir la grandeur absolue ; Très digne de glorification et très digne de sanctification, Seigneur des anges et du Saint-Esprit (Gabriel)).

 

Et il disait beaucoup dans son inclination et sa prosternation à la fin de sa vie :

(Gloire et pureté à Toi, notre Seigneur et à Toi la louange. O Seigneur ! Pardonne-moi).  Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'interrogea à propos de cela ? Alors, il dit :

(Mon Seigneur m'a dit que je verrai un signe dans ma communauté, et lorsque que je le verrai, je dirai beaucoup : "Gloire et pureté à Allah, et louange à Lui ; Je demande pardon à Allah et je me repends à Lui". Et je l'ai vu : {Lorsque vient le secours d'Allah, ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d'Allah ; alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c'est Lui le grand Accueillant au repentir} [Le secours : 1-3]).

Et ceci annonçait l'approche de sa mort, et qu'il rejoindrait bientôt les hauts degrés.

 

 

Il prolongeait sa prosternation à peu près comme son inclination, et il implorait son Seigneur pendant la prosternation avec différents genres d'invocations ; il est celui qui a dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(L'endroit où le serviteur est le plus proche de son Seigneur, est pendant la prosternation, alors invoquez-Le beaucoup).

 

Et il disait pendant sa prosternation :

(O Seigneur ! C'est pour Toi que je me prosterne, c'est en Toi que j'ai cru et à Toi que je me suis entièrement soumis. Mon visage s'est prosterné pour Celui qui l'a créé, lui a donné sa forme parfaite, son ouïe et sa vue. Béni soit Allah, le Meilleur des créateurs. O Seigneur ! Pardonne-moi tous mes péchés, les plus bénins comme les plus graves, les premiers comme les derniers, ceux commis en public et ceux commis en secret. O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, et auprès de Toi contre Toi-même. Je ne pourrais Te louer, Tu es comme Tu T'es loué Toi-même. Très digne de glorification et Très digne de sanctification, Seigneur des anges et du Saint-Esprit).

 

 

Ce noble prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) parlait avec son Seigneur à voix basse dans le calme de la nuit de cette manière ; et il évoquait son Seigneur avec des invocations rempli de sanctification, de glorification, de déification et de soumission.

Vers quels horizons élevés l'âme et les désirs intenses de ce prophète montaient et s'élevaient, pendant qu'il invoquait et implorait son Seigneur de cette manière ! C'est comme si les montagnes de la terre l'écoutaient et les étoiles du ciel le regardaient, ensuite elles parlaient entre elles et disaient : "C'est celui sur lequel est descendu : {Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur, et consacre-toi totalement à Lui} [Al-Mouzzammil : 8]".

 

Et ton prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) passait les moments de la nuit en récitant le Coran avec humilité, en invoquant Allah (qu'Il soit exalté), en Le glorifiant et en Le sanctifiant, jusqu'à ce qu'il reste un sixième de la nuit.

 

"Il dort en arrachant son côté de son matelas, pendant que les polythéistes sont profondément endormis".

 

Ensuite, lorsqu'il terminait ses prières la nuit et qu'il voulait prier Al-Witr, il réveillait son épouse afin qu'elle prie Al-Witr avec lui.

Il priait Al-Witr en trois rak'âats, il récitait dans la première rak'âat : {Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut}, dans la deuxième rak'âat : {Dis : «O Vous les infidèles !}, et dans la troisième rak'âat : {Dis : "Il est Allah, Unique}.

Et parfois, il y ajoutait : {Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante}, et {Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes}.

 

Et il disait à la fin de sa prière d'Al-Witr :

(O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, et auprès de Toi contre Toi-même. Je ne pourrais dénombrer Tes bienfaits, et je ne pourrais Te louer convenablement, Tu es comme Tu T'es loué Toi-même).

 

Et après avoir terminé Sa prière d'Al-Witr, il disait :

(Gloire et pureté au Roi le Très digne de sanctification, gloire et pureté au Roi le Très digne de sanctification, gloire et pureté au Roi le Très digne de sanctification), et il prolongeait sa voix la troisième fois.

 

Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) priait dans sa chambre dans laquelle il n'y avait pas le luxe de la vie et l'aisance de ce monde ; parfois, il priait sur une petite natte de paille qui lui suffisait juste pour se prosterner ; parfois, il priait sans avoir d'autre tapis que le matelas de son épouse, et il priait alors qu'elle était devant lui. Il n'y avait pas de lampes dans leurs maisons, et lorsqu'il voulait se prosterner, il la touchait, alors elle enlevait ses pieds de l'endroit où il se prosternait ; ensuite, lorsqu'il se levait, elle étendait les pieds.

 

Parfois, il sortait pour prier dans la mosquée, et c'est comme s'il faisait cela pour une chose imprévue, je pense que c'est par peur de réveiller son épouse avec sa prière lorsqu'elle dormait, alors il priait dans la mosquée ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Un nuit, je ne trouvai pas le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sur le matelas, alors je le cherchai et ma main toucha la plante de ses pieds qui étaient étendus dans la mosquée, et il disait :

(O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, et auprès de Toi contre Toi-même. Je ne pourrais Te louer convenablement, Tu es comme Tu T'es loué Toi-même)".

 

Et elle a dit aussi (qu'Allah soit satisfait d'elle) :

-"Une nuit, je ne le trouvai pas, alors je pensai qu'il était allé voir une de ses épouses, alors je cherchai, ensuite je retournai, et je trouvai qu'il était incliné ou prosterné, il disait :

(Gloire et pureté à Toi, et louange à Toi ; il n'y a pas d'autre divinité que Toi)". Elle dit : "Alors je me suis dit : Je donnerais mon père et ma mère en rançon pour toi, ô Messager d'Allah ; je suis dans une situation et tu es dans une autre situation !".

 

 

Des pas dans le calme de la nuit

 

Parfois il sortait à la fin de la nuit au moment de la prière la nuit pour aller chez sa fille Fatima et son mari Ali (paix sur eux), alors il frappait à leur porte et il les appelait :

(N'allez-vous pas vous lever et prier ?). Ali (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

-"Je dis : [O Messager d'Allah ! Je jure par Allah que nous ne pouvons prier que ce qui nous est écrit, nos âmes sont dans les mains d'Allah, s'Il veut nous réveiller, Il nous réveille]. Alors le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) partit lorsque je dis cela et il ne me répondit pas ; ensuite je l'entendis dire pendant qu'il partait en frappant sur sa cuisse : (Nous ne pouvons prier que ce qui nous est écrit ! {L'homme cependant, est de tous les êtres, le plus grand disputeur} [La caverne : 54])".

 

A la fin de sa vie, il sortait pendant la nuit pour aller au Baqî afin d'invoquer Allah (qu'Il soit exalté) pour eux ; la première qui parla de cela est Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), elle a dit :

-"Lorsque ce fut ma nuit que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) passait avec moi ; il retourna, il enleva son vêtement, il enleva ses sandales, il les posa au niveau de ses pieds, il étendit le bout de son pagne sur son matelas, et il se coucha ; ensuite, il ne tarda pas jusqu'à ce qu'il pense que je me sois couché, et il prit son vêtement doucement, il mit ses sandales doucement, il ouvrit la porte, il sortit et il la ferma doucement ; alors je mis mon vêtement, je mis mon voile et je mis mon pagne, ensuite je partis derrière lui jusqu'à ce qu'il arrive au Baqî ; il resta debout pendant longtemps, il leva les mains trois fois, ensuite il changea de direction et je changeai de direction, il accéléra et j'accélérai, il marcha rapidement et je marchai rapidement, il courut et je courus ; ensuite je le dépassai et j'entrai ; et dès que je me couchai, il entra et il dit :

(Qu'as-tu, ô Aa'ich, à respirer en haletant ?). Je dis :

-"Rien". Il dit :

(Tu vas m'en informer, ou le Compatissant, le Parfaitement Connaisseur m'en informera). Je dis :

-"O Messager d'Allah ! Je donnerais mon père et ma mère en rançon pour toi,…", et je l'en informai. Il dit :

(Alors tu es la silhouette noire que j'ai vue devant moi ?). Je dis :

-"Oui".

Il me poussa alors en me donnant un coup dans la poitrine qui me fit mal, ensuite il dit :

(Penses-tu qu'Allah et Son messager allaient être injustes envers toi ?). Elle dit :

-"Quelle que soit la manière dont les gens cachent les choses, Allah le sait, oui". Il dit :

(L'ange Gabriel est venu me voir lorsque tu as vu, il m'a appelé et l'a caché de toi, je lui ai répondu et j'ai caché cela de toi, et il ne pouvait pas entrer après que tu aies enlevé tes vêtements ; j'ai cru que tu t'éttext-align: left; tab-stops: 141.0pt; direction: ltr; unicode-bidi: embed;ais endormi et je n'ai pas eu envie de te réveiller, et j'ai eu peur que tu sois triste ; et il dit : [Ton Seigneur t'ordonne d'aller voir les habitants du Baqî, et que tu demandes à Allah de leur pardonner]).

Je dis :

-"Que dois-je dire pour eux, ô Messager d'Allah ?". Il dit :

(Dis : [Que la paix soit sur les habitants de ces demeures parmi les croyants et les musulmans, et qu'Allah fasse miséricorde à ceux qui sont morts avant nous et à ceux qui vont les suivre ; et nous allons, si Allah le veut, certainement vous rejoindre).

 

Ensuite, après cela, il sortait chaque nuit pour aller au Baqî, et il disait (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Que la paix soit sur vous, demeure de gens croyants, il vous est venu ce qu'on vous avait promis, on vous retarde à demain ; et si Allah le veut, nous allons certainement vous rejoindre ; O Seigneur ! Pardonne aux habitants du Baqî Al-Ghardad).

 

 

Quel honorable prophète ! Celui qui s'infiltre furtivement dans le calme de la nuit afin de se tenir debout devant les tombes de ses compagnons qui sont morts avant de voir la victoire d'Allah, la conquête de la Mecque et l'entrée des gens en groupes successifs dans la religion d'Allah, et qui sont partis vers leur Seigneur au moment du nombre infime des musulmans, de la difficulté, de la patience, de l'adversité et de la persévérance ; et ils sont retournés à leur Seigneur, sans obtenir quelque chose de leur récompense dans ce monde.

 

Ensuite, le voilà (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), il n'a pas été préoccupé par les groupes successifs de ceux qui venaient à lui, ni par l'élargissement du territoire de l'Islam devant lui, et il prenait un moment de son temps de repos et de sa tranquillité pour se tenir debout devant leurs tombes, il se rappelait leurs corps bénis, en étendant ses mains pour invoquer Allah (qu'Il soit exalté) en leur faveur et par loyauté envers eux.

 

Il allait bientôt quitter ce monde (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), alors il se mit à faire ses adieux aux morts et aux vivants avant de rejoindre les degrés élevés et l'endroit le plus rayonnant.

 

L'assoupissement avant l'aube

 

Après que les heures de la nuit soient passées, et qu'il ne reste de la nuit que son dernier moment et un sixième, le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) allait se coucher afin de reposer le corps honorable après les longues heures de la nuit passées à l'évocation d'Allah (qu'Il soit exalté), à prier, à L'invoquer, et à s'occuper des proches parents, des vivants et des compagnons morts ; alors, il sommeillait pour reposer son corps après les prières accomplies la nuit, et il le préparait à accueillir la prière de l'aube et le travail de la journée avec vitalité et enthousiasme ; et la petite heure à la fin de la nuit s'écoulait pendant que le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) était endormi ; notre mère Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Le messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) a toujours passé la fin de la nuit chez moi qu'en étant endormi".

 

Il restait (qu'Allah le bénisse et le salue) plongé dans sommeil jusqu'à ce que la lumière de l'aube fende l'obscurité de la nuit et que l'appel à la prière de Bilal (qu'Allah soit satisfait de lui) fende la tranquillité de Médine ; alors, le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) se réveillait, et il commençait une nouvelle journée prophétique parfumée par les souffles de la prophétie et illuminée par les lumières du message divin.

 

La lecture de la journée du prophète

 

La journée du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) représente une coupe horizontale de la large vie prophétique, à travers laquelle nous apparait un bouquet de significations profondes :

 

1- Cette journée prophétique est un récipient temporel des grandes réalisations que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) a accomplies ; et l'Histoire n'a jamais connu une réalisation accomplie par un homme comme la réalisation qui a été accomplie par ce messager noble et magnifique (qu'Allah le bénisse et le salue).

 

 

2- Ton regard n'a-t-il pas été attiré par l'intensité de la clarté dans sa vie quotidienne (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) jusqu'au degré du rayonnement et de l'émanation ; car il n'y a pas dans sa vie des côtés sombres ou des maillons perdus, mais au contraire toutes ses situations sont claires, apparentes et éclatantes, jusqu'à ce que nous connaissions sa situation dans sa maison lorsque les portes étaient fermées, sa situation sur son matelas lorsqu'il dormait avec son épouse, le bruit de sa respiration lorsqu'il dormait, et la première chose qu'il disait lorsqu'il se réveillait !

 

J'ai ressenti pendant que je suivais le programme de la journée prophétique que je connais beaucoup plus sur mon prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) que sur mon père qui m'a enfanté, alors je donnerais ma vie, ma mère et mon père en rançon pour lui (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), car sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue) était rayonnante, il était un prophète qui marchait sous le soleil.

 

3- Tu vois pendant cette journée la réalisation de sa parole (qu'Allah le bénisse et le salue) : (Et la réjouissance de mes yeux était dans la prière).

Car les prières sont répandues dans l'étendue de sa journée ; les prières obligatoires, les prières sounnah et les prières accomplies la nuit ; elles sont les endroits du repos psychologique dans le parcours de la journée, et c'est comme s'il recevait dans ses prières le soutien de son Seigneur et Son aide, afin que soient renouvelées pour lui après chaque prière : la force, la détermination et l'acuité.

La prière était la réjouissance de ses yeux et la paix de son cœur, et c'était comme s'il trouvait que la prière tardait à venir alors que son heure était déjà arrivée, alors il disait par désir ardent de l'accomplir :

(Apporte-nous le soulagement avec elle, ô Bilal !).

Et il n'y a rien de plus éloquent, ni de plus précis pour décrire les désirs ardents de son âme que sa parole : (Apporte-nous le soulagement avec elle). Alors, ceci est la perfection de la relation entre lui et son Seigneur.

 

 

Ibn Al-Qayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a mentionné que le nombre total de rak'âats qu'il priait (qu'Allah le bénisse et le salue) pendant la nuit et le jour est quarante rak'âats ; il était toujours assidu à l'accomplissement de ces prières : 17 rak'âats pour les prières obligatoires, dix ou douze rak'âats pour les prières Sounnah, et 11 ou treize rak'âats pour ses prières accomplies pendant la nuit, ce qui fait un total de quarante rak'âats ; et ce qui était supérieur à cela, ne faisait pas partie des prières Sounnah qu'il accomplissait tout le temps, comme la prière d'Ad-Dhouhaa, sa prière chez la personne à qui il rendait visite, "Tahiyatou Al-Masjid" [la prière en entrant dans la mosquée], et d'autres prières semblables.

Donc, il faut que le serviteur soit toujours assidu à l'accomplissement de ces prières jusqu'à la mort, car les invocations sont exaucées très vite et la porte est ouverte rapidement pour celui qui frappe à la porte chaque jour et nuit quarante fois.

 

4- Sa prière accomplie la nuit est sa prière dans laquelle il était le plus présent, dans laquelle il était le plus plongé, et dans laquelle il prenait le plus de plaisir à parler avec son Seigneur ; plus exactement, c'était un état parmi les états de manifestation spirituelle et d'absorption dans l'adoration.

 

5- Nous sommes très étonnés que ce prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) qui a reçu les bonnes nouvelles d'Allah (qu'Il soit exalté) que ses péchés passés et futurs lui sont pardonnés, est celui qui demande le plus pardon à Allah (qu'Il soit glorifié) ; car il accueillait l'aube de chaque jour en demandant pardon à Allah cent fois, et on comptait qu'il disait dans une même assemblée plus de cent fois :

(O Seigneur ! Pardonne-moi et accepte mon repentir, Tu es certes le Miséricordieux par excellence et le Pardonneur).

Ensuite, il demandait pardon à son Seigneur et il L'implorait avec humilité dans ses prières accomplies pendant la nuit :

(O Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, cachés et dévoilés, et que Tu connais mieux que moi. C'est Toi qui fais avancer et c'est Toi qui fais reculer. Il n'y a point de divinité sauf Toi).

 

Il demandait pardon à Allah (qu'Il soit exalté) de cette manière alors qu'il est celui dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés, et il était protégé de commettre un péché ou d'accomplir une mauvaise action ; donc, que devons-nous dire alors que les heures de notre vie ne s'écoulent pratiquement pas sans que nous faisions une erreur ou commettions un péché ; O Seigneur ! Pardonne-nous !

 

6- Le fait que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) soit très attaché à l'évocation d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté), de telle sorte que tu ressentes que ce noble prophète vivait un état d'amour et de désir Ardent pour Allah (Le Puissant et le Haut) ; c'était comme s'il se représentait la grandeur et la magnificence de son Seigneur, alors sa langue ne cessait pas de L'évoquer, car l'évocation de son Seigneur était la première parole qu'il prononçait lorsqu'il se réveillait et la dernière parole qui faisait bouger ses lèvres lorsqu'il voulait dormir ; il accueillait les matinées de ses journées et les soirées de ses nuits avec l'évocation d'Allah (qu'Il soit glorifié), et sa langue ne cessait pas d'évoquer Allah (qu'Il soit exalté) entre ces deux moments. C'est la compréhension profonde des significations de la servitude pour Allah (qu'Il soit exalté), de l'amour et de la vénération pour Allah (Le Puissant et le Haut).

 

7- Le fait que le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) s'empressait d'accomplir les prières au début de leur heure précise, sauf la prière d'Al-'Ichaa, car parfois il la retardait un peu.

 

8- Le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) parlait à ses compagnons après les prières ; il leur parlait le plus souvent après les prières d'Al-Fajr et D'Ad-Dhouhr, parce que les gens étaient dans un état de vitalité et de repos, parce que ces deux prières étaient précédées par le sommeil de la nuit et la sieste de la matinée ; et il parlait rarement après les prières d'Al-'Asr et d'Al-'Ichaa parce que les gens étaient fatigués et avaient besoin de repos. Et il n'a pas été rapporté qu'il ait parlé après la prière d'Al-Maghreb parce que les gens ont besoin de manger leur diner après cette prière ; c'est la raison pour laquelle il s'empressait de l'accomplir au début de son heure, il ne prolongeait pas la récitation dans cette prière et il ne parlait pas après Al-Maghreb.

 

 

9- L'équilibre dans l'accomplissement des droits, et l'équilibre dans l'assimilation des activités de la vie ; car son accomplissement de ses adorations, sa transmission de son message, son accomplissement des droits de sa famille, sa relation avec ses compagnons, l'attention donnée à son propre droit, et d'autres choses parmi ses besoins ; et toutes ces choses étaient faites d'une manière similaire et équilibrée, sans négliger un droit ou sans transgresser une obligation religieuse, mais c'était l'assimilation équilibrée des droits personnels et généraux, de telle sorte que tu voyais dans sa vie l'application pratique de sa recommandation le jour où il a dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Ton corps a un droit sur toi, ton œil a un droit sur toi, ton épouse a un droit sur toi, ton invité a un droit sur toi, ton enfant a un droit sur toi, et ton ami un droit sur toi).

Et il a donné (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) à chaque personne son droit.

 

10- Sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue) était comble et chargée, mais elle n'était pas tendue, ni confuse ; car malgré le nombre très important des préoccupations et leur multitude, il était calme et détendu, et on ne trouvait pas de trouble, ni de nervosité. Lorsque tu le regardais dans une situation, tu pensais qu'il n'avait pas accompli de travail avant cela, ni après ; car sa situation chez lui n'indiquait pas que les charges de la vie et ses préoccupations l'attendaient à l'extérieur ; et sa manière de s'asseoir avec ses compagnons, n'indiquait pas qu'il était dans un état de préparation ou dans un état d'angoisse pour un autre travail qui l'attendait, parce qu'il se dirigeait complètement vers eux, il était détendu avec eux, ses bons comportements les englobaient tous, comme si son unique travail était cette assemblée dans laquelle il se trouvait ; cette situation est une constance psychologique qui assimile les travaux sans être nerveux ou sans être confus.

 

 

11- Sa vie (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) était une vie organisée et elle n'était pas monotone ; donc, elle était organisée, mais elle était souple aussi, de telle sorte qu'elle permettait la variation selon les exigences de la situation ; car il n'y avait pas dans sa vie de désordre ou de confusion, il n'y avait pas non plus dans sa vie de routine et de rigueur, mais de l'organisation et de la souplesse. Donc, l'heure des prières est une heure déterminée qui organise ce qu'il y a entre les prières, et son assemblée (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pouvait durer longtemps et pouvait être courte selon les tout derniers événements ; ainsi, les aspects positifs de l'organisation se sont réalisés dans sa vie et il s'est débarrassé des aspects négatifs de la routine et de la restriction de la rigueur. 

 

12- Il y avait dans Sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue), la spontanéité et la simplicité de la vie ; sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue) était éloignée de l'allure grave qui n'était pas naturelle et du sérieux rigoureux.

La spontanéité et la simplicité étaient présentes : il se réjouissait dans les moments de gaieté, il était gentil, il bondissait dans les moments d'exaltation jusqu'à ce qu'il laissait tomber son vêtement afin de recevoir une personne aimée qui arrivait après une longue absence ; il marchait sur un chemin, et il alla voir un jeune homme qui enlevait la peau d'une brebis, et il remonta ses manches pour lui montrer la manière d'enlever la peau de la brebis convenablement ; il passa à côté d'un homme qui cuisinait de la viande dans une casserole, alors il dit : (Ta viande est-elle cuite ?). Ensuite, il en prit un morceau et il le mangea.

 

Cette spontanéité dans les relations avec les gens, brisa toutes les barrières, de telle sorte qu'il eut des relations avec eux de son cœur et ils eurent des relations avec lui de leurs cœurs, et ils ressentirent qu'ils étaient avec le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) comme des enfants avec leur père.

 

 

13- Le divertissement et la gaieté étaient présents chez lui, car il riait et souriait tout le temps dans sa maison ; ils étaient présents aussi dans son assemblée, car il y avait dans son assemblée un espace pour la belle plaisanterie et l'amusement divertissant ; et ils étaient présents dans sa vie, car il est celui qui sortit pour regarder les abyssiniens jouer [avec leurs lances] dans la mosquée, il prit du plaisir à regarder leur jeu, il appela son épouse pour participer avec lui à la joie du spectacle, ensuite il dit pour enraciner cette guidée :

(Jouez, ô Banou Arfidah, afin que les juifs et les chrétiens sachent qu'il y a un temps pour l'amusement dans notre religion ; j'ai été envoyé avec une religion monothéiste tolérante).

Il y avait dans sa religion (qu'Allah le bénisse et le salue) une largesse, et dans sa vie aussi une largesse pour l'amusement et la gaieté.

 

14- La force de la relation affective conjugale, et assouvir cette affection qui apparait dans le fait de donner le verre d'eau [à son épouse], de donner la bouchée de nourriture, dans le divertissement de la conversation le soir avec son épouse, les visites pendant la journée pour prendre soins de ses épouses, la participation aux travaux de la maison, et les rapports conjugaux intimes sur le lit conjugal et sous la couverture.

 

15- Sa compréhension des caractères naturels des gens, de leurs besoins et de leurs préoccupations, même en accomplissant l'adoration, car il était celui dont la prière était la plus courte lorsqu'il priait avec les gens, bien qu'il soit celui dont la prière était la plus longue lorsqu'il priait seul ; parfois, il commençait la prière en ayant l'intention de la prolonger, ensuite il entendait les pleurs de l'enfant, alors il l'allégeait parce qu'il savait ce que sa mère ressentait.

 

16- Il apparait clairement de cette journée prophétique que la plus profonde de ses adorations et dans lesquelles il était le plus absorbé (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), étaient ses adorations accomplies en secret chez lui et dans le calme de la nuit, et auxquelles il fut toujours assidu jusqu'à ce qu'il rencontre son Seigneur.

Ceci fait partie des signes de la prophétie, car il n'est pas possible que cette grande dévotion régulière qui a duré pendant toute sa vie, soit l'acte d'un simulateur, ni d'un menteur ; loin de lui de faire cela (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), mais c'est la preuve d'une conviction sincère et d'une foi profonde en ce qu'il dit (qu'Allah le bénisse et le salue) et en ce qu'il transmet.

 

17- On peut diviser les périodes d'activité en trois périodes :

 

* La période d'activité, de vitalité et de pureté pendant les prières accomplies la nuit, parce que ses prières accomplies la nuit viennent après la période la plus loFRngue de sommeil qu'il dormait pendant la première moitié de la nuit, et c'est comme s'il rassemblait la pureté de son énergie pour cette situation, étant donné que sa prière était son soulagement et la réjouissance de ses yeux.

 

* Ensuite, après la prière de l'aube, car elle venait après l'assoupissement à la fin de la nuit ; alors il priait la prière de l'aube et il évoquait son Seigneur ; ensuite il s'asseyait avec ses compagnons pour leur faire un sermon, pour leur enseigner et pour les éduquer.

 

* Ensuite, après la prière d'Ad-Dhouhr, car elle venait après la sieste ; alors il priait Ad-Dhouhr et il faisait un sermon si un événement s'était produit, ou il s'asseyait avec ses compagnons pour leur parler et pour répondre à ce dont ils avaient besoin.

 

18- Nous remarquons que les prières sont les séparations des heures, car le temps était divisé en unités temporelles qui étaient séparées par les prières.

Et nous pouvons partager le programme de la journée du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) approximativement de la manière suivante :

 

A- Al-Fajr : il se réveillait pour la prière d'Al-Fajr après l'assoupissement à la fin de la nuit ; il priait Al-Fajr et il restait dans l'endroit où il priait avec ses compagnons jusqu'au lever du soleil ; ensuite, il rendait une visite matinale à ses épouses, puis il s'asseyait avec ses compagnons au début de la matinée dans la mosquée ; et c'était une assemblée d'évocation d'Allah (qu'Il soit exalté), de science et d'éducation. Parfois, il faisait des visites après cette assemblée, alors il rendait visite à ses filles ou à certains parmi ses compagnons ; et parfois, il allait accomplir certaines affaires personnelles.

Et au milieu de la matinée, c'était le moment du sommeil et de la sieste, alors il faisait la sieste avant la prière d'Ad-Dhouhr ; et ce sommeil était un repos pour le corps et une aide pour les prières accomplies la nuit.

 

 

B- Ad-Dhouhr : il se réveillait pour la prière d'Ad-Dhouhr, ensuite il priait Ad-Dhouhr ; si un événement s'était produit, il faisait un sermon après la prière d'Ad-Dhouhr, et la majorité de ses sermons était à ce moment-là. Ensuite, il retournait chez lui et il priait la prière Sounnah ; puis, il sortait et s'asseyait avec ses compagnons, ou il allait accomplir certaines de ses affaires, car la période entre Ad-Dhouhr et Al-'Asr était une période pour le travail et pour accomplir les besoins personnels.

 

C- Al-'Asr : il priait Al-'Asr au début de son heure ; ensuite après la prière d'Al-'Asr, il allait rendre une visite à ses épouses ; parfois, elles se rassemblaient dans la maison de celle chez qui passait la journée ; et c'est comme si la période entre Al-'Asr et Al-Maghreb était une période de détente familiale en général.

 

D- Al-Maghreb : il priait Al-Maghreb au début de son heure, ensuite il mangeait le diner et il restait chez lui ; et c'était la période pendant laquelle ils mangeaient le repas principal, qui est le diner.

 

E- Al-'Ichaa : il priait Al-'Ichaa, ensuite il retournait chez lui et il avait une conversation nocturne avec son épouse ; parfois, il allait rendre visite à certaines personnes parmi les Ansaars, ou il avait une conversation nocturne avec Abou Bakr et Omar chez Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait d'eux) pour la consultation sur les affaires du pays et les affaires des musulmans. Ensuite, il retournait chez lui après sa conversation nocturne ; puis, il dormait jusqu'au milieu de la nuit, et il se réveillait au milieu de la nuit pour prier les prières qu'il accomplissait la nuit ; il était au maximum de son énergie après son sommeil le plus long, et il continuait à prier et parler avec son Seigneur pendant un tiers de la nuit, et lorsqu'il ne restait plus qu'un sixième de la nuit, il retournait à son lit afin de se reposer et de s'assoupir à la fin de la nuit jusqu'à la prière d'Al-Fajr.

 

19- Les situations de sa vie quotidiennes (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) étaient une scène parmi les scènes des signes de sa prophétie ; et toute personne qui la voyait, savait que c'est la situation d'un prophète envoyé par Allah (qu'Il soit exalté), Sa révélation descendait sur lui, et il n'inventait pas des mensonges dans son appel à Allah, et il ne recherchait rien pour lui-même ; et c'est ce qu'avait compris Thoumaamah ibn Outhaal qu'on amena prisonnier à Médine, il ne détestait personne plus que le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue), alors le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) ordonna qu'on l'attache à un des piliers de la mosquée ; lorsque Thoumaamah vit la situation du prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant sa journée et sa nuit, et qu'il vit sa manière d'entrer et de sortir, ainsi que sa situation avec les gens autour de lui, il sut qu'il était un prophète envoyé par Allah (qu'Il soit exalté), et qu'il n'était pas un roi, ni un tyran. Ensuite, lorsque le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) ordonna de le libérer, il partit, il prit un bain, puis il retourna voir le messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) et il dit :

-"J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah et j'atteste que Mohammed est le messager d'Allah. O Mohammed ! Je jure par Allah qu'il n'y avait pas sur terre un visage que je détestais plus que ton visage, et ton visage est devenu celui que j'aime le plus parmi les visages ; et je jure par Allah qu'il n'y avait pas une religion que je détestais plus que ta religion, et ta religion est devenue la religion que j'aime le plus ; et je jure par Allah qu'il n'y avait pas une ville que je détestais plus que ta ville, et ta ville est devenue la ville que j'aime le plus".

 

Il en est de même pour 'Aady ibn Haatim lorsqu'il vint voir le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) alors qu'il était chrétien, et il marcha avec le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) sur le chemin ; alors une femme qui avait un garçon avec elle lui demanda de s'arrêta, il s'arrêta pour eux (qu'Allah le bénisse et le salue) jusqu'à ce qu'Aady dise : "Jusqu'à ce que j'eus de la compassion pour lui à cause de la longue période pendant laquelle il était resté debout". Ensuite, 'Aady dit : "Je me dis en moi-même : J'atteste que tu es innocent de ma religion et de la religion d'An-Nôurmaane ibn Al-Moundhir, et que si tu étais un roi, une femme et un enfant ne seraient pas restés debout avec lui aussi longtemps que je le vois. Alors Allah mis dans mon cœur de l'amour pour lui".  Ensuite, 'Aady se convertit à l'Islam après avoir vu cette scène.

 

 

20- Il apparait selon ce programme quotidien que l'Elu (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) vivait une vie agréable et heureuse.

 

En ce qui concerne le bonheur de la foi : ce sont des horizons élevés auxquels aucun cœur d'homme n'est parvenu, car il est celui qui connait le mieux Allah (qu'Il soit exalté), celui qui a la foi la plus grande et celui dont la conviction est la plus sincère.

 

Que penses-tu d'un homme qui a été élevé au-dessus des sept cieux jusqu'à un niveau où il entendit le bruit des plumes ; il vit le Paradis de ses propres yeux et il voulut en cueillir des fruits ; il vit Al-Kawthar que son Seigneur lui a donné, sa terre est du musc qui a une très bonne odeur et ses cailloux sont des perles !

 

Quelle sera la situation d'un prophète qui a été rapproché et élevé à ce rang, lorsqu'il parle à son Seigneur, et qu'il L'invoque, Le glorifie et fait son éloge ! Il a dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Je reste auprès de mon Seigneur, Il me nourrit et me donne à boire).

 

Le plaisir qu'il prenait à l'adoration et le fait qu'il ait goûté à la douceur de la foi, ne peut pas être rapproché, ou décrit, ou comparé à n'importe quel autre plaisir parmi tous les plaisirs de la vie de ce monde.

 

Il était aussi heureux dans sa vie mondaine, nous trouvons ce bonheur dans tous les aspects de sa vie, et nous ressentons qu'il appréciait ce bonheur et qu'il était profondément reconnaissant à son Seigneur pour ce bonheur ; son Seigneur (qu'Il soit exalté) le protégea de l'angoisse et de la tristesse, et Il le préserva des mauvaises maladies, alors il vécut en ayant une bonne santé corporelle, une bonne santé psychologique et une bonne santé familiale ; il vécut toujours dans la grâce, la bonne santé et l'allégresse :

 

- Donc, il avait (qu'Allah le bénisse et le salue) l'épouse radieuse qu'il aimait et qui l'aimait ; et il partageait avec elle les plus beaux sentiments d'affection, d'attachement et d'amour.

 

- Il avait les amis sincères : Abou Bakr et Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux), il partageait avec eux les charges de la vie, et on l'entendait souvent dire :

(Je suis entré avec Abou Bakr et Omar ; je suis sorti avec Abou Bakr et Omar ; et je suis allé avec Abou Bakr et Omar).

 

- Il avait le gendre qui était proche de lui dans la descendance et la famille, qui l'aimait et savait qu'Allah (qu'Il soit glorifié) dans Ses degrés les plus élevés auprès de Lui l'aimait : Abou Al-Hassan Ali ibn Abi Taalib (qu'Allah soit satisfait de lui).

 

-Il avait aussi des gendres bienveillants et loyaux, qui lui parlèrent, lui promirent et tinrent leur promesse : Othmaane ibn 'Affaane et Abou Al-'Aass ibn Ar-Rabi'î (qu'Allah soit satisfait d'eux).

 

- Il avait les compagnons dont il était satisfait et sur lesquels la révélation de son Seigneur descendait pour purifier leurs intentions et ce qui se trouvait dans leurs cœurs :

{Il a su ce qu'il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude} [Al-Fath : 18].

 

Donc, il était heureux (qu'Allah le bénisse et le salue) avec ceux qui étaient autour de lui et ceux qui étaient avec lui.

 

Ensuite, il vécut une vie dans laquelle les grandes réalisations s'empressèrent les unes après les autres, et le plus grand des bonheurs dans la vie est l'achèvement des réalisations ; ensuite la réalisation de son plus grand but dans la vie, qui est la transmission des messages d'Allah (qu'Il soit exalté) et l'entrée des gens en groupes successifs dans la religion d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

Je ne peux pas imaginer ces bonheurs sur le cœur du messager (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant qu'il voyait ces groupes augmenter dans sa mosquée, l'étendue de l'Islam s'élargir et les gens entrer en groupes successifs dans la religion d'Allah (qu'Il soit exalté).

 

Plus exactement, je ne peux pas me représenter mes sentiments en imaginant simplement ses sentiments (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) pendant qu'il était au pèlerinage d'Adieu et qu'il entendait ces groupes de gens autour de lui venant de toutes les régions de la péninsule arabique, qui disaient en une seule voix :

"Nous attestons que tu as transmis, que tu as conseillé, et que tu as accompli ton devoir".

Toutes ces choses sont une partie des dons abondants qu'Allah lui a donnés, Il a dit (qu'Il soit exalté) :

{Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait} [Ad-Douha : 5].

 

 

21- Tu trouves dans sa vie (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) qu'il prenait du plaisir aux délices de la vie ; il ressentait la beauté de ce qu'il voyait, le plaisir de ce qu'il goûtait, et la reconnaissance envers Allah (qu'Il soit exalté) pour les bienfaits qu'Il lui a accordés ; donc, dans la boisson qu'il buvait et la bouchée qu'il mangeait, il prenait du plaisir à cela avec une grande reconnaissance envers Allah (qu'Il soit glorifié) :

(A Allah revient la louange abondante, pure et bénie. Louange à Allah qui nous a accordé ce qui nous suffit et nous a donné à boire ; nul ne peut Te louer et reconnaître Tes grâces comme Tu le mérites, ni ne peut se dispenser de Toi, ô Mon Seigneur. O seigneur ! Tu as nourri, Tu as donné à boire, Tu as enrichi, Tu as rendu satisfait, Tu as guidé et Tu as fait revivre ; alors O Seigneur, louange à Toi pour ce que Tu as donné).

 

Lorsqu'il se réveillait, il ressentait le bienfait qu'Allah (qu'Il soit glorifié) lui avait accordé grâce à un sommeil que désiraient des yeux incapables de dormir ; ensuite, pour le fait qu'il se réveillait en bonne santé et énergique, il se rappelait le bienfait du Donateur des bienfaits :

(Louange à Allah qui nous a fait revivre après nous avoir fait mourir, et c'est vers Lui le retour).

 

Si ceci est pour la nourriture normale et le sommeil normal à propos desquels on ressent habituellement leurs bienfaits, alors que dire des bienfaits qui se renouvellent et des dons qui se succèdent ; tu ressens qu'il s'arrêtait à chaque bienfait, et il y prenait complètement plaisir ; ensuite, il ressentait le bienfait qu'Allah (qu'Il soit exalté) lui avait accordé, et c'est comme si tu l'entendais parler à son Seigneur en disant :

(Louange à Allah qui m'a accordé Ses bienfaits en abondance, louange à Allah qui m'a donné avec générosité, louange à Allah dans toutes les situations).

 

 

Si le prophète (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) attirait notre attention sur ce à quoi nous sommes habitués jusqu'à ce que nous ne le ressentions presque pas, comme le fait de dormir en étant en sécurité, d'avoir la nourriture pour la journée et d'être en bonne santé, il a dit (qu'Allah le bénisse et le salue) :

(Quiconque se réveille en étant sécurité chez lui, en bonne santé dans son corps, et possède la nourriture pour sa journée, c'est comme s'il possédait ce monde).

Alors comment devait-il prendre plaisir à cela (qu'Allah le bénisse et le salue) et à plus que cela ?!

 

Le fait de ressentir les bienfaits, d'y prendre plaisir et de les agrandir dans le cœur, augmente l'étendue du bonheur procuré par ces bienfaits, et fait que la vie soit plus réjouissante et plus agréable ; et le cœur est plus tranquille, plus satisfait et plus reconnaissant envers le Donateur qui donne ce don et le Généreux qui accorde une telle générosité, alors le bienfait produit d'autres bienfaits, et la vie s'élargit, se renouvelle et devient plus rayonnante.

 

22- Lorsque tu vois à travers cette journée, cette vie prophétique chargée et cette interaction vivante avec la vie, alors tu te rappelles de cette accumulation de douleurs et de tristesses que le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) a subie dans sa vie et ensuite il les a surmontées ; il a rencontré ces douleurs et ces tristesses au début de sa vie : l'état d'orphelin répété pendant son enfance (son père, puis sa mère) ; ensuite, les grands préjudices qu'il subit après la prophétie, le malheur avec la mort de son épouse Khadijah celle qu'il aimait le plus, la perte de ses fils et de ses filles pendant sa vie, l'éloignement de sa ville natale qui était la ville qu'il aimait le plus et le fait qu'il dut émigrer, son affliction à cause de la mort de ses proches parents et de ses compagnons à la bataille d'Ouhoud, la douleur qu'il subit à cause de l'événement des mensonges contre son épouse Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et d'autres malheurs qu'il subit pendant sa vie.

Mais malgré cela, il possédait une capacité grande et étonnante pour surmonter les sentiments négatifs, une aptitude exceptionnelle pour poursuivre la vie, et une réaction positive avec tous les moments de la vie !

 

Lorsque tu vois cette grande impulsion pendant tous les jours de sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue), tu serais prêt à dire : "C'est la biographie de quelqu'un qui n'a jamais connu de difficultés, et qui n'a jamais connu de malheur".

Et il n'était pas du tout ainsi, mais il surmontait ces douleurs et il ne les emmenait pas avec lui ; et chaque instant de sa vie a son projet, sa réalisation et sa gaieté ; c'est la vie ininterrompue et qui se renouvelle, c'est la vie comme il faut qu'elle soit.

 

23- Tu es étonné de cette présence profonde de la vie du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dans les vies de ses compagnons, de son interaction avec vitalité avec eux, jusqu'à ce que tu pourrais presque affirmer qu'il a eu avec chacun d'eux une situation, ou événement, ou une histoire :

 

- Il accueillait leurs enfants dès le commencement de leur vie, alors on les plaçait dans ses bras et la première chose qu'ils buvaient, était sa salive et sa bénédiction.

 

- Leurs servants se pressaient en foule à l'endroit où il priait aux premières lueurs du jour, et il plongeait sa main bénie dans leurs récipients.

 

 

- Leurs garçons et leurs filles le rencontraient (qu'Allah le bénisse et le salue) sur le chemin, alors il passait sa main sur leurs visages et il leur faisait part de son amour pour eux.

 

- Il lança de l'eau de sa bouche sur le visage d'un garçon, il habilla une petite fille de ses propres mains, et il illuminait la vie de chacun d'eux avec un beau souvenir égayant.

 

- Lorsqu'ils le rencontraient, son sourire rayonnait pour eux, et leurs mains recevaient la bénédiction et la bonté de sa main.

 

- Ses pas allèrent jusqu'à leurs maisons, et sa main participa avec eux à leurs repas.

 

- Il vécut leurs moments de joie ; et leurs petits moments de joie s'agrandirent avec sa gaieté et sa présence.

 

- Ils l'appelaient afin qu'il participe avec eux au moment de joie en égorgeant un chameau, alors il venait, il regardait avec eux et il attendait.

 

-  Il participa au jeu des abyssiniens qui dansaient dans la mosquée, alors il augmenta leur réjouissance avec sa gaieté en disant : (Jouez, ô Banou Arfidah !).

 

- Il rendit visite à leurs malades, et lorsqu'ils se réveillaient, ils voyaient le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) qui les regardait ; alors la froideur de sa main faisait partir leurs douleurs.

 

- Il accompagna leurs cortèges funèbres, il resta debout devant les tombes de leurs familles et des gens qu'ils aimaient, et il versa des larmes pendant leurs moments de tristesse.

 

- Lorsqu'ils étaient absents, il leur parvenait qu'il demandait de leurs nouvelles et qu'il cherchait à connaître leur situation ; alors sa vie se dispersa dans leur vie, et leur vie fut illuminée par sa vie avec une présence profonde et une interaction étonnante.

 

Ensuite, il mourut (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) et il resta vivant en eux-mêmes, présent dans leurs cœurs, et rayonnant dans leurs yeux ; chacun d'eux avait avec lui un souvenir qui ne peut être effacé, ni oublié ; et lorsqu'ils parlaient de lui, c'était comme s'il leur apparaissait toujours et que leurs yeux le regardaient encore :

-"C'est comme si je regardais l'éclat de ses jambes…".

-"C'est comme si je regardais l'éclat de sa bague…".

-"C'est comme si je regardais l'éclat du parfum dans la raie de ses cheveux…".

-"Je ressens toujours la froideur de sa main…".

-"Alors sa main était plus blanche que de la neige et plus parfumée que le musc…".

-"J'ai imaginé juste maintenant que je ressentais la froideur de son pied sur ma main…".

 

24- Le voyage avec l'Elu (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) dans sa journée prophétique, augmente le grand amour que nous avons pour lui dans nos cœurs ; c'est la raison pour laquelle les compagnons du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) étaient ceux qui l'aimaient le plus et ceux qui le glorifiaient le mieux, parce que tout ce qu'ils voyaient des instants de sa vie faisait déborder leurs cœurs d'amour et de glorification pour lui. Sa vie (qu'Allah le bénisse et le salue) avec tous ses détails, est une vie attirante ; et si nous n'avons pas vu ce qu'ils ont vu, alors nous ne manquerons pas de la connaitre et de l'apprendre ; et tu ne cesseras de contempler ce que les compagnons ont vu et entendu du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille) jusqu'à ce que ton cœur soit rempli d'amour pour lui comme leurs cœurs furent remplis d'amour pour lui.

 

Et suivre le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) dans les détails de sa journée entière, est un approvisionnement sentimental pour l'amour du prophète dans nos cœurs, car plus tu le connais, plus tu l'aimes ; et plus tu restes en sa compagnie en lisant sa biographie, plus tu désires le rencontrer.

 

 

Et combien de fois ai-je contemplé des récits, et c'est comme si je voyais le récit de mes propres yeux, alors je ressens que je suis proche de lui (qu'Allah le bénisse et le salue), je m'enfonce presque dans ses lumières, je respire l'odeur parfumée de son haleine, et je veux me rapprocher de lui pour embrasser ses mains et ressentir leur froideur, et je murmure dans ses oreilles de tout mon cœur : "Je jure par Allah, ô Messager d'Allah, que je t'aime plus que moi-même".

 

O Allah ! Nous avons cru en Ton prophète Mohammed (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille), nous l'avons aimé, et nous l'avons suivi alors que nous ne l'avons pas vu ; O Allah ! Ne nous prive pas de le voir le jour du jugement, ressuscite-nous avec lui, fais-nous obtenir son intersession, fais-nous parvenir à son bassin, et fais que nous soyons avec lui dans les jardins du Firdaws avec ceux à qui Tu as accordé Tes bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, les vertueux ; et quelle belle compagnie que ceux-là !

 

O Seigneur ! Nous avons cru en ce que Tu as fait descendre et nous avons suivi le messager, alors inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent !

 

O Seigneur ! Prie sur Mohammed et la famille de Mohammed, comme Tu as prié sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim ; et bénis Mohammed et la famille de Mohammed, comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim, Tu es certes digne de louange et de gloire !

 

 

 

Composition du livre

 

1- L'idée d'écrire ce livre a commencé depuis environ vingt ans, pendant une conversation passagère entre moi et mon frère Abdel-'Aziz Al-Maajid (qu'Allah lui fasse miséricorde) ; et l'idée était son idée, et je me rappelle de la parole : "La journée entière du messager d'Allah (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille)", et le signe de sa main pendant qu'il mentionnait l'arrivée des servants de Médine avec l'eau, et l'Elu (qu'Allah le bénisse et le salue) y mettait sa main ; cette scène et ces paroles restèrent présentes dans mon esprit, et je me rappelle même leur époque et leur endroit comme si c'était maintenant.

Qu'Allah fasse que cela soit pour lui parmi la science qui est utile aux gens après lui, et qu'Il le récompense pour ce qu'il a fait pour moi de la meilleure manière !

 

2- L'idée s'est développée dans mon esprit pendant toute cette période ; je prenais ses mots et ses illustrations, et je faisais des efforts pour les mettre en ordre et les joindre aux premiers sujets ; ensuite, je les ai écrits en résumé du livre "La journée du prophète", et je l'ai donné à mes cheikhs et à mes frères que j'ai cités dans le remerciement dans l'introduction du livre ; j'ai beaucoup profité de leur correction, de leur consultation et de leur remarque ; et tout ce qu'ils m'ont indiqué, est mentionné dans ce livre ; qu'Allah les récompense pour moi !

 

3- Le but du livre : présenter une perspective complète des journées de la vie du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue), afin que nous suivions dans leur rythme quotidien les endroits où nous devons imiter et suivre l'exemple du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) : {En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre]} [Les coalisés : 21]. Alors, nous prenons de sa vie ce avec quoi nous allons arranger notre vie.

 

Et nous trouverons dans le parcours de cette journée et les événements de cette vie ce qui concorde avec l'expérience humaine dans ses horizons vastes et sa collaboration globale, afin que l'humanité, toute l'humanité, voie le modèle le plus élevé et le plus proche avec son réalisme et son humanité : {Dis-[leur] : "Gloire à mon Seigneur ! Ne suis-je qu'un être humain-Messager ?"} [Le voyage nocturne : 93].

 

4- La majorité des livres sur la biographie du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) s'occupe de la présenter selon le parcours historique, alors ils la présente en tant que "l'histoire de la vie" ; et je pense que ce travail est la présentation de la biographie du prophète (bénédictions et salutations d'Allah sur lui) d'un autre côté, qui est le côté de la pratique quotidienne, alors ce livre présente une pratique de vie ; et nous avons besoin de ceci et de cela, et de d'autres points de vue provenant d'autres côtés, car dans l'ampleur de la vie du prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) et la grandeur de sa réalisation, nous trouvons ce qui suffit à cela et encore plus.

 

"Et tu as trouvé que le domaine de la parole est vaste, donc si tu trouves une langue pour parler, alors parle".

 

5- Ces scènes ne se sont pas déroulées en un seul jour, et ce qui se passait pendant une journée ne se produisait pas tous les jours ; mais l'ensemble de ces scènes présente l'image la plus proche de ce qui se passait pendant sa journée (Bénédictions et salutations d'Allah sur lui, et sur les membres de sa famille).

 

6- A propos de certains événements dans le programme quotidien, il est rapporté dans des récits ce qui indique avec certitude qu'ils se déroulaient à ce moment-là pendant la journée, et d'autres événements ont été introduits à ce moments-là à cause de certaines indications qui indiquent qu'ils se sont déroulés à ce moment ; et ces indications sont différentes les unes des autres dans la force, la faiblesse, et dans le fait qu'elles soient apparentes ou pas ; alors, elles font partie du domaine de l'interprétation personnelle et de la recherche, et j'ai fait des efforts pour que chaque récit soit dans son espace temporel selon ce qu'indique son contexte, l'ensemble des récits et sa comparaison avec d'autres récits ; bien sûr, il se peut que l'effort fourni ne soit pas complet et que l'interprétation personnelle soit une erreur, mais j'ai fait de mon mieux et je n'ai rien négliger.

 

7- J'ai fait des efforts pour choisir les textes authentiques du mieux que j'ai pu ; et des hadiths et des récits comportant une faiblesse dans leur chaîne de transmission ont été mentionnés, ils sont comme un complément aux récits authentiques s'il n'y a pas dans leur texte une fausseté évidente ; car le rassemblement des versions les unes aux autres, dévoile ce qui est désapprouvé et qui ne concorde pas avec les versions authentiques, de même que le rassemblement des versions corrige parfois la faiblesse de certaines versions dont la chaîne de transmission est contestée, parce qu'il y a des preuves qui soutiennent leur signification, ou parce que le contexte des récits exige cette signification, et d'autres choses semblables.

 

8- Lorsque je cite un récit, je ne prends pas une version particulière parmi toutes ses versions, mais je choisis dans l'ensemble des versions une formulation qui est la plus proche de la perfection ; c'est la raison pour laquelle dans chaque paragraphe, l'attribution à un ensemble de références modernes, concerne le texte dont le contexte est déduit de l'ensemble des versions, même si le texte provient de toutes les versions.

 

9- Je ne me conforme pas en particulier au terme du compagnon dans sa version de l'événement et de l'incident, bien que je recherche les termes du compagnon du mieux que je puisse, mais j'utilise les termes dans les limites où il faut les joindre aux autres textes et les intégrer au déroulement des événements.

 

En ce qui concerne les termes [les paroles] prophétiques, je les mentionne tels qu'ils sont et je ne les change pas, sauf pour le choix entre les versions ou le rassemblement entre elles, afin d'obtenir de l'ensemble des versions les textes les plus authentiques et les plus complets.

 

10- Enfin, j'invoque Allah (qu'Il soit exalté) en leur faveur et je remercie tous ceux qui lisent ce livre, et ensuite ont l'obligeance de m'envoyer une remarque qui complète un manque, ou qui comble un défaut, ou qui corrige une erreur ; car la science est un lien de parenté entre les gens de la science, la personne est peu livrée à elle-même et elle est beaucoup avec ses frères, et toute science qui nous vient ne cesse de nous rappeler la parole de notre Créateur :

{Et on ne vous a donné que peu de connaissance} [Le voyage nocturne : 85].

 

Ecrit par :

 

Abdoul-Wahaab ibn Naasser At-Tirayri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


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