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Al-'Itikaaf (3)
  • Me, 06/29/2016

 

Quatrièmement : il est permis de sortir de la mosquée pour prendre le bain du vendredi, le bain de l'Eid, et d'autres bains recommandés ; ceci est permis chez les Malikites, contrairement à la majorité des savants ; et le plus proche est : l'opinion qui dit qu'il ne sort de la mosquée que si le bain est obligatoire.

 

Cinquièmement : il sort de la mosquée pour aller accomplir la prière du vendredi (s'il fait l'Itikaaf dans une petite mosquée dans laquelle ils ne prient pas la prière du vendredi), ceci est obligatoire comme nous l'avons déjà mentionné ; et il sort même s'il n'avait pas stipulé la condition de sortir pour aller à la prière du vendredi.

 

Sixièmement : sortir de la mosquée pour rendre visite au malade et pour la prière funéraire : chez la majorité des savants, il ne sort pour faire cela que s'il a stipulé la condition de le faire ; selon le hadith d'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit :

-"J'entrais dans la maison pour un besoin alors que le malade s'y trouvait, et je ne demandais de ses nouvelles qu'en passant".

Alors, ceci est une preuve qu'il ne sort pas de la mosquée pour rendre visite au malade, ni pour suivre les cortèges funèbres.

 

Septièmement : sortir de la mosquée par oubli ; s'il oublie et sort de l'endroit où il fait l'Itikaaf, il n'annule pas son Itikaaf à cause de cela chez la majorité des savants ; c'est ce qui est juste, et c'est le rite des Hanbalites et des Chaafiites, selon la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) : {Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur} [Al-Baqara : 286].

 

Et selon le hadith d'Abou Dhar Al-Ghifaari (qu'Allah soit satisfait de lui) :

(Allah a pardonné à ma communauté l'erreur et l'oubli).

Et parce que l'oubli dans le jeûne, ne le corrompt pas, alors il en est de même pour l'Itikaaf.

 

Huitièmement : sortir de la mosquée à cause de la maladie ; et la maladie est divisée en deux genres : une maladie minime comme le petit mal de tête ou la fièvre infime, alors ceci ne fait pas sortir de la mosquée à l'unanimité des savants ; tandis que la maladie grave à cause de laquelle la personne a besoin de sortir de la mosquée, alors ceci n'annule pas l'Itikaaf selon l'opinion la plus juste, comme par exemple si la personne va à l'hôpital, et il se peut qu'elle y dorme pendant un certain temps, ou elle prend une injection nutritive ou autre, ensuite elle retourne à l'endroit où elle fait l'Itikaaf et elle continue son Itikaaf.

 

Et la majorité des jurisconsultes considèrent que si celui qui fait l'Itikaaf stipule une condition avant son Itikaaf, ceci lui est permis.

 

Et l'opinion concernant le fait de stipuler une condition, a besoin d'être appuyée par une preuve, ensuite quelle est l'utilité de l'Itikaaf si la personne stipule une condition ? Surtout celui qui stipule la condition de sortir pour beaucoup de choses comme ceci est le cas chez certaines personnes à cause de leur mauvaise compréhension de la condition que l'on peut stipuler et que les jurisconsultes ont mentionnée.

 

Les choses qui annulent l'Itikaaf :

 

Premièrement : le rapport sexuel, à l'unanimité des jurisconsultes, si la personne le fait intentionnellement, connait le jugement et se rappelle de l'interdiction ; selon la parole d'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) : {Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées} [Al-Baqara : 187] ; mais si l'homme oublie et a un rapport sexuel, alors son Itikaaf est valable et il continue ; s'il caresse sa femme, l'embrasse et éjacule, son Itikaaf est corrompu ; et s'il caresse sa femme, l'embrasse ou la touche, et n'éjacule pas, alors son Itikaaf n'est pas corrompu.

 

Deuxièmement : sortir de la mosquée, parce que les deux piliers de l'Itikaaf sont : rester dans la mosquée et l'intention.

 

Troisièmement : la disparition de la responsabilité d'accomplir les obligations religieuses, comme la folie, l'ivresse, et d'autres choses semblables, parmi les choses qui font disparaître la responsabilité d'accomplir les obligations religieuses.

 

Quatrièmement : les menstrues et l'accouchement, chez la plupart des savants, parce que les femmes en état de menstrues et celles qui ont accouché, ne restent pas dans la mosquée.

 

Le jeûne est-il une condition pour l'Itikaaf ?  

    

Le jeûne pour l'Itikaaf est recommandé, et il n'est pas obligatoire ; et il est préférable que celui qui fait l'Itikaaf, jeûne, ou il fait l'Itikaaf pendant la période du jeûne ; et il n'est pas obligatoire pour lui de jeûner pour faire l'Itikaaf. C'est le rite des Hanbalites, des Chaafiites, des Dhaahirites, et il a été rapporté d'un groupe de compagnons, comme Ali, Ibn 'Abbaass, Ibn Mass'ôud et d'autres (qu'Allah soit satisfait d'eux) ; et c'est le rite d'Al-Hassan Al-Basri, d'Abou Thawr, de Daawoud et d'Ibn Al-Moundhir.

 

Le temps le plus court pour l'Itikaaf

 

Chez la majorité des jurisconsultes, il n'y a pas de limite pour l'Itikaaf, car tout le temps qu'il reste dans la mosquée peut être appelé "Itikaaf", même s'il reste une heure de la journée ; et certains disent : un instant de la journée.

 

La deuxième opinion est : le temps le plus court est un jour ; et il est dit : une nuit ; il est dit aussi : un jour et une nuit.

 

Et le plus proche est que s'il reste pendant une période supérieure à ce qui est habituel dans la mosquée avec l'intention de faire l'Itikaaf, ceci lui est permis.

 

Les bénéfices de l'Itikaaf ?

 

Premièrement : l'éducation à la sincérité, parce que personne ne voit celui qui fait l'Itikaaf sauf Allah (qu'Il soit glorifié et exalté).

 

Deuxièmement : l'éducation à se débarrasser des excédents de paroles, de nourritures, de sommeil et de relations sociales.

 

Troisièmement : l'éducation à l'adoration, surtout la prière accomplie la nuit, la lecture du Coran, la demande du pardon, l'évocation d'Allah, et la conversation secrète avec Allah (qu'Il soit exalté).

 

Quatrièmement : la fortification de la relation avec Allah (qu'Il soit exalté), du fait de se diriger vers Lui et de Lui parler.

 

Cinquièmement : la réflexion et s'habituer à utiliser le bienfait du cerveau de la meilleure manière.

 

Sixièmement : faire son examen personnel et se juger soi-même pour les affaires de la religion et de ce monde, dans l'adoration et d'autres choses.

 

Septièmement : l'éducation à la meilleure utilisation de l'heure.

 

Huitièmement : faire revivre une Sounnah que beaucoup de gens ont abandonnée, et c'est la Sounnah de l'Itikaaf.

 

Neuvièmement : abandonner les péchés ou diminuer les péchés.

 

Dixièmement : l'éducation à la patience, à faire des efforts sur soi-même, et à ne pas suivre les passions et le diable.

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