view counter

La joie de l'accomplissement (2)
  • Ma, 07/05/2016

 

La joie n'est pas une exception dans laquelle les limites sont transgressées, et plus la joie de la personne est liée à ses limites de la législation islamique, plus la joie est apte à se prolonger et à continuer.

 

La joie en elle-même est un caractère inné, c'est la raison pour laquelle Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) fut joyeuse au moment de la fête de la rupture du jeûne, et elle se leva pour regarder les gens d'Abyssinie qui jouaient dans la mosquée alors que le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) s'appuyait sur le mur afin qu'elle regarde en se tenant debout derrière lui.

 

Lorsqu'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) entra dans la maison alors qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) était avec deux filles qui frappaient sur un tambour un jour d'Eid, Abou Bakr se mit en colère et dit :

-"Les instruments du diable dans la maison du messager d'Allah (qu'Allah le bénisse et le salue) ?!". Alors, le prophète (qu'Allah le bénisse et le salue) lui dit :

(O Abou Bakr ! Chaque peuple a une fête, et ceci est notre fête).

 

Ils se réjouissaient des fêtes pendant l'époque de l'ignorance avant l'Islam, et l'islam n'est pas venu pour annuler cette joie en disant : "Elle est blâmable", mais il la remplaça par les fêtes de l'Islam, qui sont "Al-Fitr et Al-Ad'haa" ; et il leur permit l'amusement et le plaisir permis qui réalisent le but de la joie.

 

Parmi les choses prescrites le jour de la fête : sortir pour aller à la prière de la fête, même les jeunes femmes qui restent habituellement dans les maisons, sans qu'elles soient parfumées, ni maquillées, dans une ambiance de gaieté, de beauté, de rencontre, d'entraide et de sentiment profond de l'accomplissement et du passage à une autre période !

 

Il est prescrit aussi de donner l'aumône d'Al-Fitr et d'Al-Ad'haa afin que le pauvre se réjouisse et participe à la joie, car la fête est une occasion pour réaliser l'appartenance sociale et les relations ; et l'appartenance sociale ne peut pas se réaliser si les différences matérielles sont grandes entre les individus de la société, et qu'on ne ressent pas la souffrance des autres.

 

Une signification qui inspire la tolérance et l'honnêteté entre les gens, ainsi que les relations, les visites et l'amitié ; et les disputes entre voisins, ainsi que les problèmes entre les deux époux, ne doivent pas être une cause pour troubler la pureté de la fête, parce que c'est une occasion pour établir les relations, et pour combler la famille avec les dépenses et l'amusement permis ; car voilà la joie louable !

 

Tandis que la joie blâmable est liée à deux choses :

 

La première : une joie pour ce qu'Allah (qu'Il soit exalté) a interdit, comme ils dirent à Qaaroune : {"Ne te réjouis point. Car Allah n'aime pas les arrogants} [Le récit : 76].

C'est-à-dire la joie de la personne pour la convoitise, l'avidité et l'appropriation des biens des gens ; c'est la raison pour laquelle Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : {Voilà le prix de votre exultation sur terre, sans raison, ainsi que de votre joie immodérée} [Le Pardonneur : 75]. C'est une joie sans raison, comme la joie de l'injuste pour sa victoire, car ce n'est pas une joie louable.

 

La deuxième : exagérer dans la joie d'une manière qui dépasse les limites de la modération.  Lorsque la personne exagère dans la joie, la joie se transforme en tristesse, parce que la personne qui exagère dans la joie, exagère aussi dans la tristesse, et sa joie se transforme rapidement ; ou la personne ne respecte pas les limites, c'est-à-dire qu'elle exagère dans la joie, elle transgresse les limites de la législation islamique, et elle n'est pas disciplinée ou elle ne se maîtrise pas.

www.Islamtoday.net - All rights reserved © 2001-2010