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Question

Salam alaykoum, Comment fait-on pour avoir une relation sexuelle avec sa femme pendant les périodes de menstrus ? J'ai lu une fois dans un hadith que le prophète Mohammed (pbsl) avait un moyen pour avoir une relation sexuelle et pour être satisfait sexuellement ; est-ce vrai ? Wa salam wa alaykoum.

Answered by

Mohammad Abdullah As-Samman
La base concernant les rapports sexuels pendant les règles est la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) : {Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis : "C'est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont purifiées. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient"} [La vache : 222]. Et le terme "les menstrues" concerne la période des règles, l'endroit des règles qui est le sexe, et les règles elles-mêmes. Et le sens apparent de l'explication qui est mentionnée dans le verset {C'est un mal}, signifie que l'éloignement qui est ordonné, concerne l'endroit des règles seulement, et qui est le sexe, et c'est ce qu'indique ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a fait. Car il a été confirmé d'après Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle), qu'elle a dit : "Pendant que j'étais couchée avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) dans un vêtement garni de franges, j'eus mes règles, alors je m'esquivai et je pris les vêtements que je portais au moment des règles. Il dit : (As-tu tes règles ?). Je dis : "Oui". Alors, il m'appela et je me couchai avec lui dans le vêtement garni de franges" rapporté par Al-Boukhari [294] et Mouslim [296]. Et d'après Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit : "Nous nous lavions, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et moi, d'un seul récipient alors que nous étions tous les deux en état d'impureté majeure, et il m'ordonnait de m'envelopper d'un pagne, et il avait des relations sexuels avec moi alors que j'avais mes règles" rapporté par Al-Boukhari [295]. Et Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : "Lorsque l'une d'entre nous avait ses règles et que le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) voulait avoir un rapport sexuel avec elle, il lui ordonnait de s'envelopper d'un pagne pendant ses règles, ensuite il avait un rapport sexuel avec elle. Et elle dit : et qui parmi vous peut se contrôler comme le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se contrôlait" rapporté par Al-Boukhari [296] et Mouslim [293]. Et Maïmounah (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : "Lorsque le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) voulait avoir un rapport sexuel avec une femme parmi ses épouses, il lui ordonnait de s'envelopper d'un pagne alors qu'elle avait ses règles" rapporté par Al-Boukhari [297] et Mouslim [294]. Et Ibn Hibbaane et les auteurs des sounanes ont ajouté dans le hadith de Maïmounah : - à propos de la description ou de la longueur du pagne - : "jusqu'au milieu des cuisses ou jusqu'aux genoux, afin qu'elle se recouvre du pagne" rapporté par Ibn Hibbaane dans son recueil de hadiths authentiques [1365], Abou Daawoud [267], An-Nassaa'i [287], et d'autres. Et il est bien connu selon la preuve du verset précédent et d'autres preuves de la sounnah, et de l'unanimité des savants, que le coït [la pénétration] est interdit pendant les règles ; et les textes et l'unanimité des savants ont indiqué aussi qu'il est permis de prendre du plaisir avec la femme sauf la zone du pagne (au-dessus du nombril et en dessous du genoux) sans que la femme soit enveloppée de quelque chose. Et les opinions des savants ont divergé en ce qui concerne la permission d'avoir des rapports en touchant la zone du pagne sans que la femme soit enveloppée de quelque chose pendant les règles, et sans coït, en trois opinions : La première opinion : l'interdiction d'avoir des rapports sexuels sans que la femme soit enveloppée d'un pagne ; et c'est l'opinion d'Abou Hanifah, de Maalik, d'Ach-Chaafi'î, d'Al-'Aouzaa'î, d'Abou Youssouf, et d'un grand groupe de savants. Et ils ont pris comme preuves ce qui suit : 1- Les hadiths précédents que les mères des croyants (qu'Allah soit satisfait d'elles) ont rapportés. Et Ibn Daquiq Al-'îde a répondu à ces preuves avec les hadiths des mères des croyants (qu'Allah soit satisfait d'elles) en disant qu'il n'y a pas dans ces hadiths ce qui exige l'interdiction de ce qui se trouve sous le pagne, parce que ces hadiths parlent d'un simple acte. 2- Sa parole (qu'Allah prie sur lui et le salue) à celui qui l'interrogea en disant : "Qu'est-ce qui m'est permis de ma femme alors qu'elle a ses règles ?". Alors le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : (Qu'elle s'enveloppe fermement de son pagne, ensuite fais ce que tu veux avec la partie supérieure du corps de ta femme]) rapporté par Maalik dans "le Mouwattha" [124]. Et la discussion [le débat] porte sur le fait que c'est un hadith "moursal", mais il est appuyé par ce qu'a rapporté Maalik aussi d'après Naafî qui a rapporté d'Abdoullah ibn Omar qu'il envoya quelqu'un à Aïcha pour lui demander si l'homme peut avoir des rapports sexuels avec sa femme alors qu'elle a ses règles, elle dit alors : "Qu'il enveloppe fermement la partie inférieure de son corps d'un pagne, ensuite il peut avoir un rapport sexuel avec elle s'il le désire". La deuxième opinion : la permission de prendre du plaisir avec la femme sauf le sexe, et certains ont dit : "S'il évite l'endroit où il y a du sang" ; et d'autres ont dit : "Si tu mets sur son sexe un vêtement". Et c'est l'opinion de beaucoup de pieux prédécesseurs, comme At-Thaouri, Ahmed et Is'haaq, et c'est ce que Mohammed ibn Al-Hassan des Hanafites a dit, et At-Thahaawi a dit que c'est l'opinion la plus juste, et c'est le choix d'Asbagh des Malikites, et une des deux opinions des Chaafi'ites, et Ibn Moundhir l'a choisie, et An-Nawawi a dit : "Et c'est la preuve la plus probable". Et parmi leurs preuves, ce qui suit : 1- Sa parole (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Faites tout [ce que vous voulez] sauf le coït) rapporté par Mouslim [302]. 2- Ce qui a été rapporté de certaines épouses du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), que lorsqu'il voulait quelque chose d'une femme [parmi ses épouses] ayant ses règles, il mettait sur son sexe un vêtement ; rapporté par Abou Daawoud [272] avec une chaîne de transmission forte. 3- At-Thahaawi a pris comme preuve pour la permission qu'avoir des rapports sexuels en dessous du pagne sans toucher au sexe n'exige pas de punition, ni de bain, donc cela ressemble au rapport sexuel au-dessus du pagne. Et ils ont considéré les hadiths à propos de ce sujet comme étant bons en faisant le rassemblement entre les preuves. La troisième opinion : le détail ; si le mari peut se contrôler - lors du rapport sexuel – et qu'il ne touche pas au sexe et qu'il a confiance qu'il l'évitera, il lui est permis d'avoir des rapports sexuels en dessous du pagne, sinon cela ne lui est pas permis. Et c'est l'opinion de certains Chafi'ites, et An-Nawawi a trouvé que c'est une bonne opinion. Et le résumé de tout ce qui précède, est : Le corps de l'épouse pendant les règles - en ce qui concerne la permission de prendre du plaisir avec son corps -, est divisé en deux zones : 1- La zone se trouvant au-dessus du nombril et en dessous du genou ; et il est permis au mari d'avoir des rapports sexuels sur ces zones comme il le désire sans aucune divergence des savants, parce que la liberté des deux époux n'est pas restreinte en ce qui concerne ces zones du corps, sauf qu'ils doivent se cacher des yeux des autres. 2- Ce qui se trouve entre le nombril de l'épouse et son genou ; et cette zone est détaillée comme ce qui suit : A- Le coït [la pénétration] est interdit sans aucune divergence entre les savants. B- Le rapport sexuel est permis au-dessus du pagne sans aucune divergence entre les savants. C- Et en ce qui concerne le rapport sexuel sans un vêtement sur le sexe, les opinions des savants ont divergé au sujet de la permission ; et ce que la réflexion exige, est l'interdiction au cas où l'on craint de ne pas contrôler l'envie sexuelle et de faire le coït, et ceci pour empêcher de commettre ce qui est interdit, à l'unanimité des savants. Et la permission au cas où l'on est sûr de contrôler l'envie sexuelle, si le sexe de la femme est caché par ce qui est habituel comme les serviettes hygiéniques, les petits pantalons, et d'autres choses semblables. Tout en prenant les précautions nécessaires et en faisant attention à ce que l'envie sexuelle ne se transforme pas en regret et en maladie dans ce monde, et en péché et en châtiment dans l'au-delà. Et il n'y a aucun doute que ce qui est préférable est ce que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait avec ses épouses comme cela a déjà été mentionné. Et quiconque veut plus de détails, peur se référer aux livres suivants : "Tafsir Al-Quourtoubi, 3/86-87", "Fath Al-Baari, 1/403-405", "Al-Moughni, 1/414-416", et "Al-Dhakhira, 1/376-377". Et Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) sait mieux. Et bénédictions et salutations d'Allah sur notre prophète Mohammed, sur les membres de sa famille, ses compagnons, ses épouses et ceux qui les suivent jusqu'au jour du jugement. Cheikh Mohammed ibn Mohammed Saalim Abdoul-Wadoud.

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